Les volcans sous surveillance aux Etats-Unis // Volcanoes to be monitored in the U.S.

Il y a un peu plus de 10 ans, l’U.S. Geological Survey (USGS) a entrepris une mise à jour systématique des données sur les 169 volcans jeunes et potentiellement actifs aux États-Unis, autrement dit ceux pour lesquels moins de 12 000 années se sont écoulées depuis la dernière éruption. L’objectif était de déterminer ceux qui représentaient le plus grand danger pour les populations et les infrastructures. Les données étaient basées sur le type spécifique et la fréquence des éruptions connues et susceptibles de se produire, la proximité des zones habitées ou des principales industries, des aéroports ou d’autres installations essentielles. Dans le même temps, il a été procédé à une évaluation des réseaux de surveillance existants et de l’instrumentation pour chaque volcan ; le but était de connaître leur capacité à détecter les signes d’activité et d’éruption.
Le résultat se trouve dans une publication qui a classé les 169 volcans en fonction de leur dangerosité – de niveau très haut à très bas. Les auteurs ont également fourni une liste des volcans les plus menaçants et qui seront prioritaires pour être dotés d’un équipement de surveillance supplémentaire. Le National Volcano Early Warning System (NVEWS), réseau national pour améliorer la surveillance des volcans américains, est la conséquence du travail entrepris par l’USGS..
À Hawaï, le Kilauea et le Mauna Loa sont considérés comme des volcans «à très haute menace». En conséquence, ce sont ceux sur lesquels l’USGS et le HVO ont concentré leur surveillance instrumentale et leurs études scientifiques. Même si ces deux volcans sont bien équipés en réseaux de surveillance, il reste des lacunes que les scientifiques tentent de combler.
Le Hualalai représente une «menace élevée» car ses éruptions sont beaucoup moins fréquentes (environ une éruption à quelques siècles d’intervalle). Le HVO dispose d’un seul sismomètre et d’un récepteur GPS sur le Hualalai, mais l’Observatoire est toujours en mesure de suivre l’activité sismique sur ce volcan grâce à la bonne couverture des volcans Mauna Kea et Mauna Kea qui se trouvent à proximité. En raison de la population importante qui pourrait être mise en danger lors d’une future éruption, le Hualalai est prioritaire pour l’installation d’équipements de surveillance supplémentaires.
Parmi les volcans à «menace modérée» on note le Mauna Kea sur la Grande Ile d’Hawaii et l’Haleakala sur Maui. Il y a quelques stations sismiques et un seul point de mesure GPS en temps réel sur le Mauna Kea, et un également sur l’Haleakala. Le HVO entreprend des mesures GPS sur l’Haleakala tous les cinq ans.
Le volcan sous-marin Lō’ihi ne fait pas partie du classement car il se trouve dans les profondeurs de l’océan et présente un risque extrêmement faible pour les personnes et les infrastructures. Les volcans sous-marins n’ont pas été pris en compte dans les analyses du NVEWS, en partie parce qu’on sait très peu de choses à leur sujet. [NDLR : On sait beaucoup plus de choses sur la surface de la planète Mars !!!]
En ce qui concerne les volcans situés sur la partie continentale des États-Unis, la plus grande menace concerne le Lassen Peak, la Long Valley Caldera et le Mont Shasta en Californie;  Crater Lake, le Mount Hood, Newberry et South Sister dans l’Oregon; le Mont Baker, Glacier Peak, le Mont Rainier et le Mont St. Helens dans l’Etat de Washington. L’Alaska compte cinq volcans très menaçants: Akutan, Augustine, Makushin, Redoubt et Mount Spurr. On peut obtenir plus d’informations sur chacun de ces volcans sur le site web du USGS Volcano Hazards Program: (volcanoes.usgs.gov/index.html)
Source: USGS / HVO.

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A little more than 10 years ago, the U.S. Geological Survey (USGS) undertook a systematic review of the 169 young and potentially active volcanoes of the United States, with less than about 12,000 years since the last eruption. The aim was to determine which ones posed the greatest danger to people and infrastructure. Assignments were based on the specific type and frequency of known and expected eruptions; proximity to population centres or key industries, airports, or other critical facilities; and other factors. At the same time, existing monitoring networks and instrumenation for each volcano were evaluated for their adequacy to help detect signs of unrest and eruption.

