Pompéi à Paris !

Comme je l’ai annoncé il y a quelques semaines, on peut visiter au Grand Palais à Paris du 1er juillet au 27 septembre 2020 une exposition intitulée « Pompéi. Promenade immersive. Trésors archéologiques. Nouvelles découvertes. »

Cette exposition aurait dû débuter le 25 mars dernier mais le Covid-19 est passé par là et a tout chamboulé. Selon les organisateurs, elle est l’occasion de se replonger dans le destin tragique de cette cité antique disparue en l’an 79.

Le jour de l’éruption, une nuée ardente, autrement dit un nuage de cendres et de gaz à très haute température, envahit Pompéi à une vitesse fulgurante. Les habitants qui ne s’attendaient pas à un tel cataclysme, furent tués instantanément par le choc thermique provoqué cette déferlante. Les cendres figèrent les victimes pour l’éternité dans la position exacte de leur mort.

En se solidifiant avec le temps, les cendres ont conservé la forme de ces corps bien après leur décomposition. En 1863, la technique ingénieuse du moulage fut utilisée pour insérer du plâtre liquide dans l’espace vide laissé par les corps. Elle a permis d’étudier leurs positions et mieux comprendre ce qui s’était passé.

Ensevelie sous des mètres de cendres après l’éruption du Vésuve, Pompéi est aujourd’hui devenue un site archéologique majeur, visité par plus de quatre millions de personnes chaque année.

J’ai eu l’occasion de parcourir l’exposition au Grand Palais il y a quelques jours. Je n’ai pas été déçu, même si je n’ai pas été emballé. Il est vrai que je fais partie de ceux qui ont eu la chance de pouvoir déambuler dans la vraie cité antique, ce qui n’a rien à voir avec une reconstitution dans un lieu fermé.

L’exposition permet toutefois de découvrir comment on vivait à Pompéi au premier siècle de notre ère, et au moment de sa destruction par le Vésuve. Cela se fait à travers des projections 360° en très haute définition montrant la vie de cette ville prospère. On assiste également à des reconstitutions en 3D des rues et des habitations, de l’éruption proprement dite, ou encore des peintures murales et des objets d’art découverts lors des fouilles archéologiques.

Vous trouverez toutes les informations utiles en cliquant sur ce lien :

https://www.grandpalais.fr/fr/evenement/pompei

Dans une note publiée le 18 octobre 2018, j’expliquais que la date de la destruction de Pompéi n’était pas le 24 août 79 comme on le pensait initialement, mais le 24 octobre. C’est ce qu’a révélé un graffiti – deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme –récemment découvert dans la Maison au Jardin, un des édifices en cours de fouille à Pompéi. Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. En effet, on a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. De plus, les découvertes réalisées au cours des fouilles ont donné la preuve que les vendanges étaient terminées.

Le mot « fouilles » revêt une importance particulière à Pompéi. En effet, ce sont les travaux réalisés par les archéologues qui ont permis de révéler tous les trésors que l’on peut admirer dans la cité antique proprement dite, mais aussi dans les musées et les expositions.

Les premières fouilles ont débuté à Pompéi en 1669, année où la ville sicilienne de Catane a en partie été détruite par une éruption de l’Etna. À l’époque, l’archéologie n’existait pas encore. Le site était surtout visité par des pilleurs qui creusaient des tunnels afin de dérober des objets de grande valeur.

Le 23 mars 1748, le roi Charles III d’Espagne donna enfin l’autorisation de procéder à des fouilles dans cette zone pour enrichir le patrimoine historique de la maison royale. Loin de la précision des archéologues modernes, les fouilles de l’époque ressemblaient plus à des chasses au trésor. On creusait des tranchées et tunnels, sans se soucier des dommages causés sur leur passage.

Depuis cette époque lointaine, les fouilles n’ont jamais cessé. En 2017, une nouvelle campagne a commencé à Pompéi pour sécuriser les espaces encore inexplorés. De nos jours, des technologies de pointe sont mises à la disposition de scientifiques spécialistes de différentes disciplines pour collecter le plus d’informations possibles.

