Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, telle qu’elle est décrite dans le dernier rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution:

On observe quotidiennement une incandescence nocturne dans le cratère du Mayon (Philippines). Les 27 et 30 novembre 2018, des explosions phréatiques ont généré des panaches de cendre s’élevant à 300-500 mètres au-dessus du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2, avec des zones d’exclusion de 6 km et 7 km.
Source: PHIVOLCS.

L’éruption se poursuit sur le Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska). Les données satellitaires et les images de la webcam indiquent des températures de surface élevées dans la caldera. Des panaches de vapeur et de cendre sont périodiquement identifiés sur les images. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Source: AVO.

Entre le 23 et le 29 novembre, le dôme de lave dans le cratère du Merapi (Indonésie) a augmenté à un rythme de 2 500 mètres cubes par jour. Le 29 novembre, le volume du dôme était estimé à 329 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.

On observe les émissions de vapeur et de gaz habituelles sur le Popocatépetl (Mexique). Des épisodes de tremor sont enregistrés presque quotidiennement. Le 2 décembre 2018, des explosions ont éjecté des matériaux incandescents sur les flancs supérieurs du volcan et ont généré des panaches de cendre s’élevant à 2,5 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à Jaune, Phase Deux.

Une moyenne quotidienne de 21 explosions est observée actuellement sur le Sabancaya (Pérou). Des événements sismiques longue période sont toujours enregistrés. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent habituellement jusqu’à 2,5 km au-dessus du cratère. Le 28 novembre, les émissions de SO2 atteignaient 4600 tonnes par jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère à moins de 12 km.

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Here is the latest news of volcanic activity around the world, as reported in the Smithsonian Institution’s Weekly Report:

Crater incandescence can be seen at night on Mayon (Philippines). On November 27th and 30th, 2018, phreatic explosions generated ash plumes that rose 300-500 metres above the volcano. The alert level remains at 2, with 6-km and 7-km exclusion zones.

Source: PHIVOLCS.

The eruption continues at Veniaminof (Aleutians / Alaska). Satellite and webcam data show elevated surface temperatures in the caldera. Steam and ash plumes are periodically identified in webcam and satellite images. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level is kept at Watch.

Source: AVO.

Between November 23rd and 29th, the lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) grew at a rate of 2,500 cubic metres per day. By November 29th, the volume of the dome was an estimated 329,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are asked to remain outside of the 3-km exclusion zone.

One observes the usual steam-and-gas emissions at Popocatépetl (Mexico). Periods of volcanic tremor are detected almost daily. Explosions on December 2nd ejected incandescent material onto the upper flanks, and generated ash plumes that rose 2.5 km above the crater. The alert level remains at Yellow, Phase Two.

An average of 21 explosions per day currently occurs at Sabancaya (Peru). Long-period seismic events are still recorded. Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2.5 km above the crater. On November 28th, SO2 emissions reached 4,600 tons per day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Des éruptions phréatiques sur le Mayon (Philippines) // Phreatic eruptions on Mayon Volcano (Philippines)

Dans un bulletin publié le 26 novembre 2018 à 10h15, le PHIVOLCS indique que deux éruptions phréatiques ont été observées entre 7h59 et 8h05 sur le Mayon. Les événements ont généré des panaches de cendre grisâtre qui se sont élevés jusqu’à 300 – 500 mètres au-dessus du sommet avant de s’étirer vers le sud-ouest. Les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 1943 tonnes par jour le 25 novembre. On observe actuellement une inflation de l’édifice volcanique dans le secteur sud-est, tandis que le secteur nord montre une déflation à court terme par rapport à la période du 30 août au 3 septembre 2018.
Le niveau d’alerte est maintenu à 2.
Source: PHIVOLCS.
Il convient de noter que de telles explosions phréatiques se produisent de temps en temps sur le Mayon mais ne sont pas le signe qu’une éruption majeure est sur le point de se produire.

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In a bulletin released on 26 November 2018 at 10:15 a.m., PHIVOLCS indicates that two phreatic eruptions were observed between 7:59 and 8:05 on Mayon Volcano. The events generated greyish ash plume that rose 300 to 500 metres above the summit before drifting southwest. SO2 emission reached an average of 1943 tonnes/day on November 25th. There is currently an inflation of the edifice in the southeast sector while the north sector indicates short-term deflation relative to August 30th to September 3rd, 2018.

The alert level is kept at 2.

Source: PHIVOLCS.

