Mayon (Philippines): Hausse du niveau d’alerte // The alert level has been raised

Le PHILVOCS vient de faire passer le niveau d’alerte du Mayon à 4 (éruption dangereuse imminente) après que le volcan ait émis un panache de 10 km de hauteur le 22 janvier 2018 à 12h45. La zone de sécurité a été élargie à 8 km autour du volcan, au lieu de 7 précédemment. Les personnes vivant dans le kilomètre supplémentaire ont été immédiatement évacuées par les autorités locales.

Source : Inquirer.net.

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PHILVOCS raised the alert level to 4 (hazardous eruption imminent) over Mayon volcano after it belched out a 10-kilometer high ash column at 12:45 p.m. on Monday. The danger zone has been extended to 8 kilometres all around the volcano. Evacuation of residents within the additional kilometre radius was immediately instigated by local government units.

Source : Inquirer.net.

Crédit photo: Wikipedia

Evénements climatiques extrêmes en 2017 // Extreme weather events in 2017

Selon les agences météorologiques, 2017 a été la deuxième ou troisième année la plus chaude de l’histoire et, sans aucun doute, la plus chaude sans l’influence d’El Niño. 2017 a également été remarquable par le nombre de phénomènes climatiques extrêmes. Ainsi, l’année s’est achevée sur un typhon meurtrier en Inde et une vague de froid sans précédent aux Etats-Unis qui viennent s’ajouter à d’autres phénomènes météorologiques très intenses survenus ailleurs dans le monde.

Des événements d’une intensité extrême ont été observés dans la seconde moitié de l’année 2017.

Alors que les moussons les plus violentes de ces deux dernières décennies ont fait en août près d’un millier de morts au Népal, au Bangladesh et en Inde, un épisode d’inondations sans précédent a plongé le Sierra Leone dans le chaos, avec plus de 400 morts et 600 disparus.

C’est surtout dans l’Atlantique que la saison cyclonique a été exceptionnelle, avec l’ouragan Harvey, le plus violent des quinze dernières années aux Etats-Unis, suivi de près par Irma qui a balayé les Caraïbes et s’est maintenu en catégorie 5 – la plus sévère – pendant une période record. Un autre ouragan de catégorie 5, Maria, a dévasté quelques jours plus tard la Dominique et les Iles Vierges. Jamais un tel enchaînement ne s’était produit dans l’Atlantique Nord.

L’histoire se souviendra que l’année où Donald Trump a décidé de se retirer de l’accord de Paris sur le climat fut aussi l’une des années les plus extrêmes sur le plan climatique pour les Etats-Unis. 2017 s’est ouverte sur l’un des pires épisodes hivernaux de tornades de son histoire, puis la fin de l’été a été marquée par le passage dévastateur de trois ouragans (Harvey, Irma et Maria), alors même qu’aucun ouragan majeur n’avait touché terre aux Etats-Unis depuis 12 ans ! Puis ce fut au tour des incendies de ravager la Californie, les pires depuis 80 ans, avant que l’année ne se termine par une vague de froid inédite, avec des températures de -40°C enregistrées près de la frontière canadienne !

Moins médiatisées et pourtant bien plus menaçantes que toutes les autres catastrophes réunies, la sécheresse et la famine qu’elle entraîne ont fait rage cette année dans la Corne de l’Afrique. Les régions centrales de la Somalie ont connu leur pire déficit de pluie depuis 35 ans.

Le coût cumulé de cette succession de fléaux atteint 306 milliards de dollars, selon l’assureur Swiss Re, contre 188 milliards en 2016 et 90 milliards en 2015 ! Si ces chiffres se confirment, 2017 sera la troisième année la plus chère de l’histoire en termes de catastrophes naturelles, alors même qu’aucun cataclysme majeur n’a eu lieu !

Toutes les catastrophes naturelles ne sont pas liées au réchauffement climatique. C’est notamment le cas pour les événements géophysiques comme les séismes. Malgré tout, certains désastres, et notamment ceux qui ont marqué 2017, portent la marque du dérèglement climatique. C’est le cas de la sécheresse et des feux de forêt qui naissent souvent d’impacts de foudre et durent d’autant plus longtemps que les saisons sèches s’allongent. Quant aux ouragans, leur gestation est encore largement méconnue, mais l’augmentation des températures de l’atmosphère et de la surface des océans ne peut qu’accroître la puissance des cyclones tropicaux. De la même manière, la montée du niveau des océans décuple les ravages causés par l’onde de tempête au passage de ces événements majeurs.

