Prochaine éruption du Bosavi, volcan « éteint » de Papouasie-Nouvelle-Guinée? // Soon an eruption at « extinct » Bosavi Volcano (Papua-New-Guinea) ?

Le volcan Bosavi dans la province des Hautes Terres du Sud en Papouasie-Nouvelle-Guinée ne figure pas dans la base de données de la Smithsonian Institution. En effet, jusqu’à présent, il était considéré comme éteint. Cependant, le site web The Watchers nous informe aujourd’hui qu’il montre des signes d’éveil après le séisme de M 7,5 suivi de centaines de répliques qui a été enregistré à une cinquantaine de kilomètres au nord du volcan. .
Des témoins locaux disent avoir vu « de la fumée apparaître au sommet de la montagne » et qu’ils « n’avaient jamais considéré le mont Bosavi comme une montagne volcanique. »

Il se pourrait que le niveau du lac Kutubu situé à proximité se soit élevé dans le passé, ce qui aurait contraint les habitants des petites îles à aller vivre dans l’intérieur des terres, là où ils se trouvent actuellement.
La population locale demande au gouvernement d’envoyer rapidement une équipe scientifique pour surveiller la situation.
Le mont Bosavi est un stratovolcan tronqué qui a évolué d’un pôle basaltique vers un pôle andésitique. Il présente une caldeira d’érosion de 5 km de diamètre, élargie par la rivière Turama qui a emprunté une brèche étroite dans la partie SE de l’édifice. Un groupe de cônes, de cratères et de maars peut être observé dans les plaines au SO de Bosavi. Il n’y a pas trace d’éruption pendant l’Holocène.

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The Bosavi Volcano in Papua-New-Guinea’s Southern Highlands Province cannot be found in the database of the Smithsonian Institution. Until now, it was considered extinct. However, the website The Watchers informs us today that it is showing signs of awakening after this week’s M7.5 earthquake and hundreds of aftershocks that were recorded about 50 km to the north of the volcano. .

Local residents say they have seen “smoke building up at the top of the mountain” and that they “had never seen Mount Bosavi as a volcanic mountain.”

It is believed that nearby Lake Kutubu rose up in the past and that the people living on the small islands moved further back into the inland where they are now.

The local population is urging the government to quickly send a disaster emergency team to monitor the situation.

Mount Bosavi is a truncated basaltic to andesitic stratovolcano with a 5-km-wide erosion caldera enlarged by the Turama River through a narrow breach on the SE. A group of cones, craters and maars are scattered over the plains to the SW of Bosavi. There are no known Holocene eruptions from Bosavi.

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Nouvelle eruption du Kadovar (Papouasie-Nouvelle-Guinée) // New eruption of Kadovar Volcano (Papua-New-Guinea)

Selon plusieurs dépêches de presse, le Kadovar est de nouveau entré en éruption le 21 janvier 2018, avec des panaches de vapeur et de cendre. Des milliers de personnes ont déjà été évacuées des îles à proximité de l’île Kadovar depuis le premier épisode éruptif observé sur le volcan le 5 janvier 2018. Des vols ont été annulés en raison du risque posé par les panaches de cendre et il est conseillé aux navires de rester loin de l’île.
Les volcanologues avaient indiqué la semaine dernière que l’activité sismique sous le volcan annonçait une probable éruption majeure dans le court terme.

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According to several press reports, Kadovar Volcano erupted again on January 21st 2018, sending plumes of steam and ash into the air. Thousands of people have already been evacuated from islands surrounding Kadovar Island since the volcano there began erupting on January 5th 2018. Flights nearby have been cancelled due to the risk posed by ash plumes and ships were warned to stay away from the island.

Experts had warned last week that seismic activity beneath the volcano meant that a major eruption could be imminent.

Kadovar (Papouasie-Nouvelle-Guinée // Papua-New-Guinea)

Le volcan Kadovar en Papouasie-Nouvelle-Guinée n’est certainement pas le plus connu des volcans de la planète. Cependant, on peut lire sur le très intéressant site « The Watchers » (https://watchers.news/2018/01/06/dormant-kadovar-volcano-awakens-first-eruption-in-known-history-png/) que « plus de 500 personnes vivant sur l’île de Kadovar ont été évacuées suite à la première éruption historique du Kadovar. Ce volcan, en sommeil jusqu’à hier, fait partie des îles Schouten et se trouve au large de la Nouvelle-Guinée, à environ 25 km au nord de l’embouchure de la rivière Sepik. La dernière activité de ce volcan fut une période de phénomènes géothermaux en 1976. L’alerte aérienne a été élevée à la couleur Orange. Une grande partie de l’île est déjà couverte de lave. »
Le Kadovar est entré en éruption vers 12h00 (heure locale) le 5 janvier 2018. Les autorités ont envoyé des bateaux pour évacuer plus de 500 personnes vivant sur l’île.
Selon le VAAC de Darwin, le nuage de cendre atteignait une altitude de 2,1 km

Source: The Watchers.

