Fonte des glaciers : disparition des traditions et des croyances // Glacier melting : disappearance of traditions and beliefs

Concentrations de CO2 : 430,07 ppm (03 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Dans les régions montagneuses, des Andes à l’Himalaya, les peuples autochtones perçoivent le recul des glaciers comme un signe de désapprobation de leurs dieux ou de leurs ancêtres. Dans de nombreuses régions, les montagnes, les glaciers et les eaux qui en proviennent occupent une place centrale dans les croyances et les pratiques religieuses locales. Pour ces communautés, la transformation des paysages montagneux et la disparition des glaciers ne sont pas seulement des conséquences physiques du réchauffement climatique, mais aussi une menace pour le lien profond qui les unit à leur environnement. Depuis 2000, les glaciers de la planète ont perdu 5 % de leur masse glaciaire. Si cette tendance est due à la hausse des températures, dans de nombreuses régions alpines, le recul des glaciers est perçu comme le reflet de nos propres actions.

J’ai publié une note à ce sujet le 6 septembre 2023. Elle était principalement consacrée à la situation dans les Andes péruviennes où le peuple quechua effectue chaque année un pèlerinage auprès du glacier de Colque Punku. Quand les habitants se rendent sur le glacier, ils entrent dans un autre monde et se sentent transformés. Ils reviennent purifiés ; c’est comme une renaissance. Autrefois, les fidèles partaient la nuit et se dirigeaient vers le glacier sacré de Colque Punku, guidés par le reflet de la lune sur les sommets enneigés. Ils prélevaient des blocs de glace aux vertus curatives qu’ils rapportaient ensuite dans la vallée. Aujourd’hui, la hausse des températures liée au réchauffement climatique rend cette pratique plus difficile. La hausse des températures entraîne une raréfaction de la glace sacrée. En 2004, la pratique consistant à découper des blocs de glace a été interdite. Les autorités péruviennes ont expliqué à la population que d’ici 40 ans, tous les glaciers du Pérou pourraient avoir disparu. Aujourd’hui, face au recul des glaciers, les pèlerins préfèrent recueillir l’eau de fonte plutôt que des blocs de glace. Nombreux sont ceux qui pensent que le déclin des glaciers est le signe que l’esprit de la montagne est las d’entendre leurs prières.

Image du festival Qoyllur Rit’i au pied du glacier Colque Punku (Crédit photo : Wikipedia)

Dans les Andes boliviennes, le peuple Aymara considère les glaciers de la vallée de Milluni comme ses ancêtres. En 2009, lorsque le glacier Chacaltaya a fondu, les Aymaras ont cru perdre leurs protecteurs. Le recul des glaces est perçu par beaucoup comme un signe de déséquilibre spirituel.

Dans l’Himalaya, les peuples traditionnels croient également que les sommets et les glaciers abritent des divinités protectrices. Le 12 mai 2025, jour de Bouddha, des moines bouddhistes et des scientifiques se sont réunis pour rendre hommage au glacier Yala, dans la vallée de Langtang au Népal. L’événement a été organisé pour sensibiliser le public au recul rapide de ce glacier et mettre en lumière les risques encourus par ceux de l’Hindou Kouch et de l’Himalaya. L’hommage a pris la forme d’une cérémonie présidée par des chefs spirituels. Le glacier Yala a diminué de 66 % depuis 1974. Depuis 2011, il a de nouveau reculé de manière significative, obligeant les chercheurs à déplacer leur camp de base. Des études prévoient la disparition du glacier Yala d’ici les années 2040.

Fonte du glacier Yala au fil des ans (Source: ICIMMOD)

Des dynamiques similaires sont à l’œuvre dans les monts Rwenzori, en Afrique de l’Est. Les communautés locales expriment un sentiment de perte et de culpabilité face à la transformation irréversible de leurs paysages. La hausse des températures entraîne la fonte des pics glaciaires, et la glace ne se renouvelle pas. Si, comme le prévoient les géologues, cette glace disparaît totalement au cours de la prochaine décennie, cela entraînera la disparition d’une vision du monde intimement liée à la glace et à la neige. Le dieu Kithasamba trône au sommet des montagnes enneigées du Rwenzori. Selon la cosmologie de l’ethnie bakonzo, la neige, que l’on croit être le sperme de Kithasamba, fond et transporte la vie à travers les vallées, jusque dans la savane en contrebas. Les chefs spirituels pensent que les rivières débordent et que les neiges fondent parce que les esprits sont en colère. Le réchauffement climatique menace non seulement la vie et les moyens de subsistance de ces communautés, mais aussi leur identité culturelle.

