Élection américaine : un rapport gênant sur le changement climatique // U.S. election : an embarrassing report on climate change

Selon plusieurs organes de presse américains dont le Huffington Post, l’administration Trump freine des quatre fers pour que ne soit pas publié avant l’élection présidentielle du mois de novembre un rapport sur le changement climatique mandaté par le Congrès. Cela confirme le déni du changement climatique par l’occupant actuel de la Maison Blanche. Ce rapport fédéral détaillé examine les conséquences dévastatrices de l’accélération de la crise climatique.

L’administration Trump avait déjà tenté d’enterrer le rapport de 2018 en le publiant le lendemain des vacances du Thanksgiving. Selon les conclusions de ce rapport, «la hausse des températures à l’échelle de la planète est plus rapide que tout ce que la civilisation moderne a connu jusqu’à présent» et «cette tendance au réchauffement ne peut s’expliquer que par les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère». Ce rapport a également révélé que sans réduction drastique des émissions globales de gaz à effet de serre, les températures aux États-Unis pourraient augmenter entre 3 et 9 degrés Fahrenheit (1,5 à 5 degrés Celsius) d’ici 2100.
À l’époque, les responsables de l’administration ont rejeté les conclusions du rapport et les ont qualifiées de «radicales», «ne s’appuyant pas sur des données» et basées sur les «pires scénarios». Trump a carrément rejeté la notion de réchauffement climatique en disant: «Je n’y crois pas.»
L’attaque incessante de Trump contre les climatologues s’est intensifiée avec l’approche des élections de novembre 2020. En plus d’affirmer, à tort, que le climat «va commencer à se refroidir», Trump a nommé au moins trois climato-sceptiques à des postes importants de la NOAA, l’agence responsable de l’étude des océans et de l’atmosphère
Parmi ces nouveaux promus se trouve David Legates, professeur de climatologie à l’Université du Delaware qui a affirmé, entre autres, que l’augmentation du CO2 atmosphérique était bonne pour la planète. Des sources proches de la Maison Blanche indiquent que Legates a été nommé uniquement pour rédiger la version officielle du prochain rapport fédéral sur le climat.
Les efforts de l’Administration américaine pour ralentir le prochain rapport interviennent alors qu’Exxon Mobil, le plus grand producteur américain de pétrole et de gaz, prévoit d’intensifier ses forages. Les émissions de gaz à effet de serre émises par cette compagnie augmenteraient en conséquence, alors que les autre grandes compagnies pétrolières promettent de réduire leur production et de se diriger vers des émissions nettes nulles dans les décennies à venir.
On ne sait pas si les efforts la Maison Blanche parviendront à  ralentir la publication du rapport dont la finalité est de donner une image précise de la façon dont le changement climatique pourrait bouleverser la vie aux Etats-Unis. Le rapport fédéral présente les conclusions collégiales de chercheurs en climatologie dans toutes les disciplines. Sa complexité n’est comparable qu’aux rapports annuels publiés par le GIEC sur l’évolution du climat.
Contrairement aux rapports du GIEC, le rapport fédéral fournit des prévisions détaillées pour chaque région des Etats-Unis. Il offre ainsi aux scientifiques et aux décideurs un outil essentiel pour faire face à la recrudescence des incendies, des sécheresses et des violentes tempêtes.
La décision de l’Administration d’interférer avec le cinquième rapport indique comment l’administration Trump favorable aux combustibles fossiles, est susceptible d’aborder la menace du changement climatique si le président est élu pour un deuxième mandat et n’a plus à tenir compte de l’opinion des électeurs américains dont la majorité s’inquiète de la crise climatique.
Source: Huffington Post.

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According to several US newsmadia, among which The Huffington Post, The Trump administration is reportedly delaying work on a congressionally mandated climate change report, the latest example of President Donald Trump digging in on climate change denial ahead of the 2020 election.

The in-depth federal assessments, due every four years, look at the devastating consequences of the rapidly unfolding climate crisis. The Trump administration tried to bury the last study in 2018 by releasing it the day after the Thanksgiving holiday. That report concluded that global temperatures are “rising more rapidly than anything modern civilization has experienced” and that “this warming trend can only be explained by human activities, especially emissions of greenhouse gases into the atmosphere.” It also found that without drastic cuts in global greenhouse gas emissions, temperatures in the U.S. could warm between 3 and 9 degrees Fahrenheit by 2100.

At the time, administration officials dismissed the findings as “radical,” “not data-driven” and based on “worst scenarios.” Trump outright rejected the science, saying “I don’t believe it.”

Trump’s brazen attack on climate science has ramped up ahead of the November election. Along with falsely claiming that the climate “will start getting cooler,” Trump has tapped at least three climate contrarians for top-level positions at the federal National Oceanic and Atmospheric Administration.

Among them is David Legates, a University of Delaware climatology professor who has claimed, among other things, that rising atmospheric CO2 is good for the planet. Sources close to the White House indicate that Legates was brought in specifically to shape the upcoming federal climate report.

The effort to slow-walk the next report comes as Exxon Mobil Corp., the largest U.S. oil and gas producer, plans to ramp up drilling. The company’s projected greenhouse gases would surge as a result, just as rival oil giants are vowing to cut output and set a course for net-zero emissions in the coming decades.

