La fonte de l’Antarctique (suite) // Antarctica is melting (continued)

Une étude publiée le 13 juin 2018 dans la revue Nature révèle que l’Antarctique fond plus de deux fois plus vite aujourd’hui qu’en 2012. La vitesse à laquelle le continent perd sa glace s’accélère, ce qui contribue encore davantage à la hausse du niveau de la mer.
Entre 60 et 90% de l’eau douce du monde est stockée sous forme de glace dans les calottes glaciaires de l’Antarctique, un continent dont la taille est celle des États-Unis et du Mexique réunis. Si toute cette glace fondait, elle ferait s’élever le niveau de la mer d’environ 60 mètres.
Le continent est en train de fondre si vite qu’il entraînera une hausse de 15 centimètres du niveau de la mer d’ici 2100. C’est l’estimation haute des prévisions du Groupe Intergouvernemental  d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) concernant la hausse des océans avec la contribution de l’Antarctique.
Le responsable de la nouvelle étude explique qu’à Brooklyn, un quartier de New York, il y a des inondations une fois par an, mais avec une élévation de la mer de 15 centimètres, de telles inondations se produiraient 20 fois par an.
Ce qui préoccupe les scientifiques, c’est l’équilibre entre la quantité de neige et de glace qui s’accumule en Antarctique au cours d’une année donnée et la quantité qui disparaît. Entre 1992 et 2017, le continent a perdu trois mille milliards de tonnes de glace. Cela a conduit à une augmentation du niveau de la mer d’un peu plus de 7 millimètres, ce qui ne semble pas beaucoup. Le problème, c’est que 40% de cette augmentation est survenue au cours des cinq dernières années de la période d’étude, de 2012 à 2017, avec un taux de perte de glace qui a augmenté de 165%.
L’Antarctique n’est pas le seul contributeur à l’élévation du niveau de la mer. Chaque année, entre 2011 et 2014, le Groenland a perdu 375 milliards de tonnes de glace. De plus, à mesure que les océans se réchauffent, leurs eaux se dilatent et occupent plus d’espace, ce qui augmente également le niveau de la mer. La fonte des glaces et le réchauffement des eaux sont principalement causés par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre.
La dernière étude a permis de dissiper certaines incertitudes liées aux différences régionales en Antarctique. On sait que l’Antarctique occidental et la Péninsule Antarctique perdent plus de glace que l’Antarctique oriental. En Antarctique de l’Est, l’image est restée longtemps confuse car la couche de glace gagnait de la masse certaines années et en perdait pendant d’autres. De ce fait, l’Antarctique de l’Est a parfois servi de référence aux personnes qui nient le réchauffement climatique. La région, qui représente les deux tiers du continent, est très difficile d’accès et les données sont plus rares parce qu’il y a moins de stations de mesure. Les chercheurs doivent donc extrapoler une petite quantité de données sur une superficie équivalente à celle des Etats-Unis, ce qui rend l’analyse moins précise. Pour contourner ce problème, plus de 80 chercheurs du monde entier qui ont participé à la dernière étude ont collecté des données fournies par une douzaine de mesures satellitaires différentes datant du début des années 1990. Au vu de ces données, ils ont conclu que les changements observés en Antarctique de l’Est étaient insuffisants pour compenser la perte rapide observée dans l’Antarctique de l’ouest et la Péninsule Antarctique.
Les chercheurs qui ont participé à l’étude ont effectué des calculs similaires il y a cinq ans, en utilisant 20 ans de données, mais ils ont été incapables de tirer des conclusions probantes, sauf que l’Antarctique semblait perdre de la masse à un rythme constant. Ils ont découvert l’accélération de la perte de glace lorsqu’ils ont refait les calculs, mais cette fois en prenant en compte cinq années supplémentaires de données. Ils ont eu la preuve d’une accélération considérable de la perte de glace au cours des cinq dernières années
Les progrès des satellites d’observation de la Terre ont permis aux chercheurs de mieux comprendre les régions polaires. De nombreux chercheurs pensaient que les régions polaires ajoutaient de la glace grâce au réchauffement du climat parce que les températures plus chaudes entraînent plus d’humidité dans l’atmosphère, donc plus de pluie et, selon eux, plus de neige aux pôles. L’observation directe des satellites a permis de montrer que cette approche était inexacte. Les chercheurs craignent que les informations fournies par les satellites soient en péril dans les années à venir puisque les budgets proposés par l’administration Trump prévoient une réduction de certains programmes d’observation de la Terre.
Les observations par satellite montrent la véritable cause de la perte de glace en Antarctique. La dernière étude révèle qu’il y a une plus grande perte de masse en bordure de la calotte glaciaire, là où elle est en contact avec l’océan dont l’eau se réchauffe et fait fondre la glace. Cela confirme d’autres études qui ont montré que les glaciers de l’Antarctique fondent par en dessous en raison de la température croissante des eaux océaniques.
Source: Presse internationale.

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A study published on June 13th, 2018 in the journal Nature reveals that Antarctica is melting more than twice as fast as in 2012. The continent’s rate of ice loss is speeding up, which is contributing even more to rising sea levels.

