Vers un renforcement d’El Niño // El Niño is about to strengthen

Concentrations de CO2 : 428,24 ppm (30 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) sous l’égide des Nations unies vient de déclarer qu’El Niño devrait s’intensifier dans les semaines à venir et générer des chaleurs extrêmes à travers le monde. Ces prévisions interviennent alors qu’une chaleur accablante fait voler en éclats les records de température, de l’Europe à l’Asie.
Lors d’un épisode El Niño, des eaux chaudes s’accumulent dans l’est du Pacifique, ce qui provoque une hausse des températures à l’échelle de la planète et amplifie les effets du réchauffement climatique. El Niño a contribué aux chaleurs record de 2023 et 2024, les années les plus chaudes jamais enregistrées. Les prévisionnistes annoncent qu’un épisode El Niño intense devrait se mettre en place entre août et octobre 2026.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « La situation actuelle n’est qu’un avant-goût. El Niño se renforce et attise une planète déjà en proie aux flammes, marquée par des dômes de chaleur torrides, des incendies apocalyptiques et des températures océaniques record. »
Le 2 août 2026, la Corée du Sud a vu le mercure atteindre 42,5 °C, un record absolu pour le pays. L’agence météorologique sud-coréenne a exhorté la population à « cesser immédiatement toute activité en extérieur », et a ajouté que « les espaces intérieurs dépourvus de climatisation présentent un danger ».
Cette chaleur sans précédent a succédé à une vague de chaleur record en Europe occidentale, qui a connu son mois de juin le plus chaud jamais enregistré. La France a vécu sa journée la plus chaude de l’histoire, tandis que des stations météorologiques au Danemark, en Allemagne et en Pologne enregistraient de nouveaux records absolus. La chaleur a persisté en juillet, Ainsi,Barcelone a connu une température de 40,7 °C, un record pour la ville.
Ces vagues de chaleur, conjuguées à la sécheresse, ont alimenté d’immenses incendies en France, en Espagne et maintenant en Grèce. En France, plus de 200 000 personnes ont dû fuir leur domicile lors de ce que le président Emmanuel Macron a qualifié de pire crise liée aux incendies depuis la Seconde Guerre mondiale.
Aux États-Unis, en juillet 2026, une chaleur torride a enveloppé une grande partie du pays ; Salt Lake City a enregistré une température de 42,8 °C, un record historique pour la ville. Juillet 2026 sera probablement le mois le plus chaud jamais enregistré dans la partie continentale des États-Unis.
Source : OMM.

 

Températures en Europe eu cours de la deuxième moitié du mois de juin 2026 (Source: Copernicus)

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The U.N. World Meteorological Organization has just warned that El Niño is expected to intensify in the weeks ahead, fueling more severe heat across the globe. The forecast comes as blistering heat shatters temperature records from Europe to Asia.

During El Niño, warm waters pool in the eastern Pacific, driving hotter weather around the world, amplifying the impact of warming. El Niño drove record heat in 2023 and 2024, the hottest years ever recorded. Forecasters say a strong El Niño will take shape between August and October 2026. 

U.N. Secretary-General António Guterreshas just declared : « The current situation is only a warm-up act. El Niño is strengthening, adding fuel to a planet already on fire with scorching heat domes, apocalyptic wildfires, and record hot seas. »

On August 2, 2026, South Korea saw the mercury reach 42.5° C, its highest temperature on record. The South Korean weather agency urged people to « immediately stop all outdoor activities, » warning that even « indoor spaces without air conditioning are dangerous. »

The unprecedented heat came on the heels of a record hot spell in Western Europe, which endured its hottest June on record. France experienced its hottest day ever, while weather stations in Denmark, Germany, and Poland recorded new all-time highs. The heat persisted in July, with Barcelona seeing heat of 40.7°C, the hottest on record.

Hot spells combined with dry conditions to fuel massive wildfires across France, Spain, and now Greece. More than 200,000 people in France were forced to flee their homes in what French President Emmanuel Macron called the worst fire-related crisis since World War II.

In the U.S. In July 2026, scorching heat blanketed much of the country, and Salt Lake City recorded a temperature of 42.8°C, its highest on record. July 2026 will probably be the warmest month on record in the Contiguous U.S.

