Rapport sur l’état du climat en Europe en 2025 // European State of the Climate report for 2025

Concentrations de CO2 : 433,49 ppm (niveau record!)

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le rapport sur l’état du climat en Europe souligne l’urgence pour le continent europén de s’adapter au réchauffement climatique et d’accélérer sa transition vers les énergies propres. Voici quelques unes des principales conclusions de ce rapport, publié le 29 avril 2026 par le service Copernicus de l’UE sur le changement climatique et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) :

Vagues de chaleur record :
Au moins 95 % de l’Europe a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne en 2025. Le Royaume-Uni, la Norvège et l’Islande ont enregistré l’année la plus chaude de leur histoire. Depuis 1980, l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui en fait le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde.
La Finlande, la Norvège et la Suède subarctiques ont connu une vague de chaleur record de trois semaines en juillet, avec des températures atteignant 30 °C à l’intérieur du Cercle polaire arctique. En moyenne, la région connaît jusqu’à deux jours de fortes chaleurs par an.
En Turquie, les températures ont atteint 50 °C pour la première fois en juillet.

Dans le même temps, 85 % de la population grecque a été touchée par des températures extrêmes proches ou supérieures à 40 °C.

De vastes régions d’Europe occidentale et méridionale ont été frappées par deux vagues de chaleur importantes en juin, notamment la majeure partie de l’Espagne, du Portugal, de la France et le sud de la Grande-Bretagne.
Une troisième vague de chaleur majeure a touché le Portugal, l’Espagne et la France en août.
L’Europe et le reste du monde pourraient connaître un nouvel été extrêmement chaud en 2026 car il est prévu que le phénomène climatique El Niño fera son retour au milieu de l’année.

Fonte des glaces :
Les glaciers européens ont enregistré une nouvelle importante perte de masse en 2025. L’Islande a connu sa deuxième plus forte fonte jamais enregistrée. On prévoit que les glaciers d’Europe et du monde entier continueront de perdre de la masse tout au long du 21ème siècle, quel que soit le scénario d’émissions de gaz à effet de serre.
La calotte glaciaire du Groenland a perdu environ 139 milliards de tonnes de glace, soit l’équivalent de 100 piscines olympiques par heure au cours de l’année 2025. Ce phénomène a entraîné une hausse du niveau moyen des mers de 0,4 mm.
Parallèlement, la couverture neigeuse en Europe a atteint son troisième niveau le plus bas jamais enregistré.

Énergies renouvelables en plein essor :
Pour la troisième année consécutive, les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que les énergies fossiles en Europe, ce qui représente 46,4 % de la production énergétique du continent. La contribution de l’énergie solaire a atteint un niveau record de 12,5 %.
Le rapport insiste sur la nécessité d’une transition énergétique pour abandonner les énergies fossiles.

Autres phénomènes extrêmes :
La température annuelle de la surface de la mer en Europe a atteint un niveau record pour la quatrième année consécutive.
86 % de la zone océanique européenne – un record – a connu au moins une journée de forte vague de chaleur marine. Ces vagues de chaleur ont un impact sur la biodiversité, notamment sur les herbiers en Méditerranée, qui constituent des barrières naturelles et sont sensibles aux températures élevées.
Parallèlement, la superficie brûlée par les feux de forêt a atteint un niveau record de 1 034 550 hectares.

Les tempêtes et les inondations ont fait au moins 21 morts et affecté 14 500 personnes à travers l’Europe, même si les inondations et les pluies extrêmes ont été moins répandues que ces dernières années.
Source : Copernicus, OMM.

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The European State of the Climate report underscores the urgent need for Europe to adapt to global warming and accelerate its transition to clean energy. Here are some key findings of the report published by the EU’s Copernicus Climate Change Service and the World Meteorological Organization (WMO) on 29 April 2026:

Record heatwaves :

At least 95 percent of Europe experienced above-average annual temperatures in 2025, with Britain, Norway and Iceland recording their warmest year on record. Since 1980, Europe has been warming twice as fast as the global average, making it the fastest warming continent on Earth.