It should be noted that such phreatic explosions occasionally occur on Mayon but are not the sign that a major eruption is about to happen.

Crédit photo: Wikipedia

Volcans autour du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique à travers le monde, telle qu’elle est communiquée par les différents observatoires et relayée par la Smithsonian Institution.

Un essaim sismique a été enregistré dans le secteur ouest de l’Etna (Sicile) entre 05h55 et 15h21 (heure locale) le 20 novembre 2018. Les réseaux de surveillance de l’INGV ont détecté plus de 40 événements avec une magnitude comprise entre M 1,6 et M 3,5. Ce dernier a eu lieu à 6h06 et était situé à environ 5 kilomètres au nord-est d’Adrano, à une profondeur d’environ 22 kilomètres.
Les épicentres des différents événements sismiques sont tous situés sur le flanc ouest du volcan, en amont des municipalités de Bronte, Adrano et Biancavilla, principalement dans la région du Monte Minardo. La profondeur des hypocentres varie entre 15 et 27 km. C’est une région dans laquelle des essaims sismiques ont déjà été observés par le passé.
Bien que l’essaim sismique se soit limité à l’après-midi, des secousses isolées ont continué de se produire dans la région occidentale de l’Etna.

Dans le même temps, une modeste activité strombolienne continue à animer les cratères sommitaux (Bocca Nuova, Cratère Nord-Est et Nouveau Cratère Sud-Est) depuis plusieurs semaines. En particulier, le petit cône de scories présent à l’intérieur de la bouche orientale du Nouveau Cratère Sud-Est émettait également, dans la soirée du 20 novembre, une petite coulée de lave qui est restée confinée à l’intérieur de cette même bouche.

Source : INGV.

Le PHIVOLCS indique qu’entre le 14 et le 20 novembre 2018, les panaches de vapeur émis par le Mayon (Philippines) descendaient en plusieurs points sur les pentes du volcan. Une incandescence était visible la nuit au niveau du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Il est rappelé aux habitants de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent de 6 km de rayon et dans la zone de danger supplémentaire de 7 km sur les flancs SSO et ENE.

Bonne nouvelle pour ceux qui ont l’intention de se rendre au Vanuatu. Les lacs de lave du Benbow et du Marum continuent d’être actifs et émettent de volumineux panaches de gaz et de vapeur. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Il est conseillé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent d’un rayon de 1 km autour du Benbow et de 2,7 km autour du Marum.

De fortes explosions secouaient parfois le Yasur en octobre en novembre. Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 0 à 4.
Source: GeoHazards.

Entre le 9 et le 15 novembre 2018, le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a augmenté à un rythme de 2 400 mètres cubes par jour, moins vite que la semaine précédente. Le 14 novembre, le volume du dôme était estimé à 290 000 mètres cubes.

Source : VSI.

L’éruption au niveau du cône dans la caldeira du Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit, avec une intensification au cours des dernières heures. Les données satellitaires et les images de la webcam révèlent une température de surface élevée suite aux projections et aux épanchements de lave. Les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 1,2 km de la bouche éruptive. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge à cause des abondantes émissions de cendre et le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance.

Dernière minute: L’AVO vient d’indiquer à 11 heures (heure locale) que l’activité du Veniaminof est en baisse et que la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à la couleur Orange.
Source: AVO.

L’éruption du Sabancaya (Pérou) se poursuit sans grands changements. On enregistre en moyenne 20 explosions par jour sur le volcan. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne 3000 tonnes par jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: INGEMMET.

Même si la crise éruptive du 19 novembre 2018 est maintenant terminée, le Fuego (Guatemala) continue à montrer une activité soutenue avec des explosions faibles à modérées qui génèrent des panaches de cendre qui montent jusqu’à 4600 mètres d’altitude. On observe toujours de l’incandescence la nuit au niveau du cratère. Des avalanches de matériaux avec des blocs pouvant atteindre 2 ou 3 mètres de diamètre continuent à dévaler dans plusieurs ravines sur les flancs du volcan. L’INGV pense que ce type d’activité est susceptible de durer plusieurs jours et demande à la population d’être vigilante.

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Here is some news of the volcanic activity around the world, as communicated by the different observatories and relayed by the Smithsonian Institution.