Vue du Mont Speke (4 890 m) et du lac Bujuku (3 891 m). Le glacier Speke était le plus grand glacier des monts Rwenzori il y a quelques décennies à peine. (Crédit photo: Wikipedia)

Source : Yale School of Environment.

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In mountain regions from the Andes to the Himalayas, Indigenous people see the retreat of glaciers as a sign that they have lost the favor of their gods or ancestors. In many regions, mountains, glaciers and the water originating from them maintain central roles in local religious beliefs and practices. « As such, changing mountain landscapes and disappearing glaciers are not just physical consequences of global warming but also endanger the deep connection of people with their environment. Since 2000, glaciers around the world have lost 5 percent of their ice. While this trend is driven by rising temperatures, in many alpine regions people consider the retreat of glaciers a reflection of their own actions.

I released a post about this topic on 6 September 2023. It was mainly dedicated to the situation in the Andes. In the Peruvian Andes, the Quechua people make a yearly pilgrimage to the Colque Punku glacier. It is said that when you go to the glacier, you are in a different space ; you rare transformed. Then you return purified ; up there, you are reborn. In the past, the believers would start at night and use the reflection from the moon that cascaded atop snow-capped peaks as a guide to make their way up the sacred Colque Punku glacier. Ice blocks believed to hold healing properties were carved out and carried back down the slope. Today, increasing temperatures linked to global warming mean the sacred ice is now scarce. In 2004, the practice of cutting blocks of ice to share with the community was banned, Peruvian authorities warn that within 40 years, all the glaciers in Peru may have disappeared. Now, as the glacier retreats, the pilgrims are opting to collect meltwater instead of the ice blocks. The decline of the glacier, many believe, is a sign that the mountain spirit is tired of listening to their prayers.

The Aymara people of the Bolivian Andes see the glaciers around the Milluni Valley as their ancestors. When, in 2009, the Chacaltaya glacier melted away, the Aymara believed they were losing their protectors. As the ice recedes, many see their retreat as a sign of spiritual imbalance.

In the Himalayas, traditional people also believe the peaks and glaciers are the homes of protective deities. On May 12, 2025, Buddha Day, Buddhist monks and scientific researchers gathered to pay tribute to Yala Glacier in Nepal’s Langtang Valley. The event was organized to raise awareness of Yala’s rapid retreat and highlight the risk across Hindu Kush Himalayan (HKH) glaciers. The tribute included a central ceremony held by spiritual leaders. Yala has shrunk 66 percent since 1974. Since 2011, the glacier has again retreated significantly, requiring researchers to move their original base camp. Studies predict that Yala will die by the 2040s.

Similar dynamics are at play in the Rwenzori Mountains of East Africa. Local communities express feelings of loss and culpability as their home landscapes are irrevocably altered. Rising temperatures are causing glacial peaks to melt, and the ice is not replenishing itself. If, as geologists predict, this ice disappears entirely within the next decade, it will lead to the disappearance of a worldview intimately linked to ice and snow. The god Kithasamba reigns atop the snow-capped Rwenzori Mountains. According to the cosmology of the Bakonzo people, the snow, believed to be Kithasamba’s semen, melts and carries life through the valleys to the savannah below. Spiritual leaders believe that the rivers overflow and the snows melt because the spirits are angry. Climate change threatens not only the lives and livelihoods of these communities but also their cultural identity.

Source : Yale School of Environment.

Nouvelle plateforme climatique aux États Unis // New climate platform in the U.S.

