Réchauffement climatique : événements extrêmes aux États Unis // Global warming : extreme events in the U.S.

Concentrations de CO2 : 431,15 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le 24 avril 2026, plus de 80 maisons ont été détruites par un incendie de végétation dans le comté de Brantley, en Géorgie, et le bilan n’est probablement que provisoire. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités. Environ 1 000 bâtiments restent menacés par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé plus de 2 023 hectares et n’est que partiellement maîtrisé ; les opérations de lutte contre l’incendie se poursuivent actuellement.

Crédit photo: médias locaux

Les autorités ont indiqué que le réchauffement climatique dans la région provoque des conditions de sécheresse et des vents persistants qui contribuent à la propagation continue du feu, mettant en danger d’autres zones résidentielles.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

L’incendie du comté de Brantley s’inscrit dans un contexte plus large d’incendies de végétation dans le sud de la Géorgie, près de la frontière avec la Floride, où plusieurs feux importants brûlent dans des conditions environnementales similaires. La fumée de ces incendies s’est répandue dans toute la région, affectant la qualité de l’air. Des mesures de précaution ont été mises en place dans de nombreuses zones. Aucun décès n’est signalé pour le moment.
Source : The Watchers.

°°°°°°°°°°

Toujours en raison du réchauffement climatique, le centre des États-Unis a été frappé ces derniers jours par des phénomènes extrêmes, dont des tornades. Le Storm Prediction Center du NWS a émis une alerte aux tornades le 23 avril 2026 pour l’est du Nebraska, l’ouest et le centre de l’Iowa, ainsi que le nord-ouest du Missouri, alors que de violents orages commençaient à se développer et à s’étendre le long d’un front froid. L’alerte concernait le risque de tornades, des rafales de vent destructrices pouvant atteindre 110 km/h et de la grêle avec des grêlons de plus de 6 cm de diamètre. Une zone couvrant l’est du Kansas et le nord de l’Oklahoma était sous la menace d’événements extrêmes, avec des orages encore plus violents en fin d’après-midi et en soirée, voire des tornades.
Les prévisions se sont avérées exactes. Une puissante tornade a frappé Enid, dans l’Oklahoma, le 23 avril 2026 en soirée, causant d’importants dégâts matériels, des coupures de courant. Des opérations de recherche et de secours ont été organisées dans les quartiers touchés. Au moins dix personnes ont été blessées.

 

Tornade à Enid (Crédit photo: médias locaux)

Ces mauvaises conditions météorologiques devraient persister durant le week-end.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : Médias d’information américains, The Watchers.

———————————————–

More than 80 homes have been destroyed by a wildfire in Brantley County, Georgia, as of April 24, 2026, prompting evacuation orders in multiple communities. Approximately 1 000 structures remain under threat as the fire continues to spread under dry and windy conditions. The fire has burned more than 2 023 ha and remains only partially contained, with firefighting operations ongoing. Officials reported that global warming in the region causes dry vegetation and persistent wind conditions that have contributed to continued fire spread, increasing exposure to residential zones.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

The Brantley County fire is part of a broader wildfire situation across southern Georgia near the Florida border, where several large fires are burning under similar environmental conditions. Smoke from these fires has spread across the region, affecting air quality and prompting precautionary measures in multiple areas. No fatalities have been reported by available sources at the time of writing.

Source : The Watchers.

°°°°°°°°°°

Still because of global warming conditions, the central part of the United States has been swept by textreme events among which tornadoes over the past days. The NWS Storm Prediction Center issued a Tornado Watch on April 23, 2026, for eastern Nebraska, western and central Iowa, and northwest Missouri as severe thunderstorms began developing and increasing in coverage along a cold front. The watch included tornado potential, damaging wind gusts up to 110 km/h, and large hail up to 6.4 cm, while a separate Enhanced Risk area across eastern Kansas and northern Oklahoma was expected to produce more intense severe storms later in the afternoon and evening.

The prevision was right. A large tornado struck Enid, Oklahoma, during the evening hours of April 23, 2026, causing significant structural damage, downing power infrastructure, and prompting search-and-rescue operations across affected neighborhoods. At least 10 people were injured. These poor weather conditions are likely to continue during the weekend.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : U.S. News media, The Watchers.

