Le recul du glacier Blomstrandbreen (Svalbard / Norvège) // The retreat of Blomstrandbreen (Svalbard / Norway)

Depuis quelques jours, on peut voir sur les réseaux sociaux des images du glacier norvégien Blomstrandbreen, dans la partie occidentale du Spitzberg. Elles illustrent, si besoin était, le recul tragique des glaciers sur Terre. Comme souvent sur les réseaux sociaux, il faut se méfier des erreurs qui accompagnent la diffusion de certains documents. Les photos présentées ont été prises en 1918 (cliché noir et blanc) et 2002 (cliché couleur), et non 1960 et 2020 comme indiqué sur Facebook.

La photo en noir et blanc provient des collections de l’Institut polaire norvégien. La photo en couleur, a été prise en 2002 par le photographe suédois Christian Åslund, dans le cadre d’une campagne de Greenpeace visant à sensibiliser au recul des glaciers.

Même si leurs dates doivent être corrigées, les deux photos sont la parfaite illustration du recul des glaciers lié au réchauffement climatique.

Avec le Kronebreen, un autre glacier situé au fond du fjord, Blomstrandbreen est l’un des glaciers qui reculent le plus rapidement au Svalbard. Comme ailleurs dans l’Arctique, cette région se réchauffe deux à trois fois plus vite que la moyenne mondiale. Comme je l’ai déjà indiqué, la température y a augmenté de trois degrés en un siècle.

Source : Yahoo News.

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In recent days, we have seenon social networks images of the Norwegian glacier Blomstrandbreen, in the western part of Spitsbergen. They illustrate, if need be, the tragic retreat of glaciers on Earth. As is often the case on social networks, one should beware of the errors that accompany the release of certain documents. The photos shown were taken in 1918 (black and white shot) and 2002 (colour shot), not 1960 and 2020 as posted on social media.

The black and white photo is from the collections of the Norwegian Polar Institute. The colour photo was taken in 2002 by Swedish photographer Christian Åslund, as part of a Greenpeace campaign to raise awareness of retreating glaciers. Even though their dates must be corrected, the two photos are the perfect illustration of the retreat of glaciers linked to global warming.

Along with Kronebreen, another glacier at the bottom of the fjord, Blomstrandbreen is one of the fastest receding glaciers in Svalbard. Like elsewhere in the Arctic, this region is warming two to three times faster than the global average. As I have already indicated, the temperature has risen there by three degrees in a century.

Source: Yahoo News.

Le document avec dates erronées diffusé sur Facebook

Réchauffement climatique : de plus en plus d’orages dans l’Arctique // Global warming : more and more thunderstorms in the Arctic

Avec le changement et le réchauffement climatiques, les orages sont de plus en plus fréquents dans l’Arctique. Les météorologues ont signalé trois épisodes orageux successifs, avec des éclairs impressionnants, au cours d’une seule semaine entre la Sibérie et le nord de l’Alaska. Ils n’avaient jamais rien vu de tel auparavant.

En règle générale, l’air au-dessus de l’Océan Arctique, en particulier lorsque l’eau est recouverte de glace, n’a pas la chaleur convective nécessaire pour générer des orages. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, l’Arctique se réchauffe plus rapidement que le reste du monde, de sorte que les conditions changent. Les épisodes orageux accompagnés d’éclairs pendant l’été au delà du Cercle Polaire arctique ont triplé depuis 2010, une tendance directement liée au changement climatique et à la perte de glace de mer de plus en plus rapide dans le Grand Nord. À mesure que la glace de mer disparaît, une plus grande quantité d’eau peut s’évaporer ; cela ajoute de l’humidité à l’atmosphère qui se réchauffe.

Les orages accompagnés d’éclairs menacent les forêts boréales de l’Arctique car ils déclenchent des incendies dans des régions reculées qui sont exposées au soleil de l’été 24 heures sur 24. Les éclairs sont également plus fréquents au-dessus des régions de toundra dépourvues d’arbres, ainsi qu’au-dessus de l’Océan Arctique et de la banquise. En août 2019, la foudre a même frappé à moins de 100 kilomètres du Pôle Nord.