Between 60 and 90 percent of the world’s fresh water is frozen in the ice sheets of Antarctica, a continent roughly the size of the United States and Mexico combined. If all that ice melted, it would be enough to raise the world’s sea levels by roughly 60 metres.

The continent is now melting so fast that it will contribute15 centimetres to sea-level rise by 2100. That is at the upper end of what the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) has estimated Antarctica alone could contribute to sea level rise this century.

The leader of the new study explains that around Brooklyn there is flooding once a year or so, but with a sea rise of 15 centimetres, this is going to happen 20 times a year.

What concerns scientists is the balance of how much snow and ice accumulates on Antarctica in a given year versus the amount that is lost. Between 1992 and 2017, the continent lost three trillion tons of ice. This has led to an increase in sea levels of roughly 7 millimetres, which does not seem much. But 40 percent of that increase came from the last five years of the study period, from 2012 to 2017, when the ice-loss rate accelerated by 165 percent.

Antarctica is not the only contributor to sea level rise. Greenland lost an estimated 1 trillion tons of ice between 2011 and 2014. Moreover, as oceans warm, their waters expand and occupy more space, also raising sea levels. The melting ice and warming waters have all been primarily driven by human emissions of greenhouse gases.

The study also helps clear up some uncertainty that was linked to regional differences in Antarctica. West Antarctica and the Antarctic Peninsula have been known to be losing more ice than East Antarctica. In East Antarctica the picture has been muddled as the ice sheet there gained mass in some years and lost mass in others.

East Antarctica has sometimes been a focus of attention for people who deny the science of global warming. The region, which makes up two-thirds of the continent, is a remote region where data is scarcer because there are fewer measurement stations.. Researchers must extrapolate a smaller amount of data over an area the size of the United States, which can make the analysis less precise. To get around those problems in this study, more than 80 researchers from around the world collected data from about a dozen different satellite measurements dating to the early 1990s. The researchers concluded that the changes in East Antarctica were not nearly enough to make up for the rapid loss seen in West Antarctica and the Antarctic Peninsula.

The researchers in the new study ran similar calculations five years ago, using 20 years of data, but were unable to say much except that Antarctica seemed to be losing mass at a steady rate. They discovered the acceleration in the rate of ice loss when they did the calculations again, this time with an additional five years of data. Thus, they had the proof of a considerable loss of ice during the last five years.

Advancements in Earth-observing satellites have enabled researchers to better understand the polar regions. Many researchers once thought the polar regions would add ice as the climate warmed, because warmer temperatures lead to more moisture in the atmosphere, which leads to more rain, and, they thought, more snow at the poles. Direct observation from satellites upended that view. However, researchers fear that future knowledge from satellites is at risk as budgets proposed by the Trump administration have called for a reduction in some Earth observation programs.

The satellite observations show what is driving the loss of ice in Antarctica. The latest study reveals that there is a greater loss of mass along the edges of the ice sheet, where the ice sheet is making contact with the ocean, and that the warming oceans are melting the ice. This confirms other studies which showed that Antarctica’s glaciers are melting from below due to the increasing temperature of ocean water.

Source: International press.

Source: NOAA

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Quand la mer monte… (suite) // When the sea rises… (continued)

Un article récemment paru sur le site du National Geographic montre à quoi ressemblerait le monde si la glace continentale venait à fondre. La combustion d’énergies fossiles et la hausse des gaz à effet de serre qu’elle provoque favorise le réchauffement climatique et pourrait conduire à la fonte de la glace polaire ainsi que celle des sommets des montagnes, un scénario qui conduirait à une hausse du niveau de la mer de plus de 65 mètres.

Les cartes proposées par le National Geographic sur son site web (https://www.nationalgeographic.fr/environnement/voici-quoi-ressemblerait-le-monde-si-la-glace-continentale-venait-fondre)

montrent le monde tel qu’il est aujourd’hui et tel qu’il serait si toute la glace continentale avait fondu et s’était déversée dans la mer, avec de nouveaux littoraux pour nos continents et les mers intérieures.

Il y a plus de deux millions de mètres cubes de glace sur Terre, et certains scientifiques affirment qu’il faudrait plus de 5 000 ans pour qu’elle fonde dans son intégralité. Si nous continuons à produire du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, il y a de fortes chances que nous créions une planète dépourvue de glace, avec une température moyenne avoisinant les 26°C au lieu des 14°C actuels.

En Europe, Londres ne serait plus qu’un souvenir et Venise serait reconquise par la mer Adriatique. D’ici des milliers d’années, dans ce scénario catastrophique, les Pays-Bas auront depuis longtemps capitulé face à l’invasion de la mer, et la majeure partie du Danemark aura également disparu. Entre-temps, les eaux grandissantes de la Méditerranée décupleront le niveau de la mer Noire et de la mer Caspienne.

En Amérique du Nord, toute la façade atlantique disparaîtrait, de même que la Floride et la côte américaine du Golfe du Mexique. En Californie, les collines de San Francisco deviendraient un archipel et la Vallée Centrale une baie géante. Le Golfe de Californie s’étendrait jusqu’au nord, au-delà de la latitude de la ville de San Diego qui  n’existerait plus.