Sub-Arctic Finland, Norway and Sweden experienced a record three-week heatwave in July, with temperatures reaching 30°C within the Arctic Circle. In an average year, the region will normally have up to two days of strong heat stress.

In Turkey, temperatures reached 50°C for the first time in July while 85 percent of the Greek population was affected by extreme temperatures close to or above 40°C.

Large parts of western and southern Europe were hit with two significant heatwaves in June, including most of Spain, Portugal, France and southern parts of Britain.

A third major heatwave struck Portugal, Spain and France in August.

Europe and the rest of the world could face another extremely hot summer as the El Niño weather phenomenon is expected to return in the middle of the year.

Melting ice :

Glaciers across Europe recorded a net mass loss in 2025, with Iceland experiencing its second-largest ever melt. Glaciers across Europe and globally are projected to continue to lose mass throughout the 21st century, regardless of the emission scenario.

The Greenland Ice Sheet lost around 139 billion tonnes of ice – equivalent to losing 100 Olympic-sized swimming pools every single hour. It raised the global mean sea level by 0.4mm.

Europe’s snow cover, meanwhile, was the third lowest on record.

Renewables rise :

For the third year running, renewable energy produced more of Europe’s electricity than fossil fuels, accounting for 46.4 percent of the continent’s power generation. Solar power’s contribution reached a record 12.5 percent.

The report insists that we need to work on transitioning away from fossil fuels.

Other extremes :

Europe’s annual sea surface temperature was the highest on record for the fourth consecutive year.

A record 86 percent of the European ocean region had at least one day with « strong » marine heatwave conditions. Such heatwaves have an impact on biodiversity, notably on seagrass meadows in the Mediterranean which act as natural sea barriers and are sensitive to high temperatures.

The area burnt by wildfires, meanwhile, reached a record 1,034,550 hectares.

Storms and floods killed at least 21 people and affected 14,500 across Europe, though flooding and extreme rainfall were less widespread than in recent years.

Source : Copernicus, WMO.

Réchauffement climatique : événements extrêmes aux États Unis // Global warming : extreme events in the U.S.

Concentrations de CO2 : 431,15 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le 24 avril 2026, plus de 80 maisons ont été détruites par un incendie de végétation dans le comté de Brantley, en Géorgie, et le bilan n’est probablement que provisoire. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités. Environ 1 000 bâtiments restent menacés par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé plus de 2 023 hectares et n’est que partiellement maîtrisé ; les opérations de lutte contre l’incendie se poursuivent actuellement.

Crédit photo: médias locaux

Les autorités ont indiqué que le réchauffement climatique dans la région provoque des conditions de sécheresse et des vents persistants qui contribuent à la propagation continue du feu, mettant en danger d’autres zones résidentielles.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

L’incendie du comté de Brantley s’inscrit dans un contexte plus large d’incendies de végétation dans le sud de la Géorgie, près de la frontière avec la Floride, où plusieurs feux importants brûlent dans des conditions environnementales similaires. La fumée de ces incendies s’est répandue dans toute la région, affectant la qualité de l’air. Des mesures de précaution ont été mises en place dans de nombreuses zones. Aucun décès n’est signalé pour le moment.
Source : The Watchers.

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Toujours en raison du réchauffement climatique, le centre des États-Unis a été frappé ces derniers jours par des phénomènes extrêmes, dont des tornades. Le Storm Prediction Center du NWS a émis une alerte aux tornades le 23 avril 2026 pour l’est du Nebraska, l’ouest et le centre de l’Iowa, ainsi que le nord-ouest du Missouri, alors que de violents orages commençaient à se développer et à s’étendre le long d’un front froid. L’alerte concernait le risque de tornades, des rafales de vent destructrices pouvant atteindre 110 km/h et de la grêle avec des grêlons de plus de 6 cm de diamètre. Une zone couvrant l’est du Kansas et le nord de l’Oklahoma était sous la menace d’événements extrêmes, avec des orages encore plus violents en fin d’après-midi et en soirée, voire des tornades.
Les prévisions se sont avérées exactes. Une puissante tornade a frappé Enid, dans l’Oklahoma, le 23 avril 2026 en soirée, causant d’importants dégâts matériels, des coupures de courant. Des opérations de recherche et de secours ont été organisées dans les quartiers touchés. Au moins dix personnes ont été blessées.

