Hausse du niveau d’alerte du Mont Zao (Japon) // The alert level has been raised on Mount Zao (Japan)

L’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a fait passer le niveau d’alerte de 1 à 2 sur le Mont Zao le 30 janvier 2018, exactement une semaine après qu’une éruption du volcan Moto-Shirane ait tué un homme, blessé près d’une douzaine d’autres personnes et bloqué des skieurs pendant plusieurs heures.
Le Mont Zao fait partie d’un complexe volcanique à la limite des préfectures de Yamagata et de Miyagi. Le point culminant est de 1 841 mètres.
Le niveau d’alerte actuel signifie que les gens doivent éviter de s’approcher du cratère. La JMA précise qu’il y a possibilité d’une éruption mineure car un certain nombre de petits mouvements du sol ont été détectés, ainsi qu’un léger gonflement du sol dans une zone.
Selon l’Agence, une activité sismique provoquée par des mouvements de fluides hydrothermaux et de gaz sous le volcan a été observée pendant 31 minutes à partir de 14h18. le 30 janvier. Cette activité était plus intense que celle enregistrée dimanche et mardi matin en début de matinée. Les autorités locales de Yamagata ont émis un avis d’évacuation pour les zones autour du cratère et ont également conseillé à une station de ski située à proximité de rester en alerte.
L’annonce a été faite une semaine après la mort d’un membre des Forces d’autodéfense japonaises lors d’une éruption soudaine du Mont Moto-Shirane. Entre l’éruption et le 26 janvier, un peu plus de 20 000 personnes ont annulé des réservations de chambres à Kusatsu.
Comme sur le Moto-Shirane, une station de sports d’hiver très populaire se trouve sur les pentes du Mont Zao ; elle est connue pour ses «monstres de neige» qui sont façonnés par la vapeur d’eau qui gèle sur les arbres en hiver. Ses pentes regorgent de skieurs en hiver et de randonneurs pendant les autres saisons.
En septembre 2014, 63 personnes ont été tuées sur le Mont Ontake lors de la pire catastrophe volcanique au Japon en près de 90 ans.
Source: The Japan Times.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level from 1 to 2 on Mount Zao on Tuesday, January 30th 2018 exactly a week after a dramatic eruption at Mount Moto-Shirane  killed one man, injured nearly a dozen others and stranded scores of skiers for several hours.

Mount Zao is one of a cluster of volcanoes on the border of Yamagata and Miyagi prefectures whose highest point is 1,841 metres.

The current alert level means people should avoid going near the crater. JMA says there is a possibility of a small-scale eruption as a number of small earth movements were detected, along with a slight bulging of the ground in one area.

According to the Agency, volcanic tremors, caused by movements of hot subterranean water and volcanic gas, were observed over a period of 31 minutes from 2:18 p.m. on Tuesday and were larger than those recorded on Sunday and early Tuesday morning. The Yamagata Municipal Government has issued an evacuation advisory for the areas around the crater and also advised a nearby ski resort to stay on alert.

The announcement came a week after a member of Japan’s Self-Defense Forces was killed during a sudden eruption of Mount Moto-Shirane at a mountain resort in Gunma Prefecture. Between the eruption and January 26th, a little more than 20,000 people cancelled room reservations in Kusatsu.

Zao, like Moto-Shirane, is a popular resort area famed for its so called “snow monsters” that are created by water vapour freezing on trees in winter. Its slopes are packed with skiers in winter and hikers in other seasons.

In September 2014, 63 people were killed on Mount Ontake in the country’s worst volcanic disaster in nearly 90 years.

Source: The Japan Times.

Vue du cratère du Mont Zao (Source: JMA)

Un No Man’s Land autour du Mayon (Philippines)? // A No Man’s Land around Mayon Volcano (Philippines)?

