Le beau thermopolium de Pompéi // Pompeii’s nice thermopolium

Pompéi n’en finit pas de révéler ses secrets. L’éruption du Vésuve en 79 a permis de préserver la richesse du monde romain pendant des milliers d’années. Pompéi et sa voisine, Herculanum, ont révélé des fresques, des corps humains et même les restes d’un cheval.

Dans une note publiée le 31 mars 2019, j’expliquais que des archéologues avaient découvert un thermopolium, établissement de restauration rapide, dans les ruines de Pompéi. Il se trouve à l’angle du Vicolo delle Nozze d’Argento et du Vicolo dei Balconi. Quelque quatre-vingts édifices du même genre ont déjà été découverts à Pompéi dans le passé.

Dans le thermopolium, les fresques colorées du comptoir ont survécu près de 2000 ans sous les cendres volcaniques et la pierre ponce. Le comptoir est orné de deux très belles peintures bien conservées. L’une représente une néréide assise sur un cheval, tandis que l’autre représente un ouvrier dans l’environnement d’un thermopolium. D’autres fresques aux couleurs vives représentent des animaux qui faisaient partie des ingrédients de la nourriture vendue, comme un poulet et deux canards suspendus par les pattes.

Plusieurs amphores découvertes près du comptoir ressemblent à celles représentées dans la fresque. Il y avait aussi un bol en bronze décoré, connu sous le nom de patera, des pots en céramique utilisés pour la cuisson des ragoûts et des soupes, et des flacons de vin.

J’ai illustré ma note du mois de mars avec plusieurs photos proposées par le Parc archéologique de Pompéi. Lors de sa découverte, les archéologues pensaient que l’établissement avait pu servir de la nourriture chaude.

Depuis la découverte en mars 2019, les archéologues ont mis au jour des objets très intéressants. En particulier, ils ont trouvé des traces d’aliments vieux de près de 2000 ans dans certaines amphores que le commerçant avait placées sous le comptoir percé d’orifices circulaires. Des traces de porc, de poisson, d’escargots et de bœuf ont été retrouvées dans les récipients. Ils témoignent de la grande variété d’ingrédients utilisés pour préparer les plats.

Les archéologues ont également fait apparaître une inscription : “NICIA CINAEDE CACATOR”. Il se peut qu’elle ait un caractère homophobe, mais cela reste à prouver.

Source: Parco Archaeologico di Pompei.

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Pompeii keeps revealing its secrets.The eruption of Mount Vesuvius in 79 helped to preserve the wealth of the Roman world for thousands of years. Pompeii and its neighbour, Herculaneum, have revealed frescoes, human bodies and even the remains of a horse.

In a post released on March 31st, 2019, I explained that archaeologists had discovered a thermopolium, an ancient snack bar, in the ruins of Pompeii. The bar is located at the intersection of Vicolo delle Nozze d’Argento and Vicolo dei Balconi. Some eighty thermopolia have already been discovered at Pompeii in the past.

In the thermopolium, the counter’s colourful frescoes have survived nearly 2,000 years under volcanic ash and pumice.  The counter is adorned with two very nice and well preserved paintings. One features a nereid seated on a horse, while the other depicts a worker in a snack bar–type environment. Other brightly coloured frescoes depict animals that were part of the ingredients in the food sold, such as a chicken and two ducks hanging upside down.

Several amphorae discovered close to the counter are very similar to those depicted in the fresco.  There was also a decorated bronze drinking bowl known as a patera, ceramic jars used for cooking stews and soups, and wine flasks.

I illustrated my March post with several images provided by the Archaeological Park of Pompeii. When it was first discovered,archaeologists thought the commercial space might once have served hot food.

Since the discovery in March 2019, archaeologists have made more researched and unearthed very interesting items. In particular, they have found traces of nearly 2,000-year-old food in some of the deep terra cotta jars  which the shop keeper lowered into the counter with circular holes. Traces of pork, fish, snails and beef were found in the containers. They are a testimony to the great variety of animal products used to prepare dishes.

