Colombie : Glaciers en péril // Colombia : Glaciers at risk

Selon un document publié par l’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales (IDEAM) de Colombie, la superficie glaciaire actuelle dans ce pays est passée de 45 km2 en 2010 à 37 km2 en 2017. Les principaux glaciers colombiens se trouvent sur des chaînes de montagnes comme la Sierra Nevada del Cocuy, la Sierra Nevada del  Guican et la Sierra Nevada Santa Marta, ainsi que sur quatre volcans enneigés: le Ruiz, le Santa Isabel, le Nevado del Tolima et le Nevado del Huila. Au cours des deux dernières années, 5,8% de la superficie des glaciers colombiens, soit 2,3 km², s’est évaporée. Un contexte temporel plus large montre que, entre 2010 et le premier semestre de l’année 2017, la superficie glaciaire totale de la Colombie s’est réduite de 8,4 km².
Le rapport de l’IDEAM attire l’attention sur le volcan Nevado Santa Isabel, un écosystème qui, au cours de la période entre janvier 2016 et février 2018, a perdu 37% de sa superficie, un processus jamais enregistré auparavant en si peu de temps. A ce rythme, le Santa Isabel pourrait disparaître dans les dix prochaines années.
Chaque glacier est unique et a sa propre dynamique qui le rend plus ou moins vulnérable. Dans le cas du Santa Isabel, les causes de la perte de surface sont dues à sa petite taille (0,63 kilomètres carrés en février 2018), à la basse altitude (moins de 5000 mètres), de rares précipitations de neige et de cendre volcanique sur sa surface.
Ses voisins, les volcans Nevado del Ruiz et Tolima, ont augmenté leur perte de glace de 7% entre 2016 et 2017. La Sierra Nevada de Santa Marta (6,71 km ² en 2017) maintient une perte de 5,5%. De leur côté, la Sierra Nevada Cocuy etu la Sierra Nevada del  Guican, le plus grand glacier du pays (13,3 kilomètres carrés), restent relativement stables avec un taux de perte annuelle de 4,8% depuis 2017 grâce à de fortes chutes de neige (par exemple un mètre de neige au cours du premier semestre 2018, ce qui est inhabituel ces dernières années). Le glacier le plus au sud de la Colombie, le volcan Nevado del Huila, conserve une perte de superficie de 2,7% malgré son activité volcanique.
Cette fonte des glaciers colombiens est attribuée à des causes multiples comme la sensibilité particulière de ces neiges équatoriales à des conditions climatiques mondiales, régionales et locales. Il faut aussi prendre en compte les caractéristiques géographiques physiques, telles que les différences dans les glaciers d’altitude, notamment la topographie ou leur situation dans des zones volcanique actives.

Selon le Ministre de l’Environnement colombien, les conséquences du réchauffement climatique sont énormes pour le pays et 30% de la biodiversité de la Colombie pourrait disparaître. La Colombie est le deuxième pays au monde, après le Brésil, où la biodiversité est la plus importante.

Source : EDEAM.

Voici une petite vidéo montrant le glacier du Nevado Santa Isabel :

 https://youtu.be/Tn6Q52vafG8

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According to a document published by the Institute of Hydrology, Meteorology and Environmental Studies (IDEAM) of Colombia, the current glacial area in this country has dropped from 45 km2 in 2010 to 37 km2 in 2017. The main Colombian glaciers are found on mountain ranges such as Sierra Nevada del Cocuy, Sierra Nevada del Guican and Sierra Nevada Santa Marta, as well as four snowy volcanoes: Ruiz, Santa Isabel, Nevado del Tolima and Nevado del Huila. Over the past two years, 5.8% of Colombia’s glacier area, or 2.3 km², has evaporated. A broader temporal context shows that between 2010 and the first half of 2017, the total glacial area of ​​Colombia decreased by 8.4 km².
The IDEAM report draws attention to the Nevado Santa Isabel volcano, an ecosystem that, between January 2016 and February 2018, has lost 37% of its area, a process never recorded before in so little time. At this rate, the Santa Isabel could disappear in the next ten years.
Each glacier is unique and has its own dynamics that makes it more or less vulnerable. In the case of Santa Isabel, the reasons for the loss of surface are due to its small size (0.63 square kilometres in February 2018), the low altitude (less than 5000 metres), rare snow and volcanic ash on its surface.
Its neighbours Ruiz and Tolima volcanoes, have increased their ice loss by 7% between 2016 and 2017. The Sierra Nevada de Santa Marta (6.71 km ² in 2017) maintains a 5.5% loss. Sierra Nevada Cocuy and Sierra Nevada del Guican, the largest glacier in the country (13.3 square kilometres), remain relatively stable with an annual loss rate of 4.8% since 2017 thanks to heavy snowfall (for example one metre of snow during the first half of 2018, which is unusual in recent years). The southernmost glacier in Colombia, the Nevado del Huila volcano, retains a 2.7% loss of surface despite its volcanic activity.
This melting of Colombian glaciers is attributed to multiple causes such as the special sensitivity of these equatorial snows to global, regional and local climatic conditions. Physical geographical features, such as differences in high altitude glaciers, including topography or their location in active volcanic areas, must also be taken into account.
According to the Colombian Minister of the Environment, the consequences of global warming are enormous for the country and 30% of Colombia’s biodiversity could disappear. Colombia is the second largest country in the world, after Brazil, where biodiversity is the most important.
Source: EDEAM.