En Amérique du Sud, le bassin amazonien au nord ainsi que le bassin du Rio Paraguay au sud deviendraient des criques de l’Atlantique, rayant de la carte Buenos Aires, le littoral uruguayen ainsi qu’une grande partie du Paraguay.

Comparée aux autres continents, l’Afrique ne perdrait pas autant de terres au profit des océans, mais la hausse des températures pourrait rendre une grande partie de son territoire inhabitable. En Egypte, les villes d’Alexandrie et Le Caire seront submergées par une mer Méditerranée intrusive.

En Asie, la Chine et ses 600 millions d’habitants sera inondée, tout comme le Bangladesh et ses 160 millions d’habitants, ainsi qu’une grande partie des régions côtières de l’Inde.

Essentiellement désertique, l’Australie s’enrichirait d’une nouvelle mer intérieure mais se verrait dépossédée d’une grande partie de sa bande côtière où vivent actuellement quatre Australiens sur cinq.

Antarctique : La calotte glaciaire de l’Antarctique oriental est si vaste – elle représente les quatre cinquièmes de la toute la glace terrestre – que sa fonte semble inconcevable. Il est pourtant peu probable que ce mastodonte survive au retour d’un climat d’Éocène. L’Antarctique occidental est une région fragile du fait qu’une grande partie du continent repose sur un substrat rocheux situé sous le niveau de la mer. Comme je l’ai indiqué précédemment, le réchauffement de l’océan fait fondre la glace flottante par en dessous, entraînant un affaissement de cette dernière. Depuis 1992, l’Antarctique occidental a enregistré, en moyenne, une perte nette de 65 millions de tonnes de glace par an.

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A recent article on the National Geographic website shows what the world would look like if continental ice were to melt. The burning of fossil fuels and the rise in greenhouse gases it causes promotes global warming and could lead to the melting of polar ice as well as to mountain tops, a scenario that would lead to a rise in the level of the seas by more than 65 metres.
The maps proposed by the National Geographic on its website (https://www.nationalgeographic.fr/environnement/voici-quoi-ressemblait-le-monde-si-la-glace-continentale-venait-fondre)
show the world as it is today and as it would be if all the continental ice happened to melt and spill into the sea, raising its level by more than 65 metres, with new shorelines for our continents and inland seas.
There are more than two million cubic metres of ice on Earth, and some scientists say it would take more than 5,000 years for it to melt completely. If we continue to produce carbon dioxide in the atmosphere, there is a good chance that we will create an ice-free planet with an average temperature of ebout 26°C instead of the current 14°C.
In Europe, London would be nothing more than a memory and Venice would be reconquered by the Adriatic Sea. Thousands of years from now, in this catastrophic scenario, the Netherlands would have capitulated to the invasion of the sea, and most of Denmark would have disappeared as well. Meanwhile, the growing waters of the Mediterranean would increase the level of the Black Sea and the Caspian Sea.
In North America, the entire Atlantic coast would disappear, as would Florida and the American coast of the Gulf of Mexico. In California, the hills of San Francisco would become an archipelago and the Central Valley a giant bay. The Gulf of California would extend to the north, beyond the latitude of the current city of San Diego that would no longer exist.
In South America, the Amazon basin in the north as well as the Río Paraguay basin in the south would become creeks of the Atlantic, scratching from the map Buenos Aires, the Uruguayan coast as well as a large part of Paraguay.
Compared to other continents, Africa would not lose as much land to the oceans, but rising temperatures could make much of its territory uninhabitable. In Egypt, the cities of Alexandria and Cairo would be submerged by an intrusive Mediterranean Sea.
In Asia, China and its 600 million inhabitants wouldl be flooded, as well as Bangladesh and its 160 million inhabitants, as well as a large part of the coastal regions of India.
Essentially a desert, Australia would get a new inland sea but would be dispossessed of much of its coastal strip where currently four out of five Australians live.
Antarctica: The East Antarctic ice sheet is so huge – it is four-fifths of all the land ice – that its melting seems inconceivable. It is unlikely, however, that this behemoth will survive the return of an Eocene climate.
West Antarctica is a fragile region because a large part of the continent lies on a bedrock.beneath sea level. As I explained earlier, warming ocean temperatures are melting the floating ice from below, causing it to subside. Since 1992, West Antarctica has recorded, on average, a net loss of 65 million tons of ice per year.

L’Europe avant et après la fonte intégrale de la glace dans le monde. Les autres cartes se trouvent sur le site du National Geographic.