It’s unclear whether the White House’s delay in summoning scientists for the next national climate assessment would hinder their ability to render an accurate picture of how climate change could upend life across the United States. Scientists are already running models and performing studies, but the federal report represents the collective findings of climate researchers across disciplines. Its complexity is comparable only to the reports the United Nations’ Intergovernmental Panel on Climate Change issues each year.

Unlike the U.N. report, the federal assessment provides detailed forecasts by U.S. regions, offering scientists and policymakers a vital tool for adapting to the already chaotic uptick in fires, droughts and violent storms.

The move to interfere with a timely fifth report signals how the pro-fossil fuel Trump administration is likely to approach the threat of climate change if the president is elected to a second term and no longer has to consider the concerns of American voters, a growing majority of whom are worried about the climate crisis.

Source : Huffington Post.

Créée en 1970, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)  fournit et assure un accès à des données environnementales mondiales et des services d’information à partir de satellites et d’autres sources dans le but de « promouvoir,  protéger et améliorer l’économie, la sécurité, l’environnement et la qualité de vie de la nation. »

La glace du Groenland a atteint le point de non-retour // Greenland’s ice has reached the point of no return

Les glaciologues savaient que cela pourrait arriver un jour, mais pas si tôt. Une nouvelle étude conduite par des scientifiques de l’Ohio State University nous informe que la calotte glaciaire du Groenland a rétréci au-delà du point de retour. Désormais, la glace continuera de fondre quelle que soit la rapidité avec laquelle nous (= nos gouvernements) réduirons les émissions de gaz à effet de serre. L’étude a été publiée dans la revue Nature Communications Earth & Environment.
Les auteurs ont étudié des données concernant 234 glaciers à travers le territoire arctique, sur 34 années jusqu’en 2018. Ils ont constaté que les chutes de neige annuelles ne suffisent plus à alimenter les zones d’accumulation des glaciers et donc à reconstituer la glace perdue durant la fonte estivale.
Cette fonte fait déjà monter d’environ un millimètre chaque année le niveau des océans dans le monde. Si toute la glace du Groenland venait à disparaître, l’eau ainsi libérée ferait monter le niveau des mers de 6 mètres en moyenne, suffisamment pour submerger de nombreuses villes côtières sur la planète. Les scientifiques font toutefois remarquer que ce processus prendra plusieurs décennies.
Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, l’Arctique se réchauffe au moins deux fois plus vite que le reste du monde depuis 30 ans, un phénomène baptisé «amplification  arctique». La glace de mer a atteint superficie la plus faible depuis 40 ans au cours du mois de juillet 2020 (voir ma note du 15 août 2020).
La fonte de l’Arctique a ouvert de nouvelles voies maritimes, et suscité de plus en plus d’intérêt pour les combustibles fossiles et les autres ressources naturelles de cette région du globe. En particulier, le Groenland revêt une importance stratégique pour l’armée américaine et son système d’alerte précoce pour les missiles balistiques. En effet, la route la plus courte entre l’Europe et l’Amérique du Nord passe par l’île arctique.
L’année dernière, le président Trump a proposé d’acheter le Groenland, mais le Danemark a rejeté l’offre. La diplomatie fait malgré tout son chemin et le mois dernier les États-Unis ont rouvert leur consulat à Nuuk, la capitale groenlandaise. Le Danemark vient d’indiquer qu’il avait nommé un diplomate intermédiaire pour assurer une meilleure communication entre Nuuk et Copenhague, séparées par quelque 3500 kilomètres.
La nouvelle étude de l’Ohio State University indique que la calotte glaciaire du Groenland gagnera plus de masse seulement une fois tous les siècles, ce qui montre parfaitement la difficulté éprouver par les glaciers pour se reconstituer une fois que l’hémorragie de glace a commencé. En étudiant les images satellitaires, les chercheurs ont noté que les glaciers avaient eu 50% de chances de regagner de la masse avant 2000, mais que ces chances avaient diminué depuis.
Les conclusions de l’étude devraient inciter les gouvernements à se préparer à l’élévation du niveau de la mer et à prendre des mesures pour faire face à ces sombres perspectives.
Source: Yahoo News.

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Glaciologists knew it might happen some day, but not so soon. A new study by scientists at Ohio State University informs us that Greenland’s ice sheet has shrunk past the point of return. The ice will melt away no matter how quickly the world reduces greenhouse gas emissions. The research was published in the journal Nature Communications Earth & Environment.

The authors of the research studied data on 234 glaciers across the Arctic territory spanning 34 years through 2018 and found that annual snowfall was no longer enough to replenish glaciers of the snow and ice being lost to summertime melting.

That melting is already causing global seas to rise about a millimetre on average per year. If all of Greenland’s ice goes, the water released will push sea levels up by an average of 6 metres, enough to swamp many coastal cities around the world. The scientists add that this process will take several decades.

As I put it several times, the Arctic has been warming at least twice as fast as the rest of the world for the last 30 years, an observation referred to as “Arctic amplification”. The polar sea ice has hit its lowest extent for July in 40 years (see my post of August 15th, 2020).