Here is a short video showing the Nevado Santa Isabel glacier:

Vue du Nevado Santa Isabel (Crédit photo: Wikipedia)

 

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Groenland: Un iceberg menace un village // Greenland: An iceberg threatens a village

Nouvel exemple du réchauffement climatique dans l’Arctique, un énorme iceberg s’est détaché de la banquise et est venu s’échouer près d’un petit village sur la côte ouest du Groenland. Les habitants craignent qu’un tsunami vienne submerger leurs maisons au moment des épisodes de vêlage. La masse imposante de l’iceberg qui ne bouge plus domine les maisons du village d’Innaarsuit et ses 170 habitants. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo montrant l’iceberg et de gros morceaux de glace qui s’en détachent et plongent dans la mer. On craint que de plus gros morceaux de glace puissent déclencher des tsunamis et menacer le village.
Les habitants disent qu’ils n’ont jamais vu un tel iceberg. La zone à risque près de la côte a été évacuée et les gens sont allés se réfugier au sommet de la colline où se trouve le village.
L’été dernier, quatre personnes sont mortes lorsque des vagues ont submergé un village dans le nord-ouest du Groenland.
https://youtu.be/r8zf8EZePjg

Source : Presse internationale.

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Another example of global warming in the Arctic, a huge iceberg has drifted close to a tiny village on the western coast of Greenland, causing fear that it could swamp the settlement with a tsunami if it calves. The iceberg towers over houses on a promontory in the village of Innaarsuit (pop. 170) but it is grounded and has not moved overnight. By clicking on the link below, you will see a video showing the iceberg and big chunks of ice falling into the sea. It is feared that bigger pieces of ice might trigger tsunamis and threaten the village.

Residents say they have never seen such a big iceberg before. A danger zone close to the coast has been evacuated and people have been moved further up a steep slope where the settlement lies.

Last summer, four people died after waves swamped a settlement in northwestern Greenland.

https://youtu.be/r8zf8EZePjg

Source : International news media.

Fonte des glaciers au Groenland // Glacier melting in Greenland

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo montrant un impressionnant vêlage du glacier Helheim au Groenland. Le document a été réalisé par une équipe de chercheurs de l’Université de New York. Une surface de glace de 6,5 kilomètres de long se détache du glacier et emprunte le fjord en direction de l’Atlantique. La masse de glace vient heurter un autre iceberg plus loin dans le fjord, ce qui cause une nouvelle fragmentation.
La vidéo offre de nouvelles preuves visuelles du réchauffement climatique et de l’élévation du niveau de la mer qui s’ensuit. Elle offre également l’occasion d’étudier la production d’icebergs. Savoir comment et de quelle manière les icebergs naissent est important pour les simulations car ils déterminent en fin de compte l’élévation globale du niveau de la mer.
https://youtu.be/7tyfSlnMe8E

Une autre vidéo spectaculaire de la fonte des glaciers apparaît dans le document de James Balog intitulé « Chasing Ice ». Le 28 mai 2008, deux membres de son équipe ont filmé le vêlage très impressionnant du glacier d’Ilulissat dans l’ouest du Groenland. L’événement a duré 75 minutes et le glacier a reculé de plus de 1,5 km avec un front de vêlage de 5 km de largeur. La hauteur de la glace est d’environ 100 mètres au-dessus de l’eau.
https://youtu.be/hC3VTgIPoGU

J’ai eu la chance de voir le vêlage du glacier Sawyer en Alaska:

https://youtu.be/vYN3qp-9Adw

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By clicking on the link below, you will see a video of Greenland’s Helheim Glacier losing a massive chunk of ice to the ocean. The video was captured by a team of New York University researchers. The 6.5-kilometre-long iceberg can be seen separating from the glacier and flowing down the fjord towards the Atlantic. The iceberg can be seen smashing into another iceberg further down the fjord, causing additional fragmentation.