Grâce à son climat tempéré, l’Europe est généralement protégée de ces fléaux. Pourtant, l’une des plus incontestables catastrophes liées au réchauffement climatique s’est déroulée à la fin du mois d’août, en Suisse. Deux glissements de terrain successifs, causés par le dégel du permafrost, ont causé la mort de huit personnes ! Dans ce pays, comme ailleurs dans les Alpes, les glaciers fondent à une vitesse impressionnante. Tout va bien !

Source : Presse internationale.

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According to meteorological agencies, 2017 was the second or third hottest year in history and, without a doubt, the hottest without the influence of El Niño. 2017 was also remarkable for the number of extreme weather events. Thus, the year ended with a deadly typhoon in India and an unprecedented cold spell in the United States, in addition to other extreme weather events elsewhere in the world.
Events of extreme intensity have been observed in the second half of 2017.
While the most violent monsoons of the past two decades killed nearly 1,000 people in Nepal, Bangladesh and India in August, unprecedented flooding plunged Sierra Leone into chaos, with 400 dead and 600 missing.
It was in the Atlantic that the hurricane season was exceptional, with Hurricane Harvey, the most violent of the last fifteen years in the United States, followed closely by Irma which swept the Caribbean and remained in category 5 – the most severe – for a record period. Another category 5 hurricane, Maria, devastated Dominica and the Virgin Islands a few days later. Never had such a sequence occurred in the North Atlantic.
History will remember that the year when Donald Trump decided to withdraw from the Paris climate agreement was also one of the most extreme climatic years for the United States. 2017 opened on one of the worst winter episodes of tornadoes in its history, and the end of the summer was marked by the devastating passage of three hurricanes (Harvey, Irma and Maria), even though no major hurricane had hit the United States for 12 years! Then, wildfires ravaged California, the worst in 80 years. The year ended with an unprecedented cold snap, with temperatures of -40 ° C recorded near the Canadian border!
Less publicized and yet much more threatening than all the other disasters combined, the drought and the famine it brings have raged this year in the Horn of Africa. The central regions of Somalia have had their worst rainfall deficit in 35 years.
The cumulative cost of this succession of disasters reaches 306 billion dollars, according to the Swiss Re reinsurer, against 188 billion in 2016 and 90 billion in 2015! If these figures are confirmed, 2017 will be the third most expensive year in history in terms of natural disasters, even though no major cataclysm has occurred!
All natural disasters are not related to global warming. This is particularly the case for geophysical events such as earthquakes. Nevertheless, some disasters, especially those that marked 2017, bear the mark of climate change. This is the case of drought and wildfires that are often caused by lightning strikes and last longer as the dry seasons get longer. As for hurricanes, their gestation is still largely unknown, but the increase in temperatures of the atmosphere and the surface of the oceans can only increase the power of tropical cyclones. In the same way, the rise of the level of the oceans multiplies the ravages caused by the surge of the storm at the passage of these major events.
Thanks to its mild climate, Europe is generally protected from these scourges. Yet one of the most indisputable global warming-related disasters occurred at the end of August in Switzerland. Two successive landslides, caused by the melting of permafrost, caused the death of eight people! In this country, as elsewhere in the Alps, glaciers are melting at an impressive speed. No doubt, everything is fine !
Source: International Press.

Mer de Glace (France) [Photo: C. Grandpey]

Glacier Aletsch (Suisse) [Photo: C. Grandpey]

Nouvelle eruption du Kadovar (Papouasie-Nouvelle-Guinée) // New eruption of Kadovar Volcano (Papua-New-Guinea)

Selon plusieurs dépêches de presse, le Kadovar est de nouveau entré en éruption le 21 janvier 2018, avec des panaches de vapeur et de cendre. Des milliers de personnes ont déjà été évacuées des îles à proximité de l’île Kadovar depuis le premier épisode éruptif observé sur le volcan le 5 janvier 2018. Des vols ont été annulés en raison du risque posé par les panaches de cendre et il est conseillé aux navires de rester loin de l’île.
Les volcanologues avaient indiqué la semaine dernière que l’activité sismique sous le volcan annonçait une probable éruption majeure dans le court terme.