The Arctic thaw has brought more water to the region, opening up routes for shipping traffic, as well as increased interest in extracting fossil fuels and other natural resources. In particular, Greenland is strategically important for the U.S. military and its ballistic missile early warning system, as the shortest route from Europe to North America goes via the Arctic island.

Last year, President Donald Trump offered to buy Greenland, but Denmark rebuffed the offer. Then last month, the U.S. reopened a consulate in the territory’s capital of Nuuk, and Denmark has just informed it was appointing an intermediary between Nuuk and Copenhagen some 3,500 kilometres away.

The new study indicates that Greenland’s ice sheet will now gain mass only once every 100 years, a grim indicator of how difficult it is to re-grow glaciers once they hemorrhage ice.

In studying satellite images of the glaciers, the researchers noted that the glaciers had a 50% chance of regaining mass before 2000, with the odds declining since.

The findings of the study should spur governments to prepare for sea-level rise and take measures to face this grim future.

Source: Yahoo News.

Photo : C. Grandpey

Risque de disparition brutale de la calotte antarctique avec hausse spectaculaire du niveau des océans // Risk of Antarctic Ice Sheet collapse and dramatic sea level rise

Une nouvelle étude par une équipe de chercheurs de l’Université du Wisconsin-Madison et de l’Oregon State University, récemment publiée dans la revue Nature, nous apprend que la calotte glaciaire de l’Antarctique Occidental est moins stable que prévu et il faut s’attendre à sa rapide disparition.
L’étude revient sur les deux dernières périodes au cours desquelles notre planète est passée d’un état glaciaire – lorsque les calottes glaciaires couvraient de grandes étendues du globe – à un état interglaciaire comme celui que nous vivons actuellement.
Le but de l’étude est de mieux comprendre les facteurs qui contribuent à l’élévation du niveau de la mer. En effet, jusqu’à présent, on ne savait pas grand-chose sur le rôle joué par la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. On ne savait pas à quelle vitesse elles fondaient, si la calotte glaciaire de l’Antarctique allait disparaître, ni à quelle vitesse cela allait se produire, si c’était une affaire de siècles ou de millénaires. D’ici 2200, il se peut que le niveau de la mer s’élève de 7,50 mètres si l’on prend en compte l’instabilité de la calotte glaciaire antarctique occidentale et orientale.
L’étude révèle que le réchauffement de l’eau sous la surface des océans contribue largement à la fonte de la calotte glaciaire, en particulier dans l’Antarctique où une grande partie de la calotte glaciaire se trouve sous l’eau. Au cours des deux dernières transitions de la période glaciaire à la période interglaciaire, le réchauffement a été largement provoqué par la perturbation de la circulation méridienne de renversement de l’Atlantique (AMOC) qui agit comme un tapis roulant et transporte les eaux chaudes vers le nord et les eaux froides vers le sud.
Le réchauffement sous la surface de l’océan a probablement été responsable de la disparition de la calotte glaciaire de l’Antarctique Occidental au cours de la dernière période interglaciaire sur Terre qui remonte à 125 000 ans. Cela a entraîné une élévation du niveau de la mer de trois mètres. Dans l’ensemble, le niveau des mers a augmenté de neuf mètres au cours de la dernière période interglaciaire.
L’étude a adopté une approche de modélisation pour rassembler les meilleures données planétaires contribuant à la fonte des glaciers et des calottes glaciaires ainsi qu’à l’élévation du niveau de la mer, y compris les concentrations de gaz à effet de serre, les températures globales et les températures sous la surface des océans. À l’aide de la version 3 du modèle de système climatique du National Center for Atmospheric Research (NCAR), les chercheurs ont effectué des simulations à partir de plus de 25000 années modèles à l’aide de conditions et de reconstructions climatiques basées sur des données collectées dans le monde entier. Ces données comprennent les gaz à effet de serre mesurés dans les carottes de glace profondes, les indicateurs du niveau de la mer chez les coraux et les spéléothèmes (concrétions dans une cavité naturelle souterraine). Les simulations ont également inclus la position de la planète par rapport au soleil, les données de la calotte glaciaire et les changements dans le transport de chaleur associés aux fluctuations de l’AMOC. L’étude a révélé que l’AMOC s’est réduit à une seule étape lors de la transition du dernier interglaciaire pendant environ 7 000 ans. Au cours de la transition vers la période interglaciaire actuelle – l’Holocène – la réduction de l’AMOC n’a duré qu’environ les deux tiers de cet intervalle de temps et s’est déroulée en deux étapes. Au cours des deux transitions, cependant, la réduction de l’AMOC a provoqué un réchauffement de l’eau sous la surface dans tout le Bassin Atlantique, ce qui correspond aux données observées. Cette réduction de l’AMOC a entraîné une augmentation de la glace de mer dans l’Océan Atlantique Nord et une réduction de la convection océanique. Ces deux phénomènes réduisent les pertes de chaleur à la surface de l’océan mais réchauffent l’eau sous la surface, de la même manière qu’en hiver la neige contribue à isoler le sol en dessous.
Aux États-Unis, quatre personnes sur 10 vivent dans des zones côtières, ce qui les rend vulnérables aux effets de la montée des mers. Soixante-dix pour cent des plus grandes villes du monde sont situées près d’une côte.
À l’échelle de la planète, en 2010, le niveau des mers avait augmenté d’environ 25 centimètres par rapport au niveau moyen à l’époque préindustrielle. Selon la NOAA, en 2014, le niveau des mers a augmenté à un rythme croissant d’environ 0,3 centimètre chaque année.
En outre, en 2014, la température de la planète a augmenté de 1°C par rapport aux conditions préindustrielles, ce qui représente un réchauffement identique à celui qui a entraîné une élévation du niveau de la mer au cours de la dernière période interglaciaire.
Cela est particulièrement inquiétant car cela montre qu’une élévation de six à neuf mètres du niveau de la mer est susceptible de se produire sous l’effet du même niveau de réchauffement climatique que celui observé en ce moment.
Source: Phys.Org.