The video offers new visual evidence of the realities of global warming and sea level rise. It also offers an opportunity to study iceberg calving. Knowing how and in what ways icebergs calve is important for simulations because they ultimately determine global sea-level rise.

https://youtu.be/7tyfSlnMe8E

Another dramatic footage of glacier melting can be seen in James Balog’s document entitled “Chasing Ice”. On May 28th, 2008, two members of his team filmed a historic breakup at the Ilulissat Glacier in Western Greenland. The calving event lasted for 75 minutes and the glacier retreated more than 1.5 km across a calving face 5 km wide. The height of the ice is about 100 metres above water.

https://youtu.be/hC3VTgIPoGU

I was fortunate to see the calving of the Sawyer Glacier in Alaska :

https://youtu.be/vYN3qp-9Adw

Vêlage du Columbia (Glacier) en Alaska [Photo: C. Grandpey]

De la glace de l’Antarctique à la sécheresse en Europe // From the ice in Antarctica to the drought in Europe

Au fil des mois, les mauvaises nouvelles continuent à arriver sur l’avenir de la planète Terre. Ainsi, le très sérieux National Geographic nous apprend – ou plutôt nous confirme – que la banquise antarctique se fissure à une vitesse jamais égalée

En juillet 2017, la plate-forme glaciaire Larsen C a fini de se fracturer et a libéré l’un des plus grands icebergs de l’histoire. Dénommé A68, l’iceberg s’est complètement désolidariser de Larsen C. Pour les scientifiques, le travail n’a fait que commencer. En effet, la surveillance de l’A68 et des autres icebergs dans la mer de Weddell est crucial pour comprendre les effets du changement climatique sur cette région et le reste du monde.

Le problème, c’est que l’Antarctique entre dans l’hiver avec l’arrivée de la nuit polaire. L’orbite elliptique de la terre étant inclinée, l’Antarctique n’a que deux saisons : l’été et l’hiver. Six mois par an, le continent est donc plongé dans l’obscurité.

Les scientifiques de la NASA ont développé de nouveaux outils pour que leur satellite Landsat 8 puisse continuer de surveiller l’Antarctique quelle que soit la saison. Au lieu de capter la luminosité, le capteur infrarouge thermique (Thermal Infrared Sensor, ou TIRS), est capable de prendre des images mesurant les différences de températures entre l’eau et les différentes couches de glace. Les images infrarouges sont ensuite nuancées en gris ou colorisées pour mettre en avant les différences de température dans la zone surveillée. Quand l’iceberg A68 s’est détaché de la plate-forme Larsen C, les scientifiques n’ont pas été en mesure d’estimer à quel moment précis l’événement s’était produit.

Les températures de l’eau et de la glace changent chaque jour, mais le satellite passe régulièrement au-dessus de la zone, de telle sorte que les moindres changements peuvent être enregistrés. Grâce à cette technologie, les scientifiques de la NASA ont pu observer que depuis leur détachement, l’iceberg A68 et ses voisins se sont déplacés au gré des tempêtes et des courants dans la mer de Weddell. Les images montrent également que de nouvelles fractures sont probablement en train de se former sur la plateforme Larsen C, menaçant sa stabilité.

Source : National Geographic.

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En Europe continentale, ce n’est pas la glace qui est à l’ordre du jour, mais l’ampleur et l’intensité des sécheresses dans les prochaines décennies. Selon une étude récente réalisée par un groupe international de chercheurs, la surface du continent européen concernée par la sécheresse des sols pourrait doubler, dans un scénario de réchauffement global à 3°C par rapport à l’époque préindustrielle. L’intensité et la durée des périodes de sécheresse devraient également s’accentuer. Cela pose la question de l’adaptation des populations et des activités économiques comme l’agriculture face à ce risque grandissant.

Avec le réchauffement du climat, on s’attend à ce que l’évaporation de l’eau contenue dans les sols devienne de plus en plus importante. Bien qu’un épisode isolé de sécheresse ne soit pas forcément imputable au changement climatique, ce dernier va avoir tendance à l’exacerber. Par ailleurs, l’assèchement des sols intensifie le réchauffement de la masse d’air, surtout pendant la période estivale. Cette boucle amplificatrice a pu être mise en évidence durant l’été 2003, par exemple.

Une étude parue le 23 avril 2018 dans la revue Nature Climate Change s’est intéressée à l’évolution de la surface concernée par les sécheresses en Europe ainsi qu’à leur durée dans différents scénarios de changement climatique pour ce siècle. Il en ressort que le réchauffement global induit une intensification et une extension significatives du déficit hydrique sur le continent européen. Cependant, l’impact n’est pas le même selon la saison et la zone du continent considérée. Ainsi, dans le nord de l’Europe, l’humidité des sols augmentera en hiver et au printemps et diminuera en été et en automne. À l’inverse, le sud de l’Europe s’asséchera, peu importe la saison.

