Etna (Sicile / Italie)

   La situation est stable sur le volcan depuis le dernier paroxysme du 5 mars … et en attendant le suivant ! Une activité strombolienne modérée se concentre actuellement dans la Voragine, à partir d’une bouche située à la base du « diaphragme » qui sépare la Voragine de la Bocca Nuova. Hier encore, on observait la poursuite d’une petite activité effusive à partir de la fracture située à la base SE du Cratère SE. Le front de coulée se trouve à la cote 2750 sur la paroi occidentale de la Valle del Bove.

A noter les nouvelles pages créées par l’INGV pour les signaux sismiques en temps réel et pour le tremor volcanique:

http://www.ct.ingv.it/it/segnali-sismici-in-tempo-reale.html

http://www.ct.ingv.it/it/tremore-vulcanico.html

Source : EtnaWalk.

 

   The situation has been stable on Mount Etna since the last paroxysm of March 5th …and before the next one ! Moderate strombolian activity is still observed within the Voragine, at the base of the “diaframma” that separates the Voragine from the Bocca Nuova. Besides, last night, some effusive activity was going on at the fissure located at the E base of the SE Crater. The lava front has stopped 2750 m a.s.l. on the western wall of the Valle del Bove.

INGV has opened new pages showing the real-time seismic signals and the eruptive tremor.

http://www.ct.ingv.it/it/segnali-sismici-in-tempo-reale.html

http://www.ct.ingv.it/it/tremore-vulcanico.html

Source: EtnaWalk.

Pompéi au Musée d’Art de Cleveland (Etats-Unis) // Pompeii at the Cleveland Museum of Art (United States)

   A l’heure où le British Museum londonien s’apprête à présenter une exposition somme toute classique de vestiges de Pompéi, le Museum of Art de Cleveland (Ohio / Etats-Unis) propose au public une exposition sur le même thème, mais qui se veut beaucoup plus originale en juxtaposant des œuvres montant l’aspect tragique que l’éruption de l’an 79, mais aussi des tableaux modernes beaucoup plus inattendus dans un tel contexte. C’est ainsi que cohabitent des œuvres d’Andy Warhol – dont une superbe représentation de l’éruption du Vésuve – ou celles plus abstraites de Mark Rothko à côté de moulages de victimes de la catastrophe. Organisée conjointement par le Museum of Art de Cleveland et le J. Paul Getty Museum de Los Angeles, l’exposition veut montrer comment l’Art et la Culture de l’Occident ont transformé Pompéi en une métaphore du désastre. De nos jours, beaucoup d’artistes considèrent la destruction de Pompéi comme le précurseur d’événements comme le grand séisme de San Francisco en 1906, les bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki ou les attentats du 11 septembre 2001. En plus des œuvres exposées, les organisateurs ont accroché aux murs des écrans vidéo où sont projetés des extraits de films illustrant la catastrophe de Pompéi. Certaines scènes assez cocasses contrastes avec l’ambiance de mort qui entoure d’autres œuvres exposées.

Vous trouverez une description plus détaillée (en anglais) et illustrée de cet événement à cette adresse :

http://www.cleveland.com/arts/index.ssf/2013/03/cleveland_museum_of_arts_big_p.html

   At a time when the British Museum of London is about to open a quite conventional exhibition of the relics of Pompeii, the Cleveland Museum of Art (Ohio / United States) offers an exhibition on the same theme, but supposed to be far more original as it sets side by side works of art showing the tragic aspect of the eruption of A.D. 79 but also modern paintings that are quite unexpected in such a context. For instance, visitors will see some of Andy Warhol paintings – among which a dramatic representation of the eruption of Vesuvius – or more abstract works by Mark Rothko, close to body casts of volcano victims. Co-organized by the Cleveland Museum and the J. Paul Getty Museum in Los Angeles, the exhibition develops the many ways in which Western art and culture have made Pompeii a fundamental metaphor for disaster. Today, Pompeii is often viewed by many artists as a precursor of events such as the 1906 San Francisco earthquake, the atomic bombing of Hiroshima and Nagasaki or the terrorist attacks of Sept. 11th, 2001. Besides the works on exhibition, the organizers have installed the galleries with video screens that run clips from movies inspired by Pompeii’s demise. Some hilarious scenes do contrast with the death atmosphere that prevails else where in the museum.

You will find a more detailed and illustrated description (in English) of the event at this address:

http://www.cleveland.com/arts/index.ssf/2013/03/cleveland_museum_of_arts_big_p.html

 

Hausse du niveau d’alerte du Tangkubanparahu (Ile de Java / Indonésie)

   Après avoir connu une hausse de la sismicité en août 2012 (voir ma note du 30 août), le Tangkubanparahu (aussi connu sous le nom de Tangkuban Perahu) vient de se manifester à nouveau. Il a émis ce jeudi des panaches de cendre jusqu’à 500 mètres de hauteur, ce qui a justifié la hausse du niveau d’alerte à 2 (Waspada). Il est demandé aux touristes de ne pas s’approcher à moins de 1,5 km du cratère à cause des gaz toxiques à l’intérieur.