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 A new study by University of Wisconsin–Madison and Oregon State University and recently published in Nature suggests the Western Antarctic Ice Sheet is less stable than researchers once thought and its collapse in the future is likely.

The study looks back at the last two time periods in which the planet transitioned from a glacial state, when ice sheets covered large swaths of the globe, into an interglacial state, such as the one we are in now.

The goal of the study is to better understand what contributes to rising sea levels. Indeed, there is a large amount of uncertainty about the contributions made by the melting of the Greenland and Antarctic ice sheets. Scientists do not know how fast they are going to melt, whether the marine-based Antarctic ice sheet will collapse, or how quickly it will happen, whether it is a matter of 100 years or 1,000 years. By 2200, there is a possibility of 7.5-metre sea level rise when accounting for the instability of the western and eastern Antarctic Ice Sheet.

Overall, the study found that warming below the surface of the planet’s oceans is a significant contributor to ice sheet melt, particularly in the Antarctic, where a large portion of the ice sheet exists under the water. During the last two transitions from glacial into interglacial periods, that warming was largely driven by the disruption of the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC) which acts as an oceanic conveyor belt that carries warm waters northward and cold waters south.

Sub-surface warming was likely responsible for the collapse of the Western Antarctic Ice sheet during Earth’s last interglacial period going back 125,000 years, which led to three metres of sea level rise. Overall, seas rose by up to nine metres during the last interglacial period.

The study took a modelling approach to gather best estimates of the planetary influences underlying glacial and ice sheet melt as well as sea level rise, including greenhouse gas concentrations, global temperatures, and subsurface ocean temperatures. Using the Community Climate System Model version 3 from the National Center for Atmospheric Research (NCAR), the researchers ran simulations for more than 25,000 model years using conditions and climate reconstructions surmised from data collected around the globe. That includes greenhouse gases measured in deep ice cores, sea level indicators in corals, and speleothems. The simulations also included the position of the planet relative to the sun, ice sheet data and changes in heat transport associated with changes to AMOC. The study found that AMOC was reduced in a single step at the transition of the last interglacial for roughly 7,000 years. During the transition into the current interglacial period, the Holocene, AMOC reduction lasted only about two-thirds as long and occurred in two steps. During both transitions, however, AMOC reduction caused subsurface warming throughout the Atlantic Basin, which agrees with observed data. The reduction resulted in more sea ice in the North Atlantic Ocean and the reduction of ocean convection. Both of these reduce heat loss from the surface ocean, warming the subsurface, similar to the way in which winter snow helps insulate the ground below.

In the U.S., four out of 10 people live in populous coastal areas, making them vulnerable to the effects of rising seas. Seventy percent of the world’s largest cities are located near a coast.

Globally, by 2010, seas had already risen about 25 centimetres above their average levels in pre-industrial times. According to NOAA, in 2014 they were rising at an increasing rate of roughly 0.3 centimetres each year.

Also by 2014, global temperatures had increased by 1 degree Celsius relative to pre-industrial conditions, representing the same amount of warming that led to sea level rise during the last interglacial period.

This is especially worrying as it shows that six to nine metres of sea level rise can occur with the same amount of global warming happening right now.

Source: Phys.Org.

Circulation thermohaline (Source: IPCC)

 

La désintégration de l’Arctique continue // The disintegration of the Arctic continues

La désintégration de l’Arctique se poursuit. Une partie de la plate-forme glaciaire de Milne, en bordure de l’île d’Ellesmere, dans le territoire nord canadien du Nunavut, est partie à la dérive en seulement deux jours à la fin du mois de juillet.  La plate-forme a ainsi perdu plus de 40% de sa superficie, soit environ 80 kilomètres carrés. Par comparaison, l’île de Manhattan à New York couvre environ 60 kilomètres carrés. C’était la dernière plate-forme glaciaire parfaitement intacte dans l’Arctique canadien.

