Le Népal implore, les États Unis licencient… // Nepal pleads, the United States lays off…

Le bilan des inondations dévastatrices provoquées au Népal par l’effondrement d’un glacier a dépassé le millier de morts et risque fort de s’alourdir considérablement. Plus de 3 900 personnes sont toujours portées disparues, dont plus de 600 travailleurs présumés piégés dans un vaste réseau de tunnels remplis de boue sur des sites hydroélectriques longeant la rivière Trishuli.

Crédit photo : presse internationale

Le Premier ministre népalais a déclaré : « Cette situation montre que les risques auxquels nous sommes confrontés dans la région de l’Himalaya s’accroissent avec le changement climatique. […] Il est désormais temps pour nous d’aborder fermement, avec la communauté internationale, la question des catastrophes que nous subissons en raison du changement climatique. »
Bien que la cause exacte de l’effondrement du glacier ne soit pas clairement établie, on sait que le réchauffement climatique entraîne la fonte des glaciers à travers le monde, augmentant ainsi le risque de telles catastrophes. Les scientifiques expliquent que les glaciers de l’Himalaya fondent plus rapidement à mesure que les températures augmentent et la communauté scientifique dans son ensemble reconnaît que les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine sont à l’origine du problème.
Le Népal, pays essentiellement rural de 30 millions d’habitants, n’a que peu contribué aux émissions responsables du réchauffement climatique. Ces émissions sont générées par des nations riches et industrialisées, mais des pays comme le Népal en subissent les conséquences.
Comme je le rappelle souvent sur ce blog, les glaciers de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch constituent une source d’eau vitale pour environ 240 millions de personnes vivant dans les régions montagneuses, ainsi que pour 1,65 milliard d’autres dans les vallées fluviales situées en aval, en Asie du Sud et du Sud-Est. Une fonte des glaciers himalayens représenterait une catastrophe majeure pour ces populations.

Pendant ce temps aux États-Unis, le président Trump et son administration refusent toujours de reconnaître l’existence du réchauffement climatique et encouragent le développement de l’industrie pétrolière, l’une des principales sources de pollution de la planète.
Suite à une série de décisions absurdes ordonnées par l’Administration Trump, un professeur à l’Académie militaire de West Point, en poste depuis longtemps, a été licencié pour avoir refusé d’obéir à ses supérieurs qui lui ordonnaient, ainsi qu’à ses collègues, de cesser d’enseigner aux cadets que l’activité humaine contribue au réchauffement climatique.

West Point vue depuis le fleuve Hudson (Photo : C. Grandpey)

La situation est vraiment désespérée !

Source : presse internationale.

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The death toll in Nepal from devastating floods caused by a glacier’s collapse has crossed 1,000 and is likely to get much worse. More than 3,900 people remain missing, of whom more than 600 are workers believed to be trapped in a vast network of mud-filled tunnels at hydropower sites along Trishuli River.

The Nepalese Prime Minister has declared : « This incident indicates that the risks we face in the Himalayan region are increasing alongside climate change. […] It is now time for us to strongly raise with the international community the issue of the disasters we are experiencing as a result of climate change. »

While the exact cause of the glacial collapse is unclear, global warming is causing glaciers to melt worldwide, increasing the risk of such disasters. Scientists say the Himalayas, the world’s highest mountain range, are melting faster as global temperatures rise. It has been admitted by the scientific community that human-gaused greenhouse ga emissions are the cause of the problem.

Nepal, a largely rural nation of 30 million people, has contributed little to the emissions driving global warming. They are generated by wealthy and industrialized nations, but Nepal suffering its consequences.

As I often remind it in this blog, glaciers in the wider Himalayan and Hindu Kush ranges are a crucial water source for around 240 million people in the mountainous regions, as well as for another 1.65 billion people in the South Asian and Southeast Asian river valleys below. Should the Himalayan glaciers melt, it would be a major disaster for these populations.

In the United Sates, President Trump and his administration still refuse to admit the existence of global warming and they are encouraging the development of oil which is one of the main sources ofglobal pollution.

The victim of a wave of insane decisions, a longtime West Point professor was fired because he refused to obey instructors ordering him and lis colleagues to stop teaching cadets that humans contribute to climate change.

The situation is really desperate !

Source : International news media.