Le chef de la Protection Civile philippine a suggéré que la zone de danger permanent autour du Mayon soit transformés en «no man’s land» définitif pour éviter d’évacuer des milliers d’habitants chaque fois que le volcan entre en éruption. En outre, alors que des milliers de personnes ont été évacuées de la zone de danger, de nombreux villageois viennent en cachette vérifier que tout va bien dans leurs maisons ou leurs fermes. De plus, la police et l’armée doivent intervenir pour empêcher des touristes de s’approcher du Mayon.
Le président philippin, Rodrigo Duterte, a approuvé l’idée de créer un «no man’s land» permanent autour du Mayon. Il a toutefois fait remarquer que le gouvernement devrait probablement exproprier des propriétaires privés et qu’une telle mesure pourrait engendrer « un nouveau problème social ».
La proposition est difficile à mettre en oeuvre car des milliers de villageois aux ressources très modestes se sont installés au fil des ans à l’intérieur de la zone officielle de danger permanent de 6 kilomètres de rayon autour du volcan, où ils ont survécu pendant des générations.
Lorsque l’activité du Mayon s’est intensifiée ce mois-ci, les autorités ont agrandi la zone de danger et, de ce fait, obligé des milliers d’autres personnes à aller s’installer dans des dizaines de centres d’hébergement d’urgence où une baisse des aides commence à se faire cruellement sentir.

Il y a quinze jours, les autorités d’Albay ont décrété l’état de catastrophe naturelle pour la province qui regroupe plus de 1,3 million de personnes. Cela a permis de débloquer plus rapidement des fonds de secours.

En tout, plus de 80 000 villageois ont fui vers des écoles transformées en abris d’urgence, et où on observe un manque de toilettes et d’autres problèmes de promiscuité.
Un parc national pourrait être créé au pied du Mayon. Des arbres pourraient y être plantés. Ils joueraient le rôle de tampon pour arrêter les inondations et les lahars dévastateurs qui menacent de recouvrir des villes et des villages. Le premier travail des autorités locales sera de trouver une solution pour les personnes qui travaillent dans la terre qu’elles possèdent et qui ont un titre de propriété à leur nom.
Sources: ABC News et The Seattle Times.

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The head of the Philippine Civil Defense has recommended that villages in the danger zone around erupting Mount Mayon be turned into a permanent « no man’s land » to avoid evacuating thousands of residents each time the volcano explodes. Besides, while thousands have evacuated areas around the volcano, many villagers have sneaked back in to check on their homes, farms and animals, and police and army troops have struggled to turn back tourists who want a closer view of Mayon.

Philippine President Rodrigo Duterte expressed support for the recommendation to create a permanent « no man’s land ». But he said the government may have to expropriate land from private owners and added that such a move could spark « a social problem again. »

The proposal is complicated given that thousands of impoverished villagers have settled through the years in a government-declared 6-kilometre permanent danger zone around Mayon, where they have survived on farming for generations.

As Mayon grew more restive this month, authorities expanded the danger zone to cover more communities and forced thousands more to swarm into dozens of emergency school shelters where provincial disaster funds were running low.

Albay officials declared the entire province of more than 1.3 million people under a state of calamity two weeks ago to allow faster releases of disaster funds. In all, more than 80,000 villagers have fled to dozens of schools turned into emergency shelters, where a lack of toilets and other problems with congestion have emerged.

A national park in Mayon’s shadow could be expanded around the base of the volcano where trees could grow partly as a buffer to stop volcanic floodwater and mudflows from devastating nearby towns and cities. The first thing that local authorities have to find out is what would be the solution for people who are there tilling the land which they own and is titled in their name.

Sources: ABC News & The Seattle Times.