Comme je l’ai déjà écrit, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète depuis 30 ans. En 2020, les températures dans la région ont été extrêmement élevées et la glace de mer a atteint son niveau le plus bas depuis 40 ans au  mois de juillet. Une chaleur record et des incendies de forêt ont dévasté la Russie sibérienne. Cet  été dans l’Arctique canadien les températures ont été de 5 degrés Celsius supérieures à la moyenne sur 30 ans.
Cette chaleur a menacé les petites calottes glaciaires qui peuvent fondre rapidement parce qu’elles n’ont pas la masse des plus grands glaciers pour conserver le froid. À mesure qu’un glacier disparaît, son substrat rocheux est exposé, ce qui occasionne une montée en chaleur et accélère le processus de fonte.
La désintégration de la banquise sur l’île d’Ellesmere a également entraîné la disparition du dernier lac Epishelf connu dans l’hémisphère nord. Il s’agit d’un volume d’eau douce encastré dans la banquise et qui flotte au-dessus de l’eau de l’océan.
Les glaciologues ont remarqué que deux autres calottes glaciaires d’Ellesmere – Murray et Simmons – diminuent également et sont susceptibles de disparaître d’ici une dizaine d’années.
Source: Canadian Ice Service.

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The disintegration of the Arctic continues. The Milne Ice Shelf, at the fringe of Ellesmere Island, in the sparsely populated northern Canadian territory of Nunavut, collapsed in just two days at the end of July, losing more than 40% of its area. It was the last fully intact ice shelf in the Canadian Arctic. The shelf’s area shrank by about 80 square kilometres. By comparison, the island of Manhattan in New York covers roughly 60 square kilometres.

As I put it before, the Arctic has been warming at twice the global rate for the last 30 years In 2020, temperatures in the polar region have been intens and the polar sea ice hit its lowest extent for July in 40 years. Record heat and wildfires have scorched Siberian Russia.

Summer in the Canadian Arctic this year in particular has been 5 degrees Celsius above the 30-year average.

This heat has threatened smaller ice caps, which can melt quickly because they do not have the bulk of larger glaciers to stay cold. As a glacier disappears, more bedrock is exposed, which then heats up and accelerates the melting process.

The ice shelf collapse on Ellesmere Island also meant the loss of the northern hemisphere’s last known epishelf lake, a geographic feature in which a body of freshwater is dammed by the ice shelf and floats atop ocean water.

Glaciologists have noticed that two other ice caps on Ellesmere – Murray and Simmons – are also diminishing and are likely to disappear within 10 years.

Source: Canadian Ice Service.

L’île d’Ellesmere vue depuis l’espace (Source: NASA)

Les plateformes glaciaires de l’île d’Ellesmere, avec la plateforme de Milne (Source : Gouvernement du Canada)

Gigantesques incendies en Sibérie // Huge wildfires in Siberia

Ce n’est pas une surprise: les incendies de forêt en Sibérie ont été multipliés par cinq au cours de la semaine dernière alors que se poursuit  la vague de chaleur sans précédent que j’ai mentionnée dans une note  précédente. Une température de 38°C a été enregistrée dans la ville de Verkhoyansk. C’est la température la plus chaude jamais enregistrée au-dessus du Cercle polaire arctique.

Selon les chiffres communiqués par Avialesookhrana, le service russe des incendies de forêts, environ 1,2 million d’hectares brûlaient en Sibérie le 27 juin 2020, dans des zones inaccessibles aux pompiers, de sorte qu’il est actuellement impossible de contenir les incendies.
Source: The Siberian Times.

La situation est la même que l’an dernier. Il ne faudrait pas oublier que les incendies arctiques sans précédent observés au cours de l’été 2019 ont survécu à l’hiver sous la forme de « feux zombies ». Les feux se sont rallumés au mois de mai, alors que la neige est encore en train de fondre.

Les incendies dans l’Arctique contribuent au dégel du permafrost et envoient dans l’atmosphère d’importantes quantités carbone, exacerbant de ce fait le réchauffement climatique, lui-même responsable de ces incendies.

Maintenant que les températures augmentent dans la région et que la neige fond, l’analyse des images satellitaires montrant les brûlis de l’année dernière et des incendies qui ont éclaté en mai 2020 confirment que de nombreux incendies survenant en Sibérie en ce moment sont en réalité des « incendies zombies », autrement des résurgences d’incendies de l’année passée qui ont conservé un vestige d’activité sous terre. En effet, ces incendies peuvent continuer de couver dans le sous-sol sans montrer de signes visibles d’activité au-dessus du sol.

L’analyse d’images satellitaires Sentinel-2 de l’Agence Spatiale Européenne a imontré des empreintes d’incendies actifs en 2019 et des points chauds en 2020 laissant supposer que les incendies avaient repris sur les mêmes zones  immédiatement après la fonte des neiges cette année. Il faut savoir que le sous-sol de la toundra est très riche en tourbe,ce qui favorise la reprise des incendies.

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The piece of news comes as no surprise: wildfires in Siberia have grown five-fold over the past week amid the unprecedented heatwave I mentioned in a previous post. A temperature of 38°C was recorded in the town of Verkhoyansk, marking the hottest-ever temperature recorded above the Arctic Circle. The heatwave in the region continues to date

According to figures reported by Russian aerial forest fire management Avialesookhrana, about 1.2 million hectares were burning in Siberia on June 27th, 2020, in areas unaccessible to firefighters. Containing the fires is impossible at the moment.

Source: The Siberian Times.