El Niño en passe d’être sévère ; l’Équateur décrète l’alerte rouge // El Niño expected to be severe ; Ecuador declares red alert

Concentrations de CO2 : 427,02 ppm (1er septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

Aujourd’hui, la Terre subit l’influence d’El Niño, un phénomène climatique naturel qui provoque un réchauffement anormal de l’océan Pacifique tropical. Ce réchauffement déclenche une interaction complexe entre l’océan et l’atmosphère, entraînant des perturbations météorologiques à l’échelle mondiale. Les scientifiques pensent qu’il existe 69 % de chances qu’en 2026 El Niño dépasse l’intensité des précédents épisodes depuis 1950.
Comme beaucoup, je me suis demandé s’il existait un lien entre El Niño et le réchauffement climatique actuel. Autrement dit, le réchauffement climatique d’origine humaine aggrave-t-il les phénomènes El Niño ?
Une nouvelle étude publiée dans la revue Science apporte une réponse positive à ma question, et l’explication se trouve avec les coraux. Selon cette étude, des données recueillies sur mille ans auprès de coraux des îles Galápagos, au large de l’Amérique du Sud, montrent qu’El Niño s’intensifie à mesure que la planète se réchauffe. Les coraux créent un squelette résistant à base de carbonate de calcium, dont la composition chimique renseigne sur la température à laquelle ils se sont développés. Ils croissent de un à deux centimètres par an en sécrétant différentes quantités de carbonate de calcium. La composition chimique de ces couches témoigne de la température de l’eau de mer dans laquelle les coraux ont grandi.
Les auteurs de l’étude écrivent que les épisodes El Niño des quatre dernières décennies ont été plus intenses que tous ceux observés au cours du millier d’années avant 1850 environ, date à laquelle l’activité humaine a commencé à impacter le climat avec les gaz à effet de serre.
Les chercheurs estiment que le réchauffement climatique intensifie le phénomène El Niño et prévoient des phénomènes climatiques extrêmes plus marqués, avec de plus en plus de pertes écologiques, infrastructurelles et humaines. Aucun pays ne dispose des ressources nécessaires pour se prémunir pleinement contre ces impacts.
Le phénomène climatique El Niño – Southern Oscillation (ENSO) – ou oscillation australe – est une cause majeure d’événements climatiques extrêmes d’une année sur l’autre, avec pour conséquence des sécheresses, des inondations, des feux de forêt, des ouragans, le blanchissement des coraux et des répercussions sur l’agriculture et la santé humaine. De plus, lors d’un épisode El Niño intense, les ouragans et les tempêtes tropicales ont tendance à être plus fréquents dans l’océan Pacifique.
Au final, la véritable question aujourd’hui n’est pas de savoir si El Niño va se produire, mais quelle sera son ampleur et quelles seront ses conséquences. Ce phénomène se superpose au réchauffement climatique et risque d’exacerber la hausse des températures que nous observons déjà en raison des gaz à effet de serre.

De par sa situation géographique, à proximité de l’océan Pacifique oriental, l’Équateur est l’un des pays les plus exposés au phénomène de réchauffement climatique El Niño. Le gouvernement vient de décréter l’alerte rouge sur l’ensemble du territoire face à l’évolution des conditions océaniques et atmosphériques liées à ce phénomène. En procédant ainsi, il déclenche un renforcement des mesures d’urgence à travers le pays.
Les autorités ont indiqué que cette déclaration vise à renforcer la préparation et à permettre d’anticiper les scénarios de risques potentiels et d’activer les mécanismes de protection de la population.
Conformément à cette mesure, les comités de protection civile provinciaux et municipaux seront sollicités afin de coordonner les efforts de préparation et d’intervention. Les collectivités locales ont également reçu pour instruction de mettre en œuvre leurs plans d’action existants relatifs à El Niño.
La résolution prévoit des évacuations préventives, des protocoles d’intervention, la mobilisation des ressources et des mesures de protection des populations dans les zones potentiellement touchées. En Équateur, quelque 1,3 million de personnes pourraient être exposées aux effets d’El Niño dans 17 provinces qui étaient auparavant placées en alerte orange. Le gouvernement a alloué 650 millions de dollars à différents ministères et agences d’État pour des mesures liées à ce phénomène. Environ 70 % de ces fonds sont destinés à la prévention, tandis que les 30 % restants financeront les actions d’intervention.
Les autorités ont déjà signalé les premiers impacts sur le secteur de la pêche artisanale. Les institutions étatiques coordonnent des mesures depuis février afin de contrer les effets d’El Niño et d’en réduire l’impact potentiel sur la population.

Source : USA Today via Yahoo News.

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Today, our planet is being influenced by El Niño, a natural climate phenomenon that causes the tropical Pacific Ocean to become warmer than usual. This sets off a complex dance between the ocean and the atmosphere, which leads to weather impacts all over the world. Scientists warn that there is a 69% chance of a historic event that would exceed the strength of previous El Niño events dating back to 1950.