Voici une petite vidéo de l’éruption:

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Kadovar Volcano in Papua New Guinea is not the best known of the Earth’s volcanoes. However, we can read on the very interesting website “The Watchers” (https://watchers.news/2018/01/06/dormant-kadovar-volcano-awakens-first-eruption-in-known-history-png/) that “more than 500 people living on Kadovar Island have been evacuated following the first eruption of Kadovar volcano in known history. This volcano, dormant until yesterday, is part of the Schouten Islands, and lies off the coast of New Guinea, about 25 km north of the mouth of the Sepik River. The latest activity at this volcano was a period of heightened thermal phenomena in 1976. The Aviation Colour Code for the volcano was raised to Orange. A large part of the island is already covered in lava ».

Kadovar started erupting around 12:00 (local time) on January 5th, 2018, prompting authorities to send out boats to evacuate more than 500 people living on Kadovar Island.

According to Darwin VAAC, the volcanic ash cloud was reaching an altitude of 2.1 km a.s.l.

Source: The Watchers.

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée // Papua-New-Guinea) : Intensification de l’activité et évacuations

L’Observatoire Volcanologique de Rabaul a informé la Protection Civile à Madang que le niveau d’alerte du Manam a été élevé à 3. Cela signifie que les habitants de l’île doivent être évacuées. L’activité volcanique a augmenté dimanche soir, avec des explosions et des émissions de cendre plus intenses.
Certains habitants de Manam sont retournés dans l’île après des conflits avec les propriétaires fonciers sur le continent. La plupart d’entre eux étaient originaires des villages de Baliau et de Dugulava. Les autorités locales ont commencé à transférer des femmes et des enfants vers le dispensaire Potsdam à Bogia.
Le volcan est entré en éruption vers 19 heures le 16 avril 2017 alors que les habitants de Manam étaient en train de dîner.
Source: The National.

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The Rabaul Volcanic Observatory has informed the Disaster Office officials in Madang that the alert level for Manam volcano has been raised to three. This means that people on the island have to be evacuated. Activity at the volcano increased on Sunday, with more explosions and ash emissions.
Some Manam people had moved back to the island after conflicts with landowners on the mainland. Most of them were from Baliau and Dugulava villages. Local authorities have begun moving women and children to the Potsdam Care Centre in Bogia.
The volcano started erupting at about 7 pm on April 16th 2017 while the Manam islanders were having dinner.

Source: The National.

Le Manam en 2017 (Crédit photo: NASA)

Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée): L’île de la misère // The island of misery

drapeau francaisCela fait 11 ans que les habitants de l’île de Manam attendent d’être relogés suite aux éruptions dévastatrices qui les ont fait fuir en 2004. Au mois de jillet de cette année, une nouvelle éruption a infligé encore plus de souffrances aux milliers de personnes qui étaient retournées sur l’île après avoir quitté des camps plus en sécurité sur le continent. Une nouvelle zone de relogement leur a été attribuée dans la région d’Andarum sur le continent, mais la situation est actuellement au point mort. En effet, un accord a bien été signé avec les propriétaires fonciers d’Andarum en 2013, mais il faut attendre qu’une loi de réinstallation soit adoptée par le Parlement avant que la terre puisse être définitivement acquise.
Plus de 100 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs habitations à l’intérieur de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) en raison de catastrophes naturelles et de guerres tribales. D’une manière générale, le risque de déplacement de la population pour des raisons climatiques et/ou géophysiques (séismes et volcans, par exemple) a augmenté de quelque 60 pour cent au cours des 40 dernières années. Les chiffres devraient être revus à la hausse car les changements démographiques (avec l’urbanisation) et les événements météorologiques extrêmes liés au changement climatique exposent de plus en plus les populations à des catastrophes. Il y a 44 volcans en PNG, qui menacent la vie de 250 000 personnes.
L’éruption du volcan Manam continue et les insulaires vivent dans des camps rudimentaires où règnent la pauvreté, le chômage et la faim alors que le pays est en proie à une grave sécheresse. Les gens sont confrontés à des pénuries d’eau et ils doivent faire des pieds et des mains auprès des populations locales pour obtenir les matériaux nécessaires à la construction de logements décents. La plupart des enfants ne vont pas à l’école. Il n’y a pas assez de terres dans les camps pour faire des cultures de subsistence. Cela signifie que de nombreuses familles ne peuvent pas payer la scolarité de leurs enfants et n’ont pas les moyens d’acheter de la nourriture alors que leurs jardins ravagés par la sécheresse ne parvienent pas à produire de légumes.
La lutte pour la survie conduit à des conflits avec les propriétaires fonciers locaux pour l’accès aux terres arables et à la nourriture. Cette situation a empiré car la population déplacée a presque doublé au cours de la dernière décennie et atteint maintenant le chiffre de 15 000. En PNG, la terre est principalement détenue par les particuliers et non par l’État. En conséquence, si le gouvernement veut réinstaller les personnes déplacées, il doit négocier avec les propriétaires fonciers, ce qui peut prendre beaucoup de temps.
Aujourd’hui, 60 000 hectares de terres à Andarum attendent d’être occupés par une nouvelle population, avec les services de base qui vont de pair. Ce sera une zone de réinstallation non seulement pour les habitants de Manam, mais aussi pour les personnes qui ont été déplacées dans d’autres régions de la province en raison du changement climatique et de l’élévation du niveau de la mer. Il est prévu de réinstaller les insulaires en plusieurs fois. Les jeunes auront la priorité, avec mission de travailler à la construction d’habitations et d’infrastructures.
Source: Reuters.