The situation is the same as last year. It should be noted that the unprecedented Arctic fires observed in the summer of 2019 survived the winter in the form of « zombie fires ». The fires started again in May, while the snow was still melting. (see my post of May 21st, 2020)
More important, Arctic fires are contributing to the thawing of permafrost and sending large amounts of carbon into the atmosphere, thereby exacerbating global warming, which is itself responsible for these fires.
Now that temperatures are increasing in the region and the snow is melting, analysis of satellite images showing last year’s burns and fires that started in May 2020 confirm that many fires occurring in Siberia at the moment are in reality « zombie fires », the resurgence of fires of the past year which have preserved some underground activity. Indeed, these fires can continue to smolder in the subsoil without showing visible signs of activity above the ground.
Analysis of Sentinel-2 satellite images from the European Space Agency showed traces of active fires in 2019 and hot spots in 2020, suggesting that fires had resumed in the same areas immediately after the snow melted this year. One should keep in mind that the subsoil of the tundra is very rich in peat, which favours the resumption of fires.

Les incendies en Sibérie vus depuis l’espace le 30 juin 2020 (Satellite Copernicus Sentinel -2)

De la Convention citoyenne sur le climat au réchauffement du pôle Sud // From the Citizen Convention on Climate to the warming of the South Pole

Les mois et les années passent, le réchauffement climatique se fait de plus en plus pressant et personne ne prend de décisions dignes de ce nom pour essayer de le freiner. En France, à l’issue de la Convention citoyenne pour le climat, le Président Macron a certes annoncé des mesures au niveau de notre pays. Une somme importante sera destinée à «  la conversion écologique de notre économie ». Il a également énuméré plusieurs objectifs : « investir dans les transports propres, rénover les bâtiments, inventer les industries de demain, investir aussi dans des domaines comme les énergies décarbonées, la préservation de la ressource en eau… » C’est bien, mais certaines mesures concrètes proposées par la Convention telles que la réduction de vitesse sur les autoroutes ont été mises de côté ou revue à la baisse, comme la concurrence entre le train et l’avion sur les trajets courts.

Comme je l’ai indiqué précédemment, la Convention citoyenne pour le climat est une initiative louable, mais elle se limite à notre seul pays. Certes le Président a indiqué qu’elle constituait une première mondiale, mais j’aurais aimé l’entendre dire qu’il participerait à la prochaine COP – il a brillé par son absence à celle de Madrid – et qu’il inciterait d’autres pays à suivre l’exemple de la France en organisant de telles conventions participatives.

De toute évidence, les mesures concrètes et efficaces pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique ne sont pas pour demain. En France, on a trop tendance à confondre écologie et réchauffement climatique alors que ce sont deux choses différentes, même s’il peut y avoir des recoupements.

Pendant que le Président Macron délivrait son discours, le continent antarctique continuait de fondre. Le pôle Sud s’est même réchauffé trois fois plus vite que le reste de la planète au cours des 30 dernières années, à cause de la hausse des températures tropicales. C’est la constatation faite par des chercheurs néo-zélandais, britanniques et américains qui viennent de publier une étude sur ce continent dans la revue Nature Climate Change.

La température de l’Antarctique varie considérablement selon les saisons et les régions. Pendant des années, on a pensé qu’à l’inverse du reste du continent antarctique, le pôle Sud ne se réchauffait pas. Ce n’est plus vrai.
Les auteurs de l’étude ont analysé 60 années de données fournies par les stations météorologiques et ont procédé à une modélisation informatique pour montrer ce qui provoque l’accélération actuelle du réchauffement. Ils ont constaté que les températures plus chaudes de l’océan dans le Pacifique occidental ont fait baisser la pression atmosphérique au-dessus de la mer de Weddell dans l’Atlantique Sud au cours des dernières décennies. Cela a augmenté le flux d’air chaud arrivant directement au-dessus du pôle Sud où la température a augmenté de plus de 1,83°C depuis 1989.
Les scientifiques pensent que la tendance au réchauffement naturel a probablement été stimulée par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine et a pu masquer l’effet de réchauffement de la pollution par le carbone sur le pôle Sud.
Alors que les températures se réchauffaient dans l’Antarctique occidental et sur la Péninsule Antarctique au cours du 20ème siècle, le pôle Sud se refroidissait. On pensait que cette partie de l’Antarctique était à l’abri du réchauffement climatique, mais ce n’est malheureusement pas le cas. En effet, les dernières données montrent que le pôle Sud se réchauffe à un rythme d’environ 0,6°C par décennie, contre environ 0,2°C pour le reste de la planète.
Les auteurs de l’étude attribuent le changement à un phénomène bien connu, l’Oscillation Décennale du Pacifique (ODP) à laquelle j’ai fait référence à plusieurs reprises dans mes notes. Le cycle de l’OPD dure entre 15 et 30 ans et alterne entre un état « positif » dans lequel le Pacifique tropical est plus chaud et le Pacifique nord plus froid que la moyenne, et un état « négatif » où l’anomalie de température est inversée.
L’ODP a basculé dans un cycle négatif au début du siècle, entraînant une plus grande convection et plus de pressions extrêmes dans les hautes latitudes, ce qui a contribué à générer un puissant flux d’air plus chaud juste au-dessus du pôle Sud.
L’auteur principal de l’étude a déclaré que le niveau de réchauffement de 1,83°C dépassait presque toutes les tendances au réchauffement modélisées sur 30 ans. « Alors que le réchauffement se situait juste dans la variabilité naturelle des modèles climatiques, il est très probable que l’activité humaine a contribué à son accélération. »
Source: Yahoo News.