The archaeologists also revealed an inscription: “NICIA CINAEDE CACATOR”. It may be homophobic in nature, but that remains to be proved.

Source: Parco Archaeologico di Pompei.

Source : Parc archéologique de Pompéi

Pompéi continue de révéler ses secrets // Pompeii keeps revealing its secrets

Pompéi continue de révéler ses secrets. Les archéologues viennent de découvrir les restes carbonisés mais exceptionnellement bien conservés de deux hommes qui ont péri lors de l’éruption du Vésuve en octobre 79 après JC.

L’un était probablement un homme de la haute société, âgé entre 30 et 40 ans, qui portait encore les restes d’un manteau de laine sous le cou.

Le second, probablement âgé de 18 à 23 ans, était vêtu d’une tunique et avait un certain nombre de vertèbres écrasées, signe qu’il était un esclave qui transportait de lourds fardeaux. Leurs cadavres ont été découverts à Civita Giuliana, à 700 mètres au nord-ouest du centre de Pompéi. Ils se trouvaient dans un couloir de 2,20 mètres de large qui donnait accès à l’étage supérieur d’une grande villa,  là où les archéologues avaient détecté des cavités dans les couches de cendre durcie.

Les dents et les os de ces hommes ont été préservés et les vides laissés par les tissus mous ont été remplis de plâtre que les archéologues ont laissé durcir pour effectuer des moulages des corps, selon la célèbre technique inventée par Giuseppe Fiorelli en 1867.

Selon le directeur du site archéologique, les deux malheureux cherchaient probablement refuge lorsqu’ils ont été atteints par la coulée pyroclastique vers 9 heures du matin. Leurs pieds et leurs mains crispés montrent que c’est le choc thermique qui a provoqué leur mort.

Cette nouvelle découverte confirme que Pompéi est un merveilleux lieu de recherche et d’étude.

Source: Yahoo News.

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Pompeii is still revealing its secrets. Archaeologists have discovered the exceptionally well-preserved remains of two men scalded to death by the eruption of Mt Vesuvius in October 79 AD.

One was probably a man of high status, aged between 30 and 40, who still bore traces of a woollen cloak under his neck.

The second, probably aged 18 to 23, was dressed in a tunic and had a number of crushed vertebrae, indicating that he had been a slave who did heavy labour.

The remains were found in Civita Giuliana, 700 metres northwest of the centre of Pompeii, in a 2.20-metre-wide passage leading to the upper floor of a large villa that was being being excavated.

The men’s teeth and bones were preserved, and the voids left by their soft tissues were filled with plaster that was left to harden and then excavated to show the outline of their bodies according to the techni<ue invented by Giuseppe Fiorelli in 1867.

According to the director of the archeological site, these two victims were perhaps seeking refuge when they were swept away by the pyroclastic flow at about 9 o’ clock in the morning. Their clenched feet and hands show it was a death by thermal shock.

The new discovery confirms that Pompeii is a fantastic place for research and study.

Source : Yahoo News.

Source : MIBACT / Parco Archeologico di Pompei

Le village perdu du Mont Fuji (Japon) // Mount Fuji’s lost village (Japan)

Source de puissance spirituelle et destination touristique majeure, le Mont Fuji est aussi le plus grand volcan actif du Japon. La dernière éruption remonte à 1707, il y a donc plus de trois siècles, mais d’année en année, la probabilité d’un nouvel événement majeur se fait de plus en plus pressante.