Like many people, I wondered whether there was a link between El Niño and the current global warming that is affecting the Earth. In other words, is human-caused global warming making El Niños worse?

A new study published in the journal Science suggests the answer is positive, and the reason can be found in undersea corals. According to the new study, a 1,000-year-long record from corals in the Galapagos Islands off South America shows that El Niño is intensifying as the planet warms. Corals grow in the regions where El Niños are strongest, and they can live for decades to centuries. They grow one to two centimeters per year by secreting layers of calcium carbonate. The chemistry of these layers provides a record of the seawater temperature in which the corals grew.

The authors of the study write that El Niño events in the last four decades were stronger than any in the 1,000 years prior to about 1850, when humans began impacting the climate with greenhouse gases.

The researchers believe global warming is supercharging El Niño, and they expect stronger climate extremes that will amplify ecological, infrastructural and human losses. No country has the resources to be fully protected from these impacts.

Overall, the El Niño-Southern Oscillation (ENSO) pattern is a leading source of year-to-year climate extremes and is linked to droughts, floods, wildfires, hurricanes, coral bleaching events and impacts on agriculture and human health. In addition, during a strong El Niño, hurricanes and tropical storms tend to be more prolific in the Pacific Ocean.

The real question today is not whether El Niño is going to happen, but how bad is it going to be, and how bad the impacts will be. This event is superimposed on global warming, and it is likely to supercharge the temperature increase that we would normally see from greenhouse gases.

Due to its geographical position which is close to the eastern Pacific Ocean, Ecuador is one of the countries that are most under the influenca of the El Niño warming phenomenon. The government has just declared a nationwide red alert on as ocean-atmospheric conditions associated with the El Niño phenomenon evolve, triggering expanded preparations and emergency response measures across the country.

The authorities said the declaration is intended to strengthen preparedness and allow them to anticipate potential risk scenarios and activate mechanisms to protect the population.

Under the measure, provincial and municipal Emergency Operations Committees (COE) will be activated to coordinate preparedness and response efforts. Local governments have also been instructed to implement their existing action plans for El Niño.

The resolution provides for preventive evacuations, response protocols, the mobilization of resources and measures to protect people in areas that could be affected. About 1.3 million people could be exposed to the effects of El Niño across 17 provinces that had previously been under an orange alert.

The government has allocated $650 million across different state ministries and agencies for measures related to the phenomenon. About 70% of the funds are earmarked for prevention, while the remaining 30% will support response efforts.

Authorities have already reported initial impacts on the artisanal fishing sector. State institutions have been coordinating measures since February to address the effects of El Niño and reduce its potential impact on the population.

Source : USA Today via Yahoo News.

L’eau des glaciers rocheux // Water from rock glaciers

Le 24 mai 2026, j’ai publié une note à propos du réservoir de la Loze, situé en amont d’un hameau de Courchevel (Savoie), qui est en train de s’affaisser rapidement. Selon les experts, ce problème est en partie dû à la fonte d’un glacier rocheux sur lequel le réservoir a été construit.
J’expliquais dans ma note qu’un glacier rocheux est une masse de débris rocheux contenant de la glace. Les glaciers sont intrinsèquement dynamiques ; c’est le mouvement de la glace interstitielle qui provoque ce déplacement et, par conséquent, les formations spectaculaires souvent observées sur ce type de glacier. Il convient toutefois de noter que la vitesse de progression d’un glacier rocheux est bien plus lente que celle d’un glacier composé uniquement de glace. Elle est de l’ordre de quelques décimètres à quelques mètres par an (contre 100 à 200 mètres par an pour les « vrais » glaciers des Alpes).

Glacier rocheux du Laurichard, au-dessus du col du Lautaret (Photo : C. Grandpey)

La vitesse de progression d’un glacier rocheux varie en fonction de la pente. Les experts expliquent que les glaciers rocheux peuvent aussi « mourir » en s’immobilisant si la glace interne fond, par exemple en raison du réchauffement climatique. En effet, les projections climatiques montrent que même les glaciers rocheux ne sont pas épargnés par le réchauffement de la planète. Nombre d’entre eux pourraient perdre toute leur glace d’ici la fin du siècle.
Dans une nouvelle étude publiée dans le Journal of Geophysical Research, des chercheurs ont examiné le glacier Timpanogos, un glacier rocheux situé dans l’Utah, aux États Unis.

Crédit photo : Université de l’Utah

Selon certaines estimations, il existerait environ 51 000 de ces glaciers à travers le monde, dont 1 500 dans l’ouest des États-Unis et 836 rien que dans l’Utah.