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drapeau-anglaisFor 11 years, the people of Manam Island have waited to be resettled after fleeing devastating eruptions in 2004. In July this year, another eruption inflicted more suffering on several thousand people who had returned to the island from displacement camps on the mainland. A new home has been found for the islanders in the remote area of Andarum on the mainland, but efforts to move them there have stalled. Indeed, an agreement had been signed with Andarum landowners in 2013, but a Manam Resettlement Act must be passed by parliament before the land can be purchased.
More than 100,000 people are internally displaced in Papua New Guinea (PNG) due to natural disasters and tribal warfare. Globally, the risk of displacement due to climate and geophysical hazards, including earthquakes and volcanoes, has increased by some 60 percent over the past 40 years. The numbers are expected to increase as demographic shifts, including urbanisation, and extreme weather events linked to climate change increase people’s exposure to catastrophes. There are 44 volcanoes in PNG, which threaten the lives of 250,000 people.
The Manam volcano continues to erupt and islanders are stranded in poorly equipped « care centres » where poverty, unemployment and now hunger prevail as the country is gripped by a severe drought. People are facing water shortages and fighting with the local people to get the materials to build proper shelter. Most of the children don’t go to school. There is not enough land in the camps to grow cash crops. That means many families cannot pay for their children’s schooling nor afford to buy food when their gardens, now parched by drought, fail to produce vegetables.
The struggle for survival has led to conflicts with local landowners over access to arable land and food. This situation has worsened as the displaced population has nearly doubled in the past decade to an estimated 15,000. In PNG, land is mostly owned by the people and not the state. Therefore, if the government wants to resettle displaced people it has to negotiate with the landowners, which can be a lengthy process.
Now 60,000 hectares of land is reserved in Andarum for a new community and basic services. This will be a provincial resettlement area for not only the Manam Islanders, but also people who have been displaced in other parts of the province due to climate change and sea-level rise. The plan is for islanders to be relocated in phases, with young people moved first and assigned to work on building dwellings and infrastructure.
Source: Reuters.

Manam

Panache éruptif du Manam en juillet 2009  (Crédit photo: ESA)

Nouvelle éruption du Karkar (Papouasie-Nouvelle-Guinée) // New eruption at Karkar volcano (Papua-New-Guinea)

drapeau francais   L’aventurier volcanologue australien John Seach indique sur son site web que 3 semaines après la précédente, une nouvelle violente éruption s’est produite sur le Karkar le 16 mars 2013. Le panache de cendre a atteint plus de 8 km d’altitude avant de s’étirer sur plus de 70 km en direction du nord. La cendre était visible sur les images satellites.

Le niveau d’alerte aérienne a été élevé à la couleur Rouge.

 

drapeau anglais  Australian volcano adventurer John Seach indicates that 3 weeks after the previous one, a powerful eruption occurred at Karkar volcano on March 16th 2013. The ash plume reached more than 8 km a.s.l and drifted over more than 70 km north. Ash was visible on satellite imagery.

The aviation code was raised to RED.