Voici la légende du village perdu du Mont Fuji, qui a disparu sous de grandes quantités de cendres lors de l’éruption Hoei qui a commencé le 16 décembre 1707, pendant la période Edo au Japon. Le volcan s’est réveillé  sur son versant sud-est et l’éruption a duré jusqu’en janvier 1708. Des archives indiquent que le village de Subashiri, situé à une dizaine de kilomètres du cratère, a subi les plus gros dégâts. Il abritait le sanctuaire Fujisengen, qui servait de porte d’entrée à un sentier de montagne. Après ces semaines fatidiques de l’hiver 1707, personne n’a osé repasser par le sanctuaire.
Il semble que personne n’ait été tué, mais cela ne veut pas dire que la catastrophe n’a pas bouleversé la vie des habitants. Trente-sept maisons ont été détruites dans un incendie déclenché par les matériaux incandescents projetés par le volcan. Les 39 structures restantes, ensevelies sous une couche de débris atteignant parfois trois mètres de hauteur, se sont effondrées.  .
Les autorités ont décidé de reconstruire le village au-dessus des maisons enfouies sous la cendre, au lieu de les faire disparaître et reconstruire à leur place. Subashiri est ainsi entré dans la légende ; c’est désormais le village détruit par la plus célèbre merveille naturelle du Japon.
En juin 2019, un projet a été lancé pour apporter un éclairage nouveau à la catastrophe de 1707. Les archéologues ont commencé leur travail en essayant de localiser les structures enfouies dans la cendre. À l’aide d’un radar capable de pénétrer dans le sol, ils ont identifié des restes de structures susceptibles d’être des maisons. À une vingtaine de centimètres de profondeur, ils ont découvert une couche de scories de deux mètres d’épaisseur. En creusant un peu plus profondément ils ont atteint une couche de pierre ponce de 15 centimètres d’épaisseur, et ensuite ce qui ressemblait à deux piliers calcinés d’une maison mesurant une dizaine de centimètres de diamètre. Des fragments de possibles murs calcinés et de toits de chaume se trouvaient également à proximité.

Les archéologues ont ensuite examiné les pierres ponces trouvées près des piliers. Leur partie interne était partiellement rougie, probablement en raison de l’oxydation. De toute évidence, ce sont ces pierres qui, chauffées à des centaines de degrés Celsius au moment de l’éruption, ont mis le feu aux maisons de Subashiri.

Depuis 18 ans, les archéologues japonais effectuent chaque année un voyage à Pompéi qui a également été détruite par un volcan. Le Vésuve est entré en éruption en 79 après JC, enterrant la ville de Pompéi et tuant environ 2000 personnes. Le volcan est toujours actif et constitue une menace pour la ville de Naples et sa population d’environ un million d’habitants.  Les Japonais veulent utiliser l’expérience acquise en Italie pour renforcer la capacité du Japon à faire face aux éruptions volcaniques. Une meilleure connaissance des catastrophes du passé peut être très important en matière de prévention.
Un panel gouvernemental pense qu’une éruption du Mont Fuji est moins une question de «si» que de «quand». On sait qu’elle se produira un jour. S’il s’agit d’un événement d’une ampleur semblable à la précédente, les dégâts subis et les perturbations occasionnées seront probablement sérieux. Les routes, les voies ferrées et les aéroports dans et autour de Tokyo seront affectés, jusqu’à 90 kilomètres de l’éruption. La pluie mélangée à la cendre volcanique endommagera certainement le réseau électrique, avec des pannes de courant à grande échelle.
Source: NHK World – Japon.

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 A source of spiritual power as well as a major tourist destination Mount Fuji is also Japan’s largest active volcano. The last eruption was in 1707, more than three centuries ago, but with every passing year, the likelihood of another major event increases.

Here is the legend of Mt Fuji’s lost village, said to have disappeared under vast amounts of ash during the last major event. The Hoei eruption began on December 16, 1707, during Japan’s Edo period. It started on the southeastern slope of Mount Fuji, and lasted until January 1708. Ancient records say the village of Subashiri, about 10 kilometres from the crater, was the worst-hit community. It was home to Fujisengen Shrine, which served as the gateway to a mountain trail. After those fateful weeks in winter, nobody dared pass through the Shrine again.