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As the months and years go by, global warming is becoming more and more pressing and no one is making worthy decisions to try to slow it down. In France, following the Citizen Climate Convention, President Macron announced measures at the level of our country. A significant sum of money will be intended for « the ecological conversion of our economy ». He also listed several objectives: « invest in clean transport, renovate buildings, invent the industries of tomorrow and in areas such as low-carbon energy, preservation of water resources … » It’s OK, but certain concrete measures proposed by the Convention such as speed reduction on motorways have been set aside or reduced, such as competition between train and plane on short journeys.
As I put it before, the Citizen Convention is a laudable initiative, but it is limited to our country alone. The President was right to indicate that it was a world first, but I would have liked to hear him say that he would participate in the next COP – he did not attend the one in Madrid – and that he would encourage other countries to follow the example of France.
Clearly, the concrete measures to effectively combat global warming are not for tomorrow. In France, there is too much a tendency to confuse ecology and global warming when these are two different topics, even if they sometimes overlap.
While President Macron delivered his speech, the Antarctic continent continued to melt. The South Pole has even warmed three times faster than the rest of the planet in the past 30 years due to the rise in tropical temperatures. This is the finding made by New Zealand, British and American researchers who have just published a study on this continent in the journal Nature Climate Change.

Antarctica’s temperature varies widely according to the seasons and the regions. For years, it had been thought that the South Pole had stayed cold even as the continent was getting warmer. This is no longer true.

The authors of the study analysed 60 years of weather station data and used computer modelling to show what was causing the accelerated warming. They found that warmer ocean temperatures in the western Pacific had over the decades lowered atmospheric pressure over the Weddell Sea in the southern Atlantic. This in turn had increased the flow of warm air directly over the South Pole where the temperature increased by more than 1.83°C since 1989.

The scientists think the natural warming trend was likely boosted by manmade greenhouse gas emissions and could be masking the heating effect of carbon pollution over the South Pole.

While temperatures were known to be warming across West Antarctica and the Antarctic Peninsula during the 20th century, the South Pole was cooling. It was suspected that this part of Antarctica might be immune to warming, but this is not the case any more. The latest data show that the South Pole is now warming at a rate of around 0.6°C a decade, compared with around 0.2°C for the rest of the planet.

The authors of the study, attribute the change to a well known phenomenon known as the Interdecadal Pacific Oscillation (IPO) to which I hace referred several times in my posts. The IPO cycle lasts roughly 15-30 years, and alternates between a « positive » state in which the tropical Pacific is hotter and the northern Pacific is colder than average, and a « negative » state where the temperature anomaly is reversed.

The IPO flipped to a negative cycle at the start of the century, driving greater convection and more pressure extremes at high latitudes, leading to a strong flow of warmer air right over the South Pole.

The lead author of the study said that the 1.83°C level of warming exceeded nearly all modelled 30-year warming trends. « While the warming was just within the natural variability of climate models, it was highly likely human activity had contributed to its acceleration. »

Source: Yahoo News.

Carte générale de l’Antarctique (Source : Wikipedia)

La fonte inquiétante du Groenland et de l’Antarctique (suite) // The disturbing melting of Greenland and Antarctica

