2000 ans avant Pompéi…. // 2,000 years before Pompeii…

Une éruption du Vésuve il y a environ 4 000 ans – 2 000 ans avant celle qui a enseveli Pompéi – a remarquablement préservé la vie d’un village du début de l’âge du bronze en Campanie. La conservation remarquable d’Afragola est unique en Europe. Le village était situé près de la ville de Naples actuelle, à environ 15 kilomètres du Vésuve.
Les chercheurs étaient impatients de voir s’ils pourraient déterminer la période de l’année à laquelle l’éruption s’est produite grâce au niveau de préservation et à la variété des plantes sur le site. Les fouilles à Afragola couvrent une superficie de 5 000 mètres carrés. C’est l’un des sites du début de l’âge du bronze les plus étudiés en Italie.
Dans une étude publiée le 29 septembre 2022 dans le Journal of Archaeological Science: Reports, des chercheurs de l’Université du Connecticut expliquent que l’éruption s’est déroulée en plusieurs phases, avec au début une très forte explosion qui a principalement transporté des débris vers le nord-est.

Comme Pompéi, le village d’Afragola a été recouvert par plusieurs mètres de cendres, de boue et de sédiments. De nombreux restes de végétaux ont été préservés, ce qui a permis aux scientifiques d’identifier à quel moment l’éruption s’est produite, et même à quelle période de l’année.

Ils ont ainsi pu retracer le déroulement de l’éruption. Tout d’abord, une énorme explosion du Vésuve a, semble-t-il, envoyé des débris vers le nord-est du volcan. Les habitants d’Afragola qui se trouvaient le plus à l’ouest auraient ainsi eu le temps de fuir, ce qui explique pourquoi, contrairement à Pompéi, aucune trace de restes humains n’a été retrouvée. Puis la direction du vent aurait changée, entraînant d’importantes retombées de cendres sur le village déserté.

Puis, le Vésuve a émis des les coulées pyroclastiques jusqu’à environ 25 kilomètres de distance, ensevelissant totalement le village. C’est ce qui a permis à ce dernier de résister à la dégradation, même après plusieurs millénaires. Une chercheuse explique que « l’épaisse couche de matériaux volcaniques a remplacé les molécules des macro-restes végétaux et a produit des moulages parfaits dans la cinérite. »

Le village d’Afragola ainsi figé offre un rare aperçu de la façon dont les gens vivaient en Italie durant l’âge du bronze. Ils évoluaient probablement dans des groupes de huttes. L’effondrement du bâtiment de stockage sous le poids de la cendre a entraîné la carbonisation indirecte des matières végétales qui y étaient entreposées. C’est pourquoi les archéologues ont pu y identifier des céréales comme de l’orge, des noisettes, des glands, des pommes sauvages, des fruits de cornouiller et du matériel agricole extraordinairement bien conservés. Tous ces biens étaient probablement partagés avec la communauté.

En plus de ces fruits, de nombreuses empreintes de feuilles ont été préservées dans la cinérite. Elles ont permis aux scientifiques de conclure que l’éruption s’était déroulée en automne, comme celle de Pompéi qui a eu lieu en Octobre 79.

Source: presse internationale.