A seismic swarm was recorded in the western part of  Mt Etna (Sicily) between 05:55 and 15:21 (local time) on November 20th 2018. The INGV monitoring networks detected more than 40 events with magnitudes between M 1.6 and M 3.5. The latter took place at 6:06 am and was located about 5 kilometres north-east of Adrano, at a depth of about 22 kilometres.
The epicentres of the various seismic events were all located on the west flank of the volcano, upslope from the municipalities of Bronte, Adrano and Biancavilla, mainly in the Monte Minardo region. The depth of the hypocentres varied between 15 and 27 km. This is a region in which seismic swarms have been observed in the past.
Although the seismic swarm was limited to the afternoon, isolated events continued to occur in the western region of Etna.
At the same time, a modest Strombolian activity has continued to animate the summit craters (Bocca Nuova, North-East Crater and New South-East Crater) for several weeks. In particular, the small cone of scorie inside the eastern vent of the New South-East Crater also emitted, on the evening of November 20th, a small lava flow which remained confined inside this same vent .
Source: INGV.

PHIVOLCS reports that between November 14th and 20th, 2018, white steam plumes emitted from Mayon (Philippines) drifted downslope and then in multiple directions. Crater incandescence was visible at night. The alert level remains at 2 (on a 0-5 scale). Residents are reminded to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone and the 7-km Extended Danger Zone on the SSW and ENE flanks.

Good news for those who intend to go to Vanuatu. The lava lakes in the craters of Benbow and Marum continue to be active and produce substantial and sustained gas-and-steam emissions. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public is advised to stay outside of the Permanent Danger Zone defined as a 1-km radius from Benbow Crater and a 2.7-km radius from Marum Crater.

Ongoing explosions at Yasur were sometimes strong in October and November. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-4)

Source: GeoHazards.

Between November 9th and 15th, the lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) grew at a rate of 2,400 cubic metres per day, slower than the previous week. By November 14th, the volume of the dome was an estimated 290,000 cubic metres.

Source: VSI.

The eruption from the cone in Veniaminof’s caldera (Aleutians /Alaska) continues at low levels. Satellite and webcam data show elevated surface temperatures from minor lava spattering and lava effusion. The lava flows have travelled as far as 1.2 km from the vent. The aviation colour code remains at Orange and the volcanic alert level remains at Watch.

Last minute: AVO has just indicated at 11:00 (local time) that activity at Veniaminof has decreased and that the aviation colour code has been lowered to Orange.

Source: AVO.

The eruption of Sabancaya (Peru) continues in a stable way. An average of 20 explosions per day is recorded at the volcano. SO2 emissions average 3,000 tons per day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Source: INGEMMET.

Although the eruption crisis of November 19th, 2018 is now over, Fuego (Guatemala) continues to show sustained activity with weak to moderate explosions that generate ash plumes that rise up to 4600 metres above sea level. Incandescence is still observed at night above the crater. Avalanches of material with blocks up to 2 or 3 metres in diameter continue to travel in several drainages on the flanks of the volcano. INGV believes that this type of activity is likely to last several days and asks the population to be vigilant.

Evolution de l’activité sismique sur le Fuego (Source: ISIVUMEH)

Volcans autour du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, résumées dans le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Les 8 et 12 novembre 2018, de petits panaches de cendre brunâtre ont été observés au sommet du Mayon (Philippines), associés à des épisodes de dégazage. Aucun signal sismique correspondant à ces événements n’a été enregistré. Le matin du 11 novembre, un séisme volcanique a accompagné une fontaine de lave qui a duré 36 secondes et a généré un panache de cendre gris-brunâtre qui s’est étiré vers le SO. Une incandescence était visible au niveau du cratère presque toutes les nuits du 7 au 13 novembre. Le niveau d’alerte du Mayon reste à 2 sur une échelle de 1 à 5. Les habitants doivent rester à l’écart de la zone de danger permanente de 6 km de rayon et de 7 km sur les flancs SSO et ENE.
Source: PHIVOLCS.

Entre 7 et 18 explosions ont été détectées chaque heure sur le Fuego (Guatemala) du 8 au 12 novembre 2018. Les panaches de cendre provoqués par les explosions atteignaient 1,1 km au-dessus du cratère avant de s’étirer sur 8 à 20 km vers l’ouest et le sud-ouest. Des retombées de cendre ont été signalées dans des zones sous le vent. Des matériaux incandescents étaient éjectés à une hauteur de 150 à 300 mètres de hauteur et provoquaient des avalanches qui ont parcouru de grandes distances, atteignant des zones de végétation dans de nombreuses ravines. Les coulées de lave ont progressé de 1,2 km dans la ravine Ceniza, mais l’activité effusive avait fortement diminué le 12 novembre.
Source: INSIVUMEH.