L’amplitude des changements dépend fortement du scénario étudié. Avec un réchauffement de 3°C par rapport au préindustriel – ce qui est la tendance actuelle – la surface du continent concernée par la sécheresse doublerait, passant d’une moyenne de 13 % sur la période 1971-2000 à 26 % aujourd’hui. Quant à la durée du déficit hydrique, elle serait multipliée par un facteur 2 à 3. Autrement dit, dès que les conditions météorologiques seront favorables à la mise en place d’une sécheresse, celle-ci s’exprimera plus facilement, sera plus étendue et durera plus longtemps. En conséquence, l’extrême de 2003 pourrait devenir deux fois plus fréquent. La zone méditerranéenne serait particulièrement touchée par cette évolution, la surface concernée passant de 28 % à 49 % dans le scénario le plus pessimiste. Au contraire, les portions atlantique, alpine et scandinave du continent seraient les moins affectées.

Ces projections confirment les résultats d’études antérieures. Elles suggèrent un besoin urgent d’adaptation des populations et des activités économiques qui dépendent de la disponibilité en eau, afin de minimiser les impacts socio-économiques et les tensions politiques qui pourraient en découler. Elles mettent également l’accent sur le besoin de limiter le réchauffement global dans le but de réduire la tendance à l’assèchement des sols et ses effets collatéraux sur la biodiversité.

Source: Science Post.

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Over time, bad news continues to arrive on the future of planet Earth. Keeping up with this tendency, the very serious National Geographic tells us – or rather confirms – that the Antarctic ice sheet is cracking at an unprecendented speed
In July 2017, the Larsen C Ice Shelf ended up fracturing and released one of the largest icebergs in history. Called A68, the iceberg completely disassociated itself from Larsen C. For scientists, the work has only just begun. Indeed, monitoring A68 and other icebergs in the Weddell Sea is crucial to understanding the effects of climate change on this region and the rest of the world.
The problem is that Antarctica is entering winter with the arrival of the polar night. The elliptical orbit of the Earth being inclined, Antarctica has only two seasons: summer and winter. Six months a year, the continent is plunged into darkness.
NASA scientists have developed new tools for their Landsat 8 satellite to keep monitoring Antarctica regardless of the season. Instead of capturing the brightness, the Thermal Infrared Sensor (TIRS) is able to take photos by measuring the temperature differences between the water and the different layers of ice. The infrared images are then shaded in gray or colorized to highlight the temperature differences in the area being monitored. When the A68 iceberg broke off from the Larsen C platform, scientists were not able to estimate exactly when the event occurred.
Water and ice temperatures change every day, but the satellite passes regularly over the area, so that the slightest changes can be recorded. Thanks to this technology, NASA scientists have observed that since their detachment, the A68 iceberg and its neighbours have moved with storms and currents in the Weddell Sea. The images also show that new faults are probably forming on the Larsen C ice-shelf, threatening its stability.
Source: National Geographic.

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In continental Europe, it is not ice that is on the agenda, but the scale and intensity of droughts in the coming decades. According to a recent study by an international group of researchers, the area of ​​the European continent affected by soil drought could double, in a global warming scenario at 3°C compared to pre-industrial times. The intensity and duration of drought periods should also increase. This raises the question of the adaptation of populations and economic activities – such as agriculture – to this growing risk.
With global warming, it is expected that the evaporation of water from the soil will become more and more important. Although an isolated episode of drought is not necessarily caused by climate change, it will have a tendency to exacerbate it. On the other hand, the drying of the soil intensifies the warming of the air, especially during the summer period. This amplifying loop could be seen during the summer of 2003, for example.
A study published on April 23rd, 2018 in the journal Nature Climate Change looked at the evolution of the area affected by droughts in Europe and their duration in different scenarios of climate change for this century. It shows that global warming induces a significant intensification and extension of the water deficit on the European continent. However, the impact is not the same depending on the season and the area of ​​the continent which is considered. In northern Europe, soil moisture will increase in winter and spring and decrease in summer and autumn. Conversely, the south of Europe will dry up, regardless of the season.
The amplitude of the changes depends strongly on the studied scenario. With a pre-industrial warming of 3°C – which is the current trend – the area of ​​the continent affected by drought would double from an average of 13% over the period 1971-2000 to 26% today. As for the duration of the water deficit, it would be multiplied by a factor of 2 to 3. In other words, as soon as the weather conditions are favorable to the setting up of a drought, this one will express itself more easily, will be more extensive and will last longer. As a result, the extreme drought of 2003 could become twice as common. The Mediterranean area would be particularly affected by this evolution ans the concerned area would increase from 28% to 49% in the most pessimistic scenario. On the contrary, the Atlantic, Alpine and Scandinavian portions of the continent would be the least affected.
These projections confirm the results of previous studies. They suggest an urgent need for adaptation of populations and economic activities that depend on water availability, in order to minimize the socio-economic impacts and political tensions that may result. They also emphasize the need to limit global warming in order to reduce the tendency of the soil to dry up and its collateral effects on biodiversity.
Source: Science Post.