Source : VSI.

 

   After an increase in seismicity in August 2012 (see my note of August 30th), Tangkubanparahu (also known as Tangkuban Perahu) has been active again today, Thursday March 7th. It emitted ash plumes that reached a height of 500 metres. The alert level has been raised to 2 (Waspada). Authorities are warning tourists to stay at least 1.5 kilometres away from the crater because of the poisonous gas inside.

Source: VSI.

 

Les éruptions volcaniques peuvent-elles masquer les effets du réchauffement climatique ? / Can volcanic eruptions mask global warming effects ?

   Bien que la décennie 2000-2010 ait été la plus chaude jamais enregistrée, elle n’a pas été aussi chaude que le prévoyaient les scientifiques. Une étude récente indique que les composés chimiques émis pendant les éruptions, même de taille modeste,  à travers le monde ont pu contribuer à cette situation.

Quand les émissions de dioxyde de soufre (SO2) en provenance des volcans atteignent la stratosphère, elles subissent des réactions chimiques et forment des particules qui renvoient la lumière du soleil vers l’espace au lieu de lui permettre d’atteindre la surface de notre planète. Ce phénomène entraîne un effet de refroidissement qui contrebalance peut-être l’impact des gaz à effet de serre.

Les scientifiques ont observé une augmentation de ces aérosols chargés de SO2 dans l’atmosphère entre 2000 et 2010. Jusqu’à présent, on pensait en général que les responsables étaient les émissions industrielles de pays comme l’Inde ou la Chine dont les émissions de SO2 ont augmenté de 60% au cours de la dernière décennie à cause de la combustion du charbon. Toutefois, d’autres études prétendent que les coupables sont aussi les volcans qui représentent une importante source de SO2.

Les auteurs de l’étude – publiée avec plus de détails dans la revue en ligne Geophysical Research Letters – ont utilisé des simulations informatiques pour faire la part des choses et se rendre compte quelle proportion des changements dans la stratosphère pouvait être attribuée à la combustion du charbon en Asie et quelle autre proportion pouvait être attribuée aux émissions volcaniques entre 2000 et 2010. Les résultats laissent entendre que des éruptions volcaniques modérées participent à l’augmentation des aérosols dans l’atmosphère et ralentissent donc le réchauffement global de la planète. Toutefois, les chercheurs font remarquer qu’à long terme les volcans ne seront pas capables de contrebalancer ce réchauffement global. En effet, les émissions de gaz volcaniques sont irrégulières ; elles varient au gré des éruptions, alors que les émissions de gaz à effets de serre d’origine humaine ne cessent de s’accroître.

Les chercheurs ajoutent que des éruptions plus importantes peuvent avoir des effets significatifs. Par exemple, quand le Pinatubo est entré en éruption en 1991, il a rejeté dans la stratosphère une telle quantité de SO2 que la température globale de la Terre s’est abaissée de 0,55°C et est restée inférieure à la normale pendant plus de deux ans.

Source : LiveScience.com.

 

   Although the period between 2000 and 2010 was the warmest decade on record, the Earth didn’t heat up as much as scientists expected it. A new study finds that chemical compounds spewed during modest eruptions around the globe could be behind the trend.

When sulphur dioxide (SO2) emissions by volcanoes reach the stratosphere, they undergo chemical reactions, forming particles that reflect sunlight back into space instead of letting it get to the surface of the planet. This has a cooling effect that could help mitigate the impacts of greenhouse gases.

Scientists observed an increase in these SO2-laden aerosols in the atmosphere from 2000 to 2010. It is usually thought that industrial emissions from countries like China or India are to blame as they have increased their SO2 output by about 60 % over the decade through coal burning. However, other studies point to volcanoes, which are also an important source of SO2.

The authors of the new study – detailed online in the journal Geophysical Research Letters – used computer simulations to see which changes in the stratosphere could be attributed to coal burning in Asia and worldwide volcanic emissions from 2000 to 2010. The results suggested that moderate volcanic eruptions were behind the increases of aerosols in the atmosphere and thus the slowdown of global warming. However, the researchers cautioned that in the long run, volcanoes won’t be able to counterbalance global warming. Emissions of volcanic gases go up and down according to the eruptions, helping to cool or heat the planet, while greenhouse gas emissions from human activity never stop going up.

The research adds that larger volcanoes can have a much bigger effect. For instance, when Mount Pinatubo erupted in 1991, it ejected so much SO2 into the stratosphere that the planet cooled by 0.55°C and stayed slightly cooler for more than two years.

Source: LiveScience .com.

Pinatubo-blog

Photographie prise depuis la navette spatiale au-dessus de l’Amérique du Sud en août 1991 et montrant la double couche du nuage d’aérosols (en gris foncé au-dessus des nuages) généré par l’éruption du Pinatubo. (Crédit photo : NASA)