Vers un prochain réveil de l’Hekla (Islande)? // Hekla (Iceland) about to wake up?

drapeau francais   La Protection Civile islandaise a décrété le “niveau d’incertitude “(level of uncertainty) vers 11 heures ce matin car une activité sismique inhabituelle est actuellement enregistrée dans la région de l’Hekla. Un essaim sismique est enregistré depuis le 10 mars dans la partie NE de la caldeira sommitale. Les événements sismiques sont relativement profonds, à 11-12 km sous l’édifice volcanique.

Dans le même temps, le Met Office islandais a élevé à la couleur Jaune le niveau d’alerte aérienne.

Le « niveau d’incertitude » signifie que la région et en particulier les zones habitées doivent être placées sous surveillance pour le cas où la situation évoluerait et poserait des problèmes pour la sécurité et la santé de la population. Ce niveau d’alerte suppose que les personnes susceptibles de participer à une éventuelle évacuation à proximité de l’Hekla se tiennent prêtes à intervenir. L’alerte comporte trois niveaux ; le « niveau d’incertitude » est le premier d’entre eux.

Il est demandé aux visiteurs de ne pas voyager dans le secteur de l’Hekla tant que le niveau d’alerte actuel est en vigueur.

La dernière éruption de l’Hekla a eu lieu en 2000.

Source : Iceland Review.

 

drapeau anglais   The Civil Protection department has declared a “level of uncertainty” because of unusual seismic activity in the Hekla area shortly after 11 am this morning. A seismic swarm has been recorded since March 10th  on the northeast side of the summit caldera. The events are still relatively deep, occurring at 11-12 km below the volcano.

The Icelandic Met Office also raised the surveillance level of Hekla to Yellow because of air traffic.

The “level of uncertainty” means that the course of events, which in latter stages could lead to the health and safety of people, the environment and inhabited areas being compromised, will be followed closely. It is also declared to inform the parties who would help with evacuating areas near Hekla to be prepared. It is the lowest of three levels.

People are advised not to travel in the Hekla area while the level of uncertainty is active.

Hekla last erupted in 2000.

Source : Iceland Review.

Hekla-blog

Crédit  photo:  Wikipedia

Poursuite de la crise sismique à El Hierro (Iles Canaries / Espagne)

drapeau francais   La crise sismique continue à El Hierro avec des périodes où certains événements sont supérieurs à M 4. Le 25 mars, les sismos ont enregistré 227 secousses. La plupart se situaient entre 2 et 3, mais les événements supérieurs à M 3 ont tendance à devenir plus nombreux. On en comptabilisait 15 le 23, 7 le 24 et 46 le 25 mars. La profondeur des derniers événements supérieurs à M 3 se situait entre 15 et 17 km, ce qui n’a rien d’inquiétant pour le moment. Les épicentres se situent à l’ouest de la pointe occidentale d’El Hierro et loin du rivage. En conséquence  il n’y a guère que les images satellites qui pourraient révéler un changement de couleur de l’eau de mer. Les instruments de mesure continuent à enregistrer des déformations. Ainsi, la station GPS de Sabinosa montre un soulèvement significatif et un net  déplacement vers l’est. S’achemine-t-on vers une nouvelle éruption sous-marine ou l’ouverture de bouches sur l’île ? S’agit-il d’une simple crise sismique sans suite ? Personne ne le sait. La prévision volcanique ou sismique montre très vite ses limites !

En cliquant sur ce lien, vous verrez une petite vidéo de l’AVCAN qui montre l’évolution de la sismicité à El Hierro entre le 17 et le 25 mars :.

https://www.facebook.com/photo.php?v=573415079344487&set=vb.163883668446&type=2&theater

 

drapeau anglais   The seismic crisis is going on at El Hierro with periods when some events may be above M 4. On March 25th, seismographs recorded 227 quakes. Most of them were between M 2 and M 3 but the events above M 3 tend to become more numerous. Their number reached 15 on March 23rd, 7 on March 24th and 46 on March 25th. The depth of the last events was between 15 and 17 km, which is nothing to worry about for the moment. The epicentres were located to the west of El Hierro’s western end and far from the shore. This means that we’ll have to rely on satellite images to know whether the sea water is changing colour. Measuring instruments are still revealing deformations. For instance, a very significant upwards deformation was recorded by the Sabinosa GPS station which is also pushed strongly to the East. Will there be another submarine eruption or the opening of vents on the island? Is it just a simple seismic crisis and nothing else? Nobody knows. Volcanic or seismic prevision are showing their limits!