Grâce à un financement participatif, des climatologues américains ont lancé le 23 juin 2026 une plateforme en ligne – Climate.us – pour combler le vide laissé par la fermeture par Donald Trump d’un site internet fédéral dédié au réchauffement climatique. Vous y accéderez en cliquant sur ce lien :

https://www.climate.us/

Ce nouveau site ambitionne de remplacer la plateforme gouvernementale supprimée par le président américain en 2025, quelques mois après son retour au pouvoir. Son but est également de proposer des informations fiables et non partisanes sur la crise climatique.

L’ancien portail ‘climate.gov’ regorgeait de données officielles sur le réchauffement climatique tirées des travaux de la NOAA. Il proposait une multitude de données vulgarisées à destination des étudiants, des médias, des enseignants, ou de tout citoyen avide d’informations fiables. Mais il n’a pas survécu aux coupes drastiques infligées par la Maison Blanche aux différentes agences scientifiques fédérales.

Le nouveau site Climate.us est quasiment identique à l’ancien portail, mais il a été créé de façon indépendante, et il est riche de plusieurs années de statistiques, d’articles et de rapports que les climatologues ont pu reconstituer.

Comme pour l’ancien site, le but de Climate.us n’est pas de dire aux Américains ce qu’ils doivent faire face au réchauffement climatique. Selon la directrice du projet, « il restera non partisan, il se concentrera sur la science, expliquera la science et montrera aux gens ce que les données révèlent. »

Une campagne de financement participatif a permis de récolter environ 280 000 dollars (soit 245 000 euros) grâce à plus 3 000 donateurs. Cette somme devrait permettre de maintenir le site jusqu’à début 2027, grâce notamment à un grand donateur anonyme. Plus de 80 scientifiques bénévoles se relaient pour vérifier des informations, faire de la relecture et mettre en ligne des articles. L’ex-plateforme gouvernementale attirait plus d’un million de visiteurs par mois.

Source : France Info.

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On June 23, 2026, American climate scientists launched an online platform—Climate.us—funded through crowdfunding to fill the void left by Donald Trump’s closure of a federal website dedicated to global warming. You can access it via this link:

https://www.climate.us/

This new site aims to replace the government platform shut down by the U.S. president in 2025, shortly after his return to power. Its goal is also to provide reliable, non-partisan information about the climate crisis. The former ‘climate.gov’ portal was packed with official data on global warming derived from NOAA’s work. It offered a wealth of accessible information tailored for students, the media, teachers, and any citizen seeking reliable facts. However, it did not survive the drastic budget cuts imposed by the White House on various federal scientific agencies.

The new Climate.us site is virtually identical to the old portal but was created independently; it features years of statistics, articles, and reports that climate scientists have managed to reconstruct.

As with the original site, the goal of Climate.us is not to tell Americans how to respond to global warming. According to the project director, « it will remain non-partisan, focus on the science, explain the science, and show people what the data reveals. »

A crowdfunding campaign raised approximately $280,000 (about €245,000) from over 3,000 donors. This funding should keep the site running until early 2027, thanks in part to a major anonymous donor. More than 80 volunteer scientists take turns verifying information, proofreading, and publishing articles online. The former government platform attracted more than a million visitors per month.

Source: France Info.

La température de surface des océans bat de nouveaux records // Ocean surface temperatures are breaking new records

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (29 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Selon le Service Copernicus, la température de surface des océans vient d’atteindre un niveau record, faisant craindre une nouvelle vague de chaleur extrême cet été. Le 21 juin 2026, cette température en dehors des régions polaires a dépassé les niveaux exceptionnellement élevés observés à la même période en 2023 et 2024. Ce nouveau pic aura probablement des répercussions sur les régimes météorologiques et les écosystèmes marins, d’autant qu’il coïncide avec les prémices d’un épisode El Niño qui pourrait être le plus intense depuis des décennies.
Le record de 2023, qui avait alors inquiété les scientifiques, est désormais battu, et une grande partie du monde connaît à nouveau une hausse alarmante des températures. En mai 2026, de nombreux pays européens ont suffoqué sous des vagues de chaleur précoces, tandis que l’Antarctique connaissait des conditions hivernales d’une douceur inédite.
Aujourd’hui, les océans illustrent à quel point le climat est déstabilisé par le réchauffement climatique d’origine anthropique. Ils absorbent plus de 90 % de l’excès d’énergie du système terrestre, principalement dû à la combustion d’énergies fossiles. Ce déséquilibre a atteint un niveau record de 23 zettajoules en 2025, soit plus du double de la moyenne des deux décennies précédentes. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « la Terre est poussée au-delà de ses limites ».
Les scientifiques estiment qu’il est trop tôt pour dire si ce réchauffement de la surface de la mer sera temporaire ou s’il va s’aggraver. En effet, les pics annuels sont généralement enregistrés en juillet et en août. Toutefois, les climatologues pensent que la situation actuelle pourrait marquer le début d’une nouvelle phase qui va nous conduire, une fois de plus, en terre inconnue.
Source : Copernicus.