Des nouvelles inquiétantes de l’Antarctique // Worrying news from Antarctica

Il y a deux ans, des scientifiques de la NASA ont prévu un scénario très inquiétant dans lequel de colossales arrivées d’eau douce provenant de la fonte des glaciers viendraient perturber la circulation océanique, avec pour conséquence une hausse rapide du niveau des mers et des phénomènes météorologiques extrêmes. Le scénario reposait sur une simulation informatique et non sur des observations concrètes sur le terrain. Il a déclenché une vague de scepticisme  chez un certain nombre de climatologues. Une nouvelle étude océanographique semble pourtant confirmer, au moins en partie, les conclusions du scénario informatique.
Cette nouvelle étude, basée sur des mesures effectuées au large des côtes de l’Antarctique de l’Est, montre que la fonte des glaciers est en train de refroidir l’océan qui les entoure. Ce phénomène, à son tour, bloque le processus dans lequel l’eau de mer froide et salée s’enfonce sous la surface de la mer en hiver. Cette eau a cessé de se former au fond de l’Antarctique dans deux régions clés du continent: la côte ouest et la côte autour du gigantesque glacier Totten, dans l’Antarctique de l’Est. Ce sont deux des régions où la fonte de la glace est la plus rapide.
Lorsque l’eau froide de surface ne s’enfonce plus dans les profondeurs, une couche d’eau chaude océanique plus profonde peut traverser la plateforme continentale et atteindre la base des glaciers en conservant sa chaleur car les eaux froides restent au-dessus. Cette eau plus chaude fait fondre rapidement les glaciers et les plateformes de glace flottantes auxquelles ils sont reliés et qui les retiennent. En d’autres termes, la fonte des glaciers de l’Antarctique semble provoquer une boucle de rétroaction dans laquelle la fonte, par son effet sur les océans, déclenche encore plus de fonte. L’eau de fonte stratifie la colonne océanique, avec de l’eau froide piégée en surface et de l’eau plus chaude en dessous. La couche inférieure fait fondre les glaciers et fait apparaître encore plus d’eau de fonte, sans oublier la hausse du niveau des océans lorsque les glaciers perdent de la masse.
A grande échelle, les auteurs de l’étude pensent qu’il est trop tôt pour dire comment va évoluer ce processus de rétroaction. Si les émissions de gaz à effet de serre restent stables et si le réchauffement climatique continue sur la même trajectoire, il est probable que l’injection d’eau douce augmentera.
Selon un océanographe du Centre National de Recherche Atmosphérique, l’étude ne fait que confirmer un grand nombre de documents qui ont prouvé le réchauffement et le refroidissement de l’océan profond dans l’hémisphère sud. Selon cet océanographe, « le fait que nous constations un réchauffement et un refroidissement constants montre que les processus initialement prévus pour le siècle prochain ont déjà débuté. »
S’il se confirme que le processus de formation des eaux profondes de l’Antarctique est perturbé, au moins dans certaines régions de ce continent, on se trouvera dans l’hémisphère sud dans une situation qui a déjà causé de vives inquiétudes dans l’hémisphère nord : un ralentissement possible de la circulation de retournement dans l’Océan Atlantique Nord, suite au refroidissement de l’océan par la fonte du Groenland.
Source: Médias d’information scientifique aux États-Unis.

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Two years ago, NASA scientists laid out a dire scenario in which gigantic pulses of fresh water from melting glaciers could upend the circulation of the oceans, leading to a world of fast-rising seas and even superstorms. The scenario was based on a computer simulation, not hard data from the real world, and met with skepticism from a number of other climate scientistsToday, a new oceanographic study appears to have confirmed one aspect of this picture, in its early stages, at least.

The new research, based on ocean measurements off the coast of East Antarctica, shows that melting Antarctic glaciers are indeed freshening the ocean around them. And this, in turn, is blocking a process in which cold and salty ocean water sinks below the sea surface in winter. This Antarctic bottom water has stopped forming in two key regions of Antarctica: the West Antarctic coast and the coast around the enormous Totten glacier in East Antarctica. These are two of Antarctica’s fastest-melting regions.

When cold surface water no longer sinks into the depths, a deeper layer of warm ocean water can travel across the continental shelf and reach the bases of glaciers, retaining its heat as the cold waters remain above. This warmer water then rapidly melts the glaciers and the large floating ice shelves connected to them. In other words, the melting of Antarctica’s glaciers appears to be triggering a “feedback” loop in which that melting, through its effect on the oceans, triggers still more melting. The melting water stratifies the ocean column, with cold fresh water trapped at the surface and warmer water sitting below. Then, the lower layer melts glaciers and creates still more melt water, not to mention rising seas as glaciers lose mass.

On the large-scale issue, the authors of the study say it is too early to say how these feedback processes will play out. If greenhouse gas emissions rates do not change, so that global warming continues to increase, it is likely that the freshwater injection rate will increase.

According to an oceanographer at the National Center for Atmospheric Research, the study is consistent with a large body of existing literature that shows warming and freshening of the deep ocean in the southern hemisphere. X said he: “The fact that we see consistent warming and freshening indicates that the processes we expect to play out over the next century are already underway.”

If the process of Antarctic bottom water formation is being impaired, at least in some regions, then it would be a Southern Hemisphere analogue of a process that has already caused great worry – a potential slowdown of the overturning circulation in the North Atlantic Ocean, thanks to freshening of the ocean from the melting of Greenland.

Source : U.S. scientific news media.