Selon deux études menées par des scientifiques du National Center for Atmospheric Research à Boulder, Colorado, rien qu’en Alaska, l’activité orageuse va probablement tripler d’ici la fin du siècle si les tendances climatiques actuelles se confirment.

Avec la forte augmentation des éclairs, la Sibérie a connu des incendies de forêt de plus en plus violents ces dernières années (voir mes notes à ce sujet). Début juillet 2021, l’armée russe a procédé à des largages d’eau pour éteindre les flammes qui brûlaient près de 800 000 hectares de forêt. La Yakoutie, qui est la région la plus durement touchée, est en état d’urgence depuis des semaines.

De l’autre côté du détroit de Béring, la foudre à la mi-juin a déclenché l’un des plus gros incendies de l’été en Alaska en brûlant une immense étendue de toundra à environ 200 km au nord du Cercle Polaire.

Le réchauffement de l’Arctique favorise la croissance de la végétation dans la toundra du nord de l’Alaska, ce qui alimente encore davantage les incendies. Selon des chercheurs du Centre International de Recherche sur l’Arctique à Fairbanks, à la fin du siècle, une superficie deux fois plus importante de toundra se consumera en Alaska, avec des incendies de végétation qui se produiront quatre fois plus fréquemment.

Source : Yahoo Actualités.

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With climate change and global warming, thunderstorms are becoming more and more frequent in the Arctic. Meteorologists have reported three successive thunderstorms with impressive lightning bolts in a single week from Siberia to the north of Alaska. Forecasters had not seen anything like that before.

Typically, the air over the Arctic Ocean, especially when the water is covered with ice, lacks the convective heat needed to generate lightning storms. But as climate change warms the Arctic faster than the rest of the world, the conditions are changing. Episodes of summer lightning within the Arctic Circle have tripled since 2010, a trend directly tied to climate change and increasing loss of sea ice in the far north. As sea ice vanishes, more water is able to evaporate, adding moisture to the warming atmosphere.

These electrical storms threaten boreal forests fringing the Arctic, as they spark fires in remote regions already baking under the round-the-clock summer sun. There is also more frequent lightning over the Arctic’s treeless tundra regions, as well as above the Arctic Ocean and pack ice. In August 2019, lightning even struck within 100 kilometres of the North Pole.

According to two studies by scientists at the National Center for Atmospheric Research in Boulder, Colorado, in Alaska alone, thunderstorm activity is on track to increase three-fold by the end of the century if current climate trends continue.

With the sharp uptick in lightning, Siberia has seen increasingly violent forest fires in recent years. In early July 2021, the Russian army deployed water-dropping aircraft to douse flames burning nearly 800,000 hectares of forest, while the hardest-hit region of Yakutia has been in a state of emergency for weeks.

On the other side of the Bering Strait, mid-June lightning sparked one of the biggest fires this summer in Alaska, scorching a huge expanse of tundra about 200 km north of the Arctic Circle.

Warming in the Arctic is also encouraging the growth of vegetation on northern Alaska’s tundra, adding further fuel for fires. According to researchers at the International Arctic Research Center in Fairbanks, by the end of the century, twice as much Alaska tundra could burn on a regular basis than was the norm in the past, with fires occurring four times more frequently.

Source : Yahoo News.

Incendies de végétation en Sibérie (Source : The Siberian Times)

L’oléoduc Trans-Alaska sous la menace du dégel du pergélisol // The Trans-Alaska pipeline under the threat of permafrost thawing

Le dégel du pergélisol dans l’Arctique pose de sérieux problèmes aux pipelines qui transportent le gaz et le pétrole. Dans des notes précédentes, j’ai indiqué que les gazoducs de la Péninsule de Yamal (Russie) devaient être contrôlés et entretenus régulièrement en raison de la déformation du sol.