Source : Copernicus

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According to the Copernicus Climate Change Service, temperatures on the ocean surface have just hit a record high, raising fears of another burst of extreme heat this summer. On 21 June 2026, temperatures outside the polar regions exceeded the extraordinary highs observed at the same time in 2023 and 2024. The new peak will probably have consequences for weather patterns, and marine ecosystems, without forgetting it is coiciding with the earliest phases of an El Niño event which is likely to be the strongest in decades.

The 2023 record that worried scientists at the time has now been surpassed and much of the world is once again seeing an alarming rise in temperatures. In May 2026, manycountries in Europe sweltered amid early heat records while Antarctica experienced unprecedentedly surprisingly warm winter conditions.

Today, oceans give a picture of how much the climate is being pushed out of balance by human-caused warming. Oceans absorb more than 90% of the excess energy in the Earth system, which is primarily caused by burning fossil fuels. That imbalance hit a record 23 zettajoulesin 2025, more than double the average of the previous two decades. The UN’s secretary general, António Guterres, has warned “Earth is being pushed beyond its limits”.

Scientists say it is too early to say whether the sea surface heating qill prove temporary or even worsen because annual peaks are usually registered in July and August. However, climatologists think it could indicate the beginning of a new phase, leading, once more, to uncharted territory:

Source : Copernicus.

El Niño et la dilatation thermique du Pacifique // El Niño and the Pacific Ocean’s thermal expansion

Une des conséquences du réchauffement climatique et de la hausse des températures qui l’accompagne est l’élévation du niveau de la mer suite à un phénomène connu sous le nom de dilatation thermique des océans. On l’observe au niveau mondial depuis le début du 20ème siècle. Le niveau moyen des océans a augmenté de vingt centimètres entre 1901 et 2018, et la moitié de cette hausse a été observée après 1980. Le rythme annuel est estimé à plus de 3,5 mm par an. Les mesures sont effectuées au moyen de marégraphes, mais surtout de satellites.

Les conséquences prévisibles les plus importantes de l’élévation du niveau de la mer sont le recul du trait de côte, la disparition de territoires insulaires de faible altitude, l’intrusion d’eau salée dans les aquifères d’eau douce proches des côtes (voir mes notes à propos de la Camargue en France), la destruction d’écosystèmes côtiers et la perte de patrimoine culturel et historique.

D’après les images du satellite Sentinel-6 Michael Freilich, une importante vague d’eau chaude est en train de traverser l’océan Pacifique, alors que le phénomène El Niño se dirige vers son apogée. Cette zone, appelée onde de Kelvin, correspond à une hausse du niveau de la mer supérieure à la moyenne, sur des centaines de kilomètres le long de l’équateur. Cette anomalie est due au réchauffement des eaux lié à El Niño, dont l’épisode actuel pourrait être l’un des plus intenses jamais enregistrés.

Données acquises par le satellite Sentinel-6 Michael Freilich et traitées par les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory de la NASA.