 

Tornade à Enid (Crédit photo: médias locaux)

Ces mauvaises conditions météorologiques devraient persister durant le week-end.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : Médias d’information américains, The Watchers.

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More than 80 homes have been destroyed by a wildfire in Brantley County, Georgia, as of April 24, 2026, prompting evacuation orders in multiple communities. Approximately 1 000 structures remain under threat as the fire continues to spread under dry and windy conditions. The fire has burned more than 2 023 ha and remains only partially contained, with firefighting operations ongoing. Officials reported that global warming in the region causes dry vegetation and persistent wind conditions that have contributed to continued fire spread, increasing exposure to residential zones.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

The Brantley County fire is part of a broader wildfire situation across southern Georgia near the Florida border, where several large fires are burning under similar environmental conditions. Smoke from these fires has spread across the region, affecting air quality and prompting precautionary measures in multiple areas. No fatalities have been reported by available sources at the time of writing.

Source : The Watchers.

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Still because of global warming conditions, the central part of the United States has been swept by textreme events among which tornadoes over the past days. The NWS Storm Prediction Center issued a Tornado Watch on April 23, 2026, for eastern Nebraska, western and central Iowa, and northwest Missouri as severe thunderstorms began developing and increasing in coverage along a cold front. The watch included tornado potential, damaging wind gusts up to 110 km/h, and large hail up to 6.4 cm, while a separate Enhanced Risk area across eastern Kansas and northern Oklahoma was expected to produce more intense severe storms later in the afternoon and evening.

The prevision was right. A large tornado struck Enid, Oklahoma, during the evening hours of April 23, 2026, causing significant structural damage, downing power infrastructure, and prompting search-and-rescue operations across affected neighborhoods. At least 10 people were injured. These poor weather conditions are likely to continue during the weekend.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : U.S. News media, The Watchers.

Événements extrêmes, tornades et réchauffement climatique // Extreme events, tornadoes and global warming

Concentrations de CO2 : 431,31 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Phénomènes météorologiques extrêmes et réchauffement climatique.

L’une des conséquences les plus visibles du réchauffement climatique est l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. Ainsi, aux États-Unis, le nombre de vagues de chaleur, de fortes pluies et d’ouragans a augmenté, tout comme leur intensité.

L’impact économique des phénomènes météorologiques extrêmes se voit au niveau des coûts de plusieurs milliards de dollars engendrés par ces catastrophes. Certaines sont connues pour être influencées par le réchauffement climatique (inondations, tempêtes tropicales), tandis que pour d’autres, l’influence du climat reste incertaine (tornades).

Dans les années à venir, il est probable que le réchauffement climatique aggravera la fréquence, l’intensité et les conséquences de certains types de phénomènes météorologiques extrêmes. Par exemple, l’élévation du niveau de la mer accentuera les effets des tempêtes côtières et le réchauffement du climat accentuera la pression sur les ressources en eau en période de sécheresse.

Tornades et réchauffement climatique.

Bien que l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les pluies torrentielles, les vagues de chaleur et les sécheresses, puisse être directement attribuée au réchauffement climatique, le lien entre les tornades et le réchauffement du climat reste encore mal compris. Plusieurs obstacles empêchent d’établir une relation sure à 100%, On dispose notamment de méthodes de collecte de données limitées, auxquelles s’ajoutent une forte variabilité interannuelle, et la difficulté de modéliser les principaux éléments physiques qui contribuent à la formation des tornades, ainsi que les tornades elles-mêmes en raison de leur petite taille.

Aux États-Unis, les données sur les tornades ne remontent qu’aux années 1950 et varient considérablement d’une année à l’autre, ce qui rend difficile l’identification des tendances à long terme. L’évaluation de la vitesse des vents qui génèrent des tornades à partir des dommages associés était probablement moins fiable avant la mise en œuvre, en 2007, de l’échelle de Fujita améliorée (EF) pour évaluer l’intensité des dommages causés par les tornades.