Quatre événements significatifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) le 9 novembre 2018. Chaque événement a duré de 42 à 55 secondes et a produit des panaches de cendre s’élevant à 300-500 mètres au-dessus du cratère. Un événement dans la matinée du 10 novembre a généré un panache de cendre de 500 mètres de hauteur. Le 12 novembre, 10 événements ont été enregistrés, d’une durée de 38 à 117 secondes chacun, avec des panaches de cendre montant jusqu’à 200 à 700 mètres de hauteure. Quatre événements ont été enregistrés le 13 novembre, d’une durée de 44 à 175 secondes chacun, avec des panaches de cendre atteignant 800 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 2. Il est demandé aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher du volcan à moins de 2 km du cratère.
Source: VSI.

Entre le 2 et le 8 novembre 2018, le dôme de lave dans le cratère sommital du Merapi (Indonésie) a augmenté lentement à un rythme de 3500 mètres cubes par jour, soit une vitesse supérieure à celle de la semaine précédente. Le 7 novembre, le volume du dôme était estimé à 273 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

Des émissions mineures de cendre et de gaz continuent sur le Turrialba (Costa Rica), avec de temps en temps de puissantes explosions et des panaches de cendre atteignant 500 mètres au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent
Source: OVSICORI.

L’éruption du cône dans la caldeira sommitale du Veniaminof (Iles Aléoutiennes / Alaska) se poursuit tranquillement. Les données satellitaires et les images de la webcam révèlent des températures de surface élevées dues à des projections et des coulées de lave. Les panaches de vapeur et de cendre s’élèvent jusqu’à 3 km d’altitude. Des données satellitaires récentes montrent que les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 1,2 km de la bouche éruptive. Des fractures continuent à s’ouvrir dans la glace à proximité de la coulée de lave en raison des eaux de fonte qui s’enfoncent sous la couche de glace. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

Dans sa dernière mise à jour du 13 novembre 2018, le HVO indique que Kilauea (Hawaii) n’est pas en éruption. La sismicité, la déformation et les émissions de gaz n’ont pas évolué au cours de la semaine écoulée.
Les instruments du HVO montre un faible niveau de sismicité au sommet et sur l’East Rift Zone (ERZ). La sismicité est surtout enregistrée au sommet du Kilauea et sur le flanc sud, avec de petites répliques de l’événement de M 6.9 enregistré le 4 mai 2018. La sismicité reste faible dans Lower East Rift Zone (LERZ).
Dans l’ERZ, les tiltmètres installés près du Pu’uO’o et plus à l’est ne révèlent aucune évolution dans la déformation du sol.
Les émissions de SO2 au sommet étaient en moyenne de 50 tonnes par jour le 24 octobre et de 75 tonnes par jour sur le Pu’uO’o le 23 octobre. Aucune émission de SO2 n’a été détectée dans la LERZ.
En dépit de cette situation volcanique très calme, des dangers sont toujours présents dans la LERZ et au sommet du Kilauea. Les habitants et les touristes qui se trouvent à proximité de fractures et de coulées de lave récemment actives doivent rester informés et être prêts à évacuer la zone en cas de reprise – improbable – de l’activité. L’ensemble du champ de lave est interdit d’accès, sauf autorisation de la Protection Civile.

Source : HVO.
Même si tous les paramètres montrent que l’activité s’est arrêtée au sommet et le long de l’ERZ, même si une reprise de l’activité éruptive est considérée comme «improbable», le HVO continue à affirmer que l’éruption fait «une pause» et refuse d’admettre qu’elle est terminée. Cela devient ridicule.

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Here is some news about volcanic activity around the world, as summarized in the Smithsonian Institution’s weekly report.

On November 8th and 12th, 2018, small, short-lived brownish ash plumes were observed on Mayon (Philippines), associated with a degassing events. There was no accompanying seismic record from these events. In the morning of November 11th, a volcanic earthquake was associated with a short-lived lava fountaining. The event lasted 36 seconds and produced a brownish-gray ash plume that drifted SW. Crater incandescence was visible most nights between November 7th and 13th.. The alert level for Mayon remains at 2, on a scale 1 – 5. Residents are asled to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone and the 7-km Extended Danger Zone on the SSW and ENE flanks.

Source: PHIVOLCS.

