L’année 2022 encore trop chaude // 2022 was still too hot

En ce début d’année 2023, les agences climatiques ont dressé un bilan des températures sur l’ensemble de la Terre pour 2022. Sans surprise, elles restent supérieures à la normale, même si des variations peuvent exister selon les régions. Ce qui est le plus inquiétant, comme le font remarquer les différentes agences, c’est que ces températures élevées se sont produites alors que la Terre se trouvait à l’intérieur d’un épisode de refroidissement La Niña qui est en voie d’atténuation. Avec le retour probable d’El Niño dans le courant de l’année 2023, le réchauffement climatique risque fort de prendre une tournure beaucoup plus sévère.

Selon les archives ERA5, avec +0,494°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, l’année 2022 est la 5ème plus chaude de l’histoire. Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de 0,30°C. Des records de chaleur ont été battus dans plusieurs pays à travers le globe, notamment en Europe.

Comme en 2021, l’ampleur du réchauffement climatique a été freinée par les conditions La Niña dans le Pacifique oriental.

L’année 2022 a été plus chaude que certaines années El Niño comme 2010. Si on remonte encore dans le temps, on constate que 2022 est nettement au-dessus de 1983 et de 1998, années pourtant marquées par deux des trois plus gros événements El Niño jamais observés. La tendance de fond est à un réchauffement de 0,192°C par décennie depuis 1980 et 0,238°C par décennie sur les vingt dernières années.

[NDLR : La Niña est prévue neutre début 2023, avec ensuite un retour probable à les conditions El Niño que l’on peut raisonnablement redouter au vu de ce qui vient d’être écrit.]

L’année 2022 s’est terminée avec un mois de décembre affichant une anomalie de +0,47°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, ce qui en fait le 7ème mois de décembre le plus chaud des annales ERA5.

Les huit années les plus chaudes des archives ERA5 sont toutes des années post-2015. C’est d’autant plus remarquable que l’on se trouvait dans des conditions La Niña depuis 2015 (hivers 2016-2017, 2017-2018, 2020-2021, 2021-2022, 2022-2023).

Les pays d’Europe de l’Ouest ont connu des températures record en 2022. Des records de chaleur ont été battus en France, au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne, en Espagne, en Suisse et en Italie. En France, l’année écoulée se solde par un record de température moyenne avec 14,51°C, nettement devant le précédent maximum de 14,07°C en 2020.

Source : global-climat.

°°°°°°°°°°

Selon la NOAA, l’année 2022 a été la sixième année la plus chaude depuis le début des relevés à l’échelle de la planète en 1880, avec 0,86°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle qui est de 13,9°C.
Parmi les 143 années d’archives de la NOAA, les 10 plus chaudes se situent toutes depuis 2010. Les neuf dernières années (2014-2022) sont les neuf plus chaudes jamais enregistrées.
La NOAA fait elle aussi remarquer que, comme en 2021, l’année 2022 a commencé par un épisode de refroidissement La Niña qui a persisté tout au long de l’année. Bien que les deux dernières années (2021 et 2022) ne se classent pas parmi les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées, la température annuelle de la Terre a augmenté à raison de 0,08°C par décennie depuis 1880 et plus du double (0,18°C) depuis 1981.
La température de surface de l’hémisphère Nord en 2022 a, elle aussi, été la sixième plus chaude jamais enregistrée, avec +1,10 °C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle.
Dans le même temps, l’hémisphère sud a connu sa septième année la plus chaude de tous les temps avec une température supérieure de 0,61 °C à la moyenne du 20ème siècle.
L’année 2022 a été marquée par des températures bien supérieures à la moyenne dans une grande partie du globe, avec des températures annuelles record dans certaines parties de l’Europe, du sud de l’Asie, du nord et du sud-ouest de l’océan Pacifique, de l’Atlantique et du sud-est du Pacifique. Dans le même temps, les températures plus basses que la moyenne se sont limitées au centre et à l’est de l’océan Pacifique tropical, ce qui correspond à l’épisode La Niña qui a persisté tout au long de l’année.
Source : NOAA.

———————————————–

At the start of 2023, climate agencies have released temperature reports on the whole of the Earth for the past year. Unsurprisingly, they remain higher than normal, even if variations may exist depending on the region. What is most concerning, as the various agencies point out, is that these high temperatures occurred while the Earth was inside a La Niña cooling episode that is becoming neutral. With the likely return of El Niño in the course of 2023, global warming will probably take a much more severe turn.