It seems nobody was killed, but iy does not mean the disaster did not take its toll on the lives of the locals. Thirty-seven houses were destroyed in a fire triggered by the incandescent material ejected by the volcano. The remaining 39 structures, covered by a layer of debris as high as three metres, collapsed ro the ground

Authorities decided to rebuild on top, instead of removing what lay beneath. Subashiri became legendary, a village destroyed by Japan’s most famous natural wonder.

In June 2019, a project was launched to shed more light on the disaster.

Archaelogists began their search with a land survey. Using ground-penetrating radar, they located what could be the remains of house-like structures. About 20 centimetres below the surface, they discovered a two-metre-thick layer of scoriae. Digging a little deeper revealed a 15-centimetre-thick layer of pumice stone and next what appeared to be two charred house pillars measuring about 10 centimetres in diameter. Fragments of what were thought to be burnt walls and thatched roofing were also nearby.

The team of archaeologists went on to examine pumice stones found near the pillars. Their inner sides were partly reddened, probably due to oxidation as they fell to the ground. I twas probably these stones, which would have been hundreds of degrees Celsius at the time of the eruption, that charred the houses of Subashiri.

For the past 18 years, the Japanese archaeologists have been taking annual trips to Pompeii, a city also destroyed by another volcano, Mount Vesuvius. It famously erupted in 79 A.D., burying the city of Pompeii and killing about 2,000 people. The volcano is still active, posing a threat to the city of Naples and its population of about one million.

The Japanese want to use the experience they have gained in Italy to boost Japan’s ability to deal with volcanic eruptions. They say that learning more about disasters of the past can be very significant in terms of devising new measures..

A government panel believes an eruption on Mount Fuji is less about « if, » and a lot more about « when. » If it were on a similar scale to the last one, the damage and disruption could be severe. Roads, railways and airports in and around Tokyo would be affected, even as far as 90 kilometres away from the eruption. The panel warns that rain mixed with volcanic ash could damage the power grid, resulting in massive blackouts.

Source : NHK World – Japan.

Source : Wikipedia

Ouverture de nouvelles maisons à Pompéi (Italie) // Opening of new houses at Pompeii (Italy)

Quarante ans après avoir été fortement endommagé par un violent séisme, un joyau du site de Pompéi est à nouveau accessible au public.
Il s’agit de la Domus degli Amanti, la Maison des Chastes Amants, un bordel à l’époque romaine. La maison a été baptisée ainsi car on peut y lire cette inscription: «Les amants comme les abeilles vivent une vie douce comme le miel. J’espère que c’est vrai.» C’est la seule maison à double péristyle à avoir été préservée à Pompéi.
Les archéologues ont découvert le bâtiment pour la première fois en 1933. Il était resté enfoui dans des cendres volcaniques, comme le reste de Pompéi, pendant près de deux millénaires à la suite de l’éruption du Vésuve en 79 après JC.
La maison a été fermée pour réparation en novembre 1980, après avoir subi de graves dommages lors du séisme Irpinia, de magnitude M 6.5, qui a frappé la région de Naples et tué quelque 2 735 personnes.
La Domus del Frutteto, la Maison du Verger et la Domus della Nave Europa, la Maison du Bateau Europe, ont également été rouvertes. Dans  la Maison du Bateau Europe, les fresques ont été restaurées et il y a maintenant un nouveau système d’éclairage qui respecte les peintures. Un système de passerelle pour entrer dans les endroits les plus délicats a également été créé.
Les travaux de restauration font partie du Grand projet de Pompéi, une initiative de 113 millions de dollars sur six ans dont le but est de réparer et restaurer d’autres sections du site. Il ne faudrait pas oublier que Pompéi était en très mauvais état à cette époque, au point qu’il risquait d’être placé sur la liste des sites en péril de l’UNESCO.
Voici une belle galerie de photos montrant la maison des Amants et sa restauration:
https://www.yahoo.com/huffpost/pompeii-reopens-house-of-lovers-144039902.html

Source: Presse italienne.