Source: NOAA

Pérou : L’eau des glaciers menace des populations // Peru : The water from glaciers threatens populations

Le Pérou a perdu plus de 40% de ses glaciers en quelques années. La ville de Huaraz (130 000 habitants) est particulièrement menacée par les effets du réchauffement climatique. Le 19 juin 2016 sur ce blog, j’ai expliqué que la région était exposée aux déversements d’eau glaciaire suite à la rupture de moraines qui retiennent les lacs d’eau de fonte en altitude. Je faisais remarquer que les autorités locales n’avaient guère fait d’efforts pour trouver des solutions. Ainsi, en dépit du fait que Huaraz a été inondée par le lac glaciaire du Palcacocha en 1941 et qu’une avalanche a détruit la ville voisine de Yungay en 1970, faisant 23 000 victimes, des systèmes de surveillance n’ont pas été installés pour alerter les populations en cas de catastrophe imminente.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/19/la-fonte-des-glaciers-menace-le-perou-peru-under-the-threat-of-its-melting-glaciers/

La vallée où se trouve Huaraz est bordée par deux chaînes de montagnes. À l’ouest, la Cordillère noire jouxte le Pacifique et protège des vents les sommets enneigés de sa grande sœur de l’est, la Cordillère blanche. Au milieu des plaines vertes du Huascaran, un sommet blanc émerge des montagnes ; c’est le glacier du Pastoruri. Pour y accéder, il faut prendre une route créée il y a quatre ans par le service des parcs nationaux. On a l’appelée la « route du changement climatique ». Elle permet d’expliquer les effets du réchauffement climatique sur une zone aussi vulnérable que la Cordillère blanche.

Au Pérou, les parcs nationaux veulent montrer les effets du changement climatique sur les glaciers comme celui du mont Pastoruri qui a pratiquement disparu. La « route du changement climatique » culmine à 5 000 mètres d’altitude. Depuis cet endroit, auparavant, il fallait à peine cinq minutes pour atteindre le glacier. Désormais, entre 40 minutes et à une heure de marche sont nécessaires, tellement le glacier a fondu et a reculé. Ici, on est dans une cordillère tropicale où la fonte des glaciers est encore plus importante qu’ailleurs. Un lac s’est formé au pied du glacier. En 2010, il avait 10 mètres de profondeur. À présent, on l’estime à 20 mètres. Le processus actuellement irréversible du réchauffement climatique va faire disparaître ce glacier de la Cordillère blanche.

A travers la « route du changement climatique »,  le service des parcs nationaux veut démontrer que les gens doivent changer leur façon de consommer l’eau. On doit trouver une meilleure manière de la stocker dans les réservoirs en haut des montagnes pour pouvoir répondre aux besoins des habitants de la région.

Avec la fonte des glaciers au Pérou, il y a moins de glace et plus d’eau, mais une eau polluée par les minéraux et donc impropre à la consommation. Ce n’est pas l’unique danger. La Cordillère blanche est l’un des endroits au monde où il y a eu le plus de désastres liés aux glaciers avec, comme je l’expliquais plus haut, des ruptures de moraines et la vidange brutale de lacs glaciaires. Ces « tsunamis de montagne » sont apparus par milliers depuis plus de 50 ans au sein des montagnes péruviennes. C’est le cas du Palcacocha situé à 4 500 mètres d’altitude. Autrefois, ce lac était petit et accolé à un glacier. Le glacier a fondu plus vite et il a été remplacé par un énorme lac qui n’existait pas avant. Si la moraine qui retient ce lac lâche, le tsunami pourrait entraîner la mort de plus de 50 000 personnes aux alentours de Huaraz.

Source : France Info.

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Peru has lost more than 40% of its glaciers in a few years. The city of Huaraz (pop.130,000) is particularly threatened by the effects of global warming. On June 19th, 2016, I explained on this blog that the region was exposed to glacial water spills following the rupture of moraines that hold the meltwater lakes. I pointed out that local authorities have made little effort to find solutions. Thus, although Huaraz was flooded by the Palcacocha glacial lake in 1941 and an avalanche destroyed the nearby town of Yungay in 1970, killing 23,000 people, surveillance systems were not installed to alert populations in the event of an imminent disaster.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/19/la-fonte-des-glaciers-menace-le-perou-peru-under-the-threat-of-its-melting-glaciers/

The valley where Huaraz is located is bordered by two mountain ranges. To the west, the Cordillera Negra borders the Pacific and protects from the winds the snow-capped peaks of its eastern sister, the Cordillera Blanca. In the middle of the Huascaran plains, a white summit emerges from the mountains; it is the Pastoruri Glacier. To get there, you have to take a road created four years ago by the National Parks Service. It has been called the « Climate Change Road ». It explains the effects of global warming on the vulnerable area of the Cordillera Blanca.
In Peru, national parks want to show the effects of climate change on glaciers like Mount Pastoruri’s which has practically disappeared. The « climate change road » culminates at 5,000 metres above sea level. From here, it took just five minutes to reach the glacier. From now on, it takes between 40 minutes and one hour on foot because the glacier has enormously melted and retreated. Here, we are in a tropical mountain range where the melting of glaciers is even faster than elsewhere. A lake formed at the foot of the glacier. In 2010, it was 10 metres deep. Now it is estimated at 20 metres. The currently irreversible process of global warming will remove this glacier from the Cordillera Blanca.
Through the « Climate Change Road », the National Parks Service wants to demonstrate that people need to change the way they consume water. One should find a better way of storing it in reservoirs at the top of the mountains to meet the needs of the people in the area.
With the melting of glaciers in Peru, there is less ice and more water, but this water is polluted by minerals and therefore unfit for consumption. This is not the only danger. The Cordillera Blanca includes a lot of glacial disasters with, as explained above, moraine ruptures and the sudden drainage of glacial lakes. These « mountain tsunamis » have appeared in thousands for more than 50 years in the Peruvian mountains. This is the case of Palcacocha which is located 4,500 meters above sea level. In the past, this lake was small and attached to a glacier. The glacier melted very fast and was replaced by a huge lake that did not exist before. If the moraine that holds this lake breaks open, the tsunami could kill more than 50,000 people around Huaraz.
Source: France Info.