Les glaciers rocheux constituent des réservoirs d’eau résilients face au climat ainsi que des habitats essentiels pour la faune alpine. Malheureusement, comme ils sont difficiles d’accès, il est difficile de mesurer la quantité d’eau qu’il recèlent.
La nouvelle étude révèle la quantité d’eau dissimulée au sein du glacier rocheux Timpanogos. Pour y parvenir, l’équipe de géologues de l’université de l’Utah a mis au point une technique inédite fondée sur la détection de la gravité. Les chercheurs ont transporté du matériel sensible sur le terrain rocheux, capable de mesurer d’infimes variations de l’accélération gravitationnelle entre la glace et la roche sur plus de 230 points disposés en forme de grille. Les différences de gravité étaient si ténues qu’il a fallu prendre en compte la position du Soleil et de la Lune.
Les auteurs de l’étude expliquent qu’il existe un contraste important de densité massique entre la roche qui constitue le mont Timpanogos et la glace, beaucoup moins dense, du glacier rocheux adjacent. En mesurant l’accélération gravitationnelle sur le glacier rocheux, les scientifiques ont observé une diminution plus marquée de cette accélération à mesure qu’ils effectuaient des relevés sur les zones où la glace était plus épaisse.
Le résultat a pris la forme d’une carte en trois dimensions. Selon les mesures de l’équipe scientifique, 17 % du glacier Timpanogos sont constitués de roches de surface et les 83 % restants de glace, ce qui représente une quantité considérable. D’après leurs estimations, le glacier renferme environ 1,5 million de mètres cubes d’eau gelée, soit de quoi remplir 600 piscines olympiques.

Coupe du glacier rocheux Timpanogos (Source : Utah Geological Survey)

Les chercheurs ont pu modéliser les relations entre la surface et la glace sous-jacente, ce qui leur a permis d’estimer la quantité d’eau susceptible de se cacher dans d’autres glaciers rocheux à travers le monde. Cette quantité serait de l’ordre de 48 milliards de tonnes, soit de quoi remplir 400 000 piscines olympiques. Leur conclusion est qu’il y a « une multitude d’océans cachés dans nos montagnes ».
Source : Yahoo News.

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On 24 May 2026, I wrote a post about the Loze reservoir, located upslope from a hamlet in Courchevel (Savoie), is rapidly subsiding. According to experts, the problem is parly due to the melting of a rock glacier on which the reservoir was built.

I explained in my post that a rock glacier is a mass of rocky debris containing ice. Glaciers are inherently dynamic, and the movement of interstitial ice is what causes this movement and, consequently, the spectacular formations often found on this type of glacier. It should be noted, however, that the rate of advance of a rock glacier is much slower than that of a glacier composed solely of ice. Its rate is on the order of a few decimeters to a few meters per year (compared to 100 to 200 meters per year for the ‘true’ glaciers of the Alps). It is quite clear that the rate of advance of a rock glacier varies depending on the percentage of the slope. Experts explain that rock glaciers can also « die » by coming to a standstill if the internal ice melts, for example, due to global warming.

Climate projections show that even rock glaciers are not immune to a warming climate. Many could become ice-free by the end of the century under current warming projections.

In a new study published in the Journal of Geophysical Research , researchers examined the Timpanogos Glacier, a rock glacier in Utah. By some estimates, there are roughly 51,000 of these hidden glaciers spread across the planet, 1,500 across the western U.S., and 836 in Utah alone. Rock glaciers serve as climate-resilient reservoirs of water as well as vital habitats for alpine wildlife. Unfortunately, because they’re buried, they’re difficult to measure.

The new study reveals just how much water is hiding inside the rock glacier. To measure the Timpanogos Glacier, the team of geologists from Utah University developed a novel technique that relied on detecting gravity. The team carted sensitive equipment across the rocky surface, measuring tiny variations in gravitational acceleration between the ice and rock at over 230 locations in a grid pattern. The differences in gravity were so minute, they had to take into account the positions of the sun and the moon.

The authors of the study explain that there is a large contrast in mass density between the rock that makes up Mount Timpanogos and the much lower density ice that is in the rock glacier adjacent to it. When the scientists measured the gravitational acceleration over the rock glacier, they saw a larger decrease in that gravitational acceleration as they made measurements over areas with thicker ice.

The result was a three-dimensional map. According to the team’s measurements, 17 percent of Timpanogos Glacier is surface rock and the remaining 83 percent is ice, which is a lot. According to their estimates, the glacier contains about 1.5 million cubic meters of frozen water, enough to fill 600 Olympic swimming pools.

