Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité à Ambrym a diminué au cours des derniers mois. En conséquence, le niveau d’alerte a été abaissé de 2 à 1 le 10 octobre 2019. Toutefois, les visiteurs doivent être prudents car il existe des zones de fractures dans la caldeira sommitale.
Le GeoHazard Department indique que l’activité éruptive de ces derniers mois est maintenant terminée. Cependant, il existe toujours des zones dangereuses au sommet, avec des périmètres de sécurité d’1 km de rayon autour du cratère du Benbow et de 2 km autour du cratère du Marum à l’intérieur desquels les chaudrons de lave ont disparu.
Source: GeoHazards.

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Dans son dernier bulletin couvrant le début du mois d’octobre, l’INSIVUMEH indique que l’activité du Fuego (Guatemala) est stable, avec des explosions qui continuent à générer des panaches de cendre et de gaz. On observe des projections de matériaux incandescents qui retombent sur les pentes du volcan, ainsi que des avalanches qui empruntent les ravines principales. Des lahars sont toujours enregistrés pendant les périodes de fortes pluies.

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L’activité n’a pas évolué sur les volcans du Kamchatka depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde. Il faut toutefois noter que des épisodes éruptifs avec émission de volumineux panaches de cendre peuvent se produire à tout moment, ce qui modifie temporairement l’alerte aérienne. Il ne fait pas oublier que le Kamchatka se trouve au-dessous des couloirs aériens entre l’Amérique du Nord et l’Asie. Le Sheveluch a été sujet ces derniers temps à de tels phénomènes éruptifs. En ce moment, son niveau d’alerte aérienne est Orange, tout comme l’Ebeko, tandis que le Karymsky et le Bezymianny présentent la couleur Jaune.

Source : KVERT.

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Un de me contacts réunionnais m’indique que l’on observe à nouveau une hausse de la sismicité et une reprise de l’inflation sur le Piron de la Fournaise (Illustration ci-dessous). Cette dernière reste toutefois timide. Si une éruption se produit, il y a de fortes chances pour que ce soit un événement bref et de faible intensité, comme ceux observés en juin et août 2019.

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Suite à des émissions de cendre de l’Etna (Sicile), le 11 octobre 2019 au matin, l’aéroport Fontanarossa de Catane a fermé à 9 heures.. La situation s’est par la suite améliorée et le trafic aérien a pu reprendre en cours d’après-midi.

Malgré ces émissions de cendre, le tremor volcanique reste relativement stable et aucune activité éruptive majeure n’a été observée au cours es derniers jours.

Source : La Sicilia.

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Un essaim sismique a été enregistré sur le Vésuve (Italie) et dans les villes autour du volcan pendant la soirée du 11 octobre 2019, à partir de 19 heures et sur une durée d’une heure et demie. On a enregistré quinze événements d’une magnitude maximale de M 1,5, trop faibles pour être ressentis par la population, et non répertoriés par l’INGV, l’Institut national de géophysique et de volcanologie.
Source: Napoli Today.
Vous pourrez voir ci-dessous une image de l’essaim sismique sur les sismographes:

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Activity at Ambrym has decreased during the past months. As a consequence, the alert level has been lowered from 2 to 1 on October 10th, 2019. However, visitors should be careful as there are cracked areas in the summit caldera area.

The GeoHazard Department indicates the past eruptive activity is now over. However, the danger zones remain at the summit, with a radius of 1 km around Benbow crater and 2 km around Marum Crater in which lava lcauldrons are no longer to be seen.

Source : GeoHazards.

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In its latest report for the beginning of October, INSIVUMEH reports that Fuego‘s activity in Guatemala is stable, with explosions that continue to generate ash and gas plumes. There are projections of incandescent materials that fall on the slopes of the volcano, as well as avalanches that travel down the main drainages. Lahars are still observed during periods of heavy rain.

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Activity has not much changed on Kamchatka volcanoes since my last post about volcanic activity around the world. It should be noted, however, that eruptive episodes with emission of large ash plumes can occur at any time, temporarily changing the aviation colour code. One should not forget that Kamchatka lies beneath the air corridors between North America and Asia. Sheveluch has lately been subject to such eruptive phenomena. At this moment, its aviation colour code is Orange, as is the Ebeko, while Karymsky and Bezymianny are Yellow.

Source : KVERT.