Les dernières données en provenance de la NASA nous apprennent que l’Antarctique et le Groenland ont perdu plus de 5 000 gigatonnes de glace au cours des 16 dernières années. Ce serait plus que suffisant pour remplir le lac Michigan. (Une gigatonne équivaut à un milliard de tonnes).
Selon un article publié dans la revue Science, ces deux régions du globe ont toutes deux été responsables de 1,40 cm (0,55 pouces) d’élévation du niveau de la mer entre 2003 et 2019, soit environ un tiers de l’élévation totale du niveau de la mer au cours de cette période.
Les données ont été fournies par l’Ice, Cloud and Land Elevation Satellite 2 (ICESat-2) de la NASA. Lancé en 2018, il s’agit de l’instrument laser d’observation de la Terre le plus performant que la NASA ait jamais envoyé dans l’espace. Il vient en complément des données de son prédécesseur, ICESat, qui a collecté des données de 2003 à 2009.
Les glaciologues disposent désormais d’observations sur 16 ans avec l’ICESat et l’ICESat-2 et ils sont en mesure de confirmer que les changements observés dans la glace sont à mettre en relation avec le changement climatique sur le long terme.
Chaque année, la calotte glaciaire du Groenland a perdu en moyenne 200 gigatonnes de glace et celle de l’Antarctique en moyenne 118. En utilisant les informations des deux missions satellitaires, les chercheurs ont pu mesurer non seulement la quantité de glace fondue, mais aussi l’une des principales causes. Les plates-formes glaciaires autour de l’Antarctique jouent le rôle de barrières et ralentissent la vitesse de perte de glace, même si elles ne contribuent pas à l’élévation du niveau de la mer car elles flottent déjà à la surface de l’océan. Cependant, à mesure que ces barrières fondent avec le réchauffement des océans, la vitesse de perte de glace située en amont augmente. On a comparé le rôle joué par ces barrières avec les arc-boutants qui soutiennent les murs d’une cathédrale. Les plateformes glaciaires retiennent les glaciers en amont. Si elles disparaissaient ou si elles s’amincissaient, cette force de soutien serait amoindrie de sorte que la glace en amont pourrait s’écouler plus rapidement. C’est cette glace qui fera s’élever le niveau des océans.
Alors qu’une grande partie de la perte de glace en Antarctique provient des plates-formes glaciaires, avec la production d’icebergs et la fonte provoquée par l’eau plus chaude, la majorité de la perte de glace au Groenland est due à la fonte de surface et au ruissellement. Au Groenland, les glaciers côtiers se sont amincis de façon spectaculaire, principalement en raison des températures estivales plus chaudes.
Les dernières données fournies par la NASA sont conformes aux études précédentes sur l’élévation du niveau de la mer, mais les lasers des satellites donnent aux chercheurs une analyse beaucoup plus détaillée de l’évolution de la glace polaire au fil du temps. Bien que l’Antarctique de l’Est ait connu une légère augmentation de la quantité de glace, cette amélioration a été largement compensée par les énormes pertes en Antarctique de l’Ouest où l’océan s’est rapidement réchauffé.
Selon les glaciologues, l’augmentation de la perte de glace en une seule année n’est pas en soi préoccupante; ce qui est préoccupant, c’est que le phénomène va se poursuivre, ce qui aboutira à une élévation considérable du niveau de la mer au cours des 80 prochaines années. D’ici 2100, les scientifiques s’attendent à une élévation du niveau de la mer de 60, 90 ou peut-être 120 centimètres (2, 3 ou peut-être 4 pieds).
Cette élévation du niveau de la mer devrait affecter des millions de personnes vivant dans les villes côtières à travers le monde. L’impact sera désastreux. En effet, la civilisation s’est développée autour des villes côtières où l’on rencontre des infrastructures considérables. Lorsqu’un événement de marée haute ou une tempête se produit, cela peut causer des dégâts importants aux biens. Ils seront considérablement amplifiés à mesure que le niveau de la mer continuera de monter. Ils obligeront les autorités locales à faire des choix difficiles quant aux infrastructures dans lesquelles investir et aux infrastructures devant être abandonnées.
Source: Science.

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According to new NASA data, Antarctica and Greenland lost more than 5,000 gigatons of ice over the last 16 years, more than enough to fill Lake Michigan. (One gigaton is the equivalent of one billion metric tons).

According to a paper published in the journal Science, the two regions have collectively been responsible for 1.40 cm (.55 inches) of sea level rise between 2003 and 2019, roughly a third of total global sea level rise during that time.

The data was provided by NASA’s Ice, Cloud and Land Elevation Satellite 2 (ICESat-2). Launched in 2018, it is the most advanced Earth-observing laser instrument NASA has ever flown in space, in combination with data from its predecessor, ICESat, which gathered data from 2003 to 2009.

Glaciologists now have a 16-year span between ICESat and ICESat-2 and can be much more confident that the changes they are seeing in the ice have to do with the long-term changes in the climate.

According to the data, per year, Greenland’s ice sheet lost an average of 200 gigatons of ice, and Antarctica’s lost an average of 118. Using information from both missions, researchers found not only the amount of ice melted, but one of the major causes. Ice shelves around Antarctica act as barriers to slow the rate of ice loss, although they don’t contribute to sea level rise because they are already floating. However, as those barriers melt into warming oceans, the rate of ice loss increases. A comparison has been made between those barriers and an architectural buttress that holds up a cathedral. The ice shelves hold the ice sheet up. If the ice shelves are removed, or even if they get thinner, that buttressing force is reduced, so the grounded ice can flow faster.

While a significant amount of Antarctica’s ice loss came from floating ice shelves, through iceberg calving and melting from warm water, the majority of Greenland’s loss was due to surface melting and runoff. In Greenland, coastal glaciers have thinned dramatically, mostly due to warmer summer temperatures.

NASA’s new data is consistent with previous studies on sea levels rise, but the satellites’ lasers give researchers a much more detailed analysis of how polar ice is changing over time. While East Antarctica has actually seen a small increase in its amount of ice, that improvement has been far outweighed by the huge losses in West Antarctica where the ocean has rapidly warmed.

According to glaciologists, the rise in a single year is in itself not concerning; what is concerning is that this will continue every year for the foreseeable future, adding up to considerable sea level rise over the next 80 years. By 2100 scientists are expecting 60, 30 or mayce120 centimetres (2,3, or maybe 4 feet) of sea level rise.

Such rising sea levels are expected to affect millions of people living in coastal cities around the world. The impact will be considerable. Indeed, civilization has evolved around coastal cities where considerable infrastructure is located near present sea levels. When a high-tide event or passing storm occurs, they can cause considerable damage to property. These damages will be greatly amplified as sea level continues to rise and will require municipalities and counties to make hard choices about what infrastructure to invest in to try and save and what infrastructure should be abandoned.

Source: Science.

Image du haut : variation de masse de l’Antarctique. Image du bas : variation de masse sur la ligne glaciaire d’ancrage  (Source: NASA’s ICESat et ICESat-2)