Vue de la Péninsule antarctique et de la Barrière de Larsen (Source : Wikipedia)

Le soulèvement de l’Antarctique // Antarctica’s uplifting

Une étude publiée le 21 juin 2018 dans la revue Science révèle que le substrat rocheux sous l’Antarctique se soulève beaucoup plus vite qu’on le pensait, à raison d’environ 41 millimètres par an, probablement en raison de l’amincissement de la glace qui se trouve au-dessus. En effet, à mesure que la glace fond, son poids et sa pression sur la masse rocheuse diminuent. Avec le temps, lorsque d’énormes quantités de glace disparaissent, le substratum rocheux se soulève, poussé par le manteau visqueux sous la surface de la Terre. C’est un phénomène qui a été baptisé rebond isostatique par les scientifiques.
Ce soulèvement du substrat rocheux de l’Antarctique est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c’est que ce soulèvement du substrat rocheux pourrait stabiliser la calotte glaciaire. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il a faussé les mesures satellitaires montrant la perte de glace qui a probablement été sous-estimée d’au moins 10%.
Le substrat rocheux de l’Antarctique est difficile à étudier parce qu’il est en grande partie recouvert d’une épaisse couche de glace; D’après la NASA, l’Antarctique contient environ 90% de toute la glace de la Terre, de sorte que sa fonte intégrale pourrait entraîner une hausse d’environ 60 mètres du niveau des océans. Pour mesurer les changements intervenus sur le continent, les chercheurs ont installé six stations GPS en différents points de l’Amundsen Sea Embayment (ASE), une vaste échancrure littorale de la Baie d’Admundsen, de la taille du Texas. Ils ont placé les capteurs GPS dans des endroits où le substrat rocheux était accessible, ce qui a permis de recueillir des données à une résolution spatiale de 1 km, plus élevée que celle obtenue dans des études antérieures.
Les scientifiques s’attendaient à voir un lent rebond isostatique. Au lieu de cela, ils ont constaté qu’il était environ quatre fois plus rapide que prévu. C’est le plus rapide jamais enregistré dans des zones glaciaires. Les résultats laissent supposer que le manteau sous-jacent est très réactif lorsque le poids important de la glace s’amoindrit, ce qui entraîne un soulèvement rapide du substrat.
Le soulèvement du substrat rocheux est certes le résultat de la perte de glace au cours du siècle dernier, mais cette perte de glace continue de nos jours à une vitesse inquiétante sous l’effet du changement climatique induit par l’homme. La quantité de glace qui a disparu du continent antarctique depuis 1992 a provoqué une élévation du niveau de la mer d’environ 8 mm. Les scientifiques de la NASA ont récemment prédit que le West Antarctic Ice Sheet (WAIS) – inlandsis antarctique occidental – pourrait disparaître entièrement dans les 100 prochaines années, entraînant une élévation du niveau de la mer de près de 3 mètres.
Les chercheurs font remarquer  que la fonte de l’Antarctique occidental pourrait avoir un aspect positif. Le soulèvement du substrat rocheux sous cette région pourrait permettre de stabiliser la calotte glaciaire et empêcher sa disparition totale, en dépit du réchauffement climatique qui affecte la planète.
Le point négatif, c’est que les estimations de la perte de glace en Antarctique dépendent des mesures satellitaires qui peuvent être affectées par des changements de masse significatifs. Les mesures risquent donc d’être faussées, avec des marges d’erreur pouvant atteindre jusqu’à 10 pour cent.
Source: Live Science.

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A study published on June 21st, 2018 in the journal Science reveals that the bedrock under Antarctica is rising more swiftly than ever recorded — about 41 millimetres upward per year, probably due to the thinning of the ice above. Indeed, as ice melts, its weight on the rock below lightens. And over time, when enormous quantities of ice have disappeared, the bedrock rises in response, pushed up by the flow of the viscous mantle below Earth’s surface, a phenomenon called post-glacial rebound or isostatic rebound.

This uplifting is both bad news and good news for the frozen continent. The good news is that the uplift of supporting bedrock could make the remaining ice sheets more stable. The bad news is that in recent years, the rising earth has probably skewed satellite measurements of ice loss, leading researchers to underestimate the rate of vanishing ice by as much as 10 percent.

Antarctica’s bedrock is difficult to study because most of it is covered by thick layers of ice; the continent’s ice sheet cover holds about 90 percent of all the ice on Earth, containing enough water to elevate sea levels worldwide by about 60 metres, according to NASA. To measure how it was changing, the researchers installed six GPS stations at locations around the Amundsen Sea Embayment (ASE), a region of the ice sheet roughly the size of Texas, that drains into the Amundsen Sea. They placed the GPS monitors in places where bedrock was exposed, gathering data at a spatial resolution of 1 km, higher than any recorded in prior studies.