According to the ERA5 archives, with +0.494°C above the 1981-2010 average, the year 2022 was the 5th hottest in history. Compared to the new reference period 1991-2020 used by ERA5, the anomaly is 0.30°C. Heat records have been broken in several countries across the globe, particularly in Europe.
As in 2021, the magnitude of global warming was curbed by La Niña conditions in the eastern Pacific.
The year 2022 was warmer than some El Niño years such as 2010. If we go back further in time, we see that 2022 was clearly above 1983 and 1998, years that were nevertheless marked by two of the three largest El Niño events Niño ever observed. The underlying trend is for a warming of 0.192°C per decade since 1980 and 0.238°C per decade over the last twenty years.
[Editor’s note: La Niña is forecast to be neutral in early 2023, with then a likely return to El Niño conditions that we can reasonably fear in view of what has just been written.]
The year 2022 ended with a month of December showing an anomaly of +0.47°C above the 1981-2010 average, making it the 7th hottest month of December in the ERA5 archives.
The eight hottest years in the ERA5 archive are all post-2015 years. This is all the more remarkable as they had been in La Niña conditions since 2015 (winter 2016-2017, 2017-2018, 2020-2021, 2021-2022, 2022-2023).
Western European countries experienced record temperatures in 2022. Heat records were broken in France, the United Kingdom, Ireland, Germany, Spain, Switzerland and Italy. In France, the past year ended with an average temperature record of 14.51°C, well ahead of the previous maximum of 14.07°C in 2020.
Source: global-climat.

°°°°°°°°°°

According to NOAA, the year 2022 was the sixth warmest year since global records began in 1880 at 0.86°C above the 20th century average of 13.9°C.

The 10 warmest years in the NOAA 143-year record have all occurred since 2010, with the last nine years (2014–2022) ranking as the nine warmest years on record.

Similar to 2021, the year 2022 began with a cold La Niña episode that persisted throughout the year. Despite the last two years (2021 and 2022) not ranking among the five warmest years on record, the global annual temperature increased at an average rate of 0.08°C per decade since 1880 and over twice that rate (0.18°C) since 1981.

The 2022 Northern Hemisphere surface temperature was also the sixth highest on record at +1.10°C above the 20th century average.

Meanwhile, the Southern Hemisphere had its seventh-warmest year on record, with a temperature that was 0.61°C above the 20th century average.

The year was characterized by much-warmer-than-average temperatures across much of the globe, with record-high annual temperatures across parts of Europe, southern Asia, the North and southwestern Pacific Ocean, the Atlantic, and southeastern Pacific oceans. Meanwhile, cooler-than-average temperatures were limited to the central and eastern tropical Pacific Ocean, consistent with the episode of La Niña that persisted throughout the year.

Source : NOAA.

Evolution des températures terrestres et océaniques (Source: NOAA)

2023 sera une autre année chaude // 2023 will be another hot year

D’après le Met Office, l’année 2023 sera l’une des plus chaudes jamais observées. La température moyenne à l’échelle de la planète devrait se situer entre 1,08°C et 1,32°C, avec une estimation centrale de 1,20°C au-dessus de la moyenne de la période préindustrielle (1850-1900). Il s’agirait alors de la dixième année consécutive avec des températures atteignant au moins 1°C au-dessus des niveaux préindustriels. L’estimation centrale de 1,20°C pour 2023 représenterait la 4ème anomalie la plus élevée des annales. L’année 2022, quant à elle, est en passe d’être la 5ème ou 6ème année la plus chaude sur la planète. On sait d’ores et déjà (voir la note du 7 décembre 2022) que ce sera l’année la plus chaude jamais enregistrée en France.

Le graphique ci-dessous montre l’évolution de la température globale de 1880 à 2022 (données provisoires pour 2022) par rapport à la période préindustrielle (moyenne 1850-1900) :

 

Sources : NOAA, NASA, ERA5, Berkeley Earth

Un phénomène doit être pris en compte dans les prévisions climatiques globales. La température mondiale au cours des trois dernières années a été influencée par l’effet de refroidissement généré par un long épisode La Niña dans le Pacifique oriental.

Pour l’année 2023, le modèle climatique du Met Office indique la fin des trois années consécutives avec La Niña et un retour à des conditions relativement plus chaudes dans certaines parties du Pacifique tropical. Il y aura une première transition entre l’épisode La Niña et une phase neutre, elle même suivie d’une épisode El Niño. Ce changement conduira très probablement à une hausse de la température mondiale.

Jusqu’à présent, 2016 et 2020 ont été les années les plus chaudes depuis le début des observations en 1850. 2016 a été une année El Niño où la température mondiale a été dopée par des eaux plus chaudes dans certaines parties du Pacifique tropical lors de l’hiver 2015-2016. 2020 a été stimulée par les conditions relativement chaudes du Pacifique en 2019, mais dans une bien moindre mesure que l’épisode majeur de 2016.