Réchauffement climatique : toujours des records // Global warming : more records set

Selon le service Copernicus sur le changement climatique (C3S), juillet 2025 a été le troisième mois de juillet le plus chaud en Europe, avec une température moyenne de l’air en surface de 16,68°C, soit 0,45°C de plus que la moyenne de juillet de 1991 à 2020. Juillet 2025 a également dépassé de 1,25°C la moyenne de 1850 à 1900 utilisée comme référence pour le niveau préindustriel.
La température moyenne sur les terres en Europe en juillet 2025 a été de 21,12°C, soit 1,30°C de plus que la moyenne de juillet de 1991 à 2020, ce qui en fait le quatrième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré.
La température moyenne de la surface de la mer en juillet 2025 entre les latitudes 60 °S et 60 °N a été de 20,77°C, soit la troisième valeur la plus élevée jamais enregistrée pour le mois ; c’est 0,12°C de moins que le record de juillet 2023.

L’étendue de la banquise arctique était inférieure de 10 % à la moyenne ; elle se classe au deuxième rang des plus faibles étendues pour un mois de juillet depuis les 47 ans d’archives satellitaires, pratiquement à égalité avec 2012 et 2021.
En juillet 2025, les précipitations ont été supérieures à la moyenne sur la majeure partie de l’Europe centrale, le nord de la France, l’est du Royaume-Uni et le sud de l’Irlande, le sud de la Scandinavie, certaines régions du nord-est de l’Europe, le nord de l’Italie et les côtes nord de l’Adriatique, le nord de l’Islande, l’est de l’Espagne et l’ouest de la Russie. À l’inverse, le temps a été plus sec que la moyenne sur le reste du continent. De nombreuses régions ont connu des incendies de forêt.

À l’échelle de la planète, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) indique que juillet 2025 a été le troisième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, derrière ceux de 2023 et 2024. Les vagues de chaleur ont particulièrement touché la Suède et la Finlande, qui ont connu des périodes inhabituellement longues de températures supérieures à 30°C. L’Europe du Sud-Est a également été confrontée à des vagues de chaleur et à des incendies de forêt. La Turquie a enregistré un nouveau record national extrême de 50,5°C.

En Asie, les températures ont largement dépassé la moyenne dans l’Himalaya, en Chine et au Japon en juillet, et la chaleur extrême s’est poursuivie en août. Au Japon, un nouveau record national de température de 41,8°C a été établi le 5 août 2025, battant le précédent record de 41,2°C établi une semaine auparavant.
Le Canada connaît l’une des pires saisons d’incendies de forêt de son histoire. À deux reprises cet été, la fumée des incendies canadiens a traversé l’Atlantique, affectant le ciel d’Europe occidentale. D’immenses incendies de forêt brûlent en ce moment le sud de la Californie et ont entraîné la fermeture de deux parcs nationaux américains.

Dans son dernier rapport, l’OMM ajoute que les températures extrêmes ont causé environ 489 000 décès liés à la chaleur chaque année entre 2000 et 2019, dont 36 % en Europe et 45 % en Asie. Les effets de la chaleur sur la santé sont particulièrement graves dans les villes en raison de ce que l’on appelle l’« effet d’îlot de chaleur urbain », c’est-à-dire la surchauffe des zones urbaines denses par rapport aux zones rurales. Ce phénomène aggrave inévitablement les problèmes au fur et à mesure que l’urbanisation se poursuit.

Pour compléter ce tour d’horizon on peut ajouter que l’isotherme 0 °C est prévu à 4 900 mètres d’altitude dans les Alpes les 10, 11 et 12 août 2025, tandis que le Mont Blanc culmine à 4 810 mètres. Sale temps pour les glaciers !

Source : Copernicus, OMM.

Images illustrant les températures de surface en Europe et l’étendue de la banquise arctique en juillet 2025. Plus d’informations et de schémas sur le site  Copernicus : https://climate.copernicus.eu/climate-bulletins

———————————————

According to the Copernicus Climate Change Service (C3S), July 2025 was the third-warmest Jul in Europe, with an average surface air temperature of 16.68°C, 0.45°C above the 1991-2020 average for July.  July 2025 was also 1.25°C above the 1850-1900 average used to define the pre-industrial level.

The average temperature over European land for July 2025 was 21.12°C, 1.30°C above the 1991-2020 average for July, making the month the fourth-warmest July in the record.
The average sea surface temperature for July 2025 over 60°S–60°N was 20.77°C, the third-highest value on record for the month, 0.12°C below the July 2023 record.
Arctic sea ice extent was 10% below average, ranking joint second-lowest for July in the 47-year satellite record, virtually tied with 2012 and 2021.
In July 2025, precipitation was above average over most of central Europe, northern France, eastern UK and southern Ireland, southern Scandinavia, regions of north-eastern Europe, northern Italy and the northern Adriatic coasts, northern Iceland, eastern Spain, and western Russia. Conversely, it was drier than average in the rest of the continent. Many regions experienced wildfires.