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An eruption of Vesuvius around 4,000 years ago – 2,000 years before the one that buried Pompeii – remarkably preserved early Bronze Age village life in Campania. Afragola’s remarkable preservation is unique in Europe. The village was located near the current city of Naples, about 15 kilometers from Vesuvius.
The researchers were eager to see if they could determine the time of year the eruption occurred based on the level of preservation and variety of plants at the site. The excavations at Afragola cover an area of ​​5,000 square meters. It is one of the most studied Early Bronze Age sites in Italy.
In a study published on September 29th, 2022 in the Journal of Archaeological Science: Reports, researchers from the University of Connecticut explain that the eruption took place in several phases, with at the beginning a very strong explosion which mainly transported debris to the northeast.
Like Pompeii, the village of Afragola was covered by several meters of ash, mud and sediment. Many plant remains have been preserved, allowing scientists to identify when the eruption occurred, and even at what time of year.
They were thus able to retrace the course of the eruption. First, a huge explosion from Vesuvius reportedly sent debris northeast of the volcano. The inhabitants of Afragola who were further west thus had time to flee, which explains why, unlike Pompeii, no trace of human remains has been found. Then the wind shifted, resulting in significant ashfall on the deserted village.
Then, Vesuvius emitted pyroclastic flows as long as about 25 kilometers, completely burying the village. This is what has allowed the village to resist degradation, even after several millennia. A researcher explains that « the thick layer of volcanic material replaced the molecules of the plant macro-remains and produced perfect casts in the cinerite. »
The frozen village of Afragola offers a rare glimpse into how people lived in Italy during the Bronze Age. They probably lived in groups of huts. The collapse of the storage building under the weight of the ash led to the indirect carbonization of the vegetable matter stored there. This is why archaeologists have been able to identify cereals such as barley, hazelnuts, acorns, wild apples, dogwood fruits and agricultural equipment that are extraordinarily well preserved. All of these goods were probably shared amidst the community.
In addition to these fruits, numerous leaf imprints have been preserved in the cinerite. They allowed scientists to conclude that the eruption had taken place in autumn, like that of Pompeii which took place in October 79.
Source: international press.

Le Vésuve, une menace permanente pour la Campanie (Photos: C. Grandpey)

Séquençage du génome d’une victime de l’éruption du Vésuve // Sequencing the genome of a victim of the Vesuvius eruption

Le site de Pompéi n’arrête pas de révéler ses secrets, avec l’aide des scientifiques. C’est ainsi que l’ADN d’un homme victime de l’éruption du Vésuve, découvert à Pompéi, a pu être entièrement séquencé pour la première fois. C’est ce que nous apprend une étude publiée dans la revue Nature. Près de 2000 ans après la catastrophe, on en sait maintenant davantage sur le profil génétique de cet homme et de la population pompéienne de l’époque.

Le squelette a été excavé par les archéologuess dans les années 1930 dans la salle à manger de la Casa del Fabbro à Pompéi, près d’un triclinium, une sorte de chaise-longue utilisée à l’époque par les Romains pour les repas. L’homme, âgé de 35 à 40 ans, qui souffrait de tuberculose, a probablement été surpris en plein déjeuner par l’une des coulées pyroclastiques émises par le volcan. S’agissant de la date de l’éruption, on sait maintenant qu’elle a eu lieu au mois d’octobre 79, et non en août comme on le pensait précédemment. .

D’après les scientifiques, la position et l’orientation du corps laissent à penser que l’homme a dû connaître une mort instantanée. Les restes d’une femme âgée d’une cinquantaine d’années ont également été découverts à ses côtés, mais son ADN n’a pas pu être exploité complètement.

Des analyses avaient pu être effectuées par le passé sur les génomes de victimes, humaines et animales découvertes à Pompéi, mais elles étaient restées à chaque fois incomplètes, faute d’ADN entier. Cette fois, l’ensemble du profil ADN a pu être analysé par des chercheurs danois. Il s’agit d’une réelle prouesse scientifique car l’exploitation des restes d’une victime s’avère en général complexe dans le cas de Pompéi en raison de la température élevée des matériaux émis par le volcan. Toutefois, dans le cas présent, l’éruption a déposé une couche de cendre sur les cadavres, ce qui les a isolés et protégés dune probable dégradation.

Les scientifiques ont par ailleurs eu recours à des méthodes innovantes d’extraction et de séquençage de l’ADN. Ils expliquent qu’elles ont « considérablement augmenté la quantité de données pouvant être obtenues à partir d’échantillons auparavant inadaptés à la recherche génétique. » Les chercheurs ont pu s’appuyer en particulier sur des zones du corps où l’ADN a été très bien préservé : les dents, l’os de l’oreille interne.

Le travail des scientifiques a permis de mettre au jour le profil génétique de l’homme disparu dans la catastrophe de Pompéi. Comparé à celui de 471 profils de type eurasien de la même période, l’ADN du Pompéien est similaire à celui des peuples méditerranéens et proche-orientaux actuels, comme les Grecs ou les Turcs.