Between 7 and 18 explosions per hour were detected at Fuego (Guatemala) during 8-12 November, 2018. Ash plumes from the explosions rose as high as 1.1 km above the crater rim and drifted 8-20 km W and SW. Ashfall has been reported in areas downwind areas. Incandescent material was ejected 150-300 metres high and caused avalanches that travelled far, reaching vegetated areas in multiple drainages. Lava flows as long as 1.2 km advanced in the Ceniza drainage, though lava-flow activity had greatly decreased by November 12th.

Source: INSIVUMEH.

Four significant events were recorded at Anak Krakatau (Indonesia) on November 9th.. Each event lasted 42-55 seconds and produced ash plumes that rose 300-500 metres above the crater. An event in the morning of November 10th generated an ash plume that rose 500 metres. There were 10 events recorded on November 12th, each lasting 38-117 seconds, and producing ash plumes that rose 200-700 metres. Four events were recorded on November 13th, each lasting 44-175 seconds, and producing ash plumes that rose as high as 800 metres. The alert level remains at 2; residents and visitors are warned not to approach the volcano within 2 km of the crater.

Source: VSI.

Between November 2nd and 8th, 2018, the lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) grew slowly at a rate of 3,500 cubic metras per day, faster than the previous week. By November 7th, the volume of the dome was an estimated 273,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : VSI.

Minor ash-and-gas emissions continue at Turrialba (Costa Rica), though occasionally punctuated by energetic explosions which plumes as high as 500 metres above the crater. Ashfall has been reported in several downwind areas

Source: OVSICORI.

The eruption from the cone in Veniaminof’s ice-filled summit caldera (Aleutians / Alaska), continues at low levels. Satellite and webcam data show elevated surface temperatures from minor lava spattering and lava effusion. Steam and ash plumes rise as high as 3 km a.s.l. Recent satellite data show that the lava flows have travelled as far as 1.2 km from the vent. Fractures in the ice sheet adjacent to the lava flow continue to grow due to meltwater flowing beneath the ice sheet. The aviation colour code remains at Orange and the volcanic alert level is kept at Watch.  Source: AVO.

In its latest update (November 13th, 2018), HVO indicates that Kilauea (Hawaii) is not erupting. Rates of seismicity, deformation and gas emissions have not changed significantly over the past week.

HVO monitoring shows low rates of seismicity at the summit and East Rift Zone (ERZ). Earthquakes continue to occur primarily at Kilauea’s summit area and south flank, with continued small aftershocks of the M 6.9 event of May 4th, 2018. Seismicity remains low in the Lower ERZ.

In the ERZ, tiltmeters near Pu’uO’o and farther east reveal no change over the last week.

SO2 emissions at the summit averaged 50 tonnes/day on Oct. 24th and 75 tonnes/day at Pu’uO’o on October 23rd. There was no SO2 detected in the Lower ERZ.

Despite this very quiet volcanic situation, hazards are still present in the lower East Rift Zone (LERZ) and at the summit. Residents and visitors near recently active fissures and lava flows should stay informed and be prepared, if necessary, to self-evacuate in the UNLIKELY event of renewed activity. The entire flow field and the vents are closed to the public, unless authorized through Civil Defense.

Source: HVO.

Even though all parameters show that activity has stopped both at the summit and along the ERZ, even tough renewed activity is said to be “unlikely”, HVO still says the eruption is going through “a lull” and refuses to admit it is over. This is becoming quite ridiculous.

Activité éruptive sur le Krakatau (Photo: C. Grandpey)

Mayon (Philippines): Baisse du niveau d’alerte // The alert level has been lowered

Le jeudi 29 mars 2018, le PHIVOLCS a abaissé le niveau d’alerte du Mayon de 3 à 2, car le volcan a montré une nette baisse d’activité au cours des dernières semaines. Ainsi, au cours des deux dernières semaines, l’activité sismique provoquée par des effondrements est passée de 82 événements à moins de 10. Les séismes basse fréquence associés au dégazage du magma et aux panaches de cendres ont été enregistrés pour la dernière fois le 15 mars. L’effusion de lave à partir du cratère a été détectée jusqu’au 18 mars. La baisse globale de la sismicité indique qu’il n’y a actuellement aucune ascension de magma jusqu’au niveau superficiel de l’édifice volcanique. De plus, depuis le 20 février 2018, une déflation moyenne du Mayon a été enregistrée, malgré quelques épisodes d’inflation de courte durée sur les pentes inférieures et moyennes. Les émissions de SO2 ont également diminué.
S’il y a un retour significatif au niveau normal de déformation du sol et si les autres paramètres continuent à montrer une baisse, le niveau d’alerte pourra être diminué encore davantage.
Il est rappelé au public qu’il est interdit de pénétrer dans la zone de danger permanent de six kilomètres «en raison des risques de chutes de pierres, d’avalanches, d’émissions de cendre et d’éruptions phréatiques soudaines». De même, les personnes vivant dans les vallées et les ravines sont doivent rester vigilantes devant le risque de lahars en cas de longues périodes de fortes pluies.