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Forty years after being hit by a devastating earthquake, a building dubbed a jewel of the ancient Roman ruins of Pompeii has finally reopened to the public.

The structure is the Casa degli Amanti, the House of Lovers – a brothel during the Roman times – was so called because of a Latin inscription that reads “Lovers like bees live a sweet life like honey. I wish it were so.”  It is the only house of Pompeii with a double peristyle to have been preserved

Archaeologists first discovered the building in 1933. It had been buried in volcanic ash, along with the rest of Pompeii, for almost two millennia following the eruption of nearby Mount Vesuvius in A.D. 79.

The House was closed for repair in November 1980, however, after suffering severe damage during the M 6.5 Irpinia earthquake that struck the Naples area, killing some 2,735 people.

The Domus del Frutteto, the House of the Orchard and the Domus della Nave Europa, the European Ship House, have also been reopened. In the European Ship House, the frescoes have been restored and there is now a new lighting system that respects the paintings. A gateway system for entering the most delicate places has also been created.

The restoration work is part of the Great Pompeii Project, a six-year, $113 million initiative to repair and restore other sections of the site. One should remember that Pompeii was in poor condition by that time. The site was at risk of being placed on UNESCO’s list of heritage sites in jeopardy.

Here is a great gallery of photos of the House of Lovers and its restoration:

https://www.yahoo.com/huffpost/pompeii-reopens-house-of-lovers-144039902.html

Source : Presse italienne.

Maison des Amants (Source: Site Archéologique de Pompéi)

Nouvelle découverte à Pompéi (Italie) // New discovery at Pompeii (Italy)

Le site de Pompéi, enfoui sous les cendres émises par le Vésuve en l’an 79 de notre ère, est vraiment une mine inépuisable de connaissance pour les archéologues. Ils viennent de découvrir une fresque représentant deux gladiateurs au terme d’un combat ; l’un est victorieux et l’autre tombe, ensanglanté. Il s’agit d’un « mirmillon » et d’un « thrace », deux types de gladiateurs aux armures différentes, classiques qui s’opposaient dans les arènes de la Rome antique.

La fresque, en forme de trapèze, mesure environ 1,12 sur 1,5 mètre. Elle a été découverte dans un antique sous-sol situé à l’angle de la rue des Noces d’argent (Vicolo delle Nozze d’Argento) et de la rue des Balcons (Vicolo dei Balconi), deux des rues pavées de l’antique cité.

Au-dessus de la fresque on peut voir ce qui correspond sans doute à l’empreinte de l’escalier de ce local qui devait être une taverne avec, à l’étage supérieur, un logement occupé par les propriétaires, ou plus probablement,  par des prostituées

Jusqu’à présent, la découverte la plus récente effectuée par les archéologues dans les ruines de Pompéi avait eu lieu en février 2019 ; il s’agissait d’un thermopolium, établissement de restauration rapide, l’ancêtre de nos « fast food ».

Auparavant, en octobre 2018, les fouilles avaient mis à jour les squelettes intacts de cinq personnes qui pensaient être à l’abri de l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Les ossements sont probablement ceux de deux femmes et trois enfants. Ils ont été découverts dans la maison qui avait déjà révélé l’inscription au charbon de bois prouvant que l’éruption avait eu lieu au mois d’octobre, et non au mois d’août, comme on le pensait initialement.

Source : France Info.

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The site of Pompeii, buried under the ash clouds emitted by Vesuvius in 79 CE, is truly an inexhaustible mine of knowledge for archaeologists. They have just discovered a fresco depicting two gladiators at the end of a fight; one is victorious and the other falls, wounded. It is a « mirmillon » and a « Thrace », two types of gladiators with different armors, a classical show in the arenas of ancient Rome.
The trapezoid-shaped fresco is about 1.50 metres long by 1.12 metres wide. It was discovered in an ancient basement located at the corner of the street of the Silver Wedding (Vicolo delle Nozze d’Argento) and the street of the Balconies (Vicolo dei Balconi), two of the paved streets of the ancient city.
Above the fresco, one can see what probably corresponds to the marks of the staircase of this room which might have been a tavern with, on the upper floor, a dwelling occupied by the owners, or more probably by prostitutes.