The scientists expected to see some evidence of slow uplift in the bedrock over time. Instead, they saw that the rate of the uplift was about four times faster than anticipated from ice-loss data. The velocity of the rebound in the ASE was one of the fastest rates ever recorded in glaciated areas. The findings suggest that the mantle underneath is fast-moving and fluid, responding rapidly as the heavy weight of ice is removed to push the bedrock upward very quickly.

The bedrock uplift is a result of ice loss over the past century, but ice continues to vanish from parts of Antarctica at a dramatic rate, spurred by human-induced climate change. The amount of ice that has vanished from the continent since 1992 caused about 8 mm of sea level rise. And scientists recently predicted that the West Antarctic Ice Sheet (WAIS) could collapse entirely within the next 100 years, leading to sea level rise of up to nearly 3 metres.

But the researchers suggest that there may be a ray of hope for the weakening WAIS. The deforming bedrock under Antarctica, buoyed by a fluid mantle, could provide an unexpected source of support for the WAIS. In fact, the bedrock’s uplift could stabilize the WAIS enough to prevent a complete collapse, even under strong pressures from a warming world.

There’s a downside to the scientists’ findings, too. Estimates of ice loss in Antarctica depend on satellite measurements of gravity in localized areas, which can be affected by significant changes in mass. If the bedrock under Antarctica is rapidly adjusting in response to ice loss, its uplift would register in gravity measurements, compensating for some ice loss and obscuring just how much ice has truly disappeared by about 10 percent.

Source : Live Science.

Source: NOAA

L’Everest, le plus haut tas d’ordures de la planète // Mount Everest, the highest rubbish dump of the world

Des décennies d’expéditions commerciales ont transformé l’Everest en une véritable décharge, sans aucun doute la plus haute du monde. La cause de cette catastrophe environnementale, c’est le nombre croissant d’alpinistes qui n’accordent que peu d’attention aux déchets qu’ils laissent derrière eux. Des tentes fluorescentes, du matériel d’escalade, des bouteilles de gaz vides et même des excréments humains jonchent le parcours qui conduit vers le sommet et ses 8 848 mètres.
Le nombre de candidats à l’ascension de l’Everest a grimpé en flèche – au moins 600 personnes ont escaladé la montagne jusqu’à présent rien que cette année – ce qui a contribué à aggraver le problème. Dans le même temps, la fonte des glaciers causée par le réchauffement climatique expose les déchets qui se sont accumulés sur la montagne depuis qu’Edmund Hillary et le sherpa Tenzing Norgay ont atteint le sommet pour la première fois il y a 65 ans.
Certes, des efforts ont été faits pour essayer d’enrayer le problème. Il y a cinq ans, le Népal a mis en place une caution de 4 000 dollars par équipe, qui serait remboursée si chaque alpiniste rapportait au moins 8 kilogrammes de déchets. Du côté tibétain, une mesure analogue a été adoptée et les alpinistes sont condamnés à une amende de 100 dollars par kilogramme de déchets non redescendus. En 2017, les alpinistes du côté népalais ont ramené près de 25 tonnes de déchets domestiques et 15 tonnes d’excréments. Cette saison, une récolte de déchets encore plus importante a été réalisée, mais ce n’est qu’une petite fraction comparée à la masse d’immondices laissés sur place chaque année, en sachant que seulement la moitié des alpinistes rapportent les quantités requises. D’autres préfèrent abandonner l’argent de la caution, mais ce n’est que peu de chose à côté des sommes de 20 000 à 100 000 dollars qu’ils ont déboursées pour tenter l’aventure de l’ascension. Le problème est aussi aggravé par les pots-de-vin acceptés par certains responsables pour fermer les yeux.
L’ascension de l’Everest est une entreprise commerciale qui a connu un grand essor au cours des deux dernières décennies. Cela a fait venir de plus en plus d’alpinistes inexpérimentés, attirés par des organisateurs d’expédition bon marché qui cherchaient à tout prix une clientèle. Cette inexpérience n’a fait qu’accroître le problème des ordures.
Les sherpas, les guides de haute montagne et d’autres personnes issues de la population locale transportent des équipements de plus en plus lourds comprenant, entre autres, des tentes, des bouteilles d’oxygène et des cordes. Autrefois, la plupart des alpinistes transportaient leur propre équipement, comme des vêtements, de la nourriture, un sac de couchage ainsi que de des bouteilles d’oxygène. Aujourd’hui, beaucoup d’alpinistes préfèrent engager des sherpas pour tout transporter. Comme ces derniers doivent s’occuper de l’équipement de leurs clients, ils ne sont plus en mesure de transporter les déchets.
Les écologistes craignent que la pollution de l’Everest affecte également les sources d’eau potable dans la vallée. À l’heure actuelle, les déchets du camp de base sont descendus au village voisin, situé à une heure de marche, et déversés dans des tranchées. Ces déchets sont ensuite emportés vers l’aval par les pluies de la mousson et les effluents se déversent dans la rivière.
Certains ingénieurs envisagent d’installer une usine de biogaz près du camp de base de l’Everest ; elle permettrait de transformer les excréments des alpinistes en engrais. Une autre solution serait de mettre en place une équipe spéciale dédiée au ramassage des ordures. La plupart des sherpas admettent que ce n’est pas tâche facile et que le gouvernement devrait obliger les groupes d’alpinistes à nettoyer et appliquer les lois de manière plus stricte.
Source: The Japan Times.