Sans épisode El Niño significatif, 2023 ne sera peut-être pas une année record. Malgré tout, avec l’augmentation en cours des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il est probable que l’année prochaine sera une autre année remarquablement chaude. Certains modèles prévoient l’émergence de conditions El Niño dans la 2ème partie de l’année 2023 mais les effets devraient principalement se faire sentir fin 2023 et surtout en 2024.

Il faut noter que les prévisions du Met Office sont basées sur les principaux moteurs du climat mondial, mais elles n’incluent pas les événements imprévisibles tels que les grandes éruptions volcaniques qui provoqueraient un refroidissement temporaire.

D’après une analysée publiée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) début 2022, il est extrêmement probable que l’une des cinq prochaines années soit la plus chaude jamais enregistrée, battant le record de 2016, avec un dépassement de 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels.

Dans le cadre de l’Accord de Paris de 2015 (COP 21), les pays ont convenu de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C, et de préférence de le limiter à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. D’après l’OMM, c’est désormais du 50/50 pour qu’au moins une année dépasse 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici 2026. Une seule année de dépassement de 1,5°C ne signifie pas que la planète a dépassé officiellement le seuil emblématique de l’Accord de Paris. Elle révèle que nous nous rapprochons de plus en plus d’une situation où une température de 1,5°C pourrait être dépassé sur une période prolongée.

Source : Met Office, global-climat.

———————————————

According to the Met Office, 2023 will be one of the hottest years on record. The average global temperature is projected to be between 1.08°C and 1.32°C, with a central estimate of 1.20°C above the average for the pre-industrial period (1850-1900 ). It would then be the tenth consecutive year with temperatures reaching at least 1°C above pre-industrial levels. The central estimate of 1.20°C for 2023 would represent the 4th highest anomaly on record. 2022, meanwhile, is on track to be the 5th or 6th hottest year. We already know (see my post of December 7th, 2022) it will be the hottest year ever in France.
The graph above shows the evolution of global temperature from 1880 to 2022 (provisional data for 2022) compared to the pre-industrial period (average 1850-1900).
A phenomenon should be taken into account in global climate forecasts. Global temperature over the past three years has been influenced by the cooling effect generated by a long La Niña episode in the eastern Pacific.
For the year 2023, the Met Office climate model indicates the end of three consecutive years with La Niña and a return to relatively warmer conditions in parts of the tropical Pacific. There will be a first transition between the La Niña episode and a neutral phase, itself followed by an El Niño episode. This change will most likely lead to a rise in global temperatures.
So far, 2016 and 2020 have been the warmest years since observations began in 1850. 2016 was an El Niño year where global temperature was boosted by warmer waters in parts of the tropical Pacific during winter 2015-2016. 2020 was boosted by relatively warm Pacific conditions in 2019, but to a much lesser extent than the major episode of 2016.
Without a significant El Niño episode, 2023 may not be a record year. Even so, with the ongoing increase in global greenhouse gas emissions, next year is likely to be another remarkably hot year. Some models predict the emergence of El Niño conditions in the second half of 2023, but the effects should mainly be felt at the end of 2023 and especially in 2024.
It should be noted that the Met Office forecasts are based on the main drivers of global climate, but they do not include unpredictable events such as large volcanic eruptions which would cause temporary cooling.
According to an analysis published by the World Meteorological Organization (WMO) in early 2022, it is extremely likely that one of the next five years will be the hottest on record, breaking the record of 2016, with an overshoot of 1.5 °C above pre-industrial levels.
Under the 2015 Paris Agreement (COP 21), countries agreed to keep global warming well below 2°C, and preferably limit it to 1.5°C above pre-industrial levels. According to WMO, it is now 50/50 for at least one year to exceed 1.5°C above pre-industrial levels by 2026. Only one year exceeding 1.5°C does not mean that the planet has officially crossed the emblematic threshold of the Paris Agreement. It reveals that we are getting closer and closer to a situation where a temperature of 1.5°C could be exceeded for an extended period.
Source: Met Office, global-climat.

Les glaciers n’ont pas fini de fondre….

Redoux de fin d’année : sale coup pour les stations de ski

Après un coup de froid – loin d’être sibérien – début décembre, le redoux a envahi notre pays, y compris les zones de montagnes. On a déjà assisté à un tel phénomène ces derniers années. C’est, bien sûr, une conséquence du réchauffement et la tendance va s’accélérer dans les prochaines années avec le retour d’El Niño dans le Pacifique oriental.

Une conséquence de ce redoux, c’est que la neige va commencer à faire défaut dans les stations de ski de basse et moyenne altitude. La pluie risque fort de lessiver celle tombée ces dernières semaines.

Il suffit de regarder les titres de la presse pour se rendre compte de l’angoisse qui a envahi nos montagnes. « Avec le redoux, les stations de ski craignent de ne pas avoir assez de neige », ou encore « Grand redoux en altitude : une situation compliquée pour les stations de montagne ».