Le satellite a capturé les écarts, par rapport à la moyenne, de la surface de la mer le 8 juin 2026. Les zones rouges indiquent des niveaux de mer plus élevés que la normale, tandis que les zones bleues indiquent des niveaux plus bas. Développé et lancé en 2020 par la NASA et l’Agence spatiale européenne, et exploité par l’Organisation européenne pour l’exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT), le satellite Sentinel-6 Michael Freilich mesure les variations de la hauteur de la surface de la mer avec une grande précision tous les 10 jours.
Ces données viennent compléter les mesures de la température de surface de la mer. Elles ont révélé un réchauffement des eaux du Pacifique à un rythme sans précédent ces derniers mois, conduisant les scientifiques à déclarer le début d’un nouvel épisode El Niño le 11 juin 2026.
Comme expliqué plus haut, lorsque l’eau de l’océan se réchauffe, elle se dilate et occupe un volume plus important. Cela se traduit par une augmentation de la hauteur de l’eau par rapport au satellite et au centre de la Terre, variation ensuite détectée par les instruments de haute précision du satellite. En certains points de l’équateur, la surface de la mer connaît actuellement une hausse de plus de 15 centimètres par rapport à la normale.
Des ondes de Kelvin comme celle observée actuellement se forment lorsque les vents dans le Pacifique Ouest, près de l’équateur, s’affaiblissent et s’inversent temporairement, soufflant d’ouest en est au lieu d’est en ouest. Cela permet à l’eau chaude de s’accumuler progressivement à l’est, approfondissant la couche d’eaux chaudes de surface et empêchant les eaux plus froides de remonter des profondeurs. Cette onde a maintenant atteint la côte ouest de l’Amérique du Sud.
La NASA avait déjà observé quelques autres ondes de Kelvin cette année, laissant présager un épisode El Niño imminent. En janvier, le satellite Sentinel-6 Michael Freilich en a détecté une près de la Micronésie, qui s’est dissipée vers la mi-février. Une autre est apparue en mars et a provoqué une élévation du niveau de la mer près du Pérou à la mi-mai.
Source : Live Science.

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One consequence of global warming is the rise in sea level due to a phenomenon known as ocean thermal expansion. This has been observed globally since the beginning of the 20th century. The average sea level rose by twenty centimeters between 1901 and 2018, and half of this rise has occurred since 1980. The annual rate is estimated at more than 3.5 mm per year. Measurements are taken using tide gauges, but primarily by satellites.
The most significant foreseeable consequences of rising sea levels are coastal erosion, the disappearance of low-lying islands, saltwater intrusion into freshwater aquifers near the coast (see my posts on the Camargue in France), the destruction of coastal ecosystems, and the loss of cultural and historical heritage.

According to images provided by the Sentinel-6 Michael Freilich satellite, a massive wave of warm water is making its way across the Pacific Ocean as the newly declared El Niño gets into full swing. The band, called a Kelvin wave, marks a swell of higher-than-average sea levels that stretches hundreds of kilometers along the equator. The anomaly is caused by warmer waters linked to El Niño whose current episode could become one of the strongest ever recorded.

The satellite captured the deviations from average sea surface height on June 8, 2026. Red areas indicate higher sea surfaces than usual, while blue areas mark areas with lower surface heights.

Developed and launched in 2020 by NASA and the European Space Agency and operated by the European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites (EUMETSAT), Sentinel-6 Michael Freilich measures changes in sea surface height with great accuracy every 10 days.

The data complements measurements of sea surface temperature that have shown Pacific waters warming at unpreceded rates over the past several months, leading scientists to declare the start of a new El Niño on June 11.

When ocean water warms, it expands and takes up more space. That translates to an increase in the height of the water relative to the satellite and the center of Earth, which is then picked up by the satellite’s sensitive equipment. At some points along the equator, sea surfaces are now more than 15 centimeters higher than usual.

Kelvin waves like this one form when winds in the western Pacific near the equator weaken and temporarily reverse, blowing from west to east instead of east to west. That lets warm water gradually build up in the east, deepening the layer of warm surface waters and preventing colder waters from rising from below. The wave has now reached the western coast of South America.

NASA had already observed a few other Kelvin waves this year, suggesting an El Niño event was soon to follow. In January, Sentinel-6 Michael Freilich detected one near Micronesia that dissipated around mid-February. Another emerged in March and elevated sea levels near Peru by mid-May.

Source : Live Science.