Voici quelques photos de l’exposition :

L’éruption du Vésuve comme si vous y étiez…

Des objets retrouvés par les archéologues…

Des moulages…

Des fresques géantes

Photos : C. Grandpey

Beautés cachées : les tunnels de lave de l’Ile de la Réunion

Les tunnels de lave qui percent les flancs du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) sont d’une grande beauté et je ne peux qu’en recommander la visite. Parcourir les plus beaux d’entre eux sans avoir à marcher, ramper ou se cogner, c’est possible. Il suffit de découvrir l’exposition « Beautés cachées«  présentée par Christian HOLVECK à la Maison du Parc, 258 rue de la République, à La Plaine des Palmistes.

L’exposition est visible du 16 juillet au 14 août 2020, du lundi au samedi, de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h.

Vous avez déjà eu l’occasion d’admirer les extraordinaires photos de Christian sur mon blog à l’occasion des dernières éruptions du Piton de la Fournaise. Vous pourrez les retrouver, ainsi que de nombreuses autres, en visitant son site web : http://www.christianholveck.com/

S’agissant des tunnels de lave de la Réunion, je conseille tout particulièrement la visite du Tunnel Bleu avec Rudy Laurent de Kokapat Rando Réunion. Toutes les informations nécessaires se trouvent à cette adresse :

https://www.kokapatrando-reunion.com/fr/tunnels-de-lave-randonnees-trekking-la-reunion/visites-des-tunnels-sous-les-laves-de-saint-phillippe-et-sainte-rose/tunnel-bleu

Le Mont St Helens à Portland (Oregon)

Si vous avez la chance de vous trouver à Portland (Oregon) entre le 8 février et le 17 mai 2020, je vous conseille de vous rendre à l’Art Museum, le musée d’art de la ville. Vous pourrez y admirer une exposition consacrée au Mont St Helens, à l’occasion des 40 ans de l’éruption de 1980.

Des œuvres artistiques (peintures, photographies) illustrent chacune à leur façon la beauté de cet événement. L’exposition permet aussi de voir des objets plus fonctionnels fabriqués en basalte et obsidienne par les Indiens d’Amérique avant l’éruption.

Le texte qui accompagne la présentation de l’exposition est fort intéressant:
https://portlandartmuseum.org/exhibitions/volcano/

I f you happen to stay in Portland, Oregon between February 8th and May 17th, 2020, I advise you to visit the city’s Art Museum. You will admire an exhibition dedicated to Mount St Helens, on the occasion of the 40th anniversary of the 1980 eruption.
Artistic works (paintings, photographs) each illustrate in their own way the beauty of this event. The exhibit also shows more functional objects made of basalt and obsidian by American Indians before the eruption.
The text accompanying the presentation of the exhibition is very interesting:
https://portlandartmuseum.org/exhibitions/volcano/

L’éruption de 1980 (Source: Wikipedia)

Le Mt St Helens aujourd’hui (Photo: C. Grandpey)

Les volcans à Verneuil sur Vienne (Haute Vienne)

J’aurai le plaisir de présenter une conférence intitulée « Volcans et risques volcaniques »  le mercredi 3 avril à 18 heures à la Médiathèque de Verneuil sur Vienne (Haute Vienne).

Séismes et volcans sont souvent associés dans la pensée populaire. Il est malheureusement encore impossible de prévoir les tremblements de terre. Le but de la conférence est de faire le point sur la situation en volcanologie. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaierai de répondre.

Mon exposé se poursuivra avec une vidéo sur le Parc National de Yellowstone avec ses geysers et ses sources chaudes. C’est un super volcan dont l’éruption est redoutée car elle serait particulièrement destructrice.

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A voir dans les locaux de la médiathèque mon exposition « Etna, de glace et de feu » jusqu’au 26 avril 2019.

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Yellowstone: Grand Prismatic Spring (Photo: C. Grandpey)

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Les prochaines conférences sont signalées dans la colonne de gauche de ce blog.