La Laguna Palcacocha en 1939.

La Laguna Palcacocha en 2002

Pastoruri, l’un des glaciers de la Cordillera Blanca

(Crédit photos: Wikipedia)

Réchauffement climatique : Lacanau (France) en danger // Global warming : Lacanau (France) in danger

Avec le réchauffement climatique et la hausse du niveau des océans qui s’ensuit, les côtes françaises sont de plus en plus exposées à l’assaut des vagues, en particulier au moment des tempêtes avec des marées de forts coefficients. Aujourd’hui, plusieurs municipalités de la côte atlantique s’inquiètent de voir leur littoral mangé par l’océan et craignent de voir des habitations disparaître dans la mer

Le problème est particulièrement visible à Lacanau, le paradis des surfeurs, mais un paradis fragile menacé par l’érosion. Selon les prévisions, la côte pourrait reculer de 65 mètres d’ici 2040 et 165 mètres d’ici 2100. Les grandes tempêtes de 2013-2014 ont causé de gros dégâts et il a fallu renforcer l’enrochement de la plage. Cette parade revient à mettre un emplâtre sur une jambe de bois car on sait que l’océan a le potentiel de détruire cet ouvrage en moins de temps qu’il faut pour le construire.

À l’horizon 2050, la municipalité de Lacanau envisage deux solutions. La première consisterait à construire une énorme digue, un ouvrage coûteux qu’il faudra entretenir. L’autre projet, beaucoup plus radical, consisterait à détruire une partie du front de mer et le reconstruire dans les terres. Cela concernerait 1200 logements et une centaine de commerces. Ce sont de belles paroles, mais il faudra trouver le financement pour un tel projet et la loi française ne prévoit rien dans le cadre d’une relocalisation à grande échelle à cause du changement climatique. Personnellement, je ne serais par surpris de voir un jour l’accès à Lacanau devenir payant pour aider à financer la reconstruction, de la même façon que l’on fait payer pour emprunter le pont de l’île de Ré…

Il y a quelques jours, en contemplant la majesté et la puissance des vagues de l’Atlantique à proximité de Lacanau, je me disais que nos côtes ont bien du souci à se faire. Au bord de la mer comme sur les volcans, c’est la Nature qui commande et nous devons lui obéir…

Source : France Info.

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With global warming and the subsequent rise in the level of the oceans, the French coast is increasingly exposed to the constant pounding of the waves, especially during storms with tides of high coefficients. Today, many municipalities on the Atlantic coast are worried when they see their shoreline eaten away by the ocean and afraid of seeing homes disappear into the sea
The problem is particularly visible in Lacanau, a surfer’s paradise, but a fragile paradise threatened by erosion. According to forecasts, the coast could retreat by 65 metres by 2040 and 165 metres by 2100. The major storms of 2013-2014 caused great damage and it was necessary to reinforce the riprap of the beach. This protection amounts to putting a plaster on a wooden leg because we know that the ocean has the potential to destroy this work in less time than it takes to build it.
By 2050, the municipality of Lacanau is considering two solutions. The first would be to build a huge dyke, an expensive work that will need to be maintained. The other, much more radical project would be to destroy part of the waterfront and rebuild it on the land. This would involve 1200 homes and a hundred shops. These are fine words, but it will be necessary to find the money to finance such a project and the French law does not foresee anything in the context of a relocation on a large scale because of climate change. Personally, I would not be surprised to see one day a paying access to Lacanau to help finance the reconstruction, in the same way that we have to pay to drive on the bridge of the Ile de Ré. ..
A few days ago, contemplating the majesty and power of the waves of the Atlantic near Lacanau, I told myself that our coasts have much to worry about. At the seaside as on the volcanoes, Nature has all the powers and we must obey …
Source: France Info.