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PHIVOLCS on Thursday, March 29th, 2018 lowered Mayon Volcano’s alert status from 3 to 2, as the volcano showed a “general decline in unrest” in the past weeks. Over the past two weeks, seismic activity has waned from a peak of 82 to less than 10 rockfall events. Low frequency earthquakes associated with magma degassing and short ash plumes were last recorded on March 15th, although lava flow effusion from the crater was detected until March 18th. The overall decline in seismicity indicates that there is currently no active ascent of magma to the shallow levels of the volcano’s edifice. In addition, since February 20th, 2018, an average deflation of Mayon’s edifice has been recorded despite short-term episodes of inflation of its lower and middle slopes. SO2 emissions have alsio declined during the past weeks.

If there is a noticeable return to baseline levels of ground deformation and sustained low levels of other parameters, then the alert level may further step down.

The public is reminded to avoid entry into the six-kilometer permanent danger zone “due to hazards of rockfalls, avalanche, ash puffs and sudden steam-driven or phreatic eruptions”. Likewise, people living in valleys and active river channels are cautioned to remain vigilant against lahars in the event of prolonged and heavy rainfall.

Source: PHIVOLCS.

Source: Wikipedia

Nuages de cendre volcanique // Volcanic ash clouds

De toute évidence, aucune mesure concrète et efficace dans le domaine du trafic aérien n’a fait suite à l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande en 2010. Aucun système fiable de détection de la cendre volcanique n’a été installé dans les aéronefs. Cela m’a été confirmé par des pilotes de la British Airways et d’Air France. Les efforts ont essentiellement porté sur la recherche de solutions permettant de détecter la cendre depuis le sol jusqu’à une altitude minimale de 12 km et d’en évaluer la densité. Ainsi, les avionneurs sont en mesure de mieux comprendre les densités de cendre que leurs avions peuvent endurer. De plus, les Volcanic Ash Advisory Centres (VAACs), centres conseil en cendres volcaniques, disposent maintenant d’outils et de procédures beaucoup plus performants qu’en 2010 pour cartographier et localiser les nuages ​​de cendre.
Malgré tous ces efforts, la dernière éruption du Mont Agung a provoqué la fermeture de plusieurs aéroports indonésiens, ainsi que de nombreuses annulations de vols. La couleur de l’alerte aérienne est également passée au Rouge lors de la dernière éruption du Mayon aux Philippines. Le Mont Sinabung sur l’île de Sumatra est entré en éruption en février et a envoyé un nuage de cendre jusqu’à 7 kilomètres de hauteur. La couleur de l’alerte aérienne est, là aussi, passée au Rouge et les pilotes devaient donc éviter de s’approcher du volcan.
L’expérience a montré à plusieurs reprises aux compagnies aériennes que la cendre volcanique peut constituer un réel danger pour les avions. Le mélange de roches pulvérisées, de gaz et de minuscules éclats de verre peut causer des dégâts à la carlingue des avions, pénétrer à l’intérieur des réacteurs et même les bloquer. La cendre peut aussi réduire à néant les principaux systèmes de navigation et de communication. C’est pourquoi les neuf VAAC à travers le monde surveillent les éruptions volcaniques comme celle du Sinabung. Leur rôle est de suivre l’évolution et le déplacement des nuages ​​de cendre en temps réel et d’éloigner les avions.
À l’aide des images satellites, des rapports de pilotes et des données provenant d’observatoires volcanologiques, ces VAAC émettent des bulletins d’alerte avec des codes de couleurs différentes : Vert signifie qu’un volcan est calme; Jaune signifie que le volcan a commencé à entrer en activité; Orange signifie qu’une éruption est probable alors que Rouge signifie qu’une importante éruption est en cours ou a commencé. Les responsables des VAAC ne disent pas aux pilotes ce qu’ils doivent faire ; leur rôle se limite à fournir des informations essentielles sur la taille et l’emplacement des nuages de cendre, ainsi que leur direction.