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Etna: Explosion dans le Cratère Central (Photo: C. Grandpey)

Les secrets du Glacier des Bossons (Alpes françaises)

Les glaciers sont des rivières de glace en mouvement. Un jour ou l’autre, ils déposent à leur front des personnes ou des objets disparus plusieurs décennies auparavant.

Le 24 janvier 1966, le vol 101 d’Air India qui reliait Bombay et Londres s’est écrasé dans le massif du Mont Blanc. L’avion, le Kanchenjunga, un Boeing 707, avait fait deux arrêts prévus à Delhi et Beyrouth et s’apprêtait à faire une autre escale à Genève. On pense que le pilote a commis une erreur d’appréciation au moment où il a amorcé sa descente vers la Suisse. Il pensait avoir dépassé le Mont Blanc, ce qui n’était pas le cas, et l’appareil est venu s’écraser en France, près du rocher de la Tournette, à une altitude de 4 750 mètres. Les 106 passagers et 11 membres d’équipage ont tous été tués.

En 1950, un autre vol d’Air India, le Malabar Princess, s’était déjà écrasé au même endroit causant la mort de ses 48 passagers et membres d’équipage.

Régulièrement, des fragments humains et autres débris sont retrouvés dans la zone de ces accidents, ou sont rendus par le Glacier des Bossons. En août 2012, deux alpinistes ont découvert une valise diplomatique comprenant des courriers et des journaux ; elle fut remise officiellement aux autorités indiennes. En septembre 2013, un alpiniste savoyard découvrit une boîte contenant des bijoux et des pierres précieuses. En juillet 2015, des nouvelles pièces, incluant de l’argenterie et les fragments d’un gilet de sauvetage, ont été découvertes sur le plateau des Pyramides. En juillet 2017, un réacteur censé provenir de l’appareil a été retrouvé, ainsi qu’un bras et une jambe appartenant vraisemblablement à une femme.

Une exposition sous forme de sentier thématique au niveau du Chalet du Glacier des Bossons relate la passionnante histoire du glacier et montre sa fonte au cours des dernières décennies. Plusieurs panneaux sont également consacrés à l’accident du Malabar Princess. On peut observer une roue du train d’atterrissage de l’avion, un élément de moteur et un morceau de la carlingue.

Quelques images du Malabar Princess:

Images de l’histoire du Glacier des Bossons. On remarquera l’accélération du recul du glacier à partir des années 1960.

(Photos: C. Grandpey)

 

Le plus haut volcan du monde! // The highest volcano in the world!

Dans le cadre de la nouvelle exposition « Pompéi », avec des objets datant de l’éruption du Vésuve en 79 av. J.-C., le Musée des Sciences et de l’Industrie de l’Oregon (OMSI) à Portland prétend créer ce week-end la plus grande éruption volcanique au monde avec du bicarbonate de soude et du vinaigre.
L’expérience est classique et souvent montrée dans les écoles. Elle consiste à mélanger du vinaigre et du bicarbonate de soude (avec éventuellement un peu de liquide vaisselle), en ajoutant un colorant rouge pour faire « plus vrai » (voir lien ci-dessous). La version géante de l’éruption aura 10 mètres de haut et devrait battre le record du monde figurant dans le livre Guinness des Records avec un volcan de 9,30 mètres de hauteur confectionné avec les mêmes ingrédients. La construction du volcan a débuté le 12 juillet sur le parvis du Musée. L’éruption doit avoir lieu à 15 heures le 23 juillet, avec des animations qui commenceront dès 11 heures.
Quant à elle, l’exposition « Pompéi » se déroule du 24 juin au 22 octobre à OMSI, 1945 S.E. Water Avenue à Portland. Le prix des billets va de 10 à 26 dollars.

Source : The Oregonian.

En cliquant sur ce lien, vous trouverez la recette pour réaliser votre propre volcan à la maison!
http://www.espace-sciences.org/juniors/experiences/le-volcan-a-la-grenadine

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As part of the new “Pompei” exhibition, with historic artifacts from the eruption of Mount Vesuvius in 79 AD, the Oregon Museum of Science and Industry (OMSI) in Portland (Oregon) is aiming to create this week-end the world’s largest volcanic eruption with baking soda and vinegar.