Cette découverte est la marque probable d’une « signature génétique » au sein de la population romaine, pourtant d’origines diverses, diffusée par l’Empire et encore présente aujourd’hui.

Les recherches dévoilent par ailleurs la présence d’une forme d’ADN « sarde ». En effet, certaines séquences du génome du Pompéien ne se retrouvent actuellement que chez les habitants de Sardaigne. Ces derniers sont donc probablement issus de populations d’Anatolie ou du Néolithique.

Source: Presse internationale.

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The site of Pompeii does not stop revealing its secrets, with the help of scientists. The DNA of a man, victim of the eruption of Vesuvius, discovered in Pompeii, could be fully sequenced for the first time. This was revealed by a study published in the journal Nature. Nearly 2000 years after the disaster, we now know more about the genetic profile of this man and the Pompeian population of the time.
The skeleton was excavated by archaeologists in the 1930s in the dining room of the Casa del Fabbro in Pompeii, near a triclinium, a kind of chaise-longue used at the time by the Romans for meals. The man, aged 35 to 40, who suffered from tuberculosis, was probably surprised in the middle of lunch by one of the pyroclastic flows emitted by the volcano. Regarding the date of the eruption, we now know that it took place in October 79, and not in August as previously thought. .
According to the scientists, the position and orientation of the body suggest that he must have experienced instantaneous death. The remains of a woman in her 50s were also discovered alongside her, but her DNA could not be fully exploited.
Analyses had been carried out in the past on the genomes of victims, human and animal discovered in Pompeii, but they had remained each time incomplete, for lack of whole DNA. This time, the entire DNA profile could be analyzed by Danish researchers. This is a real scientific feat because the exploitation of the remains of a victim is generally complex in the case of Pompeii because of the high temperature of the materials emitted by the volcano. However, in this case, the eruption deposited a layer of ash on the corpses, which isolated them and protected them from possible degradation.
The scientists also used innovative methods of DNA extraction and sequencing. They explain that they have « significantly increased the amount of data that can be obtained from samples previously unsuitable for genetic research. » The researchers were able to rely in particular on areas of the body where the DNA has been very well preserved: the teeth, the bone of the inner ear.
The work of scientists brought to light the genetic profile of the man who disappeared in the Pompeii disaster. Compared to that of 471 Eurasian-like profiles from the same period, the DNA of the Pompeian is similar to that of present-day Mediterranean and Near Eastern peoples, such as the Greeks or Turks.
This discovery is the probable mark of a « genetic signature » within the Roman population, yet of diverse origins, disseminated by the Empire and still present today. Research also revealed the presence of a « Sardinian » form of DNA. Indeed, certain sequences of the Pompeian genome are currently found only among the inhabitants of Sardinia. The latter are therefore probably from populations of Anatolia or the Neolithic.
Source: International Press.

Moulages de victimes de l’éruption du Vésuve dans l’Orto dei Fuggiaschi, le Jardin des Fugitifs, à Pompéi (Photo: C. Grandpey)

Nouvelle découverte à Pompéi (Italie) // A new discovery at Pompeii (Italy)

Grâce à la nouvelle politique culturelle mise en place par les autorités italiennes et à l’arrivée de fonds européens, les fouilles s’accélèrent à Pompéi avec de nombreuses découvertes intéressantes. J’en ai mentionné quelques-unes dans des notes précédentes. (Il suffit d’écrire « Pompéi » dans le moteur de recherche en haut de la colonne de droite).