La plage de Lacanau-Océan après la tempête de 2013-2014 (Crédit photo: Wikipedia)

Une côte où les dunes subissent les assauts de l’océan (Photo: C. Grandpey)

Etats-Unis : Le climat aride progresse vers l’Est // United States The arid climate is moving East

Selon une nouvelle étude du Lamont-Doherty Earth Observatory de l’Université Columbia (Etat de New York), la ligne de partage entre les zones humides de l’Est et les plaines sèches de l’Ouest semble s’être déplacée de 225 kilomètres vers l’est au cours du siècle dernier, à cause du réchauffement climatique. Les scientifiques estiment que cette ligne va continuer sa progression au cours des prochaines décennies, ce qui fera pénétrer encore davantage le climat aride des plaines occidentales dans le Midwest, avec des conséquences majeures pour l’agriculture.
La ligne de partage climatique a été identifiée pour la première fois en 1878 par le géologue et explorateur américain John Wesley Powell. Elle se situe à 100 degrés de longitude à l’ouest de Greenwich et est mieux connue sous le  nom de 100ème  méridien. S’étirant du sud au nord, le 100ème méridien traverse le Texas, l’Oklahoma, le Kansas, le Nebraska et les deux Dakotas. Il marque le début des Grandes Plaines, étendue dépourvue d’arbres et peu peuplée qui couvre une grande partie de 10 États et occupe un cinquième de la superficie des Etats Unis.
La population et les activités économiques sont clairsemées à l’ouest du 100ème méridien où les fermes sont plus grandes et dépendent principalement de cultures comme le blé qui résistent bien à l’aridité du climat. L’Est plus humide est davantage peuplé et présente plus d’infrastructures. Les fermes sont plus petites et la culture principale est le maïs qui aime l’humidité.
Maintenant, en raison des changements intervenus dans les précipitations, le vent et la température depuis les années 1870 – à cause du changement climatique induit par l’homme – la limite entre l’Ouest sec et l’Est plus humide s’est déplacée vers le 98ème méridien. Par exemple, au Texas, la ligne de partage climatique s’est déplacée d’Abilene à Fort Worth.
Selon l’étude, comme la ligne va continuer progresser vers l’Est, les fermes devront s’adapter et s’agrandir pour rester viables. Si les agriculteurs ne sont capables de s’adapter, par exemple en utilisant l’irrigation, ils devront envisager de se tourner vers le blé ou une autre culture mieux adaptée que le maïs aux nouvelles conditions climatiques. Un chercheur a déclaré: « Il se peut que de vastes étendues de terres cultivées ne produisent plus et doivent être converties en pâturages. De plus, l’approvisionnement en eau pourrait devenir un problème pour les zones urbaines. »
Source: USA Today.

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According to a new study by Columbia University’s Lamont-Doherty Earth Observatory (New York State), the boundary that divides the humid eastern U.S. and the dry western Plains appears to have shifted 225 kilometres to the east over the past century due to global warming. Scientists say it will almost certainly continue shifting in coming decades, expanding the arid climate of the western Plains into what is called the Midwest. The implications for farming could be huge.

The boundary line was first identified in 1878 by the American geologist and explorer John Wesley Powell. At that time, it was at 100 degrees west longitude, also known as the 100th meridian.

Running south to north, the 100th meridian cuts through Texas, Oklahoma, Kansas, Nebraska and the Dakotas. It is considered the beginning of the Great Plains, a treeless, poorly populated expanse that covers large parts of 10 states and occupies one-fifth of the nation’s land area.

Both population and development are sparse west of the 100th meridian, where farms are larger and primarily depend on arid-resistant crops like wheat. To the more humid east, more people and infrastructure exist. Farms are smaller and a large portion of the harvested crop is moisture-loving corn.

Now, due to shifting patterns in precipitation, wind and temperature since the 1870s because of man-made climate change, the boundary between the dry West and the wetter East has shifted to roughly 98 degrees west longitude, the 98th meridian. For instance, in Texas, the boundary has moved approximately from Abilene to Fort Worth.

The study predicts that as the line continues to move farther East, farms will have to consolidate and become larger to remain viable. Unless farmers are able to adapt, such as by using irrigation, they will need to consider growing wheat or another more suitable crop than corn. Said one researcher: « Large expanses of cropland may fail altogether, and have to be converted to western-style grazing range. Water supplies could also become a problem for urban areas.”

Source: USA Today.

Evolution de la ligne de partage climatique entre les terres humides de l’est et les terres arides de l’ouest des Etats-Unis. (Source : Earth Interactions)