Les VAAC ont été créés par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) après que plusieurs avions aient failli s’écraser après avoir traversé des nuages ​​de cendre. En 1982, les moteurs de deux avions qui avaient volé à travers la cendre émise par le Galunggung (Indonésie) ont cessé de fonctionner et les pilotes ont dû effectuer des atterrissages d’urgence. L’un d’entre eux, un Boeing 747 de la British Airways, a décroché de plus de 6 000 mètres avant que le pilote réussisse à redémarrer trois des quatre moteurs. En 1989, un autre Boeing 747 a failli s’écraser après avoir traversé le nuage de cendre émis par le Mont Redoubt en Alaska; les quatre moteurs avaient cessé de fonctionner!
La cendre volcanique peut endommager un avion de plusieurs façons. L’une des conséquences les plus graves est, bien sûr, l’arrêt des moteurs. La cendre contient de minuscules particules de verre qui peuvent fondre sous l’effet de la chaleur d’un réacteur. Ce verre fondu peut pénétrer dans des pièces maîtresses, réduire la puissance du moteur, ou le bloquer carrément. Avec la vitesse de vol des avions, la cendre qui entre en contact avec l’extérieur de l’avion peut également briser les antennes, créer un écran sur les pare-brise ​​et générer de l’électricité statique susceptible de perturber les signaux de navigation et de communication. La cendre peut aussi détruire les systèmes indiquant la vitesse de l’avion. On a vu récemment les problèmes dramatiques provoqués par le mauvais fonctionnement des sondes Pitot.
Les compagnies aériennes ne savent pas évaluer la densité de cendre tolérable pour faire voler les appareils. Pendant longtemps, elles ont évité de les faire voler lorsque de la cendre était dans l’air. Toutefois, après que des millions de personnes aient été bloquées et que des milliards de dollars aient été perdus lors de l’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010, les scientifiques ont commencé à faire des recherches. Des tests ont été effectués mais, de toute évidence, les résultats ne sont pas fiables.
Au vu des statistiques de l’USGS, des avions ont traversé des nuages ​​de cendre volcanique à 253 reprises entre 1953 et 2016. Neuf d’entre eux ont connu une panne de moteur, mais aucun ne s’est écrasé. On ne sait pas pourquoi certains nuages ​​de cendre peuvent avoir un effet  dévastateur sur certains moteurs, alors que d’autres avions peuvent se sortir des nuages de cendre relativement indemnes. C’est probablement parce que la composition de la cendre peut varier d’un volcan à l’autre.
Un autre problème doit être pris en compte: Tous les volcans ne sont pas surveillés, en particulier dans certaines régions volcaniques du Pacifique, de sorte que des pilote peuvent devoir traverser des nuages de cendre sans avoir été prévenus de leur présence.

Au bout du compte, il semble bien que la situation n’ait guère évolué depuis l’éruption de l’Eyfjallajökull….

Adapté à partir d’un article paru dans The Verge., VAAC Toulouse, Météo France, Rolls Royce.

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Apparently, the 2010 eruption of Eyjafjallajökull in Iceland did not bring any profitable lesson as far as air traffic is concerned. No reliable ash detection system has been installed in aircraft. This was confirmed to me by British Airways and Air France pilots. Efforts have essentially been made to investigate solutions to detect ash from the ground up to a minimum altitude of 12 km and to assess its density. In this way, plane manufacturers can better understand what densities of ash their aircraft are able to endure. Moreover, Volcanic Ash Advisory Centres (VAACs) now have significantly more sophisticated tools and procedures for mapping and forecasting the location of ash clouds than were available in 2010.

Despite all these efforts, the last eruption of Mt Agung caused the closure of several Indonesian airports, as well as many flight cancellations. The aviation colour code was also raised to Red during the last eruption of Mt Mayon in the Philippines. More recently, Mount Sinabung on Sumatra Island erupted in February and spewed an ash cloud up to 7 kilometres in the air. The aviation colour code was raised to Red, which meant that pilots should fly away from the volcano.

Experience has told aviation companies that volcanic ash can be a real danger to aircraft. The mixture of crushed rocks, gases, and tiny shards of glass can sandblast the plane’s exterior, get into the engine and block them, and ruin key navigational and communications systems. That’s why the nine Volcanic Ash Advisory Centers around the world keep watch for volcanic eruptions like Mt Sinabung’s. Their role is to track the ash clouds in real time and to divert the planes around.

