Nouvelle eruption du Kadovar (Papouasie-Nouvelle-Guinée) // New eruption of Kadovar Volcano (Papua-New-Guinea)

Selon plusieurs dépêches de presse, le Kadovar est de nouveau entré en éruption le 21 janvier 2018, avec des panaches de vapeur et de cendre. Des milliers de personnes ont déjà été évacuées des îles à proximité de l’île Kadovar depuis le premier épisode éruptif observé sur le volcan le 5 janvier 2018. Des vols ont été annulés en raison du risque posé par les panaches de cendre et il est conseillé aux navires de rester loin de l’île.
Les volcanologues avaient indiqué la semaine dernière que l’activité sismique sous le volcan annonçait une probable éruption majeure dans le court terme.

———————————

According to several press reports, Kadovar Volcano erupted again on January 21st 2018, sending plumes of steam and ash into the air. Thousands of people have already been evacuated from islands surrounding Kadovar Island since the volcano there began erupting on January 5th 2018. Flights nearby have been cancelled due to the risk posed by ash plumes and ships were warned to stay away from the island.

Experts had warned last week that seismic activity beneath the volcano meant that a major eruption could be imminent.

Les effets du “shutdown” sur les Parcs Nationaux à Hawaii // The effects of the U.S. government shutdown on Hawaiian National Parks

Comme cela s’est déjà produit en 2013, le Congrès n’est pas parvenu à voter le budget  des Etats-Unis et les administrations américaines se retrouvent partiellement fermées car le gouvernement est dans l’incapacité de les payer. C’est le fameux « shutdown » qui entraîne la mise au chômage technique des fonctionnaires qui ne sont pas essentiels, et la paralysie des agences fédérales.

Le « shutdown » entraîne la fermeture de la plus grande partie du Parc National des Volcans d’Hawaï pour des raisons de sécurité publique. La porte-parole du Parc a déclaré que «l’activité volcanique représente un risque important pour la sécurité des visiteurs en l’absence du personnel du National Park Service.» Ainsi, sont fermées au public : la totalité du sommet du Kilauea, la Crater Rim Drive, la Chain of Craters Road et la coulée de lave active à l’intérieur des limites du Parc. Les zones qui restent ouvertes sont: la route 11 (Highway 11) à travers le Parc et la Mauna Loa Road jusqu’à Kipukapuaulu, la Kipukapuaulu Trail, la zone des Tree Molds. La Kau Desert Trail est ouverte jusqu’aux Footprints. Les restrictions d’accès peuvent changer sans préavis. Les permis de randonnée dans l’arrière-pays ne seront pas délivrés et le camping de nuit est interdit. Les clients de la Volcano House et du Kilauea Military Camp doivent partir avant lundi matin. La galerie du Volcano Art Centre est fermée.
À Maui, le Parc National de l’Haleakala a fermé tous ses centres d’accueil et ses toilettes, mais les sentiers restent ouverts pendant le « shutdown ». La partie sommitale du Parc sera fermée tous les jours de 3h à 7h et restera ouverte le reste du temps. Cependant, les toilettes et autres installations au sommet seront fermées. Les visiteurs qui ont des permis de camping pour les cabines à l’intérieur du Parc pourront demander un remboursement lorsque le « shutdown » sera terminé.
Source: Journaux hawaïens.

—————————————–

As already happened in 2013, the Congress failed to vote the US budget and the US administrations are now partially closed because the government is unable to pay them. This is the famous « shutdown » that results in the furlough of non-essential civil servants, and federal agencies are paralyzed.

The federal government’s shutdown has caused most of Hawaii Volcanoes National Park to close for public safety. The Park spokeswoman said that “the hazards associated with the active volcano pose a significant risk to the safety of visitors in the absence of National Park Service staff.” Closed are the entire summit area of Kilauea, Crater Rim Drive, Chain of Craters Road and the active lava flow within the park boundary. Areas that remain open are: Highway 11 through the park and Mauna Loa Road to Kipukapuaulu, along with Kipukapuaulu Trail and the tree molds. Kau Desert Trail is open to the Footprints exhibit shelter. Access may change without notice, and there are no NPS-provided services. Backcountry permits will not be issued and overnight camping is prohibited.

Guests at Volcano House and Kilauea Military Camp must leave by Monday morning, and the Volcano Art Center Gallery is closed.

On Maui, Haleakala National Park closed all its visitor centers and restrooms, but is keeping its trails open during the government shutdown. The park’s summit district will be closed from 3 to 7 a.m. daily and remain open at other times. The restrooms and other summit facilities, however, will be closed. Those with camping permits for the backcountry cabins should make other plans and seek a refund after the government reopens.