Until now, the most recent discovery made by archaeologists in the ruins of Pompeii took place in February 2019; it was a thermopolium, the ancestor of our « fast food » outlets.
Previously, in October 2018, the excavations had uncovered the intact skeletons of five people who thought they were safe from the eruption of Vesuvius in the year 79 CE. The bones are probably those of two women and three children. They were found in the house which had already revealed the charcoal inscription proving that the eruption had occurred in October, and not in August, as originally thought.
Source: France Info.

Détails de la fresque qui vient d’être découverte (Source : Ministère de la Culture italien)

Nouveaux squelettes découverts à Pompéi (Italie) // New skeletons discovered at Pompeii (Italy)

Selon l’agence de presse italienne ANSA, les fouilles de Pompéi ont mis à jour les squelettes intacts de trois personnes qui pensaient être à l’abri de l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Les ossements sont probablement ceux de deux femmes et trois enfants. Ils ont été découverts dans la maison qui avait déjà révélé l’inscription au charbon de bois prouvant que l’éruption avait eu lieu au mois d’octobre, deux mois plus tard qu’on le pensait initialement. Les archéologues pensent que les cinq personnes s’étaient mises à l’abri dans une petite pièce, mais ont péri suite à l’effondrement du toit ou parce qu’elles ont été brûlées.

Source : ANSA.

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According to the Italian news agency ANSA, new excavations in Pompeii have yielded the intact skeletons of people who took refuge from the eruption of Mount Vesuvius in A.D.79. The bones, believed to be those of two women and three children, were discovered inside the house which had already revealed a charcoal inscription that historians say dates the deadly eruption to October, two months later than previously thought. Archaeologists think the people sought safety in a small room but were either crushed when the roof caved in or burned.

Source : ANSA.

Photo: C. Grandpey

Destruction de Pompéi : Le 24 octobre 79, pas le 24 août ! // Pompei was destroyed on October 24th, 79, not August 24th !

Nous ne savons pas prévoir les éruptions volcaniques, mais sommes-nous seulement capables de dater celles du passé ?

Jusqu ‘à présent, tous les scientifiques étaient d’accord pour affirmer que l’éruption du Vésuve qui avait entraîné la destruction de Pompéi, Herculanum, Stabies et Oplontis avait eu lieu le 24 août 79 de notre ère. Ils s’appuyaient  sur une copie d’un texte où Pline le Jeune raconte la catastrophe à l’historien Tacite et évoque le neuvième jour avant les calendes de septembre, soit le 24 août. Les archéologues ont, de leur côté, émis de plus en plus de doutes au sujet de cette datation car les indices recueillis sur le terrain plaidaient pour une éruption volcanique survenue en plein automne.

Un graffiti – deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme – a été récemment découvert dans la Maison au Jardin, un des édifices actuellement en cours de fouille à Pompéi. L’inscription prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août 79, mais deux mois plus tard, en octobre 79.

Présenté le mardi 16 octobre 2018 à l’occasion de la visite sur place d’Alberto Bonisoli, ministre italien des biens et activités culturels, ce graffiti donne la date de son inscription : « XVI K NOV », autrement dit « le seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre. Si la ville avait été ensevelie sous les cendres du Vésuve depuis le 24 août, son auteur n’aurait pu écrire ces mots près de deux mois plus tard.