Using a combination of satellite imagery, pilot reports, and data from volcano observatories, these VAACs issue colour-coded warnings: Green means a volcano is quiet; Yellow means the volcano is starting to get restless; Orange that an eruption is likely while Red means a big eruption is on its way, or has already started. The advisories don’t tell pilots what to do, but they provide key information about the size and location of the ash cloud and its direction.

The Volcanic Ash Advisory Centers were formed by the International Civil Aviation Organization after several planes almost crashed after flying through ash clouds. In 1982, two airplanes flying through ash emitted by Indonesia’s Mount Galunggung lost power to their engines and had to make emergency landings. One of them, a British Airways Boeing 747, plummeted more than 6,000 metres before the pilot could restart three of the four engines. Then, in 1989, another Boeing 747 nearly crashed after it flew through volcanic ash from Mount Redoubt in Alaska; all four of its engines had stopped functioning!.

Volcanic ash can damage an airplane in multiple ways. One of the most dangerous is by blocking the engine. Indeed, volcanic ash contains tiny glass particles that can melt in a jet engine’s heat. This molten glass can stick to key components, cutting the engine’s power, or killing it completely. At high speeds, ash coming into contact with the exterior of the plane can also break antennas, cloud windscreens, and generate static electricity that distorts navigation and communication signals. If ash flies into tubes that measure airspeed, it can also break the plane’s speedometer.

Air companies don’t know exactly how much ash is safe to fly through. For a long time, the aviation industry avoided flying when any ash was in the air. But after millions of people were stranded and billions of dollars were lost during the eruption of Iceland’s Eyjafjallajökull volcano in 2010, scientists began trying to figure out if there’s a middle ground. Tests were performed but the results obviously did not prove reliable.

All told, planes have flown through volcanic ash clouds about 253 times between 1953 and 2016, according to a report from the US Geological Survey. Only nine of those experienced engine failure, and none crashed. It’s not completely clear why certain ash clouds can have such a devastating effect on certain engines, and why other planes can fly through relatively unharmed. One possibility is that the composition of ash can vary from volcano to volcano.

There is another problem: not every volcano is monitored, especially in some volcanic regions of the Pacific, so it is still possible for planes to fly through ash clouds without warning.

To put it shortly, it seems the situation has not much changed since the 2010 eruption of Eyjafjallajökull…

Adapted from an article published in The Verge., VAAC Toulouse, Météo France, Rolls Royce.

Eruption du Galunggung en 1982 (Crédit photo: Wikipedia)

Eruption du Redoubt en 1990 (Crédit photo: Wikipedia)

Eruption de l’Eyjafjallajökull en 2010 (Crédit photo: Wikipedia)

 

Mayon (Philippines): Retour de 55 000 personnes évacuées // Return of 55,000 evacuees

Quelque 55 000 personnes qui avaient été évacuées quand le Mayon a montré des signes de réveil en octobre 2017 ont été autorisées à rentrer chez elles après la baisse du niveau d’alerte le 6 mars 2018. Ces personnes appartiennent à 15 000 familles qui logeaient dans des abris temporaires surpeuplés, tels que des écoles.
Cependant, environ 3 000 familles, soit 12 000 personnes, devront rester dans les centres d’hébergement temporaire tant que le PHIVOLCS n’aura pas baissé le niveau d’alerte à 2. En effet, leurs maisons sont dans la zone de danger permanent de 5 km de rayon autour du Mayon.
Comme je l’ai écrit précédemment, le PHIVOLCS a demandé aux autorités et à la population de rester vigilants malgré l’abaissement du niveau d’alerte car le volcan pourrait à nouveau montrer des signes importants d’activité.
Source: Journaux philippins.

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About 55,000 evacuees were allowed to return to their homes after PHIVOLCS reported lowering the alert level over Mayon Volcano on March 6th, 2018. The evacuees belonged to about 15,000 families staying in crowded temporary shelters composed of schoolhouses for the past six months when Mayon showed major signs of eruption in October 2017.
However, about 3,000 families or 12,000 individuals were banned from decamping until PHIVOLCS would lower the alert level to 2 because their houses are within Mayon’s permanent five-kilometre danger zone.
As I put it previously, PHIVOLCS has warned officials and residents not to let their guard down and continue to remain vigilant despite the lowering of the alert level, pointing out the volcano could again show major signs of eruption.
Source: Philippine newspapers.

Source: PHIVOLCS