Source : WMO.

Réchauffement climatique : Chaleur et sécheresse devraient persister

À la mi-juillet 2026, la sécheresse de surface des sols en France était classée comme « extrême », le niveau le plus fort, sur près de la moitié du pays : l’extrême Nord, le Centre, le Centre-Ouest, le Bassin parisien, le Sud-Ouest, la région Rhône-Alpes et les Alpes du Sud. Plus inquiétant, une nette aggravation de la sécheresse de surface est prévue pour les prochains jours, ce qui signifie que c’est la quasi-totalité de la France qui est en passe d’être classée en sécheresse de niveau extrême, une situation inédite.

Depuis le 13 juillet 2026, 99 départements français sont touchés, en partie ou en totalité, par des restrictions d’eau. Un tel nombre de départements concernés est inédit depuis le mise en place de la carte nationale de suivi lancée en 2013.

Sur les quatre niveaux que comptent les arrêtés de restrictions (vigilance, alerte, alerte renforcée, crise), tous les départements de métropole sont concernés par au moins le 1er niveau.

Plus inquiétant encore, une trentaine de départements ont, au moins, une partie de leur territoire en situation de crise, le niveau maximal : les régions centrales sont les plus concernées, suivies du Sud-Ouest. Dans ces zones, sont interdits : l’arrosage des espaces verts et des potagers en journée, l’arrosage des pelouses et jardinières, l’arrosage des terrains de sport, le lavage des véhicules et l’alimentation des fontaines en eau. L’irrigation est aussi souvent suspendue pour l’agriculture, sauf exception.

Météo France estime que la faible humidité des sols que nous connaissons actuellement est en train de rejoindre les niveaux de la grande sécheresse de 1976. Dans certains départements, la situation est déjà bien plus grave que celle connue en 1976. Toutefois, une sécheresse ne se mesure pas seulement avec l’indice d’humidité des sols en surface, mais également avec ce qui se passe en profondeur.

Selon Météo France les niveaux des nappes phréatiques sont actuellement plus élevés que ceux de l’année 1976. Les nappes souterraines se sont en effet bien rechargées ces derniers mois grâce à un hiver 2025-2026 anormalement pluvieux. Toutefois le BRGM tempère cet optimisme et précise qu’à la fin du mois de juin 2026, les niveaux des nappes étaient satisfaisants pour seulement 46 % des points d’observation qui étaient légèrement au-dessus ou autour de la normale. 54 % des points d’observation étaient en dessous des normales. La situation des nappes phréatiques se dégrade et 93 % des niveaux sont en baisse. Il faut ajouter que certaines régions comme le Limousin avec des socles granitiques ne possèdent pas de nappes phréatiques, mais seulement des sources qui se tarissent très vite avec la sécheresse. C’est la cas du Plateau de Millevaches, autrement dit des mille sources.

Il faut ajouter que la saison estivale ne se prête pas au remplissage des nappes et Météo France indique qu’aucune amélioration n’est à attendre avant octobre. En raison de l’état actuel, et des prévisions, concernant la sécheresse de surface, ainsi que de la baisse en cours du niveau des nappes phréatiques, la perspective d’une sécheresse majeure tout au long de l’été 2026 semble absolument inévitable .

Selon les dernières prévisions météo, août s’annonce plus chaud et plus sec que la normale. Les températures devraient rester au-dessus des normales saisonnières, tandis que les précipitations resteraient limitées, faisant craindre une aggravation de la sécheresse dans plusieurs régions. Pour le moment (nous sommes le 22 juillet), il est encore trop tôt pour affirmer si cette chaleur prendra la forme d’une véritable canicule, comme cela a été annoncé par plusieurs agences météorologiques européennes.

Météo France explique que la France se trouve dans une configuration atmosphérique qui peine à évoluer depuis le début de l’été. Les hautes pressions continueraient de remonter régulièrement du Maghreb vers l’Europe occidentale, favorisant un temps souvent ensoleillé, chaud et peu perturbé sur notre pays. Si cette situation se confirme, les perturbations atlantiques auront du mal à s’imposer, limitant les épisodes de pluie à quelques orages localisés, notamment près des reliefs.