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One of my contacts on Reunion Island has just told me that once again there is an increase in seismicity and a resumption of inflation on Piron de la Fournaise. The latter remains quite low. Should an eruption occur, it is likely to be a short, low-intensity event, like those observed in June and August 2019.

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Following ash emissions from Mt Etna (Sicily), in the morning of 11 October 2019, Catania’s Fontanarossa airport closed at 9 am. The situation subsequently improved and air traffic could resume during the afternoon.
Despite these ash emissions, the volcanic tremor remains relatively stable and no major eruptive activity has been observed in recent days.
Source: La Sicilia.

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A seismic swarm was recorded on Vesuvius (Italy) and in the Vesuvian towns in the evening of October 11th 2019, from around 19:00 for a total duration of an hour and a half. It included fifteen events with a maximum magnitude of M 1.5, too low to be felt by the population, and therefore not recorded, for example, by INGV, the National Institute of Geophysics and Volcanology.

Source: Napoli Today.

Here is a picture of the seismic swarm on the seismographs:

Source: Osservatorio Vesuviano

Courbes montrant l’inflation sur le Piton de la Fournaise (Source: OVPF):

(Source: OVPF)

Nouvelle découverte à Pompéi (Italie) // New discovery at Pompeii (Italy)

Le site de Pompéi, enfoui sous les cendres émises par le Vésuve en l’an 79 de notre ère, est vraiment une mine inépuisable de connaissance pour les archéologues. Ils viennent de découvrir une fresque représentant deux gladiateurs au terme d’un combat ; l’un est victorieux et l’autre tombe, ensanglanté. Il s’agit d’un « mirmillon » et d’un « thrace », deux types de gladiateurs aux armures différentes, classiques qui s’opposaient dans les arènes de la Rome antique.

La fresque, en forme de trapèze, mesure environ 1,12 sur 1,5 mètre. Elle a été découverte dans un antique sous-sol situé à l’angle de la rue des Noces d’argent (Vicolo delle Nozze d’Argento) et de la rue des Balcons (Vicolo dei Balconi), deux des rues pavées de l’antique cité.

Au-dessus de la fresque on peut voir ce qui correspond sans doute à l’empreinte de l’escalier de ce local qui devait être une taverne avec, à l’étage supérieur, un logement occupé par les propriétaires, ou plus probablement,  par des prostituées

Jusqu’à présent, la découverte la plus récente effectuée par les archéologues dans les ruines de Pompéi avait eu lieu en février 2019 ; il s’agissait d’un thermopolium, établissement de restauration rapide, l’ancêtre de nos « fast food ».

Auparavant, en octobre 2018, les fouilles avaient mis à jour les squelettes intacts de cinq personnes qui pensaient être à l’abri de l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Les ossements sont probablement ceux de deux femmes et trois enfants. Ils ont été découverts dans la maison qui avait déjà révélé l’inscription au charbon de bois prouvant que l’éruption avait eu lieu au mois d’octobre, et non au mois d’août, comme on le pensait initialement.

Source : France Info.

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The site of Pompeii, buried under the ash clouds emitted by Vesuvius in 79 CE, is truly an inexhaustible mine of knowledge for archaeologists. They have just discovered a fresco depicting two gladiators at the end of a fight; one is victorious and the other falls, wounded. It is a « mirmillon » and a « Thrace », two types of gladiators with different armors, a classical show in the arenas of ancient Rome.
The trapezoid-shaped fresco is about 1.50 metres long by 1.12 metres wide. It was discovered in an ancient basement located at the corner of the street of the Silver Wedding (Vicolo delle Nozze d’Argento) and the street of the Balconies (Vicolo dei Balconi), two of the paved streets of the ancient city.
Above the fresco, one can see what probably corresponds to the marks of the staircase of this room which might have been a tavern with, on the upper floor, a dwelling occupied by the owners, or more probably by prostitutes.

Until now, the most recent discovery made by archaeologists in the ruins of Pompeii took place in February 2019; it was a thermopolium, the ancestor of our « fast food » outlets.
Previously, in October 2018, the excavations had uncovered the intact skeletons of five people who thought they were safe from the eruption of Vesuvius in the year 79 CE. The bones are probably those of two women and three children. They were found in the house which had already revealed the charcoal inscription proving that the eruption had occurred in October, and not in August, as originally thought.
Source: France Info.