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According to several press reports, Kadovar Volcano erupted again on January 21st 2018, sending plumes of steam and ash into the air. Thousands of people have already been evacuated from islands surrounding Kadovar Island since the volcano there began erupting on January 5th 2018. Flights nearby have been cancelled due to the risk posed by ash plumes and ships were warned to stay away from the island.

Experts had warned last week that seismic activity beneath the volcano meant that a major eruption could be imminent.

Les effets du “shutdown” sur les Parcs Nationaux à Hawaii // The effects of the U.S. government shutdown on Hawaiian National Parks

Comme cela s’est déjà produit en 2013, le Congrès n’est pas parvenu à voter le budget  des Etats-Unis et les administrations américaines se retrouvent partiellement fermées car le gouvernement est dans l’incapacité de les payer. C’est le fameux « shutdown » qui entraîne la mise au chômage technique des fonctionnaires qui ne sont pas essentiels, et la paralysie des agences fédérales.

Le « shutdown » entraîne la fermeture de la plus grande partie du Parc National des Volcans d’Hawaï pour des raisons de sécurité publique. La porte-parole du Parc a déclaré que «l’activité volcanique représente un risque important pour la sécurité des visiteurs en l’absence du personnel du National Park Service.» Ainsi, sont fermées au public : la totalité du sommet du Kilauea, la Crater Rim Drive, la Chain of Craters Road et la coulée de lave active à l’intérieur des limites du Parc. Les zones qui restent ouvertes sont: la route 11 (Highway 11) à travers le Parc et la Mauna Loa Road jusqu’à Kipukapuaulu, la Kipukapuaulu Trail, la zone des Tree Molds. La Kau Desert Trail est ouverte jusqu’aux Footprints. Les restrictions d’accès peuvent changer sans préavis. Les permis de randonnée dans l’arrière-pays ne seront pas délivrés et le camping de nuit est interdit. Les clients de la Volcano House et du Kilauea Military Camp doivent partir avant lundi matin. La galerie du Volcano Art Centre est fermée.
À Maui, le Parc National de l’Haleakala a fermé tous ses centres d’accueil et ses toilettes, mais les sentiers restent ouverts pendant le « shutdown ». La partie sommitale du Parc sera fermée tous les jours de 3h à 7h et restera ouverte le reste du temps. Cependant, les toilettes et autres installations au sommet seront fermées. Les visiteurs qui ont des permis de camping pour les cabines à l’intérieur du Parc pourront demander un remboursement lorsque le « shutdown » sera terminé.
Source: Journaux hawaïens.

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As already happened in 2013, the Congress failed to vote the US budget and the US administrations are now partially closed because the government is unable to pay them. This is the famous « shutdown » that results in the furlough of non-essential civil servants, and federal agencies are paralyzed.

The federal government’s shutdown has caused most of Hawaii Volcanoes National Park to close for public safety. The Park spokeswoman said that “the hazards associated with the active volcano pose a significant risk to the safety of visitors in the absence of National Park Service staff.” Closed are the entire summit area of Kilauea, Crater Rim Drive, Chain of Craters Road and the active lava flow within the park boundary. Areas that remain open are: Highway 11 through the park and Mauna Loa Road to Kipukapuaulu, along with Kipukapuaulu Trail and the tree molds. Kau Desert Trail is open to the Footprints exhibit shelter. Access may change without notice, and there are no NPS-provided services. Backcountry permits will not be issued and overnight camping is prohibited.

Guests at Volcano House and Kilauea Military Camp must leave by Monday morning, and the Volcano Art Center Gallery is closed.

On Maui, Haleakala National Park closed all its visitor centers and restrooms, but is keeping its trails open during the government shutdown. The park’s summit district will be closed from 3 to 7 a.m. daily and remain open at other times. The restrooms and other summit facilities, however, will be closed. Those with camping permits for the backcountry cabins should make other plans and seek a refund after the government reopens.

Source : Hawaiian newspapers.

Les sentiers de l’Haleakala restent ouverts mais le Visitor Center est fermé (Photo: C. Grandpey)