Source : Hawaiian newspapers.

Les sentiers de l’Haleakala restent ouverts mais le Visitor Center est fermé (Photo: C. Grandpey)

Quelques détails supplémentaires sur le climat de l’année 2017 // Some more details about the climate in 2017

L’année 2017 a été l’une des plus chaudes de l’histoire, classée en deuxième position par la NASA et en troisième par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
Les températures confirment la tendance de réchauffement de la planète, avec l’activité humaine et ses émissions de dioxyde de carbone comme cause principale.
Comme je l’ai écrit précédemment, l’année la plus chaude reste 2016, alors que 2015 se classe deuxième selon la NOAA et troisième selon la NASA, ce qui signifie que les trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées. Les six années les plus chaudes se trouvent toutes depuis 2010 et 17 des 18 années les plus chaudes ont eu lieu depuis 2001.
Selon la NASA, en 2017 la température moyenne de notre planète – terre et océan – a été de 0,9°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle. Cela se situe à plus de la moitié de l’objectif ambitieux de limiter le réchauffement à 1,5°C fixé dans l’accord de Paris en 2015.
La légère baisse des températures cette année s’explique en partie par la présence de La Niña, qui a débuté fin 2016 et a duré jusqu’en 2017, alors qu’un important épisode El Niño a prévalu au cours des années 2015 et 2016.
La NASA et la NOAA indiquent avec beaucoup d’inquiétude que la glace de mer continue son déclin, à la fois dans l’Arctique et l’Antarctique. L’Antarctique, qui atteignait des niveaux records il y a quelques années, a connu une baisse de glace record en 2017, avec près de 400 000 kilomètres carrés de moins que le record de déficit précédent établi en 1986.
Dans l’Arctique en 2017, l’étendue de la glace de mer a été la deuxième plus faible depuis le début des relevés en 1979, juste derrière 2016. A noter que la glace de mer a connu son plus bas niveau jamais observé pendant les mois d’hiver de janvier à mars 2017.
Les températures plus chaudes que la normale à travers la planète ne signifient pas qu’il y a eu un manque de neige. Dans l’hémisphère nord en 2017, l’étendue moyenne de la couverture neigeuse a été la plus grande depuis 1985 et la huitième plus grande depuis le début des relevés en 1968.
L’année 2017 a également été marquée par un certain nombre d’événements météorologiques extrêmes, notamment un nombre record d’ouragans majeurs qui ont frappé les États-Unis et les Caraïbes. Ce fut l’année la plus coûteuse de toute l’histoire des États-Unis.en matière de catastrophes météorologiques. Une prochaine note développera ce sernier point
Sources: NASA et NOAA.

—————————————

2017 was one of the hottest years on record, ranked as the second-warmest by NASA and third-warmest by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Thus, the findings continue the planet’s long-term warming trend that is driven predominately by human activity through carbon dioxide emissions.

As I put it before, the hottest year on record remains 2016, while 2015 ranks second according to NOAA and third by NASA, which means the top three years have been the most recent three. The six hottest years have all occurred since 2010 and 17 of the 18 hottest years on record have occurred since 2001.

According to NASA, the globally averaged temperature of the land and ocean was 0.9˚C above the 20th century average. This puts us well over halfway to the ambitious target of limiting warming to 1.5˚ C set in the 2015 Paris Climate Agreement.

The slight downturn in temperatures this year can be partially explained by the presence of La Niña, which began in late 2016 and lasted into 2017 and returned late in the year, whereas a significant El Niño was in place during portions of 2015 and 2016.

Both NASA and NOAA warn that sea ice continues its declining trend, both in the Arctic and Antarctic. The Antarctic, which was trending at record high levels just a few years ago, reached a record low during 2017, with ice covering nearly 400,000 fewer square kilometres than the previous record low set in 1986.

In the Arctic, sea ice extent was the second-lowest since records began in 1979, behind only 2016, though record low sea ice was observed during the winter months of January-March.

Temperatures significantly warmer than normal around the planet did not mean there was a lack of snow, however. In the northern hemisphere, the average snow cover extent was the largest since 1985 and the eighth largest since records began in 1968.

2017 also featured a number of extreme weather events, most notably the record number of major hurricanes impacting the US and Caribbean, which led to the costliest year for weather disasters in US history. A next post will develop this point.

Sources: NASA & NOAA.

Anomalie de température en 2017 par rapport à la moyenne 1981-2010 (Source : NOAA)