Kadovar (Papouasie-Nouvelle-Guinée / Papua-New-Guinea) et Tenorio (Costa Rica)

On peut lire sur le site web The Watchers (https://watchers.news/) – l’information est confirmée par le Rabaul Volcano Observatory (RVO – que l’île de Kadovar subit d’importantes retombées de cendre. De plus, des nuages ​​de SO2 sont observés sur et autour de l’île. Le gaz a contaminé la partie ouest de l’île voisine de Ruprup où les habitants de Kadovar ont été transférés, et la température des sources chaudes de Ruprup est en hausse constante.

LeRVO indique que « la fracture qui part du dôme sommital et se dirige vers la côte semble s’être élargie, et de la vapeur sous pression s’en échappe ». Au début de cette semaine, l’Observatoire a déclaré que l’éruption pourrait devenir explosive, avec un risque de glissements de terrain et de tsunamis.
Les autorités ont déclaré que les habitants de Kadovar qui ont été évacués vers l’île voisine de Ruprup seront transférés sur le continent.

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Au Costa Rica, plus de 40 séismes ont été enregistrés sous le volcan Tenorio à Guanacaste, depuis un séisme majeur de magnitude M 7,6 dans la mer des Caraïbes le 10 janvier 2018. L’événement a contraint les autorités à fermer temporairement le parc national du Volcan Tenorio. C’est le premier essaim sismique connu sous ce volcan.
Le Réseau National de Sismologie (RSN) a enregistré au total 42 secousses au cours des 2 derniers jours, avec des amplitudes comprises entre M 2,2 et M 5,3 (voir ci-dessous). Les hypocentres des séismes avaient des profondeurs comprises entre 2 et 15 km et leurs épicentres se trouvent à proximité des failles Caño Negro et Chiquero, situées à proximité du volcan Tenorio.
Suite à ces séismes, on a observé un changement de coloration dans l’eau de certaines rivières situées sur les pentes du volcan Tenorio.
Sources: The Watchers et RSN.

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One can read on the website The Watchers (https://watchers.news/) – the information is confirmed by the Rabaul Volcano Observatory (RVO – that Kadovar Island is affected by significant ashfall. Moreover, SO2 clouds are observed in and around the island. The gas has contaminated the western part of the nearby island of Ruprup where Kadovar residents have been transferred. In addition, Ruprup’s hot springs are continually heating up.

RVO indicates that « the fracture running down the summit dome to the coast has apparently widened, with vigorous steam occurring from it. » Earlier this week, the Observatory said it believed the eruption could become explosive, posing a risk of landslides and tsunamis.

Authorities said that the people of Kadovar who have been evacuated to nearby Ruprup Island will be relocated to the mainland.

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In Costa Rica, more than 40 earthquakes have been recorded under the dormant Tenorio volcano in Guanacaste, after a major M 7.6 earthquake in the Caribbean Sea on January 10th, 2018. The event forced authorities to temporarily close the Tenorio Volcano National Park. This is the first known earthquake swarm under this volcano.

The National Seismology Network (RSN) registered a total 42 earthquakes over the past 2 days, with magnitudes ranging from M 2.2 to M 5.3 (see below). The hypocenters of the earthquakes have depths between 2 and 15 km and their epicentres are in the vicinity of the Caño Negro and Chiquero faults, located in the surroundings of the Tenorio volcano.

A notable effect of the earthquakes is the change of coloration in the water of some rivers located on the slopes of the Tenorio volcano.

Sources : The Watchers & RSN.