The result was a publication that ranked all 169 volcanoes by their threat level—from very high to very low. The authors also listed the volcanoes that were ranked most threatening and needed to be prioritized for additional monitoring equipment. An outgrowth of this was the National Volcano Early Warning System (NVEWS), a proposed national plan to improve monitoring at U.S. volcanoes.

In Hawaii, Kīlauea and Mauna Loa are considered “very high threat” volcanoes. Accordingly, they are the volcanoes on which the USGS and HVO have focused instrumental monitoring and scientific studies. While the monitoring networks on these two volcanoes are quite extensive, there are gaps in coverage that scientists are attempting to fill.

Hualālai Volcano is considered “high threat” based on its much less frequent eruptions (at a rate of one eruption every few hundred years). HVO maintains a single seismometer and GPS receiver atop Hualālai, but the Observatory is still able to track earthquakes at this volcano because of good station coverage on the adjacent Mauna Loa and Mauna Kea volcanoes. Because of the number of residents who could be in harm’s way during a future eruption, Hualālai is considered a high priority for additional monitoring instrumentation.

“Moderate threat” volcanoes include both Mauna Kea on Hawaii Big Island and Haleakalā on Maui. There are scattered seismic stations and a single real-time GPS site on Mauna Kea, and one of each on Haleakalā. HVO also completes a GPS campaign survey of Haleakalā every five years.

Lō’ihi is not ranked, because it is a deep submarine volcano that poses an extremely low risk to people and infrastructure. Submarine volcanoes were not considered in the NVEWS analyses, in part because so little is known about them.

As far as U.S. mainland volcanoes are concerned, the high threat lies with Lassen Peak, Long Valley Caldera, and Mount Shasta in California; Crater Lake, Mount Hood, Newberry, and South Sister in Oregon; and Mount Baker, Glacier Peak, Mount Rainier, and Mount St. Helens in Washington. Alaska has five very high threat volcanoes: Akutan, Augustine, Makushin, Redoubt, and Mount Spurr. One can get more information about each of these volcanoes through the USGS Volcano Hazards Program website: (volcanoes.usgs.gov/index.html).

Source: USGS / HVO.

Mauna Loa & Mauna Kea, points culminants de la Grande Ile d’Hawaii

(Photo: C. Grandpey)

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Quelques nouvelles du Kilauea (Hawaii) // Some news of Kilauea Volcano (Hawaii)

L’éruption du Kilauea continue, au sommet et au niveau du Pu’uO’o sur l’East Rift Zone. Malheureusement pour ceux qui visitent actuellement la Grande Ile d’Hawaii, l’activité est assez faible.
Au sommet, le niveau de la lave dans l’Halema’uma’u se trouve à 30-35 mètres sous la lèvre de l’Overlook Crater. Il est bon de rappeler à tous les visiteurs que l’accès au cratère est interdit. La meilleure vue – et l’un des rares lieux autorisés – est obtenue depuis la terrasse du Musée Jaggar.
La situation est stable dans le cratère du Pu’uO’o, avec un petit lac de lave dans la partie ouest du cratère. Ici encore, les visiteurs ne sont pas autorisés à ce site. Les pilotes d’hélicoptères transportant des touristes informent souvent les rangers de la présence de personnes dans la zone interdite.

La lave arrive de manière intermittente sur le site de Kamokuna. Un jour, elle pénètre dans l’océan tandis que le lendemain, le delta de lave est inactif. C’est ce qui s’est passé entre la fin d’octobre et le 11 novembre. De petites coulées éphémères sont toujours observées sur le pali et la plaine côtière mais l’activité est globalement faible.
Source: HVO.

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Kilauea Volcano continues to erupt at its summit and from the Pu’uO’o vent on its East Rift Zone. Unfortunately for the people who currently visit Hawaii Big Island, activity is quite low.