Cette découverte finira peut-être par convaincre ceux qui s’accrochent à la date du 24 août. Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. En effet, on a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. De plus, les découvertes réalisées au cours des fouilles ont donné la preuve que les vendanges étaient terminées. Il y avait de la lie, ainsi que des pépins de raisin, et les grands récipients en terre cuite étaient pleins et scellés dans deux villas. Or, les textes des agronomes antiques, comme Columelle mais aussi Pline l’Ancien, précisent que les vendanges commençaient à l’équinoxe d’automne – le 21 septembre – pour se terminer au coucher des Pléiades, le 11 novembre.

D’autres éléments indiquent une date automnale pour l’éruption du Vésuve : la présence, dans les maisons pompéiennes, de nombreux braseros, pas vraiment utiles au mois d’août, ou les gros vêtements que portaient certains habitants.

Il est probable que l’erreur initiale sur la date réelle d’éruption du Vésuve se trouve dans le texte de Pline le Jeune. Des épigraphistes ont, ces dernières années, ressorti d’autres copies de sa lettre à Tacite dont certaines mentionnent le neuvième jour avant les calendes de novembre et non pas celles de septembre. Quelque part, au Moyen Age, un copiste s’est probablement trompé dans la date, et son erreur s’est répercutée jusqu’à ces dernières années. Pompéi a donc été ensevelie sous les cendres le 24 octobre 79 et non pas le 24 août. Le 24 octobre 2018, la ville antique pourra donc célébrer le 1 939ème anniversaire de sa destruction !

Source : Journaux français et italiens.

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We are not able to predict volcanic eruptions, but are we only able to date those of the past?
Until now, all scientists agreed that the eruption of Vesuvius, which caused the destruction of Pompeii, Herculaneum, Stabies and Oplontis, took place on August 24th, 79 CE. They relied on a copy of a text in which Pliny the Younger described the disaster to Tacitus and evokes the ninth day before the calends of September, namely August 24th. Archaeologists, for their part, have expressed doubts about this dating because the evidence collected on the ground pleaded for a volcanic eruption that occurred in the autumn.
A graffiti – two small charcoal lines on a man-made wall – was recently discovered in the Garden House, one of the buildings currently being excavated in Pompeii. The inscription proves that the city was not destroyed by Vesuvius on August 24th, 79, but two months later, in October 79.
Presented on Tuesday, October 16th 2018 during the on-site visit of Alberto Bonisoli, Italian Minister for cultural goods and activities, this graffiti gives the date of its inscription: « XVI K NOV », in other words « the sixteenth day before calends of November « , that is, the 17th of October. If the city had been buried under the ashes of Vesuvius since August 24th, its author could not have written these words nearly two months later.
This discovery may end up convincing those who cling on August 24th. Recent research has already indicated that it was not the right date. In fact, a lot of autumn fruits have been observed in Pompeii: walnuts, figs, chestnuts, prunes, pomegranates and even sorbets still harvested between September and October. In addition, the discoveries made during the excavations gave proof that the grape harvests were finished. There were dregs, as well as grape seeds, and the large terracotta pots were full and sealed in two villas. However, the texts of ancient agronomists, such as Columelle but also Pliny the Elder, specify that the grape harvests began at the autumnal equinox – September 21st – and ended at the sunset of the Pleiades, November 11th.
Other elements indicate an autumnal date for the eruption of Vesuvius: the presence, in Pompeian houses, of many braziers, not really useful in August, or the big clothes that carried some inhabitants.
It is likely that the initial error on the actual date of the eruption of  Mt Vesuvius is found in the text of Pliny the Younger. Epigraphers have, in recent years, come out with other copies of his letter to Tacitus, some of which mention the ninth day before the calends of November and not those of September. Somewhere in the Middle Ages, a copyist was probably wrong in the date, and his mistake has been reflected until recent years. Pompeii was thus buried under the ashes on October 24th, 79 and not on August 24th. On October 24th, 2018, the ancient city will then celebrate the 1 939th anniversary of its destruction!
Source: French and Italian newspapers.

Photos: C. Grandpey