De plus, la détection des tornades repose sur des témoignages et des évaluations des dégâts après leur passage, plutôt que sur des données quantitatives. Avec la croissance démographique dans de nombreuses régions touchées par les tornades, le nombre de témoignages et de biens menacés a augmenté, ce qui a conduit au recensement d’un plus grand nombre de tornades, notamment les moins violentes. Par ailleurs, l’amélioration des technologies radar permet d’identifier les orages violents susceptibles de produire des tornades qui seraient passées inaperçues il y a plusieurs décennies.

Malgré ces difficultés, des études ont mis en évidence certaines tendances aux États-Unis, en s’appuyant sur des données plus fiables, comme celles relatives aux tornades les plus puissantes. Si le nombre de jours avec des tornades a diminué, d’autres tendances montrent une augmentation des épisodes de 30 tornades ou plus en une seule journée, une densité accrue des essaims de tornades (quand les tornades sont géographiquement plus proches) et une intensité plus forte des tornades. Leur répartition s’est également déplacée vers l’est. Ces tendances ne sont pas directement liées au réchauffement climatique. Une difficulté supplémentaire pour déterminer un lien entre la la fréquence et l’intensité des tornades et le réchauffement climatique réside dans le fait que leur étendue géographique est trop réduite pour être correctement simulée par les modèles climatiques. Cependant, ces modèles peuvent simuler certaines des conditions contribuant à la formation d’orages violents, souvent à l’origine de tornades.

Les chercheurs s’efforcent de mieux comprendre comment les éléments constitutifs des tornades – l’instabilité atmosphérique et le cisaillement du vent – réagissent au réchauffement climatique. Il est probable qu’un monde plus chaud et plus humide favorise une instabilité plus fréquente, mais il est également possible qu’il diminue le cisaillement du vent. De nombreuses études montrent que les conditions propices à la formation des orages les plus violents, susceptibles de donner naissance à des tornades, sont plus probables avec le réchauffement climatique. Ce dernier pourrait également modifier la saisonnalité des orages violents et les régions les plus exposées.

Source : NOAA, Centre pour le climat et les solutions énergétiques (C2ES).

Tornades actuelles aux États-Unis.

Quelles qu’en soient les causes, plusieurs tornades ont été observées dans le Midwest américain au mois d’avril 2026, causant des dégâts structurels aux habitations et aux infrastructures. Ainsi, les données préliminaires du Service météorologique national font état de plus de 20 tornades le 17 avril , concentrées dans le Wisconsin, l’Illinois et le Minnesota, et s’étendant jusqu’au Missouri. On dénombre au moins un blessé.

Voici un article avec plusieurs vidéos illustrant ces phénomènes extrêmes :

https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

Prévision de tornades aux États Unis pour le mois de mai 2026 (Source : AccuWeather)

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Extreme weather events and global warming.

One of the most visible consequences of global warming is an increase in the intensity and frequency of extreme weather events. The number of heat waves, heavy downpours, and major hurricanes has increased in the United States, and the strength of these events has increased, too.

A measure of the economic impact of extreme weather is the increasing number of billion-dollar disasters. Some of these weather disasters are known to be influenced by climate change (floods, tropical storms) and for some others a climate influence is uncertain (tornadoes).

In the coming years, global warming is expected to worsen the frequency, intensity, and impacts of some types of extreme weather events. For example, sea level rise increases the impacts of coastal storms and warming can place more stress on water supplies during droughts.

Tornadoes and global warming.

While the growing intensity and frequency of severe weather events like extreme rainfall, extreme heat, and drought can be directly attributed to global warming, the link between tornadoes and climate change is currently not fully understood. Challenges remain that prevent clearer attribution, including: limited data collection methods, high year-to-year variability, and difficulty modeling key physical elements that help tornadoes form as well as directly modeling tornadoes due to their small size.

Tornado records date back only to the 1950s in the United States, and vary significantly from year to year, making it difficult to identify long-term trends. The assessment of tornado wind speeds from associated damage may also have been less consistent before the 2007 implementation of the Enhanced Fujita (EF) Scale for tornado damage intensity. In addition, measuring the presence of tornadoes relies on eyewitness accounts and aftermath damage assessments rather than quantitative data. As the population in many areas affected by tornadoes has grown, we have seen an increase in eyewitness reports and property in harm’s way, leading to a larger number of recorded tornadoes, especially weaker ones. Additionally, improved radar technology helps identify severe storms that may produce tornadoes that may not have been detected decades ago.