Les archéologues viennent de mettre au jour un rare témoignage de la vie du « petit peuple » au moment de l’éruption du Vésuve en 79 après JC. Une pièce en bon état de conservation a été découverte à Civita Giuliana, une villa située à la périphérie nord de Pompéi. Elle offre aux archéologues de nouvelles informations sur la vie quotidienne des esclaves qui vivaient dans la ville au moment de sa destruction. Cette nouvelle salle va permettre de mieux comprendre la vie à Pompéi à cette époque lointaine. Comme l’a déclaré le directeur du parc archéologique de Pompéi : « C’est une fenêtre sur la réalité précaire de personnes qui apparaissent rarement dans les sources historiques écrites presque exclusivement par des hommes appartenant à l’élite, et qui, par conséquent, risquent de ne jamais figurer dans les grands récits historiques. »
La vidéo ci-dessous présente la découverte:
https://youtu.be/fKZ08teLs70
L’état remarquable de conservation de la pièce offre une foule de détails aux observateurs modernes. Bien qu’elle date de près de 2 000 ans, elle a beaucoup à offrir. Les chercheurs peuvent créer des moulages en plâtre de lits et d’autres articles d’une grande fragilité. En utilisant de nouvelles techniques archéologiques, ils peuvent voir les moindres détails dans la pièce, comme les éléments en cuir et en corde qui décoraient les lits.
De plus, les lits et les effets personnels contenus dans cette nouvelle salle permettent aux chercheurs de spéculer sur ses occupants. Il semble que la pièce servait de dortoir et abritait des personnes d’âges différents, peut-être une famille. Les chercheurs ont également constaté que la pièce était utilisée comme espace personnel, mais aussi comme lieu de stockage.
Source : Yahoo News.

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Thanks to the new cultural policy set up by Italian authorities ans the arrival of European funds, excavations are accelerating at Pompeii with numerous interesting discoveries. I have mentioned some of them in previous posts.

This time, archaeologists have unearthed a rare glimpse at non-“elite” lives at the time of the eruption of Mt Vesuvius in 79 AD. A well-preserved room has been found at Civita Giuliana, a suburban villa located to the north of Pompeii. It offers archeologists new perspectives into the daily lives of the slaves who populated the city at the time of its destruction. This new Pompeii room opens the door to an increased understanding of ancient life. As the Director-General of the Archaeological Park of Pompeii said: « This is a window into the precarious reality of people who seldom appear in historical sources that were written almost exclusively by men belonging to the elite, and who as a result risk remaining invisible in the great historical accounts. »

This video showcases this finding : https://youtu.be/fKZ08teLs70

The remarkable state of the room offers an incredible level of detail to modern observers. Though the room dates back nearly 2,000 years, it has a lot to offer. Researchers can create plaster casts of beds and other perishable items. Using new archaological techniques, they can see fine details in the room. They can even observe leather and rope elements that decorated the beds.

Additionally, the beds and belongings in the new Pompeii room allow researchers to speculate about their one-time inhabitants. It seems that the room functioned as a dormitory that housed people of different ages, possibly a family. Researchers can also see that the room was used as a personal space for its occupants, as well as a a storage space.

Source: Yahoo News.

Image extraite de la vidéo

Découverte d’un nouveau squelette à Herculanum // Discovery of a new skeleton in Herculaneum