At the scale of the whole planet, the World Meteorological Organization (WMO) specifies that July 2025 was the third-warmest July ever recorded, behind those in 2023 and 2024. Heatwaves especially impacted Sweden and Finland, which experienced unusually long spells of temperatures above 30°C. Southeast Europe also faced heatwaves and wildfire activity, with Türkiye recording an extreme new national high of 50.5°C. In Asia, temperatures soared above average the most across the Himalayas, China and Japan in July, with extreme heat continuing into August. In Japan, a new national temperature record of 41.8°C was set on 5 August 2025, breaking the previous record of 41.2°C set a week prior.

Canada experiences one of its worst wildfire seasons on record. Twice this summer, smoke from Canadian fires crossed the Atlantic, affecting skies over Western Europe. Huge wildfaires are also burning Southern California and forced the closure of two U.S. national parks.

In its latest report, WMO adds that extreme temperatures caused approximately 489,000 heat-related deaths annually between 2000 and 2019, with 36 per cent occurring in Europe and 45 per cent in Asia.

The health impacts of heat are especially severe in cities due to the so-called ‘urban heat island effect’, the over-heating of dense city areas compared with their rural surroundings. This is magnifying problems as urbanisation continues.

To coblude, one could add that the 0°C isotherm is expected at an altitude of 4900 meters in the Alps on August 10, 11 and 12, 2025,whereas Mont Blac peaks at 4810 meters. This is not good news for the glaciers !

Source : Copernicus, WMO.

États Unis : parcs nationaux en feu // United States : national parks on fire

Avec le réchauffement climatique et les événements extrêmes qui l’accompagnent, les parcs nationaux américains sont menacés : au moment où les visiteurs dans tout le pays planifient leurs aventures estivales, deux des destinations les plus populaires sont confrontées à des incendies dévastateurs qui ont entraîné des fermetures, des évacuations et la perte d’infrastructures historiques.

Dans une note précédente, j’expliquais qu’au Grand Canyon, un incendie baptisé Dragon Bravo avait porté un coup fatal à l’une des destinations les plus emblématiques des États-Unis. Le Grand Canyon Lodge, qui servait de porte d’entrée à la rive nord du canyon depuis près de neuf décennies, a été entièrement détruit, ainsi que 50 à 80 autres structures, dont le centre d’accueil (visitor center) du parc. Comme souvent aux États-Unis, l’incendie a été provoqué par la foudre. Cependant, des conditions météorologiques extrêmes, notamment des températures caniculaires, une forte humidité et de puissantes rafales de vent, ont provoqué l’explosion du brasier, malgré les efforts des pompiers. La rive nord reste fermée pour toute la saison.

Source: National Park Service

Dans le même temps, à 960 kilomètres au nord-est, dans l’ouest du Colorado, le parc national du Black Canyon of the Gunnison est aux prises avec le South Rim Fire, qui se propage rapidement sur la rive sud du canyon. En quelques jours seulement, l’incendie a ravagé 15 000 kilomètres carrés, et selon les derniers rapports, il n’est pas maîtrisé.

Source: National Park Service

Comme pour l’incendie du Grand Canyon, celui du Black Canyon a été causé par la foudre. Les parois noires spectaculaires du Canyon et son terrain accidenté font de ce parc un lieu de prédilection pour les randonneurs, les rafteurs et les grimpeurs. À cause de l’incendie du Grand Canyon, ce parc du Colorado, peu fréquenté, fait moins la Une des journaux. L’incendie menace pourtant des infrastructures essentielles, notamment un barrage et des centrales électriques. Des évacuations ont été ordonnées, obligeant les habitants à quitter leur domicile immédiatement.
Le parc, qui a accueilli plus de 335 000 visiteurs en 2024, reste entièrement fermé au public.