Aujourd’hui, c’est l’oléoduc Trans-Alaska, l’un des plus grands pipelines au monde, qui donne des signes de faiblesse. En effet, le dégel du pergélisol menace de déstabiliser les supports qui maintiennent en surélévation une section du pipeline, avec un risque de voir le pétrole s’échapper et souiller la nature particulièrement fragile dans cette région du globe.. Le dégel du pergélisol sur une section de 250 mètres du pipeline a provoqué la torsion et l’affaissement de plusieurs entretoises qui maintiennent la structure. Depuis sa mise en service, c’est la première fois que ces supports sont endommagés par le dégel du pergélisol.

Suite à cet incident, le Service des Ressources Naturelles de l’Alaska a donné son feu vert à la mise en place d’une centaine de thermosiphons – des tubes qui évacuent l’excèdent de chaleur à l’intérieur du pergélisol – pour maintenir le sol sous sa forme gelée et éviter d’endommager davantage les structures de support de l’oléoduc. Bien que l’utilisation de ces tubes soit fréquente dans le cadre de la maintenance d’un pipeline, les archives du Trans-Alaska révèlent qu’ils n’ont encore jamais été utilisés à cause du dégel du permafrost.

Les experts disent que ce qui se passe actuellement en Alaska est un signal d’alerte. L’incident montre les effets du réchauffement climatique sur l’intégrité et la sécurité des pipelines. Pour éviter les problèmes liés au pergélisol, quelque 700 kilomètres du pipeline ont été construits sur un système de supports surélevés qui maintiennent le tube à environ 2 mètres au-dessus du sol. Ces supports ressemblent à un H majuscule et le pipeline repose sur la partie transversale (voir photo ci-dessous)

Les responsables du Service des Ressources Naturelles de l’Alaska expliquent qu’il n’y a aucune raison de paniquer car les structures de soutènement de l’oléoduc ne risquent pas de lâcher prise du jour au lendemain. Malgré tout, le Service demeure très vigilant quant aux effets du dégel du pergélisol sur la sécurité du pipeline. Les responsables expliquent que le nettoyage d’une nappe de pétrole pourrait accélérer le dégel du pergélisol. Le projet de refroidissement du pergélisol avec des thermosiphons met en avant une ironie évidente : l’industrie pétrolière doit prendre des mesures pour maintenir le pergélisol gelé afin de sécuriser une infrastructure lui permettant d’extraire davantage de combustible fossile qui est, lui même, la cause du réchauffement climatique !.

On a recensé 18 fuites sur l’oléoduc Trans-Alaska au cours des 20 dernières années. Elles ont laissé échapper entre un baril et 6 800 barils de pétrole. Au total, le pipeline a déversé 9 784 barils de pétrole, avec des dégâts qui ont coûté 52,7 millions de dollars. Les causes des fuites étaient dues à des ruptures de tuyaux corrodés, une défaillance de l’équipement et une erreur humaine. Jusqu’à présent, aucun déversement accidentel de pétrole n’a été attribué au dégel du pergélisol. L’étendue des dégâts à l’environnement lors d’un nouveau déversement dépendrait de la quantité de pétrole, de la profondeur qu’il atteindrait dans le sol et de son impact sur les sources. D’ores et déjà, on sait que les dégâts causés par un déversement de pétrole auraient un impact plus important qu’ailleurs dans le monde en raison de la fragilité de la terre et de l’eau en Alaska.

Source : médias d’information de l’Alaska.

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The thawing of permafrost in the Arctic is having serious consequences for the pipelines that transport gas and oil. In previous posts, I indicated that gas pipelines in the Yamal Peninsula (Russia) had to be maintained regularly because of the ground deformation.

This time, it is the Trans-Alaska Pipeline, one of the world’s largest oil pipelines, that could be in danger. Thawing permafrost threatens to undermine the supports holding up an elevated section of the pipeline, jeopardizing its structural integrity and raising the potential of an oil spill in the already fragile landscape. The thawing of permafrost on a 250-metre section of the pipeline has caused several of the braces holding up the pipeline to twist and bend. It appears to be the first instance that pipeline supports have been damaged by thawing permafrost.