Dans la conclusions de ses prévisions, Météo France indique que « le signal d’un temps plus chaud et plus sec que la normale apparaît aujourd’hui suffisamment récurrent pour retenir l’attention des météorologues. Si cette tendance venait à se confirmer, la sécheresse pourrait continuer de s’aggraver dans de nombreuses régions au cours du mois d’août. «

Il faudrait ajouter que nous nous trouvons dans un contexte El Niño qui devrait se renforcer au cours du 2ème semestre 2026 jusqu’au printemps 2027. Un rafraîchissement des températures globales est donc peu probable.

Source : Météo France.

Nouvelle canicule au mois d’août 2026 ?

Concentrations de CO2 : 428,59 ppm (17 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

La troisième canicule de l’année 2026 est maintenant terminée, bien que le sud de la France connaisse encore des températures qui avoisinent les 40°C. Ce répit est fort apprécié et il faut en profiter car l’avenir reste inquiétant.

Comme je l’ai indiqué précédemment, les agences météorologiques européennes annoncent un nouveau coup de chaud qui devrait débuter vers le 3 ou le 4 août. Météo-France se contente d’indiquer que la semaine du 20 au 27 juillet sera chaude sans excès, mais ne va pas plus loin dans ses prévisions.

Si l’année 2025 se classait au 4ᵉ rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en France depuis le début des mesures en 1900, derrière 2022, 2023 et 2020 et devant 2024, il ne fait guère doute que 2026 occupera le haut du tableau, d’autant plus que le phénomène de réchauffement El Niño devrait s’accentuer dans les prochains mois.

Une 4ème canicule est donc dans les tuyaux en France pour le mois d’août. Les experts météo prévoient un retour de l’anticyclone sur l’Europe occidentale et l’Europe du nord pour la semaine du 2 au 9 août. Dans le même temps, l’arrivée d’un flux de sud permettrait à une masse d’air subsaharienne d’amener de l’air chaud vers la France.

Nous n’en avons donc pas fini avec les températures trop élevées et la sécheresse des sols qui fragilisent la végétation, réduisent le niveau des cours d’eau, intensifient les îlots de chaleur urbains et dégradent la qualité de l’air. À noter qu’aucune chute de pluie significative n’est prévue pour la fin du mois de juillet

Avec cette succession de vagues de chaleur à répétition, chaque canicule rend la suivante plus intense et difficile à supporter., ce qui rend la situation particulièrement préoccupante. Les quelques phases de répit entre les canicules ne permettent pas à la Nature et aux humains de récupérer.

L’anomalie thermique sur le sud de l’Europe le 17 juillet 2026

La Mer reste beaucoup trop chaude // The Sea remains far too warm

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (09 juillet 2026) – 428 ppm en juillet 2025            

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Le dernier bulletin semestriel du service européen Copernicus nous apprend qu’avec une température record de 21,0 °C de la surface de la mer à l’échelle mondiale, le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais observé, dépassant les records de juin 2023 et 2024 (environ 20,9 °C).. Le premier semestre 2026 a été marqué par des températures de surface de la mer constamment élevées et par des vagues de chaleur marines généralisées sur une grande partie de nos océans.

À l’échelle mondiale (entre les latitudes 60° S et 60° N), le premier semestre 2026 a été le deuxième plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de surface de la mer d’environ 20,94 °C, soit une valeur légèrement inférieure au record établi en 2024 (environ 21,04 °C). Les vagues de chaleur marines se sont étendues de manière constante au cours de ces six mois. À la fin du mois de juin, environ 82 % de l’ensemble des océans connaissaient des conditions de vagues de chaleur marines d’intensités variables. Les zones critiques majeures ont été observées dans le Pacifique tropical et subtropical, au large des côtes chiliennes et californiennes, dans la partie subtropicale de l’Atlantique Nord et dans les eaux situées à l’ouest de l’Europe. Certaines zones ont atteint des niveaux records ou proches des records.

La mer Méditerranée a connu une persistance de conditions inhabituellement chaudes. La température moyenne de surface de la mer entre janvier et juin a atteint 18,07 °C, faisant du premier semestre 2026 le troisième plus chaud jamais enregistré, derrière 2024 et 2025. Environ 80 % de la Méditerranée a connu des vagues de chaleur marine fortes, sévères ou extrêmes entre janvier et juin. Les épisodes les plus persistants se sont produits en Méditerranée occidentale.
En juin 2026, la température de surface de la Méditerranée a atteint une moyenne record de 24,3 °C, ce qui en fait le mois de juin le plus chaud jamais enregistré, dépassant les précédents records de 23,94 ± 0,44 °C (établi en 2003) et de 23,95 ± 0,40 °C (en 2025).