Détails de la fresque qui vient d’être découverte (Source : Ministère de la Culture italien)

Nouvelles découvertes à Pompéi // New discoveries at Pompeii

L’éruption du Vésuve en 79 a permis de préserver des richesses du monde romain pendant des milliers d’années. Pompéi et sa voisine Herculaneum font l’objet de fouilles depuis le début du 18ème siècle. Elles ont permis de mettre à jour des fresques, des corps humains et même les restes d’un cheval.
La découverte la plus récente effectuée par les archéologues dans les ruines de Pompéi est un thermopolium, établissement de restauration rapide, l’ancêtre de nos « fast food ». Les fresques colorées du comptoir ont survécu pendant près de 2 000 ans sous les couches de cendre et de pierre ponce. Le Parc Archéologique de Pompéi a publié plusieurs images de ce thermopolium. Les chercheurs pensent que de la nourriture chaude était peut-être servie dans ce lieu.
Le comptoir est orné de deux peintures très belles et bien conservées. L’une représente une néréide assise sur un cheval, tandis que l’autre représente un ouvrier dans l’environnement d’un thermopolium. Plusieurs amphores découvertes près du comptoir ressemblent beaucoup à celles de la fresque.
Le site se trouve à l’intersection de Vicolo delle Nozze d’Argento et de Vicolo dei Balconi. Quelque quatre-vingts thermopolia ont déjà été découverts à Pompéi.
Source: Parco Archaeologico di Pompei.

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The eruption of Mount Vesuvius in 79 helped to preserve the wealth of the Roman world for thousands of years. The long-forgotten city and its neighbour, Herculaneum, were explored in excavations that began in the 18th century. They revealed frescoes, human bodies and even the remains of a horse.

The most recent discovery by archaeologists is an ancient snack bar in the ruins of Pompeii. The counter’s colourful frescoes have survived nearly 2,000 years under volcanic ash and pumice. The Archaeological Park of Pompeii has released several images of the well-preserved bar, or thermopolium. Researchers think the commercial space may once have served hot food.

The counter is adorned with two very nice and well preserved paintings. One features a nereid seated on a horse, while the other depicts a worker in a snack bar–type environment. Several amphorae discovered close to the counter are very similar to those depicted in the fresco.

The bar is located at the intersection of Vicolo delle Nozze d’Argento and Vicolo dei Balconi. Some eighty thermopolia had already been discovered at Pompeii in the past.

Source: Parco Archaeologico di Pompei.

Crédit photo: Parco Archeologico di Pompei

Nouveaux squelettes découverts à Pompéi (Italie) // New skeletons discovered at Pompeii (Italy)

Selon l’agence de presse italienne ANSA, les fouilles de Pompéi ont mis à jour les squelettes intacts de trois personnes qui pensaient être à l’abri de l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Les ossements sont probablement ceux de deux femmes et trois enfants. Ils ont été découverts dans la maison qui avait déjà révélé l’inscription au charbon de bois prouvant que l’éruption avait eu lieu au mois d’octobre, deux mois plus tard qu’on le pensait initialement. Les archéologues pensent que les cinq personnes s’étaient mises à l’abri dans une petite pièce, mais ont péri suite à l’effondrement du toit ou parce qu’elles ont été brûlées.

Source : ANSA.

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According to the Italian news agency ANSA, new excavations in Pompeii have yielded the intact skeletons of people who took refuge from the eruption of Mount Vesuvius in A.D.79. The bones, believed to be those of two women and three children, were discovered inside the house which had already revealed a charcoal inscription that historians say dates the deadly eruption to October, two months later than previously thought. Archaeologists think the people sought safety in a small room but were either crushed when the roof caved in or burned.

Source : ANSA.

Photo: C. Grandpey

Destruction de Pompéi : Le 24 octobre 79, pas le 24 août ! // Pompei was destroyed on October 24th, 79, not August 24th !

Nous ne savons pas prévoir les éruptions volcaniques, mais sommes-nous seulement capables de dater celles du passé ?