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Decades of commercial mountaineering have turned Mount Everest into the world’s highest rubbish dump as an increasing number of climbers pay little attention to the ugly footprint they leave behind. Fluorescent tents, discarded climbing equipment, empty gas canisters and even human excrement litter the route to the summit of the 8,848-metre peak.

As the number of climbers on the mountain has soared – at least 600 people have scaled the peak so far this year alone – the problem has worsened. Meanwhile, melting glaciers caused by global warming are exposing trash that has accumulated on the mountain since Edmund Hillary and Tenzing Norgay made the first successful summit 65 years ago.

Efforts have been made. Five years ago Nepal implemented a 4,000-dollar rubbish deposit per team that would be refunded if each climber brought down at least 8 kilograms of waste. On the Tibet side of Mt Everest, they are required to bring down the same amount and are fined 100 dollars per kilogram if they don’t. In 2017 climbers in Nepal brought down nearly 25 tons of trash and 15 tons of human waste. This season, even more was carried down but this is just a fraction of the rubbish dumped each year, with only half of climbers lugging down the required amounts. Instead, many climbers opt to forfeit the deposit, a drop in the ocean compared to the $20,000-$100,000 they will have forked out for the experience. Compounding the problem, some officials accept small bribes to turn a blind eye.

The Everest industry has boomed in the last two decades. This has drawn inexperienced mountaineers attracted by low-cost expedition operators desperate for customers. This inexperience is exacerbating the rubbish problem.

Sherpas, high altitude guides and workers drawn from the indigenous local ethnic group, carry heavier items including tents, extra oxygen cylinders and ropes up the mountain. Previously most climbers would take their own personal kit like extra clothes, food, a sleeping bag as well as supplemental oxygen. But now, many climbers can’t manage, leaving the Sherpas to carry everything. As they have to carry the client’s gear, so they are unable to carry down rubbish.

Environmentalists are concerned that the pollution on Everest is also affecting water sources down in the valley. At the moment the raw sewage from base camp is carried to the next village – located at a one-hour walk – and dumped into trenches. This waste then gets flushed downhill during the monsoon into the river.

Some engineers are considering installing a biogas plant near Everest base camp that would turn climber poo into a useful fertilizer. Another solution would be a dedicated rubbish collection team. Most sherpas admit it is not an easy job ans that the government needs to motivate groups to clean up and enforce rules more strictly.

Source : The Japan Times.

Vue du camp de base de l’Everest, côté népalais (Crédit photo : Wikipedia)

Quand la mer monte… (suite) // When the sea rises… (continued)

Un article récemment paru sur le site du National Geographic montre à quoi ressemblerait le monde si la glace continentale venait à fondre. La combustion d’énergies fossiles et la hausse des gaz à effet de serre qu’elle provoque favorise le réchauffement climatique et pourrait conduire à la fonte de la glace polaire ainsi que celle des sommets des montagnes, un scénario qui conduirait à une hausse du niveau de la mer de plus de 65 mètres.

Les cartes proposées par le National Geographic sur son site web (https://www.nationalgeographic.fr/environnement/voici-quoi-ressemblerait-le-monde-si-la-glace-continentale-venait-fondre)

montrent le monde tel qu’il est aujourd’hui et tel qu’il serait si toute la glace continentale avait fondu et s’était déversée dans la mer, avec de nouveaux littoraux pour nos continents et les mers intérieures.

Il y a plus de deux millions de mètres cubes de glace sur Terre, et certains scientifiques affirment qu’il faudrait plus de 5 000 ans pour qu’elle fonde dans son intégralité. Si nous continuons à produire du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, il y a de fortes chances que nous créions une planète dépourvue de glace, avec une température moyenne avoisinant les 26°C au lieu des 14°C actuels.

En Europe, Londres ne serait plus qu’un souvenir et Venise serait reconquise par la mer Adriatique. D’ici des milliers d’années, dans ce scénario catastrophique, les Pays-Bas auront depuis longtemps capitulé face à l’invasion de la mer, et la majeure partie du Danemark aura également disparu. Entre-temps, les eaux grandissantes de la Méditerranée décupleront le niveau de la mer Noire et de la mer Caspienne.