In response to the incident, the Alaska Department of Natural Resources has approved the use of about 100 thermosyphons — tubes that suck heat out of permafrost — to keep the frozen ground in place and prevent further damage to the pipeline’s support structure. While the use of these tubes is common along the pipeline’s expanse, available records show that they have never been previously used as a defensive safeguard once a portion of the ground has begun to slide.

Experts say that what is currently happening is a “wake-up call.” It shows the risks to the pipeline’s integrity and the effect climate change is having on pipeline safety in general.”To avoid problems with the permafrost, about 700 kilometres of the pipeline were built on an elevated support system that keeps the pipe about 2 metrest above the ground. The frames that hold the pipeline, called vertical support members, look like a capital H with the pipeline resting on the cross stroke (see photo below).

Officials of the Alaska Department of Natural Resources explain there is no reason for panic as the support structures are not in immediate danger of collapse. But the Department remains very vigilant about the implications of thawing permafrost for pipeline safety. It warns that cleaning up a spill could accelerate the thawing. The plan to chill the permafrost with additional thermosyphons in the face of global warming underscores an obvious irony: The oil industry must act to keep the permafrost frozen to maintain an infrastructure that allows it to extract more of the fossil fuels that cause the warming.

There have been 18 breaches of the Trans-Alaska Pipeline in the last 20 years. Spills have ranged from less than one barrel to 6,800 barrels. In all, the pipeline has spilled 9,784 barrels of oil, resulting in $52.7 million in damages and costs. Causes of the spills include breaks in corroded pipe to equipment failure and operator error. Up to now, none of the spills recorded were attributed to permafrost thaw. The extent of ecological damage from another spill would depend on the amount of oil spilled, how deep it saturated the soil and whether the plume reached water sources. But any harm from an oil spill would likely be greater than in most other landscapes because of the fragile nature of the Alaskan land and water.

Source : Alaskan news media.

Vue de l’oléoduc Trans-Alaska. On remarquera le trajet non rectiligne pour faire face aux séismes (Photo : C. Grandpey)

Floride : les Keys sous la menace de l’océan // Florida : the Keys under the threat of the ocean

Avec le réchauffement climatique, la hausse du niveau de la mer va devenir de plus en plus problématique dans de nombreuses régions du monde. Aux États-Unis, les côtes de la Floride risquent d’être submergées et les Keys pourraient disparaître à court terme.

J’ai visité les Keys il y a quelques années dans le but de visiter la maison d’Ernest Hemingway et voir la Royale, la machine à écrire qu’il utilisait pour écrire les romans que j’étudiais quand j’étais à l’université.

Longtemps célèbres pour la pêche qui s’y pratique, leurs récifs coralliens et les écrivains qui y résident, les Keys de Floride sont désormais confrontés à une réalité que personne n’aurait pu imaginer : ils risquent d’être submergés par la montée de l’océan et toutes les maisons ne pourront pas être sauvées.

Lors d’une réunion organisée début juin 2021, les responsables du comté de Monroe ont présenté un plan visant à surélever les rues et les routes des Keys pour les empêcher d’être inondées en permanence. Le problème, c’est qu’il n’y a pas l’argent nécessaire pour financer ce projet extrêmement coûteux. Si le financement n’est pas trouvé, les Keys deviendront l’un des premiers endroits aux États-Unis – et certainement pas le dernier – où les habitants devront se faire à l’idée que certaines zones devront être abandonnées à la mer et aux marées.

Au cours de la réunion, les autorités locales ont détaillé le plan de 1,8 milliard de dollars qui, au cours des 25 prochaines années, prévoit de surélever 240 kilomètres de routes, tout en installant un nouveau réseau d’égouts et de stations de pompage, ainsi que des îlots de végétation pour éviter que les rues ne soient envahies par l’eau de mer. La surélévation des chaussées est attendue avec impatience par les habitants dont les voitures sont corrodées par l’eau salée et qui doivent enfiler des bottes pour atteindre l’entrée de leurs propriétés.