Jusqu ‘à présent, tous les scientifiques étaient d’accord pour affirmer que l’éruption du Vésuve qui avait entraîné la destruction de Pompéi, Herculanum, Stabies et Oplontis avait eu lieu le 24 août 79 de notre ère. Ils s’appuyaient  sur une copie d’un texte où Pline le Jeune raconte la catastrophe à l’historien Tacite et évoque le neuvième jour avant les calendes de septembre, soit le 24 août. Les archéologues ont, de leur côté, émis de plus en plus de doutes au sujet de cette datation car les indices recueillis sur le terrain plaidaient pour une éruption volcanique survenue en plein automne.

Un graffiti – deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme – a été récemment découvert dans la Maison au Jardin, un des édifices actuellement en cours de fouille à Pompéi. L’inscription prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août 79, mais deux mois plus tard, en octobre 79.

Présenté le mardi 16 octobre 2018 à l’occasion de la visite sur place d’Alberto Bonisoli, ministre italien des biens et activités culturels, ce graffiti donne la date de son inscription : « XVI K NOV », autrement dit « le seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre. Si la ville avait été ensevelie sous les cendres du Vésuve depuis le 24 août, son auteur n’aurait pu écrire ces mots près de deux mois plus tard.

Cette découverte finira peut-être par convaincre ceux qui s’accrochent à la date du 24 août. Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. En effet, on a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. De plus, les découvertes réalisées au cours des fouilles ont donné la preuve que les vendanges étaient terminées. Il y avait de la lie, ainsi que des pépins de raisin, et les grands récipients en terre cuite étaient pleins et scellés dans deux villas. Or, les textes des agronomes antiques, comme Columelle mais aussi Pline l’Ancien, précisent que les vendanges commençaient à l’équinoxe d’automne – le 21 septembre – pour se terminer au coucher des Pléiades, le 11 novembre.

D’autres éléments indiquent une date automnale pour l’éruption du Vésuve : la présence, dans les maisons pompéiennes, de nombreux braseros, pas vraiment utiles au mois d’août, ou les gros vêtements que portaient certains habitants.

Il est probable que l’erreur initiale sur la date réelle d’éruption du Vésuve se trouve dans le texte de Pline le Jeune. Des épigraphistes ont, ces dernières années, ressorti d’autres copies de sa lettre à Tacite dont certaines mentionnent le neuvième jour avant les calendes de novembre et non pas celles de septembre. Quelque part, au Moyen Age, un copiste s’est probablement trompé dans la date, et son erreur s’est répercutée jusqu’à ces dernières années. Pompéi a donc été ensevelie sous les cendres le 24 octobre 79 et non pas le 24 août. Le 24 octobre 2018, la ville antique pourra donc célébrer le 1 939ème anniversaire de sa destruction !

Source : Journaux français et italiens.

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We are not able to predict volcanic eruptions, but are we only able to date those of the past?
Until now, all scientists agreed that the eruption of Vesuvius, which caused the destruction of Pompeii, Herculaneum, Stabies and Oplontis, took place on August 24th, 79 CE. They relied on a copy of a text in which Pliny the Younger described the disaster to Tacitus and evokes the ninth day before the calends of September, namely August 24th. Archaeologists, for their part, have expressed doubts about this dating because the evidence collected on the ground pleaded for a volcanic eruption that occurred in the autumn.
A graffiti – two small charcoal lines on a man-made wall – was recently discovered in the Garden House, one of the buildings currently being excavated in Pompeii. The inscription proves that the city was not destroyed by Vesuvius on August 24th, 79, but two months later, in October 79.
Presented on Tuesday, October 16th 2018 during the on-site visit of Alberto Bonisoli, Italian Minister for cultural goods and activities, this graffiti gives the date of its inscription: « XVI K NOV », in other words « the sixteenth day before calends of November « , that is, the 17th of October. If the city had been buried under the ashes of Vesuvius since August 24th, its author could not have written these words nearly two months later.
This discovery may end up convincing those who cling on August 24th. Recent research has already indicated that it was not the right date. In fact, a lot of autumn fruits have been observed in Pompeii: walnuts, figs, chestnuts, prunes, pomegranates and even sorbets still harvested between September and October. In addition, the discoveries made during the excavations gave proof that the grape harvests were finished. There were dregs, as well as grape seeds, and the large terracotta pots were full and sealed in two villas. However, the texts of ancient agronomists, such as Columelle but also Pliny the Elder, specify that the grape harvests began at the autumnal equinox – September 21st – and ended at the sunset of the Pleiades, November 11th.
Other elements indicate an autumnal date for the eruption of Vesuvius: the presence, in Pompeian houses, of many braziers, not really useful in August, or the big clothes that carried some inhabitants.
It is likely that the initial error on the actual date of the eruption of  Mt Vesuvius is found in the text of Pliny the Younger. Epigraphers have, in recent years, come out with other copies of his letter to Tacitus, some of which mention the ninth day before the calends of November and not those of September. Somewhere in the Middle Ages, a copyist was probably wrong in the date, and his mistake has been reflected until recent years. Pompeii was thus buried under the ashes on October 24th, 79 and not on August 24th. On October 24th, 2018, the ancient city will then celebrate the 1 939th anniversary of its destruction!
Source: French and Italian newspapers.