L’Atlantique Nord (0° – 60° N) a également connu des conditions exceptionnelles tout au long du premier semestre 2026. À l’échelle régionale, les températures de surface de la mer ont atteint des valeurs record dans la partie subtropicale de l’Atlantique Nord. Des records semblables ont été observés le long de certaines parties de la côte atlantique européenne. Un tiers de l’Atlantique Nord a été touché par des vagues de chaleur marine fortes, sévères ou extrêmes. Les épisodes les plus intenses et les plus persistants se sont développés dans le bassin central et dans les eaux situées à l’ouest de l’Europe.

Le Pacifique tropical (30° S – 30° N) a constitué un autre point chaud majeur au cours du premier semestre 2026. Les températures moyennes de surface de la mer, de janvier à juin 2026, ont égalé le record de 2016 (26,91 °C). Le réchauffement le plus intense et le plus persistant a été observé dans le Pacifique équatorial occidental et au large du Pérou et de la Californie.

Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré dans le Pacifique tropical, avec une température moyenne de surface de la mer de 27,26 °C, dépassant le précédent record de 26,90 °C établi en 2023.

Ces conditions exceptionnellement chaudes concordent avec l’apparition d’El Niño (voir ma note précédente) qui contribue généralement à des températures supérieures à la moyenne dans certaines zones du Pacifique tropical tout en influençant les conditions météorologiques et océaniques à l’échelle mondiale.
Source : Copernicus.

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The latest Copernicus Marine mid-year bulletin informs the public that record global sea surface temperatures of 21.0°C made June 2026 the warmest June ever observed. The first six months of 2026 were characterized by persistently elevated sea-surface temperatures and widespread marine heatwaves across much of the global ocean.

Globally (60° S – 60°N), the first half of 2026 was the second warmest on record, with an average sea-surface temperature of approximately 20.94°C, slightly below the record set in 2024 (at around 21.04°C). Marine heatwaves expanded steadily throughout the six-month period. By the end of June, approximately 82% of the global ocean experienced marine heatwave conditions of varying intensity. The most persistent hotspots were observed across the tropical and subtropical Pacific, the upwelling regions off the Chilean and Californian coast, the subtropical part of the North Atlantic and the waters west of Europe. Some areas reached record or near-record conditions.

The Mediterranean Sea continued its run of unusually warm conditions. Average sea-surface temperature during January-June reached 18.07°C, making the first half of 2026 the third warmest on record, behind only 2024 and 2025. Around 80% of the Mediterranean experienced strong, severe or extreme marine heatwave condition between January and June, with the most persistent events occurring in the western Mediterranean.

In June 2026, global sea surface temperatures reached a record average of 24.3°, making it the warmest June on record and breaking the previous benchmark of 23.94±0.44°C  set in 2003 and and 23.95 ±0.40°C in 2025.

The North Atlantic (0° – 60°N) also experienced exceptional conditions throughout the first half of 2026. Regionally sea-surface temperatures reached record values in the subtropical part of the North Atlantic. Similar record-high conditions were observed along parts of the European Atlantic coastline. A third of the North Atlantic was affected by strong, severe or extreme marine heatwaves.The strongest and most persistent events developed across the central basin and the waters west of Europe.

The tropical Pacific (30°S – 30°N) remained another major hotspot during the first half of 2026. Mean Sea-surface temperatures from January to June 2026 matched the 2016 record (26,91°C). The strongest and most persistent warming was observed in the western equatorial Pacific and the regions off Peru and California.

June 2026 marked the warmest June ever recorded in the tropical Pacific, with an average sea surface temperature of 27.26°C, surpassing the previous record of 26.90°C set in 2023.

These exceptionally warm conditions are consistent with the development of El Niño conditions, which typically contribute to above-average temperatures across parts of the tropical Pacific while influencing weather and ocean conditions around the world.

Source : Copernicus.