At the summit, the level of lava within Halema’uma’u crater lies 30-35 metres beneath the crater rim. It is necessary to remind all visitors that access to the crater is forbidden. The best viewing and authorised place is the terrace of the Jaggar Museum.
The situation is stable at Pu’uO’o, with a small lava lake in the western part of the crater. Here again, visitors are not allowed to visit the crater. The pilots of helicopters carrying tourists often inform the rangers about the presence of people in the unauthorized area.

Lava arrives in an intermittent way at the Kamokuna entry. One day sees it flowing into the ocean while the next day the lava delta is inactive. This was what happened late in October and until November 11th. Small lava breakouts are still observed on the pali and the coastal flat but activity is globally low.

Source: HVO.

L’entrée de lave de Kamokuna était au point mort le 10 novembre mais avait repris un peu de vigueur le 11 (Crédit photo: HVO)

Parcs nationaux trop bruyants aux Etats Unis // Too noisy national parks in the U.S.

Les habitants d’Hawaï en ont assez d’entendre le bruit des hélicoptères qui conduisent les touristes au-dessus des coulées de lave. Ils ont décidé de poursuivre en justice la Federal Aviation Administration (FAA) – l’équivalent de notre Aviation Civile – pour l’obliger à prendre des mesures à l’encontre des hélicoptères qui bourdonnent au-dessus de leurs localités et d’autres parcs nationaux aux États-Unis. Il est demandé au tribunal d’ordonner à la FAA de prévoir dans un délai de deux ans soit des plans de visites pour les hélicoptères, soit des accords régissant ces visites aériennes pour sept parcs nationaux. Il est rappelé à la FAA que la loi de 2000 relative à la gestion de la circulation aérienne dans les parcs nationaux exigeait que l’Administration élabore un plan de transport aérien ou développe des accords volontaires avec les voyagistes gérant ce même transport aérien.
Les habitants d’Hawaii se plaignent que le bruit des hélicoptères commence avant le petit-déjeuner et dure toute la journée, ce qui rend leur vie extrêmement pénible. Le Parc National des Volcans d’Hawaii a enregistré 15 489 vols aériens en 2016.
Les enquêtes ont révélé que le bruit des hélicoptères était audible dans 98% des zones sauvages du Parc National. De nombreux vols traversent les zones de nidification d’oiseaux indigènes en voie de disparition comme l’oie hawaïenne – la célèbre nene – et le faucon hawaïen. Les vols perturbent également les exécutants de hula qui viennent au bord du cratère du Kilauea pour chanter, danser et faire des offrandes. Les hélicoptères dérangent aussi les Hawaïens de souche, qui, fidèles à une tradition, demandent la permission d’entrer dans la forêt. Le silence est considéré comme une réponse positive à leur requête, tandis que le bruit des hélicoptères est interprété comme une désapprobation.
Les vols sont également devenus plus fréquents dans d’autres parcs nationaux tels que le Parc National des Glaciers au Montana où les agences organisent de plus en plus de vols à l’attention des touristes pendant la période estivale.
En plus des volcans d’Hawaii et des glaciers du Montana, il est demandé la mis en place de plans de gestion du trafic aérien pour cinq autres parcs: le Parc National de l’Haleakala à Hawaï; Lake Mead National Recreation Area en Arizona et au Nevada, Muir Woods National Monument en Californie, Great Smoky Mountains National Park dans le Tennessee et le parc national de Bryce Canyon dans l’Utah.
Source: Presse hawaiienne.

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Hawaii residents are fed up with the noise of helicopters that fly tourists above the lava flows. They have sued the Federal Aviation Administration to force it to do something about tour helicopters buzzing their communities and other national parks around the U.S. The lawsuit asks the court to order the FAA to draft either air tour plans or voluntary agreements governing air tours for seven parks within two years. It reminds that the National Park Air Tour Management Act of 2000 required the FAA to prepare an air tour plan, or develop voluntary agreements with air tour operators.

Hawaii residents complain that the helicopter noise starts before they eat breakfast and lasts all day, making their lives miserable. Hawaii Volcanoes National Park recorded 15,489 air tour flights in 2016.