Le budget du comté de Monroe ne sera pas suffisant pour financer le réaménagement de toutes les routes, ni pour racheter les maisons sinistrées. Les demandes formulées auprès des législateurs de l’État de Floride pour que soit perçue une nouvelle taxe pour couvrir ces coûts ont été rejetées. De plus, les dépenses vont s’accumuler quand il s’agira d’empêcher les infrastructures essentielles telles que les égouts et les sous-stations électriques, ainsi que les maisons particulières, d’être inondées en même temps que les routes.

Les représentants de la NOAA à la réunion ont expliqué que les Keys sont menacés par la montée des océans qui s’accélère avec la fonte rapide des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Ils ont insisté sur le fait que le réchauffement planétaire causé par l’homme entraînera une nouvelle élévation du niveau de la mer de 40 centimètres d’ici 2040.

Ce qui n’arrange rien dans les Keys, c’est que le calcaire poreux des îles permet à l’eau de mer de s’infiltrer encore plus facilement. Il suffit donc de marées hautes, même par beau temps, pour transformer les routes en étangs, sans oublier que le changement climatique provoque également les ouragans destructeurs qui s’abattent parfois sur l’archipel.

On sait depuis longtemps que les Keys de Floride sont parmi les endroits les plus exposés aux inondations en Amérique du Nord. Sans changement de stratégie, certaines zones deviendront accessibles uniquement par bateau.

Source : médias d’information américains.

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With global warming, sea level rise is going to become more and more acute is many parts of the world. In the U.S., Florida’s coasts are in danger of being submerged and the Keys might disappear in the short term.

I visited the Keys a few years ago with a single aim: I wanted to visit Ernest Hemingway’s house and see La Royale, the typewriter he used to write the novels I studied when I was in university..

Long famed for its spectacular fishing, its coral reefs and its literary residents, the Florida Keys is now confronted with a previously unthinkable reality: it faces being overwhelmed by the rising seas and not every home can be saved.

During a meeting organised in early June 2021, Monroe county officials agreed to push ahead with a plan to elevate streets throughout the Keys to keep them from perpetual flooding. The problem is that they do not have the money to do so. If the funding is not found, the Keys will become one of the first places in the US – and certainly not the last – to inform residents that certain areas will have to be surrendered to the oncoming tides.

During the meeting, local authorities gave details of a plan to spend 1.8 billion dollars over the next 25 years to raise 240 kilometres of roads in the Keys, deploying a mixture of new drains, pump stations and vegetation to prevent the streets becoming inundated with seawater. The heightened roadways are eagerly anticipated by residents who told the meeting of cars being ruined by the salt water and of donning boots to wade to front doors.

Monroe county’s budget will not cover the raising of all the roads, nor any mass buyout of homes, and an appeal to Florida state lawmakers to levy a new tax to cover these mounting costs has been rebuffed. Further costs will pile up as the county grapples with how – and who pays – to keep critical infrastructure such as sewers and power substations, as well as people’s homes, from being flooded along with the roads.

NOAA representatives at the meeting explained that the Keys are in jeopardy from rising seas that are accelerating upwards as the vast ice sheets of Greenland and Antarctica melt away. They also said that human-caused global heating means an extra 40 centimetres of sea level rise by 2040.

Compounding this problem, the islands’ porous limestone allows the rising seawater to bubble up from below, meaning it just takes high tides on sunny days to turn roads into ponds, while climate change is also spurring destructive hurricanes that can occasionally crunch into the archipelago.

It has been known for a long time that the Florida Keys are one of the most vulnerable places to flooding in North America. Without a change in strategy, parts of the Keys will become accessible only by boat.

Source: U.S. news media.

Photos : C. Grandpey