This link opens a video showing the evolution of seismicity at El Hierro between March 17th and 25th :

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L’éruption de l’Eyjafjallajökull a fertilisé l’océan! // The eruption of Eyjafjallajökull fertilised the ocean !

drapeau francais   Au printemps 2010, l’éruption de l’Eyjafjallajokull (Islande) semait la panique dans le trafic aérien en Europe, mais on s’aperçoit aujourd’hui qu’elle a aussi été bénéfique pour la vie dans l’Océan Atlantique

C’est ce qu’ont découvert des scientifiques de l’Université de Southampton (Angleterre) en étudiant les eaux de l’Atlantique Nord pendant et après l’éruption. Au cours de plusieurs campagnes, ils ont mesuré les concentrations en fer à la surface de l’océan dans des zones affectées par le nuage de cendre et ses retombées. En effet, le fer est un élément essentiel au développement du phytoplancton. Comme les plantes, ces organismes convertissent la lumière du soleil en énergie chimique par le biais de la photosynthèse et ils servent de base à la chaîne alimentaire.

Les analyses ont révélé que les zones de l’océan soumises aux retombées de cendre contenaient des teneurs en fer 20 à 45 fois supérieures à leur situation avant l’éruption. Le spectre de dispersion de la cendre montre qu’une zone de 570 000 kilomètres carrés a pu recevoir jusqu’à 100 tonnes de fer grâce au nuage.

Les chercheurs ont également remarqué que, dans le même temps, les teneurs en nitrates avaient diminué de manière spectaculaire dans le Bassin Islandais de l’Atlantique Nord, ce qui tend à montrer que pendant que le fer fertilise l’eau de mer, le développement du phytoplancton absorbe les autres nutriments.

Dans la mesure où le phytoplancton utilise le CO2 comme les autres plantes, on pourrait conclure de cette étude que la cendre volcanique riche en fer à la surface de l’océan pourrait contribuer à réduire la quantité de gaz qui produit l’effet de serre dans l’atmosphère. Toutefois, les scientifiques font remarquer que, dans le cas du nuage de l’Eyjafjallajökull ; la surface océanique affectée par la cendre est beaucoup trop limitée pour avoir un impact significatif.  En extrapolant, les résultats de l’étude conduite pas les universitaires anglais prouvent qu’il serait vain de déverser d’énormes quantités de fer dans la mer dans le but de réduire l’impact des gaz à effet de serre.

Cette étude est censée être la première du genre à aboutir à de telles conclusions à propos de la cendre volcanique et la prolifération du phytoplancton. Il faut toutefois remarquer que les Alaskiens étaient arrivés à des conclusions identiques en observant l’abondance de saumons après l’éruption du Mont Redoubt en 2009. Le volcan avait alors émis d’importantes quantités de cendre et les scientifiques américains pensaient que cette cendre chargée en fer était susceptible de favoriser le développement du plancton et donc le développement de la vie dans l’océan.

Source : Live Science.

 

drapeau anglais   In spring 2010, the eruption of Eyjafjallajokull (Iceland) triggered panic in the air traffic of Europe, but we now realize it was also beneficial for life in the Atlantic Ocean.

This was discovered by scientists of the University of Southampton (England) who studied the waters of the North Atlantic during and after the eruption. During several campaigns, they measured iron concentrations at the ocean surface in areas affected by the ash cloud and its fallout. In fact, iron is an essential element to the development of phytoplankton. Like plants, these organisms convert sunlight into chemical energy through photosynthesis and they represent the basis of the food chain.

Analyses revealed that areas subject to ashfall contained dissolved iron levels 20 to 45 times higher than their situation before the eruption. The dispersion spectrum of the ash shows that an area of ​​570,000 square kilometres could receive up to 100 tons of iron through the cloud.
The researchers also noted that, at the same time, nitrate levels had dramatically decreased in the Icelandic Basin of the North Atlantic, which suggests that while the iron fertilizes seawater, the development of phytoplankton absorbs other nutrients.

Insofar as phytoplankton uses CO2 like other plants, one might conclude from this study that the iron-rich volcanic ash on the surface of the ocean could reduce the amount of gas that produces the greenhouse effect in the atmosphere. However, scientists note that, in the case of the cloud of Eyjafjallajökull, the ocean surface affected by the ash was too limited to have a significant impact. By extrapolating, the results of the study conducted by the English researchers prove it would be useless to pour huge amounts of iron into the sea in order to reduce the impact of greenhouse gas emissions.

This study is supposed to be the first of its kind to reach such conclusions about volcanic ash and phytoplankton. It should be noted that Alaskans had arrived at similar conclusions by observing the abundance of salmon after the eruption of Mount Redoubt in 2009. The volcano had then feleased large amounts of ash and American scientists believed that this iron-laden ash might have triggered the development of plankton and thus the development of life in the ocean.

Source: Live Science.

Eyjafjallajokull-blog

Crédit photo:  Wikipedia.