Plus de neige en Antarctique // More snow in Antarctica

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, la calotte glaciaire de l’Antarctique se rétrécit à cause de la hausse des températures provoquée par le réchauffement climatique. Un autre effet du changement climatique est une augmentation des chutes de neige sur le continent antarctique. C’est la conclusion d’une étude publiée début avril par une équipe internationale de chercheurs sous la houlette du British Antarctic Survey (BAS).
L’équipe scientifique a analysé 79 carottes de glace prélevées sur l’ensemble du continent antarctique. Ces échantillons fournissent des informations précises sur la quantité de neige tombée depuis des centaines d’années. Ils ont révélé une augmentation de 10% des chutes de neige au cours des deux derniers siècles. Selon les chercheurs, l’augmentation des chutes de neige est causée par des changements intervenus dans la circulation océanique, avec arrivée d’air chaud et humide des latitudes moyennes, un phénomène qui réchauffe l’air et l’eau autour de l’Antarctique et réduit la surface occupée par la glace de mer. Cette humidité de l’air provoque des chutes de neige plus abondantes, en particulier dans la péninsule antarctique où,  selon les données fournies par carottes de glace, elles ont augmenté le plus.
Connaître le gain ou la perte en eau des calottes glaciaires est essentiel pour prévoir les variations de niveau des océans au cours des prochaines décennies et au-delà. Nous savons que la banquise fond et que cette eau s’écoule dans la mer en faisant augmenter son niveau, mais cette quantité d’eau émise est réduite par la quantité de neige qui tombe sur le continent. En d’autres termes, quand la perte de glace n’est pas compensée par les chutes de neige, le niveau de la mer monte.
Les résultats de la nouvelle étude indiquent que l’augmentation des chutes de neige en Antarctique devra être intégrée dans les prévisions d’élévation du niveau de la mer et induira une petite baisse. L’augmentation de 10% des chutes de neige au cours des deux derniers siècles équivaut à environ 272 gigatonnes d’eau qui se déposent sous forme de neige à la surface de l’Antarctique chaque année.
Un graphique inclus dans l’étude du BAS (voir ci-dessous) montre les chutes de neige en Antarctique au cours des 200 dernières années. La ligne continue montre la moyenne sur 10 ans et révèle une tendance à la hausse.
Cependant, il ne faudrait pas se réjouir trop vite. En effet, la réduction globale du niveau de la mer causée par l’augmentation des chutes de neige en Antarctique sera très, très faible, voire négligeable. Cette réduction est estimée à seulement 0,04 millimètres par décennie. Selon la NASA, l’élévation actuelle du niveau de la mer atteint 3,2 millimètres par an, soit 32 millimètres par décennie. À titre de comparaison, l’augmentation des chutes de neige en Antarctique compense à peu près la hausse du niveau de la mer provoquée par la fonte des glaciers de Patagonie au cours des 200 dernières années, ce qui est tout à fait négligeable.
La conclusion de l’étude du British Antarctic Survey est la suivante: « Bien qu’il soit certainement important de comprendre la dynamique changeante de l’Antarctique, la nouvelle étude n’aura pas d’impact sur les prévisions globales de l’élévation du niveau de la mer qui menace de grandes agglomérations sur notre planète dans les prochaines décennies. »
Source: CNN, British Antarctic Survey.

Les dernières chutes de neige sur le massif alpin ont été produites par un phénomène analogue : températures pas très froides et humidité importante de l’air ambiant. Cette neige a parfois atteint des épaisseurs impressionnantes (plus de 7 mètres dans les Alpes suisses). Reste à savoir avec quelle vitesse elle va fondre pendant le printemps et surtout l’été. La présence de cette neige – à condition qu’elle y persiste – dans les zones d’accumulation des glaciers alpins pourrait freiner, au moins momentanément ; leur recul. Quoi qu’il en soit, toute cette neige, qui vient s’ajouter à celle qui s’est accumulée pendant l’hiver sur d’autres régions de la planète, va fondre et rejoindre l’océan via les torrents, les rivières et les fleuves…

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As I put it in a previous post, Antarctica’s ice sheet is shrinking because of the increasing temperatures caused by global warming. Another effect of climate change is an increase in snowfall on the Antarctic continent. This is the conclusion of a study released early in April by an international team led by the British Antarctic Survey.

The team analyzed 79 ice cores from across Antarctica that provide detailed information on how much snow has fallen over hundreds of years, and it found a 10% increase in snowfall over the past two centuries. According to the researchers, the snowfall increase is driven by changing circulation patterns, drawing warm moist air from the mid-latitudes, a phenomenon which heats the air and water and reduces sea ice. This available moisture allows for additional snowfall, especially in the Antarctic Peninsula where snowfall has increased the most, according to the ice core data.

Knowing the net gain or loss of water from the ice sheets is essential in projecting how much sea levels will rise in the next several decades and beyond. We know that ice is melting from the ice sheets and flowing into the sea, raising its levels, but this amount is lessened by how much snow is falling back onto the continent. When ice loss is not replenished by snowfall, then sea level rises

The results of the new study indicate that the increased snowfall over Antarctica will have to be worked into the sea level rise projections and will lower them just a bit. The 10% increase in snowfall over the past two centuries equates to about 272 gigatons of water more being deposited as snow over Antarctica every year.

A graph from the study (see below) shows the total Antarctic snowfall over the past 200 years. The solid line shows the 10-year moving average, indicating the trend toward increasing snowfall.

However, the overall reduction of sea level from the increasing snowfall will be very, very small. It is expected to be just 0.04 millimetres per decade. According to NASA’s climate page, current rates of global sea level rise are 3.2 millimetres per year, or 32 millimetres per decade. As a comparison, the increased snowfall in Antarctica approximately offsets the contribution to sea level caused by the melting Patagonian ice fields in the past 200 years, which is quite negligible.

The conclusion of the British Antarctic Survey’s study goes as follows: “Although it is certainly important in understanding the changing dynamics in Antarctica, the new information doesn’t even make a dent in the overall projections of sea level rise that threaten major cities around the globe in the next few decades.”

Source: CNN, British Antarctic Survey.

Source : British Antarctic Survey