Surveys found helicopter noise was audible in 98 percent of the wilderness areas of the Hawaii Volcanoes National Park. Many flights traverse nesting areas for endangered native birds like the Hawaiian goose and the Hawaiian hawk. The flights also disrupt hula performers who come to the edge of Kilauea volcano’s summit crater to chant, dance and make offerings. They disturb native Hawaiians, who in following traditional protocol ask permission when they enter the forest. The sounds of silence are considered a positive response to such a request; helicopter noise is interpreted as disapproval.

Flights have also become more frequent in other national parks such as Glacier National Park in Montana. Flight operators increasingly cater to tourists during the park’s busy summer season.

In addition to Hawaii Volcanoes and Glacier, air tour management plans or voluntary agreements are asked for five other parks: Haleakala National Park in Hawaii; Lake Mead National Recreation Area in Arizona and Nevada, Muir Woods National Monument in California, Great Smoky Mountains National Park in Tennessee and Bryce Canyon National Park in Utah.

Source : Presse hawaiienne.

Vue aérienne des coulées de lave à Hawaii

Parc National de l’Haleakala à Hawaii

Glacier National Park…où les glaciers sont en voie de disparition

Parc National de Bryce canyon, mon préféré!

(Photos: C. Grandpey)

 

Le Mauna Loa (Hawaii) confirme que nous ne savons pas prévoir une éruption volcanique // Mauna Loa (Hawaii) confirms that we cannot predict a volcanic eruption

Aujourd’hui, bien que les volcans soient dotés de toutes sortes d’instruments (sismomètres, tiltmètres, etc.), bien que des équipements de très haute technologie – en particulier à bord des satellites – soient mis à la disposition des observatoires,  nous ne sommes toujours pas en mesure de prévoir les éruptions volcaniques. Un article récent publié par les scientifiques de l’USGS sur le volcan Mauna Loa à Hawaï confirme cette affirmation.

Le 17 septembre 2015, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a fait passer le niveau d’alerte du Mauna Loa de « Normal » à « Advisory » et l’alerte aérienne à la couleur Jaune. Deux ans plus tard, le volcan conserve ces niveaux d’alerte. Que se passe-t-il sur le Mauna Loa ? La situation risque-t-elle d’évoluer? Les habitants peuvent-ils vivre tranquillement ou rester vigilants? Bien malin celui qui pourrait répondre à ces questions !
La hausse du niveau d’alerte en 2015 a été justifiée par plus d’un an d’inflation, signe que le magma remplissait lentement le réservoir peu profond sous le sommet du volcan et sous la partie supérieure du Rift Sud-Ouest. Il s’agissait d’un comportement inhabituel du volcan après plusieurs années de calme plat. Dans le même temps, le nombre de séismes superficiels sous le volcan était en hausse, reflétant les contraintes qui apparaissent lorsque le volcan se met en pression.
Depuis cette époque, l’inflation et la sismicité ont alterné hausse et baisse, mais sont restées au-dessus du niveau normal sur le long terme. En outre, des séismes mineurs (moins de M3) sous le Mauna Loa ont été détectés en plus grand nombre qu’avant l’éruption de 1984.
De 2013 à 2015, les séismes superficiels se sont concentrés dans des endroits identiques à ceux qui ont précédé les deux éruptions du Mauna Loa en 1975 et 1984. Toutefois, la libération d’énergie est restée relativement faible par rapport aux éruptions de ces deux années. Cette faible libération d’énergie était une indication qu’une éruption n’allait pas se produire avant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Aujourd’hui, l’énergie libérée par les séismes depuis 2013 correspond grosso modo aux quantités d’énergie libérées avant 1975 et avant 1984. Cela signifie-t-il qu’une éruption peut se produire dans les semaines ou les mois à venir? Probablement pas.
Si le Mauna Loa suit la même évolution qu’en 1975 et 1984 avant que le volcan entre en éruption, le HVO enregistrera un grand nombre de petits séismes sous le sommet pendant une période de plusieurs mois. Les scientifiques s’attendront à observer au moins une heure, ou des heures de tremor, signe ultime que le magma est en ascension vers la surface. Mais est-il certain que Mauna Loa suivra le même processus qu’en 1975 et 1984? On ne le sait pas.
On ne peut exclure la possibilité d’une éruption qui démarrerait plus rapidement qu’en 1975 et 1984. Il se pourrait aussi que l’activité observée actuellement cesse progressivement sans que le volcan entre en éruption, comme cela s’est produit en 2002 et 2004. Le HVO doit donc continuer à vivre dans l’incertitude quant à la date et au déroulement de la prochaine éruption du Mauna Loa. En attendant, l’Observatoire surveille attentivement le volcan et travaille avec les agences partenaires et les autorités locales pour se préparer à une prochaine éruption.
Depuis 1984, le HVO a mis à niveau et ajouté des instruments de surveillance, avec de nouveaux systèmes d’alarme pour informer rapidement le personnel de l’observatoire des changements qui pourraient indiquer qu’une éruption du Mauna Loa est imminente ou en cours.
S’agissant de la question, «Les habitants doivent-ils vivre tranquillement ou doivent-ils rester vigilants?» La réponse est «Soyez prêts». Il leur faut prévoir un plan d’urgence pour la famille et des fournitures d’urgence. Il faut que les gens sachent dans quelle zone du Mauna Loa ils habitent et se plient aux instructions concernant ladite zone.
Source: USGS / HVO.