Photos: C. Grandpey

Nouvelles découvertes à Pompéi (Italie) // New discoveries at Pompeii (Italy)

Les archéologues qui travaillent actuellement sur le site de Pompéi ont fait une découverte importante qui témoigne de l’horreur de la nuit du 24 au 25 août 79 dans l’ancienne ville romaine quand le Vésuve a envoyé des coulées pyroclastiques sur ses flancs. Les chercheurs ont dévoilé des photos montrant le squelette d’un homme dont le crâne a été écrasé par un bloc de pierre. On pense qu’il a reçu de plein fouet ce bloc d’environ 300 kilos alors qu’il tentait d’échapper à la destruction de Pompéi. Selon les chercheurs, les premières observations semblent indiquer que l’individu a survécu à la première phase éruptive du volcan et qu’il a ensuite cherché refuge le long d’une allée aujourd’hui couverte d’une épaisse couche de lapilli. L’homme, âgé de 35 ans et mesurant 1m60 d’après les premières estimations, aurait été rattrapé par les nuages de gaz et de cendre en raison d’un problème au tibia, avant de recevoir un morceau de mur sur la tête. Au moment des fouilles, le corps a été retrouvé couché sur le dos avec le bloc reposant sur la partie supérieure..

Quelques semaines plus tôt, les archéologues avaient mis au jour la dépouille complète d’un cheval dans une villa ensevelie par l’éruption du Vésuve. La découverte a eu lieu à Civita Giuliana, au nord de Pompéi. Les chercheurs ont suivi des tunnels creusés illégalement, destinés à des pillages. En versant du plâtre liquide dans la cavité dans laquelle se trouvait le corps en décomposition, ils ont pu obtenir la reconstitution quasi parfaite de l’animal quand la mort l’a saisi en l’an 79.

D’après les archéologues, le cheval devait mesurer environ 1,50 mètre de hauteur au garrot, ce qui est relativement important pour un équidé de l’époque. Grâce aux morceaux de harnais en fer et en bronze qui étaient apposés sur sa tête, ils ont pu déclarer que le cheval appartenait probablement à un riche propriétaire.

Outre l’animal, les scientifiques ont trouvé des restes de cruches, des outils et des ustensiles de cuisine, ainsi que la tombe d’un homme, enterré après l’éruption. Cela prouve que la vie a continué tout près de Pompéi juste après l’éruption.

Source : Presse italienne.

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The archaeologists currently working on the site of Pompeii have made an important discovery that testifies to the horror of the night of 24 to 25 August 79 in the ancient Roman city when Vesuvius sent pyroclastic flows down its flanks. The researchers unveiled photos showing the skeleton of a man whose skull was crushed by a block of granite. It is thought that he received full force this block of about 300 chilograms while trying to escape the destruction of Pompeii. According to the researchers, the first observations suggest that the individual survived the first eruptive phase of the volcano and then sought refuge along an alley now covered with a thick layer of lapilli. The 35-year-old man, 1.60 metres tall based on early estimates, was reportedly overtaken by gas and ash clouds due to a tibia problem, before receiving a piece of wall over his head. At the time of the excavations, the body was found lying on its back with the block resting on the upper part.

A few weeks earlier, archaeologists had uncovered the remains of a horse in a villa buried by the eruption of Vesuvius. The discovery took place in Civita Giuliana, north of Pompeii. The researchers were studying tunnels dug illegally and intended for looting. By pouring liquid plaster into the cavity in which the decomposing body was located, they were able to obtain the almost perfect reconstitution of the animal when death seized it in the year 79.
According to archaeologists, the horse was about 1.50 meters high at the withers, which is relatively ihigh for an equine of the time. Thanks to the pieces of harnesses of iron and bronze which were affixed on his head, they could declare that the horse belonged probably to a rich owner.
In addition to the animal, scientists found remains of jugs, tools and cooking utensils, as well as a man’s grave, buried after the eruption. This proves that life continued close to Pompeii just after the eruption.
Source: Italian news media.