Source: Wikipedia

La chaleur interne de la Terre accélère le glissement de la calotte glaciaire du Groenland // Heat from Earth’s interior accelerates the sliding of ice sheets in Greenland

Jusqu’à présent, l’amincissement de la calotte glaciaire du Groenland était attribué à la seule hausse des températures qui accompagne le réchauffement climatique actuel sur notre planète. De nouvelles recherches laissent supposer que la dissipation de la chaleur interne de la Terre est également responsable de l’accélération du glissement de la calotte glaciaire du Groenland vers la mer. La dernière étude, publiée dans la revue Scientific Reports, est la première à établir un lien entre cette perte de glace et la chaleur en provenance de l’intérieur de la Terre.
La recherche est le fruit d’un travail de dix ans sur le fjord Young Sund au Groenland. Pendant ces dix années, des scientifiques du Centre de Recherche Arctique, de l’Université d’Aarhus et de l’Institut des Ressources Naturelles du Groenland ont mesuré les températures et les niveaux de salinité dans le fjord. Leur étude a montré que l’eau du fjord, entre 200 et 330 mètres de profondeur, s’est graduellement réchauffée au cours de la dernière décennie.
Une analyse plus poussée a montré qu’une quantité importante de chaleur émanait de l’intérieur de la Terre et réchauffait lentement l’eau du fjord. Les scientifiques estiment à environ 100 milliwatts (mW) par mètre carré l’énergie transférée de l’intérieur de la Terre vers le fjord.
Les résultats montrent que des quantités similaires de chaleur ont atteint la base des glaciers de la région. Ce nouveau mécanisme de réchauffement crée une lubrification qui accélère la progression des glaciers vers la mer.
Selon les chercheurs, c’est l’action combinée de la température plus élevée de l’air et de la mer, les précipitations venues du ciel, la dynamique locale de la calotte glaciaire et la perte de chaleur de l’intérieur de la Terre qui entraîne la perte de masse de la calotte glaciaire du Groenland. Ils sont persuadés que la chaleur de l’intérieur de la Terre affecte le mouvement de la glace, et ils pensent qu’une infiltration de chaleur identique se produit en dessous d’une grande partie de la calotte glaciaire dans la partie nord-est du Groenland.
Il est difficile de mesurer le flux de chaleur sous les glaciers, mais les scientifiques espèrent que leurs dernières découvertes permettront une modélisation plus précise du mécanisme de réchauffement. Avec des mesures plus précises du flux de chaleur, les scientifiques pourront prédire avec plus de précision le devenir des calottes glaciaires du Groenland.
Vous trouverez plus de détails sur l’étude en cliquant sur ce lien:

https://www.nature.com/articles/s41598-018-19244-x

Source: Nature.com.

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Up to now, the thinning of Greenland’s icecap was attributed to rising temperatures that accompany the current global warming n Earth. New research suggests the dissipation of heat from Earth’s interior is also responsible for the acceleration of the seaward slide of Greenland’s ice sheets. The latest research, published in the journal Scientific Reports, is the first to link the ice loss with escaped heat from Earth’s interior.

The research was made possible by a decade-long survey of Greenland’s Young Sund fjord. For ten years, scientists with the Arctic Research Centre, Aarhus University and the Greenland Institute of Natural Resources measured temperatures and salinity levels in the fjord. Their survey showed deep-lying water in the fjord, between 200 and 330 metres deep, has gradually warmed over the last decade.

Further analysis showed a significant amount of heat is emanating from Earth’s interior, slowly warming the fjord’s water. Scientists estimated 100 milliwatts (mW) per square metre of energy was transferred from the Earth’s interior to the fjord.

The findings suggest similar amounts of heat were transferred to the bottoms of surrounding glaciers. This newly detailed warming mechanism creates lubrication, accelerating glacial descent.

According to the researchers, it is the combination of higher temperatures in the air and the sea, precipitation from above, local dynamics of the ice sheet and heat loss from the Earth’s interior that determines the mass loss from the Greenland ice sheet. They are persuaded that the heat from the Earth’s interior affects the movement of the ice, and they expect that a similar heat seepage takes place below a major part of the ice cap in the north-eastern corner of Greenland.

Measuring heat flux beneath glaciers is difficult, but scientists hope their latest findings will lead to more accurate modeling of the warming mechanism. With more accurate measurements of heat flux, scientists can more accurately predict the fate of Greenland’s ice sheets.

More details about the study can be found at this address: https://www.nature.com/articles/s41598-018-19244-x

Source : Nature.com.

Young Sund Fjord (Source : Arctic Science Partnership)