The researchers were able to model relationships between the surface area and the ice beneath, and that allowed them to estimate how much water might be hiding in other rock glaciers worldwide. The answer: 48 billion metric tons, or enough to fill 400,000 Olympic swimming pools. Their conclusion is that « there are a bunch of oceans hiding in our mountains. »

Source : Yahoo News.

Plus d’informations sur les causes de la catastrophe au Népal // More information on the causes of the disaster in Nepal

Les informations recueillies par les autorités népalaises depuis le rapport initial ont considérablement clarifié l’origine de la catastrophe du 26 août 2026. L’USGS précise que l’événement sismique de magnitude M 4,4 précédemment signalé correspondait en réalité à de l’énergie sismique générée par l’effondrement de roches et de glace au niveau du glacier ainsi que par la coulée de débris qui a suivi. Le séisme mentionné dans les premiers rapports n’a donc pas eu lieu tel qu’il avait été interprété au départ.

L’analyse d’images satellites par des scientifiques a révélé que la partie inférieure d’un glacier s’est effondrée à une altitude d’environ 5 200 mètres. La masse de glace a chuté d’environ 1 200 mètres jusqu’au fond de la vallée, entraînant avec elle roches et sédiments. L’avalanche de glace et de roches a enduite touché la rivière Lhende, à une vingteine de kilomètres au nord-est du poste-frontière de Rasuwagadhi. Ce contact brutal de l’avalanche avec la rivière a provoqué une crue chargée de débris qui s’est propagée en aval à travers les réseaux hydrographiques des rivières Bhote Koshi et Trishuli.L’onde de crue a provoqué une montée du niveau de la rivière à Galchhi qui a atteint 9 mètres en l’espace de 30 minutes. Cette montée des eaux a charrié d’importantes quantités de sédiments et de blocs rocheux le long du cours d’eau qui a poursuivi sa course en aval jusqu’à la rivière Narayani. La catastrophe a touché des barrage hydroélectriques représentant une capacité totale de 901,1 MW. Le ministère de l’Énergie, des Ressources en eau et de l’Irrigation a signalé des dommages sur 12 structures en exploitation totalisant 431,1 MW, dont 406,1 MW d’hydroélectricité et une centrale solaire de 25 MW, ainsi que sur 15 projets en construction d’une capacité combinée de 470 MW.

L’événement a causé des pertes considérables du côté tibétain de la frontière. Les autorités chinoises ont fait état de trois décès et de 558 personnes portées disparues dans le district de Gyirong, dont 260 ressortissants étrangers. Les autorités locales surveillent un lac formé par un barrage naturel en amont, à Gyirong, en raison des risques d’instabilité accrue et des perturbations possibles pour les opérations de secours en cours.

Source : Presse népalaise et ICIMOD (International Centre for Integrated Mountain Development).

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Information gathered by Nepalese authorities since the initial report has significantly clarified the origin of the disaster on August 26, 2026. The USGS states that the previously reported magnitude 4.4 seismic event actually corresponded to seismic energy generated by the collapse of rock and ice at the glacier and the subsequent debris flow. The earthquake mentioned in early reports did not, therefore, occur as initially interpreted.
Analysis of satellite imagery by scientists revealed that the lower section of a glacier collapsed at an altitude of approximately 5,200 meters. The ice mass fell about 1,200 meters to the valley floor, carrying rocks and sediment with it. The ice and rock avalanche struck the Lhende River, roughly twenty kilometers northeast of the Rasuwagadhi border crossing. This violent impact triggered a debris-laden flood surge that traveled downstream through the Bhote Koshi and Trishuli river systems. The surge caused the river level at Galchhi to rise by 9 meters in just 30 minutes. This rising water carried large quantities of sediment and boulders downstream, continuing its course to the Narayani River. The disaster affected hydroelectric dams with a total capacity of 901.1 MW. The Ministry of Energy, Water Resources and Irrigation reported damage to 12 operational facilities totaling 431.1 MW—comprising 406.1 MW of hydroelectric capacity and a 25 MW solar plant—as well as to 15 projects under construction with a combined capacity of 470 MW.
The event caused significant losses on the Tibetan side of the border. Chinese authorities reported three deaths and 558 people missing in Gyirong County, including 260 foreign nationals. Local authorities are monitoring a lake formed by a natural dam upstream in Gyirong due to the risk of increased instability and potential disruption to ongoing rescue operations.
Source: Nepalese press and ICIMOD (International Centre for Integrated Mountain Development)