Avec la multiplication des phénomènes extrêmes et des incendies de végétation, parfois simultanés, les parcs nationaux sont confrontés à une crise plus vaste. Le réchauffement climatique crée des conditions qui rendent les incendies de forêt plus fréquents, plus intenses et plus destructeurs. Les sécheresses prolongées, la fonte de la neige précoce et les phénomènes météorologiques extrêmes transforment les paysages les plus spectaculaires des États-Unis en véritables poudrières.
Ces événements tombent vraiment au mauvais moment : des millions de familles planifient leurs vacances en fonction de la visite des parcs nationaux, et ces fermetures entraînent des annulations de dernière minute. Pour beaucoup, ces destinations représentent des expériences uniques et des traditions familiales transmises de génération en génération.
Ces incendies simultanés mettent également à rude épreuve les ressources fédérales de lutte contre les incendies. De nombreuses agences étatiques, locales et fédérales interviennent face à ces deux situations d’urgence, avec des avions, des équipes au sol et des équipements spécialisés pour lutter contre les incendies sur des terrains difficiles, à des centaines de kilomètres de distance.

Ces catastrophes soulignent l’importance cruciale d’un investissement fédéral dans les capacités de prévention et d’intervention en cas d’incendie dans les parcs nationaux. Les niveaux de financement actuels sont insuffisants pour faire face à la menace croissante des incendies de végétation. Des systèmes d’alerte précoce plus performants, de meilleures infrastructures de lutte contre les incendies et un renforcement des ressources de lutte contre les incendies pourraient contribuer à prévenir de futures tragédies. La perte d’un patrimoine culturel et naturel irremplaçable, comme le Grand Canyon Lodge, démontre que les approches réactives ne sont plus adaptées.
Source : National Park Service.

Ce n’est pas la première fois que des incendies de forêt détruisent ou menacent les infrastructures des parcs nationaux. En 1988, un immense incendie avait ravagé une partie du Parc national de Yellowstone. Le problème aujourd’hui est que ces incendies sont de plus en plus fréquents et de plus en plus violents.

Les dernières restrictions décidées par l’Administration Trump au sein des agences climatiques n’amélioreront pas la situation.

————————————————

With global warming and the extreme events that accompany the phenomenon, America’s national parks are under threat: As visitors across the country plan their summer adventures, two of the most popular destinations are battling devastating wildfires that have forced closures, evacuations, and heartbreaking losses of historic infrastructure.

In a previous post, I explained that at the Grand Canyon, the Dragon Bravo Fire has dealt a crushing blow to one of America’s most iconic destinations. The historic Grand Canyon Lodge, which has served as a gateway to the canyon’s North Rim for nearly nine decades, has been completely destroyed along with 50 to 80 other structures, including the visitor center. As often happens in the U.S., the fire was caused by lightning. However, extreme weather conditions, including scorching temperatures, severe humidity, and powerful wind gusts, caused the blaze to explode, overwhelming firefighting efforts. The North Rim remains closed for the entire season.

Meanwhile, 960 kilometers northeast in western Colorado, Black Canyon of the Gunnison National Park is battling the rapidly expanding South Rim Fire. The blaze has grown to 15,000 square kilometers in just days, with zero percent containment as of the latest reports.

Like the Grand Canyon fire, this emergency began with a lightning strike. The dramatic black walls and rugged terrain make this park a favorite among hikers, rafters, and rock climbers. With the Grand Canyon burning, this less-visited Colorado park is getting less and less attention. The fire threatens critical infrastructure, including a dam and power facilities. Mandatory evacuations have been issued, with residents forced to leave their homes immediately.

The park, which welcomed over 335,000 visitors in 2024, remains completely closed to the public.

With extreme events and wildfires getting more and more frequent, sometimes simultaneous, a broader crisis is facing national parks. Global warming is creating conditions that make wildfires more frequent, more intense, and more destructive. Extended drought periods, earlier snowmelt, and extreme weather events are turning America’s most treasured landscapes into tinderboxes.

The timing couldn’t be worse for summer tourism: Millions of families plan vacations around visits to national parks, and these closures are forcing last-minute cancellations and alternative arrangements. For many, these destinations represent once-in-a-lifetime experiences and family traditions passed down through generations.

The concurrent fires also strain federal firefighting resources. Multiple state, local, and federal agencies are responding to both emergencies, utilizing aircraft, ground crews, and specialized equipment to battle blazes in challenging terrain hundreds of kilometers apart.

These disasters underscore the critical importance of robust federal investment in national park fire prevention and response capabilities. Current funding levels are insufficient to address the escalating wildfire threat. Enhanced early warning systems, improved fire suppression infrastructure, and expanded firefighting resources could help prevent future tragedies. The loss of irreplaceable cultural and natural heritage, like the Grand Canyon Lodge, demonstrates that reactive approaches are no longer adequate.

Source : National Park Service.