Crédit photo : Parco Archelogico di Pompeii

Le Grand Projet Pompéi a enfin débuté // The Great Pompeii Project has started, at last

Dans une note publiée il y a quelques jours, j’expliquais que de nouvelles fouilles allaient débuter à Pompéi. Plusieurs articles parus dans les journaux italiens confirment que ce travail archéologique a déjà commencé, avec des découvertes intéressantes. Comme je l’ai écrit précédemment, les nouvelles fouilles ont lieu dans la zone Regio V et ont été lancées dans le cadre du grand projet de restauration de Pompéi, ou Grand Projet Pompéi.
Il a fallu tout d’abord résoudre le problème posé par l’instabilité des fronts de fouilles dans cette zone où se sont produits des effondrements. Ensuite, les archéologues ont pu commencer leur travail de fourmi et ils ont mis à jour des restes de zones publiques et privées, des jardins et des portiques qu’ils ne pensaient pas trouver à cet endroit. Ils ont retiré des dépôts de matériaux des objets, des plâtres et des fresques qui n’ont jamais été restaurés, qui sont dans leur forme et leur couleur d’origine, sans avoir été modifiés lors d’une restauration précédente. Aujourd’hui, les scientifiques ont la possibilité d’effectuer ce travail en utilisant les techniques les plus avancées. Il devrait durer deux ans pour un coût total de 8,5 millions d’euros. La zone restera ouverte aux visiteurs pendant la durée des travaux.
Les archéologues ont déjà identifié un espace comme étant probablement un «jardin» dont la fonction sera mieux étudiée par l’analyse paléobotanique. Le coin sud-est du «jardin» a révélé plusieurs amphores dont le type et le contenu sont en cours d’étude. Tout près, la rue qui longe la Maison des Noces d’Argent se dévoile peu à peu, avec ses trottoirs surélevés et les entrées des bâtiments qui la bordent. On observe en particulier l’entrée d’une domus avec les murs ornés de fresques sur fond rouge, avec l’image de deux dauphins.
Dans le même temps, le directeur du Grand Projet Pompéi a confirmé son intention de faire arriver une LGV (ligne ferroviaire grande vitesse) directement sur le site. Il a déclaré: « Le projet n’a pas été abandonné, mais il doit être étudié en profondeur, avec l’élimination de la ligne de chemin de fer côtière actuelle.. »
Source: Presse italienne.

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In a post released a few days ago, I explained that new excavations were about to start at Pompeii. Several articles published in the Italian news papers confirm that that archaeological work has already started, with interesting new finds. As I put it before, the new excavations take place in the Regio V area and they were launched under the auspices of the conservation project Great Pompeii.
The first work to be done was to resolve the instability of the excavation fronts in this area, which have a history of collapses. Then, archaeologists could start digging the area and they found remains of public and private areas, gardens and porticoes that they did not think they would find. They came across objects, plasterwork and frescoes that had never been restored, that are in their original shape and colour without having been tampered with in past restoration. Today, scientists have the opportunity to carry out conservation work using the most advanced techniques. It is expected to take two years at a total cost of 8.5 million euros and the area will remain open to visitors for the duration.
Archaeologists have already identified an open area that they believe was a ‘garden’ whose function will be better investigated through palaeobotanical analysis. The south-eastern corner of the ‘garden’ has revealed several amphorae, whose type and contents are now being studied. Nearby, the street that ran alongside the House of the Silver Wedding is coming to light with its raised pavements and the entrances to the buildings along it. These include the entrance to a domus with frescoed walls and panels against a red background with the painted image of a pair of dolphins.
Meanwhile, the director-general of the Great Pompeii Project has confirmed plans to bring high-speed railway services directly to the site. Said he: « The project hasn’t been shelved but it needs to be studied in depth, together with the elimination of the current coastal railway line.. »
Source: Italian news media.

Intérieur d’une demeure à Pompéi (Photo: C. Grandpey)