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Today, even though volcanoes are well equipped with all kinds of instruments (seismometers, tiltmeters, and so on), even though we can now use high technology – especially on board satellites – we still are not able to predict volcanic eruptions. A recent article released by USGS scientists about Mauna Loa volcano in Hawaii confirms my affirmation.

On September 17th, 2015, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) upgraded the volcano alert level for Mauna Loa from Normal to Advisory and the Aviation Colour Code from Green to Yellow. Two years later, the volcano remains at Advisory/Yellow. What’s up with Mauna Loa, and is any change in sight? Should residents relax or stay vigilant?

The 2015 alert level upgrade followed more than a year of inflation as magma slowly filled shallow reservoirs beneath the summit and upper Southwest Rift Zone. This was new behaviour for the volcano following several years of no new magma input into the shallow plumbing system. At the same time, the rate of shallow, small earthquakes beneath the volcano was elevated, reflecting stresses that built as the volcano became pressurized.

Since then, rates of inflation and seismicity have waxed and waned, but have remained above the long-term background levels. In addition, more small magnitude (less than M3) earthquakes beneath Mauna Loa have been detected than at any time since the previous eruption in 1984.

From 2013 to 2015, shallow earthquakes clustered in locations similar to those that preceded Mauna Loa’s two most recent eruptions in 1975 and 1984. But, the cumulative energy release remained relatively low compared to the years before the 1975 and 1984 eruptions. That low energy release was one indication that an eruption was at least many months to years away.

But today, the cumulative energy release of earthquakes since 2013 has essentially matched the pre-1975 and pre-1984 energy releases. Does this mean an eruption could occur within weeks to months? Not likely.

If Mauna Loa follows the “script” of 1975 and 1984, before the volcano ramps up to an eruption, HVO would expect to see lots of small earthquakes occurring frequently beneath the summit over a period of months. Scientists would also expect at least an hour, or hours, of tremor as a final warning that magma is on its way to the surface. How certain is it that Mauna Loa will follow the script of 1975 and 1984? That’s the unknown.

We cannot discount the possibility that Mauna Loa will move from current conditions to eruption more quickly than it did in 1975 and 1984. It also remains possible that the current unrest will gradually cease without the volcano erupting, as it did during periods of unrest in 2002 and 2004. And so, we must continue to live with uncertainty about the timing and details of Mauna Loa’s next eruption. In the meantime, HVO is closely monitoring the volcano and working with partner agencies and communities to prepare for a future eruption response.

Since 1984, HVO has upgraded and added monitoring instrumentation, developing alarm systems to rapidly notify the staff of changes that might indicate that a Mauna Loa eruption is imminent or in progress.

Getting back to the question, “should residents relax or stay vigilant?” The answer is, “be prepared.” Develop a family emergency plan and review emergency supplies. Know where you live and work with respect to Mauna Loa hazard zones.

Source : USGS / HVO.