This is not the first time wildfires have destroyed or threatened infrastrucdrure in National parks. In 1988, a huge blaze destroyed a part of Yellowstone National Park. The problem today is that these fires are getting for more frequent and destructive.

The latest restrictions decided by the Trump Administration in climate-related agencies will not improve the situation.

Avis de chaleur en Alaska ! // Heat advisories in Alaska !

Pour la première fois, certaines régions de l’Alaska seront soumises à un « avis de chaleur », une expression qui remplace les anciens « bulletins météorologiques spéciaux ». Les services météorologiques de l’Alaska affirment que ce changement n’a rien à voir avec le réchauffement climatique, mais c’est pourtant le cas. Comme dans tout l’Arctique, les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes dans l’État et la population doit être alertée de plus en plus souvent. Les services météorologiques de l’Alaska craignent clairement de subir les restrictions budgétaires imposées par le président Trump et sont donc très modérés dans leurs écrits, évitant de parler du réchauffement climatique.
L’utilisation du terme « avis de chaleur » permettra à la population à mieux comprendre la gravité des conditions météorologiques et les dangers potentiels, ce que l’habituel « bulletin météo spécial » ne reflétait pas. Selon un météorologue de Fairbanks, « c’est un changement important ; le public doit savoir que les températures augmenteront et qu’elles pourraient devenir dangereuses, car l’Alaska n’est pas habitué à de telles températures élevées ».

Le premier ‘avis de chaleur’ est prévu pour le 15 juin 2025 à Fairbanks, où les températures devraient dépasser les 29 °C. Fairbanks a connu des températures plus chaudes par le passé – elles ont atteint 32 °C en 2024 – mais les services météorologiques indiquent que c’est inhabituel pour un mois de juin.
Si les températures prévues pour l’Alaska ne sont pas considérées comme extrêmes dans d’autres États américains, la situation dans le 49ème État de l’Union est différente, car la plupart des bâtiments ne sont pas climatisés. Au contraire, la plupart des bâtiments en Alaska sont conçus pour conserver la chaleur pendant la majeure partie de l’année. On peut, bien sûr, ouvrir les fenêtres pour laisser entrer l’air frais tôt le matin, mais à condition qu’il n’y ait pas d’incendies de forêt dans cet État où ils sont fréquents. En présence de fumée et si les fenêtres doivent rester fermées, les bâtiments peuvent surchauffer très rapidement. 2024 a été la troisième année consécutive à Fairbanks avec plus de cent heures de fumée réduisant la visibilité ; c’est la première fois que cela s’est produit pendant trois années consécutives. Il a été démontré que les incendies de forêt sont liés au réchauffement climatique qui assèche la végétation. Au 21ème siècle, Fairbanks n’a connu que deux étés sans aucune heure de fumée.

Source : Médias d’information de l’Alaska.

Températures moyennes à Fairbanks (Source: Services météo)

—————————————————

For the first time ever, parts of Alaska will be under a ‘heat advisory’, an expression that will replace the previous ‘special weather advisories. ‘ Alaska’s weather services that the change has nothing to do with climate change, but it has. Like in the Arctic as a whole, heat waves are getting more and more frequent in the State and the population needs to be warned more frequently. There is an obvious fear of Alaska’s weather services of president’s Trump budget restrictions.

Using the ‘heat advisory’ label could help people better understand the weather’s severity and potential danger, something a nondescript “special weather advisory” did not convey. According to a Fairbanks-based meteorologist, “this is an important statement, and the public needs to know that there will be increasing temperatures, and they could be dangerous because Alaska is not used to high temperatures like these”.The first advisory is forJune 15th, 2025 in Fairbanks, where temperatures are expected to top 29 degrees Celsius. Fairbanks has has been warmer in the past – temperatures reached 32°C in 2024 – but the Weather Service says this is unusual for June.

While the temperatures in the forecast for Alaska would not be considered extreme in other U.S. states, the sitution in the 49t State is different as most Alaska buildings don’t have air conditioning. On the contrary, most buildings in Alaska are designed to retain heat for most of the year. People can open their windows to allow cooler air in during early morning hours, provided wildfires are not burning in the blaze-prone state. If there is smoke around and the windows have to remain shut, buildings can heat up very rapidly. 2024 was the third year in a row in Fairbanks with more than a hundred hours of visibility-reducing smoke, the first time this occurred three consecutive years over a hundred hours. The wildfires are definitely linked to global warming and the drier vegetation. There have only been two summers in Fairbanks in the 21st century with no hours of smoke that reduced visibility.

Source : Alaska’s news media.