Lors de mes séjours dans les Alpes ces dernières années, j’ai été surpris par le déni du réchauffement climatique par les habitants qui paraissent surpris quand je leur explique que le ski a vécu ses belles heures et qu’il va falloir s’adapter à des conditions nouvelles. J’écris souvent sur ce blog que, faute de diversification de leurs activités hivernales, beaucoup de stations courent à la catastrophe.

Plus au sud, les Pyrénées qui ne possèdent guère de stations de ski de très haute altitude sont encore plus impactées par la hausse des températures. Trois stations pyrénéennes – Luchon-Superbagnères et Mourtis en Haute-Garonne, Guzet-Neige en Ariège – viennent d’annoncer le report de leur début de saison. Les températures étant trop élevées, les enneigeurs ne peuvent pas fonctionner.

Le plus gênent avec la hausse des températures, c’est que la neige va fondre et les zones d’accumulation des glaciers ne vont pas se régénérer. Ils vont donc continuer à reculer et s’amincir au cours du prochain été. C’est très inquiétant. Une disparition des glaciers serait catastrophique car ce sont des châteaux d’eau pour les régions qui les entourent, que ce soit dans les Alpes en Europe ou sur la chaîne himalayenne en Asie.

La station du Mont Dore (Puy de Dôme) en ce matin du 23 décembre 2022. Il pleut. Température de 10°C.

Glacier d’Aletsch dans les Alpes (Photo: C. Grandpey)

La Niña : quelles conséquences sur le climat en France?

Dans la première partie de ma conférence « Glaciers en péril », j’aborde le contexte du réchauffement climatique actuel, influencé par deux phénomènes qui jouent un rôle très important au niveau de la température globale de notre planète. El Niño (l’enfant Jésus) génère une hausse de la température à la surface de l’eau, sur une dizaine de mètres d’épaisseur, dans la partie orientale de l’Océan Pacifique, autour de l’équateur. En 2021, El Niño est resté neutre puis a disparu et a été remplacé par La Niña qui produit un effet de refroidissement inverse.

La fluctuation de la température de la mer dans le Pacifique oriental influe sur l’atmosphère en affectant le régime des vents et des précipitations.

Pour une circulation de type La Niña, la température de surface du Pacifique oriental doit être plus fraîche que la normale (au minimum -0.5°C d’anomalie sur trois mois consécutifs). Les conditions observées actuellement sont conformes à un tel phénomène : débutée courant août/septembre 2020, l’anomalie reste bien négative à l’heure actuelle; elle était en moyenne de -0.9°C sur la période mai-juin-juillet 2022.

Les prévisions laissent entrevoir une poursuite de cette séquence La Niña au cours de la fin d’année 2022, et même jusqu’au début de l’année 2023. On devrait ensuite passer à une phase de transition neutre, avant un retour probable d’El Niño. La séquence actuelle La Niña pourrait approcher les trois ans consécutifs, ce qui est inhabituel. Une telle durée n’a plus été observée depuis l’épisode de 1999 à 2002.

Lors d’un épisode La Niña, les courants marins sont modifiés et la donne climatique est bouleversée en plusieurs lieux du globe. Dans un tel contexte, on observe en général un temps plus chaud et sec que la normale dans le Sud des Etats-Unis, des températures plus froides sur le Nord-Ouest du continent nord-Américain ainsi que sur une partie du Brésil, une zone fraîche et sèche en Afrique centrale et orientale ainsi que sur les îles intertropicales du Pacifique, des précipitations fréquentes dans la partie sud de l’Afrique, en Amérique Centrale, en Asie du Sud, ou encore le Nord et l’Ouest de l’Australie. Lors de la période La Niña entre décembre 2021 et février 2022, l’Est de Australie avait connu de graves inondations, en particulier dans l’État du Queensland.

S’agissant de l’Europe, et donc de la France, les conséquences d’un phénomène La Niña sont beaucoup plus floues, voire impossibles à déterminer. En effet, aucune modification globale du temps n’a réellement été constatée jusqu’alors sur le vieux continent depuis le début de l’analyse du phénomène au milieu du 20ème siècle.

Les journalistes qui, avec leurs raccourcis habituels, affirment que La Niña annonce un prochaine hiver très rigoureux dans notre pays auraient tout intérêt à modérer leurs propos. On a vu le peu de neige apporté dans les Alpes – et donc sur les glaciers – par l’hiver 2021-2022.

Anomalie de température de surface dans le Pacifique Equatorial le 3 août 2022 (Source: NOAA)

 

Prévision d’évolution des phénomènes El Niño et La Niña jusqu’en mai 2023 (Source: NOAA)