Le Mauna Loa vu depuis le Ka’u Desert

Coulées de lave sur le versant sud-ouest du Mauna Loa

Système d’alerte sur le Mauna Loa

(Photos: C. Grandpey)

 

L’esprit d’innovation en volcanologie // Volcanology requires an innovative spirit

Tous les volcanologues savent qu’il faut être inventif lorsque l’on travaille sur le terrain. Je me souviens de l’ »autocuiseur » mis au point par le regretté François Le Guern pour prélever et analyser des gaz sur l’Etna. Personnellement, j’ai conçu une gaine de cuivre spéciale pour protéger la sonde de mon thermomètre lors des mesures de températures au milieu de gaz agressifs sur l’île de Vulcano en Sicile.
Un article écrit par des scientifiques de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) explique qu’ils continuent une longue tradition d’innovation – débutée avec la naissance du HVO en 1912 – en ce qui concerne les outils utilisés pour surveiller l’activité des volcans de l’archipel. Les géologues créent continuellement des équipements et des méthodes afin de s’adapter aux conditions changeantes et profiter des nouvelles technologies.
Par exemple, une innovation récente a été motivée par un tiltmètre défectueux logé à l’intérieur d’un trou de forage sur le flanc ouest du Mauna Loa. Le tiltmètre, qui a été installé il y a 17 ans, fonctionnait parfaitement jusqu’au jour où il a rendu l’âme. Il fait partie d’un réseau d’instruments logés en profondeur sur le Mauna Loa, avec des sismomètres, des tiltmètres et des jauges de contraintes. Ces instruments extrêmement sensibles sont logés dans des trous de forage de plus de 15 mètres de profondeur pour les protéger des effets de la température, des précipitations et des fluctuations de la pression atmosphérique susceptibles de causer des signaux parasites.
Le tiltmètre proprement dit est un tube en métal d’un mètre de long et 5 centimètres de diamètre qui contient des capteurs électrolytiques de précision capables de détecter les moindres variations d’inclinaison dans deux directions perpendiculaires. Il peut mesurer des inclinaisons inférieures à un microradian, ce qui est à peu près  la pente créée en mettant une pièce d’un centime d’euro sous l’extrémité d’une tige d’un kilomètre de long!
La difficulté consiste à faire descendre ce tube à une quinzaine de mètres dans un trou de 10 centimètres de diamètre avec un tas de câbles qui serpentent déjà à l’intérieur. Il faut positionner le tiltmètre de telle manière qu’il reste debout sans reposer sur aucun de ces câbles, ni sur les côtés du trou pendant que l’on verse du sable pour le maintenir en place. Qui plus est, il faut orienter le tiltmètre pour que ses capteurs soient alignés dans le sens nord-sud et est-ouest. Tout cela demande une bonne dose de technique !

Le HVO a trouvé une solution pour faciliter ce travail complexe. Il s’agit d’un logiciel de conception assistée par ordinateur (CAO) qui a permis de concevoir une gaine qui entoure le tiltmètre tout en mettant à l’écart tous les câbles pendant que l’instrument est descendu dans le trou de forage. Cette gaine a été fabriquée à l’aide d’une imprimante 3-D qui a déposé, l’une après l’autre, plusieurs couches de thermoplastique pour réaliser un objet solide adapté à la tâche à effectuer.

Un autre appareil spécialement conçu, équipé d’une lumière et d’une caméra vidéo, maintient le tiltmètre et donne une vue en temps réel de la descente du tiltmètre à l’intérieur du trou de forage jusqu’à son positionnement final. L’installation a été couronnée de succès et le nouveau tiltmètre enregistre fidèlement les mouvements du sol sur le flanc ouest du Mauna Loa. Ces données sont envoyées au HVO via des liens radio afin que l’observatoire les reçoive en moins d’une minute. La finalité est que ce multimètre puisse alerter le plus tôt possible l’observatoire en cas d’ascension rapide du magma vers la surface, ce qui annoncerait une éruption imminente du Mauna Loa.
Source: USGS / HVO.

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All volcanologists know they have to be inventive when they are working on the field. I can remember the late François Le Guern “pressure cooker” to collect gases on Mt Etna. Personally, I devised a special copper sheath to protect the probe of my thermometer to measure temperatures on the island of Vulcano, amidst aggressive gases.