Dans une note publiée le 15 mai 2021, j’expliquais que 40 ans après les fouilles entreprises sur l’ancienne plage d’Herculanum, les archéologues étaient sur le point de se lancer dans une nouvelle campagne grâce au financement du Packard Humanities Institute, une fondation à but non lucratif qui participe à la protection des restes de la ville romaine.
J’avais expliqué dans un article précédent (12 février 2021) que certains des 300 squelettes retrouvés sur le site dans les années 1980 appartenaient à des personnes qui avaient tenté de s’abriter de l’éruption dans des hangars à bateaux le long du rivage, mais elles ont été incinérées par la chaleur extrême générée par l’éruption. Leurs crânes ont explosé et leurs chairs se sont vaporisées.
Les fouilles qui viennent d’être entreprises à Herculanum portent déjà leurs fruits. Un nouveau squelette a été découvert et il pourrait fournir de nouvelles informations sur la catastrophe. Ce sont les restes d’un homme probablement âgé de 40 à 45 ans. Ils se trouvaient sous plusieurs mètres de roche volcanique, là où se trouvait le littoral d’Herculanum avant qu’il soit repoussé de quelque 500 mètres vers le large par l’éruption du Vésuve en 79 après JC.
L’homme était allongé, face tournée vers l’intérieur des terres. Il a probablement vu la mort en face au moment où la coulée pyroclastique a enseveli sa ville. Il faisait peut-être partie des soldats qui essayaient de sauver la population. En effet, lorsque le Vésuve est entré en éruption, une flotte navale est venue à la rescousse, dirigée par l’ancien érudit et commandant romain Pline l’Ancien. Il est mort sur le rivage, mais on pense que ses officiers ont réussi à évacuer des centaines de survivants.
Il se peut aussi que le squelette récemment découvert soit celui de l’un des fugitifs qui tentaient de monter sur l’une des embarcations de sauvetage. Il était peut-être le dernier d’un groupe qui avait réussi à échapper au danger.
Le squelette a été retrouvé au milieu d’un amas de bois carbonisé, avec une poutre qui a peut-être brisé son crâne en s’effondrant. les os ont une couleur rouge vif; ce sont peut-être des marques de sang laissées lorsque la victime a été ensevelie sous la coulée pyroclastique. Les archéologues ont également trouvé des traces de tissus et des objets métalliques, probablement les restes d’effets personnels avec lesquels l’homme s’enfuyait. Les chercheurs pensent qu’à Herculanum, la température a atteint 500 degrés, ce qui était suffisant pour vaporiser les tissus mous. Dans un phénomène encore mal connu, une chute rapide de la température s’ensuivit, ce qui a permis de préserver ce qui restait.
D’autres restes humains ont été découverts dans et autour d’Herculanum au cours des dernières décennies, y compris un crâne conservé dans un musée de Rome que certains attribuent à Pline. Les dernières technologies devraient permettre d’en savoir un peu plus sur la dernière découverte. Les »probablement » et « peut-être » deviendront alors des certitudes.
Source : Presse internationale.

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In a post written on May 15th, 2021, I explained taht 40 years after Herculaneum’s ancient beach was excavated, archaeologists were about to embark on a new dig with funding from the Packard Humanities Institute, a non-profit foundation which has helped protect the remains of the Roman town.

I had explained in a previous post (12 February, 2021) that some of the 300 skeletons found at the site in the 1980s had tried to shelter from the eruption in boat sheds along the beach but were incinerated by the extreme heat generated by the eruption, which made their skulls explode and their flesh vaporize.

The dig I mentioned above is already bringing results. A new skeleton was discovered in the Herculaneum, It could offer fresh insights into the disaster. The skeleton corresponds to the remains of a man presumed to be aged 40-45 that were found under metres of volcanic rock where Herculaneum’s shoreline used to be before Vesuvius’ explosion in 79 AD which pushed it back by 500 metres.

The man was lying down, facing inland, and probably saw death in the face as he was overwhelmed by the pyroclastic flow that buried his city. He could have been a rescuer. As Vesuvius erupted, a naval fleet came to the rescue, led by the ancient Roman scholar and commander Pliny the Elder. He died on the shore, but it is believed that his officers managed to evacuate hundreds of survivors.

The skeleton might have otherwise belonged to one of the fugitives who were trying to get on one of the lifeboats. He was perhaps the unlucky last one of a group that had managed to escape the danger.

The skeleton was found covered by charred wood remains, including a beam from a building that may have smashed his skull, while his bones appear bright red, possibly blood markings left as the victim was engulfed in the pyroclastic flow Archeologists also found traces of tissue and metal objects, likely the remains of personal belongings he was fleeing with. Researchers believe that in Herculaneum temperatures rose up to 500 degrees — enough to vaporise soft tissues. In a phenomenon that is poorly understood, a rapid drop in temperature ensued, helping preserve what remained.

Other human remains have been found in and around Herculaneum in the past decades, including a skull held in a Rome museum that some attribute to Pliny. The latest discovery can be investigated with more modern techniques.

Source: Presse internationale.

Squelettes des personnes réfugiées sous les hangars à bateaux à Herculanum (Source: Wikipedia)