Despite these challenges, studies have found a few trends in the United States by using portions of the record that are more reliable, like data for very strong tornadoes. Although the number of days with tornadoes has fallen, other trends are increasing, including outbreaks with 30 or more tornados in one day, the density of tornado clusters (i.e., tornadoes are closer geographically), and the strength of tornadoes. The distribution of tornadoes has also shifted eastward. These trends have not been directly linked to global warming.

An added difficulty in determining future tornado frequency and intensity caused by changes in the climate is that tornadoes are too geographically small to be well simulated by climate models. However, models can simulate some of the conditions that contribute to forming severe thunderstorms that often spawn tornadoes. Researchers are working to better understand how the building blocks for tornadoes—atmospheric instability and wind shear—respond to global warming. It is likely that a warmer, more humid world allows for more frequent instability, while it is also possible that a warmer world decreases wind shear. Multiple studies find that the conditions that produce the most severe thunderstorms from which tornadoes may form are more likely as the world warms. Global warming may also cause a shift in the seasonality of severe thunderstorms and the regions that are most likely to be hit.

Source : NOAA, Center for Climate and Energy Solutuions (C2ES).

Current tornadoes in the U.S.

Whatever the causes, multiple tornadoes were observedacross the Midwestern United States in April 2026, resulting in structural damage to residential buildings and infrastructure. For instance, preliminary National Weather Service data indicates more than 20 tornado reports on April 17, with impacts concentrated in Wisconsin, Illinois, and Minnesota and extending into Missouri, and at least one reported injury.

Here is an article with several videos showing these extreme events :
https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

El Niño : le retour // El Niño is back

Concentrations de CO2 : 431,28 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Toutes les quelques années, des variations dans l’océan Pacifique tropical affectent la météo à travers le globe. Ces variations font partie du cycle El Niño–Oscillation Australe (ENSO), qui alterne entre deux phases principales : El Niño, lorsque les eaux océaniques sont plus chaudes que la normale dans la partie orientale de l’équateur, et La Niña, lorsqu’elles sont plus froides.

Dans une note publiée le 24 février 2026, j’expliquais que le phénomène La Niña, qui avait considérablement affecté les conditions climatiques mondiales ces derniers mois, s’affaiblissait rapidement au-dessus de l’océan Pacifique tropical. Les dernières données océaniques et atmosphériques montraient que les anomalies froides dans le Pacifique s’atténuaient, notamment dans sa partie occidentale, ce qui indiquait que des changements importants du système météorologique mondial pourraient survenir en 2026.

C’est effectivement le cas. La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) viennent d’indiquer que le phénomène El Niño a de fortes chances de revenir « entre juin et août » prochains.

Alors qu’El Niño se produit tous les deux à sept ans, il est peu fréquent d’avoir deux El Niño si rapprochés, surtout s’ils sont de grande ampleur. L’épisode précédent avait été l’un des cinq plus intenses jamais enregistrés. L’ampleur de celui à venir reste incertaine, mais la NOAA établit déjà qu’il y a une chance sur trois qu’elle soit forte.

Le retour d’El Niño doit commencer par l’affaiblissement des alizés, des vents qui soufflent normalement d’est en ouest à travers le Pacifique tropical, de l’Amérique du Sud vers l’Océanie. Ces vents poussent et maintiennent les eaux chaudes vers l’ouest de l’océan, du côté asiatique, tandis que les eaux restent relativement froides près du continent sud-américain. Mais l’affaiblissement de ces vents entraîne un déplacement des eaux chaudes vers l’est du Pacifique, toujours au niveau de l’équateur, au large du Pérou.

Ce réchauffement des eaux de surface modifie toute la météo et les vents au-dessus de l’océan Pacifique, ce qui, par un effet domino, affecte les précipitations et les températures du globe. C’est pourquoi les années marquées par El Niño figurent souvent parmi les plus chaudes jamais enregistrées. Un épisode El Niño typique tend à provoquer une augmentation temporaire de la température moyenne mondiale de l’ordre de 0,1 à 0,2°C.