A weekly article written by scientists at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains that they have a long tradition of innovation when it comes to the tools that they use to monitor the status and activity of volcanoes. The tradition that started with HVO’s birth in 1912 continues to this day, with geologists continually adapting and creating equipment and methods in response to changing conditions and to take advantage of new technologies.

For example, a recent innovation was caused by a malfunctioning tiltmeter in a deep borehole on the west flank of Mauna Loa Volcano. The tiltmeter, which was originally installed 17 years ago, was fully operational before giving up. This instrument is part of a network of several deep sites on Mauna Loa that include seismometers, tiltmeters and strainmeters. These extremely sensitive instruments are housed in boreholes more than 15 metres deep to help isolate them from the effects of temperature, rainfall, and atmospheric pressure fluctuations, all of which can cause spurious signals.

The tiltmeter itself is a metal tube, one metre long and 5 centimetres in diameter, which contains precision electrolytic sensors that detect tiny tilt variations in two perpendicular directions. It can measure tilts smaller than one microradian, which is about the same as the slope created by putting a one-cent coin under one end of a board that is one kilometre long!

The difficulty lies with lowering that tube about 15 metres into a 10-centimetre diameter hole that also has a bunch of cables snaking up through it. You also have to position the tiltmeter so that it stays upright and does not rest on any of those cables or the sides of the hole while you pour sand to keep it in place. At that, you must orient the tiltmeter so that its sensors are aligned to north-south and east-west directions. This demands good engineering.

The solution HVO’s technical crew adopted was to use computer assisted drawing (CAD) software to design a specialized jig that sits around the tiltmeter and gently channels all the cables out of the way while the instrument is lowered into the borehole. The jig was manufactured using a 3-D printer, which put down layer after layer of thermoplastic to build a solid object with customized specifications.

Another specially built apparatus holds the jig, the tiltmeter, a light, and a video camera that provides a real-time view of the tiltmeter’s descent as it is lowered into the borehole and positioned at the bottom. The installation was successful, and the new tiltmeter is now faithfully recording ground tilt on the west flank of Mauna Loa. These data are sent back to HVO via radio links so that the observatory receives them in less than a minute. The finality is that this tiltmeter helps provide the earliest possible warning of rapid magma movement toward the surface, which would signal an impending Mauna Loa eruption.

Source: USGS / HVO.

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

 

Hawaii anticipe la montée des océans // Hawaii anticipates sea level rise

Avec le changement et le réchauffement climatiques, on s’attend à ce que le niveau des océans augmente à cause de la fonte des calottes polaires et des glaciers. Certains pays prennent déjà des mesures pour faire face au problème.
À Hawaï, le Department of Land and Natural Resources (DLNR) – Département des Ressources Naturelles et Terrestres – tiendra sa quatrième réunion d’information à l’attention du public le jeudi 17 août 2017. Elle aura pour thème la vulnérabilité et l’adaptation au niveau de la mer. Elle fait partie d’une série de réunions publiques dans l’ensemble de l’Etat d’Hawaii avec pour finalité d’éduquer les gens sur les conséquences de l’élévation du niveau de la mer. Un autre but est de recueillir des commentaires et points de vue sur les principaux problèmes et les principales préoccupations concernant la préparation et l’adaptation. La première réunion s’est déroulée sur l’île d’O’ahu en juin 2016, une deuxième en janvier sur Kaua’i, une troisième en mars sur Maui, et la cinquième est prévue à Kona le 22 août 2017.
Le DLNR fait remarquer que «le changement climatique risque d’avoir un impact profond sur notre bien-être et notre mode de vie. En particulier, la hausse du niveau de la mer augmentera le risque d’érosion et d’inondations côtières, avec une menace pour les localités côtières et les ressources naturelles concentrées le long des points bas. Nous sommes en train d’élaborer un rapport de vulnérabilité et d’adaptation au niveau de la mer (Rapport SLR) qui doit être rédigé en vue de l’Assemblée législative de l’État d’Hawaii en 2018 ; nous désirons solliciter les avis des habitants de nos communautés insulaires pour nous aider à confectionner le rapport. »
Source: Hawaii 24/7.