The experiment is a classic one, often shown or made by pupils in the schools. Its super-sized version will be 10 metres tall and is expected to break the existing Guinness World Record (a volcano 9.30 metres tall made with the same ingredients.  Construction for the volcano began on July 12th in the OMSI front plaza. The eruption is scheduled for 3 p.m. on July 23rd, with activities starting at 11 a.m. leading up to the explosion.

The “Pompei”exhibition runs from June 24th to October 22nd at OMSI, 1945 S.E. Water Avenue in Portland.  Tickets are $10-$26.

Source : The Oregonian.

By clicking on this link, you will find the recipe to build your own volcano at home!

http://www.espace-sciences.org/juniors/experiences/le-volcan-a-la-grenadine

Qu’on le veuille ou non, rien ne vaut une VRAIE coulée de lave! (Photo: C. Grandpey)

 

Festival de Montier-en-Der 2016

Je viens de passer le week-end au « Festival Photo Animalière et de Nature » de Montier-en-Der (Haute-Marne) qui fêtait son 20ème anniversaire. C’était ma 18ème visite à cet événement auquel j’ai participé à deux reprises à travers des expositions intitulées « L’Etna de glace et de feu » et « Alaska, des glaciers et des ours ». Cette année, il semble que le record d’entrées soit battu avec plus de 40 000 visiteurs.

Voici quelques remarques personnelles à l’issue de ce festival.

Sécurité? Tu parles! Suite aux événements que l’on sait, la sécurité du festival avait été renforcée, avec obstacles à d’éventuels véhicules sur la voie d’accès au site principal. Les visiteurs étaient scannés pour vérifier qu’ils n’introduisaient pas d’objets dangereux. J’ai toutefois fait remarquer aux gendarmes en poste que la sécurité présentait une faille géante. Tandis que les visiteurs étaient scannés, une queue de quelque 200 personnes attendait devant la billetterie. L’accès au guichet étant sans surveillance en amont, n’importe quel terroriste équipé d’une arme automatique aurait pu faire un carton sur ces personnes, avant même qu’elles soient passées sous le portique de sécurité!!

Le COSEC. Le COSEC est censé être la vitrine du Festival dont les deux thèmes principaux sont la Nature et les Animaux. Or, j’ai été surpris de constater que, cette année, les images montraient les veuves indiennes et le triste sort qui leur est réservé. Désolé, mais j’étais venu à Montier pour voir de belles images Nature, par pour m’apitoyer sur la misère du monde. Il y a d’autres salons et festivals pour cela. Heureusement que Chasseur d’Images avait mis en place un spectacle « 4K Project » avec des écrans 4K sur lesquels défilaient de manière harmonieuse les superbes images de Ghislain Simard, Stéphane Hette, Vincent Munier, entre autres. Là, j’ai vraiment pris mon pied!

Les expositions photo dans les différents sites du festival ont montré la qualité habituelle. Il est bien évident que leur appréciation dépend des goûts de chacun. J’aime beaucoup les images nordiques, un peu moins celles de nos oiseaux et de nos fleurs, même si je les trouve fort belles. A chacun son domaine de prédilection ! Je regrette que le site de Giffaumont soit uniquement dédié à la vente de matériel photo et que l’on ne puisse plus y admirer des expositions de photos comme c’était encore le cas il y a quelques années. Business is business !

Les grues ont tenu compagnie au festival, avec des vols souvent fournis et bruyants dans le ciel au-dessus de Montier-en-Der. Réchauffement climatique oblige, les volatiles ont, semble-t-il, retardé leur départ pour les contrées plus chaudes. On pouvait voir des rassemblements de plusieurs centaines de grues dans la campagne environnante….

Pour conclure, j’aimerais tirer mon chapeau aux bénévoles sans lesquels le festival ne pourrait être une réussite. J’avais apprécié leur dévouement en 2015 quand je faisais parte des exposants…

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Photos: C. Grandpey