Au niveau global, les prévisions pour 2026 donnent des températures équivalentes ou un peu supérieures à 2025, qui était déjà chaude. La crainte porte surtout sur 2027, puisqu’on sait que les effets d’El Niño sont plus importants la deuxième année. On pourrait battre largement le précédent record de 2024. Il y a deux ans, le monde a dépassé pour la première fois le seuil de 1,5°C établi dans l’Accord de Paris pour le maintien de conditions vivables. Le plus inquiétant, c’est que la hausse de la température globale s’accompagne de nombreux événements météorologiques extrêmes.

El Niño se traduit généralement par des conditions plus sèches en Asie du Sud-Est, en Australie, en Afrique australe et dans le nord du Brésil, avec leurs lots de vagues de chaleur, de feux de forêt, des précipitations plus fortes et des inondations dans la Corne de l’Afrique, le sud des États-Unis, au Pérou et en Équateur. Selon les climatologues, il faut s’attendre en 2027 à des phénomènes extrêmes partout dans le monde, et particulièrement autour du Pacifique.

L’ensemble de ces phénomènes s’inscrit dans un contexte mondial de réchauffement climatique d’origine anthropique qui, lui aussi, fait grimper les températures et accentue les événements météorologiques extrêmes.

Source : NOAA, OMM.

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Every few years, variations in the tropical Pacific Ocean affect weather across the globe. These variations are part of the El Niño–Southern Oscillation (ENSO) cycle, which alternates between two main phases: El Niño, when ocean waters are warmer than normal in the eastern part of the equator, and La Niña, when they are colder.
In a post published on February 24, 2026, I explained that the La Niña phenomenon, which had significantly affected global weather patterns in recent months, was rapidly weakening over the tropical Pacific Ocean. The latest ocean and atmospheric data showed that cold anomalies in the Pacific were diminishing, particularly in its western part, indicating that significant changes to the global weather system could occur in 2026.
This is indeed the case. The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and the World Meteorological Organization (WMO) have just indicated that the El Niño phenomenon has a strong chance of returning between June and August.
While El Niño occurs every two to seven years, it is unusual to have two El Niño events so close together, especially if they are of significant magnitude. The previous episode was one of the five most intense ever recorded. The magnitude of the upcoming event remains uncertain, but NOAA has already established that there is a one in three chance that it will be strong.
The return of El Niño is supposed to begin with the weakening of the trade winds that normally blow from east to west across the tropical Pacific, from South America toward Oceania. These winds push and maintain warm waters toward the western side of the ocean, on the Asian side, while the waters remain relatively cool near the South American continent. But the weakening of these winds causes warm waters to shift eastward across the Pacific, still near the equator, off the coast of Peru.
This warming of surface waters alters the entire weather and wind patterns over the Pacific Ocean, which, through a domino effect, impacts global rainfall and temperatures. This is why El Niño years are often among the warmest ever recorded. A typical El Niño event tends to cause a temporary increase in the global average temperature of around 0.1 to 0.2°C.
Globally, forecasts for 2026 predict temperatures equivalent to or slightly higher than those of 2025, which was already a warm year. The main concern is 2027, since the effects of El Niño are known to be more pronounced in the second year. We could easily surpass the previous record set in 2024. Two years ago, the world exceeded for the first time the 1.5°C threshold established in the Paris Agreement for maintaining habitable conditions. Most worryingly, the rise in global temperature is accompanied by numerous extreme weather events. El Niño generally results in drier conditions in Southeast Asia, Australia, southern Africa, and northern Brazil, with their associated heat waves, forest fires, heavier rainfall, and flooding in the Horn of Africa, the southern United States, Peru, and Ecuador. According to climatologists, we should expect extreme weather events worldwide in 2027, particularly around the Pacific Ocean.
All of these phenomena are occurring within a global context of anthropogenic climate change, which is also driving up temperatures and intensifying extreme weather events.

Source: NOAA, WMO.