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With climate change and global warming, the level of the oceans is expected to rise because of the melting of polar ice sheets and glaciers. Some countries are already taking measures to to face the problem.

In Hawaii, the Department of Land and Natural Resources (DLNR) will be holding its fourth public information meeting on sea level rise vulnerability and adaptation on Thursday, August 17th, 2017. This meeting is one of a series of public information meetings being held statewide to educate people about the impacts of sea level rise and to gather comments and input about key issues and concerns regarding preparedness and adaptation. The first meeting was held on O‘ahu in June 2016, a second one in January on Kaua‘i, a third one in March on Maui, and fifth one is planned for Kona on August 22nd, 2017.

DLNR indicates that “climate change has the potential to profoundly impact our wellbeing and way of life. In particular, rising sea levels will increase the occurrence and severity of coastal erosion and flooding, threatening coastal communities and natural resources concentrated along low-lying shores. We are in the process of developing a Sea Level Rise Vulnerability and Adaptation Report (SLR Report) that is to be submitted in anticipation of the 2018 Hawaii State Legislature, and we are interested in soliciting input from our island communities to help us complete the report.”

Source: Hawaii 24/7.

Déjà soumises à l’assaut des vagues du Pacifique, les côtes hawaiiennes risquent de subir une forte érosion avec la montée des eaux de l’océan. (Photo: C. Grandpey)

Hawaii : Nouvelles plaques minéralogiques // New license plates

Aux États-Unis, les plaques d’immatriculation sont censées montrer les principales caractéristiques des états. Par exemple, on peut voir un ours sur les plaques de l’Alaska et Delicate Arch (Parc National des Arches) sur celles de l’Utah. Jusqu’à présent, tout le monde savait que Hawaii était « Aloha State», ce qui garantissait un accueil chaleureux dans ces îles du Pacifique.
Deux nouvelles plaques minéralogiques viennent d’être conçues pour « marquer le début d’un nouveau siècle » pour les parcs de Maui et Big Island. Les habitants de ces deux îles sont invités à montrer leur fierté et leur soutien à leurs parcs nationaux en changeant leurs anciennes plaques.
Les nouvelles plaques d’immatriculation arborent des vues volcaniques, des espèces indigènes rares et l’année 1916, date de création des parcs. La plaque du Parc National des Volcans d’Hawaï présente le volcan Kilauea en éruption en 1983, avec une fontaine de lave jaillissant dans le ciel,  tandis que la plaque symbolisant le Parc National de l’Haleakala met en vedette la  bernache néné, le sabre d’argent, ainsi qu’un magnifique lever du soleil.
En plus d’une volonté de sensibilisation de la population à ces deux anciens parcs nationaux, les nouvelles plaques d’immatriculation permettront de recueillir des fonds pour soutenir des projets. Pour chaque plaque, 18 dollars seront affectés à des projets de protection des ressources naturelles  et à des initiatives pédagogiques, comme les programmes culturels sur les espèces en voie de disparition ou invasives ou encore la restauration forestière.
Source: Journaux hawaïens.

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In the U.S., license plates are supposed to show the main features of the states. For instance, one can see a bear on Alaska’s plates and Delicate Arch of the Arches National Park on Utah’s plates. Up to now, everybody knew that Hawaii was the “Aloha State”, which includes a warm welcome to the Pacific islands.

Now, two new license plates have been designed to “mark the start of a new century” for the Maui and Big Island parks. Residents of both islands are encouraged to show their pride and support for their national parks by switching out their old plates.

The new license plates are emblazoned with volcanic views, rare native species and the parks’ establishment date, 1916. The Hawaii Volcanoes National Park plate features its most iconic image, Kilauea Volcano erupting, shooting lava into the sky, in 1983, while the Haleakala National Park plate showcases Hawaii’s state bird, the nene, rare silversword and gorgeous sunrise.

In addition to bringing awareness to two of the oldest national parks, the new plates also help raise funds to support projects. From each plate, $18 is earmarked for Haleakala and Hawaii Volcanoes resource protection and education projects, such as cultural, endangered species, forest restoration, and invasive species programs the park offers the community.

Source : Hawaiian newspapers.

Source: West Hawaii Today