Vue de l’éruption du Kadovar depuis l’espace le 7 janvier 2018 (Source: NASA)

Activité sismique sur le Tenorio (Source: RSN)

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Retour sur l’éruption sous-marine du volcan Havre (Iles Kermadec) en 2012 // Return on the 2012 submarine eruption of Havre Volcano (Kermadec Islands)

En 2012, une puissante éruption sous-marine a secoué le volcan Havre, dans les îles Kermadec, à environ 1000 km de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. A l’époque, j’avais publié plusieurs articles à propos de cet événement.
Dans une étude de deux ans, publiée dans la revue Science Advances, des chercheurs ont reconstitué l’éruption qui fut plus importante que n’importe quelle autre sur Terre au cours du 20ème siècle. Les chercheurs de l’Université de Tasmanie (Australie) ont utilisé des robots pour explorer le volcan sous-marin et mieux comprendre ce qui se passe sous la surface de la Terre. En 2015, ils ont envoyé un véhicule sous-marin autonome (AUV) et une douzaine d’autres engins télécommandés pour cartographier et observer le volcan, et collecter des échantillons de roches.
L’événement de 2012 a été révélé lorsque les satellites ont détecté un banc de pierre ponce d’une superficie de quelque 400 kilomètres carrés à la surface de l’océan. Le volcan à l’origine de l’éruption avait été découvert une dizaine d’années plus tôt.

Source: NASA

 Les robots ont observé 14 bouches éruptives sur le volcan Havre ;  ils ont mesuré la quantité de lave et de roche émise sur le site. A lui seul, le nombre de bouches éruptives montre la puissance de l’éruption le long d’une impressionnante ligne de fractures dans la structure du volcan.
Selon un chercheur, « c’est le premier événement avec un magma à forte teneur en silice où nous sommes en mesure de vérifier si la pression hydrostatique a supprimé l’explosivité ». Les scientifiques ont pu démontrer que 80% du volume de pierre ponce avait alimenté le banc à la surface de l’Océan Pacifique avant son échouage sur les plages de l’île de Micronésie et sur le littoral oriental de l’Australie.
L’éruption a recouvert le volcan de cendre et de ponce et a anéanti la vie qui s’y trouvait. Les biologistes ont hâte de savoir comment les espèces recolonisent un territoire et quelle est leur provenance. Une étude plus approfondie pourrait donner aux scientifiques une meilleure idée de la façon dont ces environnements renaissent, non seulement après les éruptions de volcans sous-marins, mais aussi lorsqu’ils sont soumis à l’exploitation minière des fonds marins.

Sources: New Zealand Herald et Newsweek.

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In 2012, a powerful undersea eruption occurred on the seafloor Havre volcano, which lies in the Kermadec Islands, about 1000 km off the North Island of New Zealand. I had published several posts on this blog about the event.

In a two-year study published in the journal Science Advances, researchers have pieced together the eruption that proved larger than any on land in the past century. The researchers from the University of Tasmania in Australia, used robot submarines to probe the underwater volcano, and could reshape our understanding of what is happening beneath the Earth’s surface. In 2015, they sent an autonomous underwater vehicle (AUV) and a team of a dozen remotely operated vehicles to map, observe and collect samples from the volcano.

The 2012 event was revealed when satellite imagery picked up a pumice raft spread across some 400 square kilometres of ocean. The volcano that produced the eruption had been discovered only a decade earlier.

The robots looked at 14 different vents on the Havre volcano to better measure the amount of lava and rock at the site. That number of vents alone pointed to the significance of the event, punching holes along a huge tear line in the volcano’s structure.

According to one researcher, “This was the first event of high silica magma composition where we are able to provide the constraints that test whether the hydrostatic pressure did suppress explosivity”. The scientists were able to demonstrate that 80 per cent of the volume of the pumice was delivered to the pumice raft and efficiently dispersed into the Pacific Ocean landing on Micronesian island beaches and the East Australian seaboard.

The eruption blanketed the volcano with ash and pumice and devastated the biological communities. Biologists are interested to learn more about how species recolonise, and where those new species are coming from. Further study may give scientists a better sense of how these environments rebound not only after submarine volcanoes, but also when subjected to seafloor mining.

Sources: New Zealand Herald and Newsweek.

Plancher océanique autour du volcan de Havre avec, en rouge, la lave de l’éruption de 2012. (Source : University of Tasmania)