En Amérique du Nord, toute la façade atlantique disparaîtrait, de même que la Floride et la côte américaine du Golfe du Mexique. En Californie, les collines de San Francisco deviendraient un archipel et la Vallée Centrale une baie géante. Le Golfe de Californie s’étendrait jusqu’au nord, au-delà de la latitude de la ville de San Diego qui  n’existerait plus.

En Amérique du Sud, le bassin amazonien au nord ainsi que le bassin du Rio Paraguay au sud deviendraient des criques de l’Atlantique, rayant de la carte Buenos Aires, le littoral uruguayen ainsi qu’une grande partie du Paraguay.

Comparée aux autres continents, l’Afrique ne perdrait pas autant de terres au profit des océans, mais la hausse des températures pourrait rendre une grande partie de son territoire inhabitable. En Egypte, les villes d’Alexandrie et Le Caire seront submergées par une mer Méditerranée intrusive.

En Asie, la Chine et ses 600 millions d’habitants sera inondée, tout comme le Bangladesh et ses 160 millions d’habitants, ainsi qu’une grande partie des régions côtières de l’Inde.

Essentiellement désertique, l’Australie s’enrichirait d’une nouvelle mer intérieure mais se verrait dépossédée d’une grande partie de sa bande côtière où vivent actuellement quatre Australiens sur cinq.

Antarctique : La calotte glaciaire de l’Antarctique oriental est si vaste – elle représente les quatre cinquièmes de la toute la glace terrestre – que sa fonte semble inconcevable. Il est pourtant peu probable que ce mastodonte survive au retour d’un climat d’Éocène. L’Antarctique occidental est une région fragile du fait qu’une grande partie du continent repose sur un substrat rocheux situé sous le niveau de la mer. Comme je l’ai indiqué précédemment, le réchauffement de l’océan fait fondre la glace flottante par en dessous, entraînant un affaissement de cette dernière. Depuis 1992, l’Antarctique occidental a enregistré, en moyenne, une perte nette de 65 millions de tonnes de glace par an.

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A recent article on the National Geographic website shows what the world would look like if continental ice were to melt. The burning of fossil fuels and the rise in greenhouse gases it causes promotes global warming and could lead to the melting of polar ice as well as to mountain tops, a scenario that would lead to a rise in the level of the seas by more than 65 metres.
The maps proposed by the National Geographic on its website (https://www.nationalgeographic.fr/environnement/voici-quoi-ressemblait-le-monde-si-la-glace-continentale-venait-fondre)
show the world as it is today and as it would be if all the continental ice happened to melt and spill into the sea, raising its level by more than 65 metres, with new shorelines for our continents and inland seas.
There are more than two million cubic metres of ice on Earth, and some scientists say it would take more than 5,000 years for it to melt completely. If we continue to produce carbon dioxide in the atmosphere, there is a good chance that we will create an ice-free planet with an average temperature of ebout 26°C instead of the current 14°C.
In Europe, London would be nothing more than a memory and Venice would be reconquered by the Adriatic Sea. Thousands of years from now, in this catastrophic scenario, the Netherlands would have capitulated to the invasion of the sea, and most of Denmark would have disappeared as well. Meanwhile, the growing waters of the Mediterranean would increase the level of the Black Sea and the Caspian Sea.
In North America, the entire Atlantic coast would disappear, as would Florida and the American coast of the Gulf of Mexico. In California, the hills of San Francisco would become an archipelago and the Central Valley a giant bay. The Gulf of California would extend to the north, beyond the latitude of the current city of San Diego that would no longer exist.
In South America, the Amazon basin in the north as well as the Río Paraguay basin in the south would become creeks of the Atlantic, scratching from the map Buenos Aires, the Uruguayan coast as well as a large part of Paraguay.
Compared to other continents, Africa would not lose as much land to the oceans, but rising temperatures could make much of its territory uninhabitable. In Egypt, the cities of Alexandria and Cairo would be submerged by an intrusive Mediterranean Sea.
In Asia, China and its 600 million inhabitants wouldl be flooded, as well as Bangladesh and its 160 million inhabitants, as well as a large part of the coastal regions of India.
Essentially a desert, Australia would get a new inland sea but would be dispossessed of much of its coastal strip where currently four out of five Australians live.
Antarctica: The East Antarctic ice sheet is so huge – it is four-fifths of all the land ice – that its melting seems inconceivable. It is unlikely, however, that this behemoth will survive the return of an Eocene climate.
West Antarctica is a fragile region because a large part of the continent lies on a bedrock.beneath sea level. As I explained earlier, warming ocean temperatures are melting the floating ice from below, causing it to subside. Since 1992, West Antarctica has recorded, on average, a net loss of 65 million tons of ice per year.

L’Europe avant et après la fonte intégrale de la glace dans le monde. Les autres cartes se trouvent sur le site du National Geographic.