Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Rien de très nouveau à La Soufrière de St Vincent où le dôme poursuit sa lente croissance dans le cratère, sans menace pour la population située à proximité du volcan. Avec l’aide de scientifiques américains,  les volcanologues de la University of the West Indies (UWI) continuent à installer des webcams et des instruments de mesure afin de mieux surveiller la situation. En dépit de tous ces instruments, personne ne sait comment va évoluer l’éruption.

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A Hawaii, l’éruption du Kilauea se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave jaillit des bouches qui percent la paroi nord-ouest du cratère. La lave continue de s’écouler de ces bouches en empruntant un chenal qui la conduit dans le lac.

Les inclinomètres au sommet du volcan ont enregistré une faible tendance déflationniste depuis le 1er janvier 2021, avant de passer à une légère tendance inflationniste dans la soirée du 9 janvier, et à nouveau à une tendance déflationniste le 13 janvier.

Rien n’indique que le magma migre vers les zones de rift du Kilauea.

Les émissions de SO2 atteignent 2 500 tonnes par jour. .

Le lac de lave a une profondeur d’environ 196 m ; il est ‘perché’ au-dessus du bord ouest et reste inactif dans sa moitié est. Il a une forme ovale, 760 m de long sur 470 m de large pour une superficie totale de 28 hectares. Il a un volume de plus de 27 millions de mètres cubes. Son niveau est monté d’environ un mètre depuis que les tiltmètres ont révélé le passage d’une phase déflationniste à une phase inflationniste de l’édifice volcanique.

Source: HVO.

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Un nouveau dôme de lave, observé pour la première fois le 4 janvier 2021, continue de croître en dessous de la lèvre sud-ouest du Merapi (Indonésie). Des avalanches incandescentes dévalent jusqu’à 800 m de distance dans la ravine de la rivière Krasak sur le flanc SO. La déformation continue; les données électroniques de mesure de distance (EDM) continuent de révéler un resserrement entre les points du nord-ouest à un rythme de 15 cm par jour.

Le 7 janvier 2021, 1342 habitants résidaient dans des centres d’hébergement.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 5 km du sommet.

Source: VSI.

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L’éruption strombolienne se poursuit sur le Lewotolo (Indonésie) avec des panaches de vapeur et de cendres s’élevant au-dessus du sommet.  Des matériaux incandescents sont éjectés à 100-200 m au-dessus du cratère et jusqu’à 700 m de distance.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Source: PVMBG.

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Dans le bulletin hebdomadaire émis le 12 janvier 2021, l’INGV indique qu’une activité strombolienne d’intensité variable, accompagnée d’émissions de cendres, persiste dans le Cratère sud-est de l’Etna (Sicile)  Une activité strombolienne est également observée à l’intérieur du Cratère nord-est, tandis que la Voragine et la Bocca Nuova montrent de faibles émissions sporadiques de cendres.

De son côté, le Stromboli (Sicile) montre son activité strombolienne habituelle. Comme précédemment, elle se concentre essentiellement dans les parties Nord et Centre-sud de la terrasse cratèrique. Le fréquence actuelle des explosions d’intensité globalement moyenne est de 12-14 événements par heure.

Source : INGV.

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Statu quo au Kamchatka par rapport à ces dernières semaines : le niveau d’alerte de l’Ebeko, du Karymsky, du Klyuchevskoy, du Sheveluch reste Orange ; celui du Bezymianny et du Sarychev est maintenu au Jaune.

Source : KVERT.

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L’activité actuelle du Fuego (Guatemala) consiste en explosions modérées et fortes, à raison de 8 à 12 événements par heure, avec projections de matériaux jusqu’à 300 mètres au-dessus du cratère. Les explosions génèrent des colonnes grises de cendres à des hauteurs comprises entre 4500 et 4800 mètres d’altitude (voir photos ci-dessous). Comme d’habitude, on observe des grondements et des ondes de choc ressenties jusqu’à une vingtaine de kilomètres. Aucune coulée de lave n’est observée sur l’édifice volcanique.

Source : INSIVUMEH.

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On observe une faible activité explosive dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala), avec des projections sporadiques de matériaux incandescents à une cinquantaine de mètres au-dessus du cratère. Le dégazage du cratère produit une colonne de 200 mètres de hauteur.

Les coulées de lave en direction du sud-ouest sont toujours actives, avec une longueur d’environ 1500 mètres (voir photo ci-dessous). Cette zone de coulées de lave est susceptible de générer des effondrements. Il n’est pas exclu que de nouvelles coulées de lave apparaissent sur d’autres flancs ou qu’il y ait des émissions de cendres au niveau du cratère.

Source : INSIVUMEH.

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Le Popocatepetl (Mexique) émet ses habituels panaches de vapeur auxquels se mêle parfois de la cendre (voir image ci-dessous).  Le CENAPRED demande de ne pas s’approcher du cratère et de se montrer vigilant dans les ravines sur les flancs du volcan en période de fortes pluies à cause du risque de lahars.

Le niveau d’alerte volcanique du Popocatépetl reste à la couleur Jaune, Phase 2.

Source : CENAPRED.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Nothing really new at St Vincent’s Soufrière where the dome continues its slow growth in the crater, without any threat to the population located near the volcano. With the help of American scientists, volcanologists at the University of the West Indies (UWI) continue to install webcams and measuring instruments to better monitor the situation. Despite all these tools, no one knows how the eruption will develop.

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The Kilauea eruption (Hawaii) continues within Halema’uma’u Crater. Lava is erupting from vents on the northwest side of the crater. Lava keeps flowing from the vents through a crusted channel into the lake.

Summit tiltmeters recorded a weak deflationary tilt since January 1st, 2021. It switched to weak inflation in the evening of January 9th, and again to weak deflation on January 13th.

There is no seismic or deformation data to indicate that magma is currently moving into Kilauea’s rift zones.

SO2 emission rates are reaching 2,500 tonnes per day. .

The lava lake is about 196 m deep, perched above its western edge and stagnant over its eastern half. It has an oval shape, 760 m long  by 470 m wide for a total area of 28 hectares. It has a volume of more than 27 million cubic metres. Its level has risen about a metre since the start of the switch from deflationary to inflationary tilt.

Source: HVO.

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A new lava dome, first observed on January 4th, 2021, continues to emerge just below Merapi’s SW rim (Indonesia). Incandescent avalanches are observed travelling as far as 800 m down the Krasak River drainage on the SW flank. Deformation continues; electronic Distance Measurement (EDM) data are still measuring a distance shortening between points in the NW at a rate of 15 cm per day.

On January 7th, 2021, 1,342 residents were housed in evacuation centres.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km away from the summit.

Source: VSI.

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The Strombolian eruption continues at Lewotolo (Indonesia) with steam and ash plumes rising above the summit. Incandescent material is ejected 100-200 m above the summit and as far as 700 m away from the crater.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the crater.

Source: PVMBG.

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In the weekly report issued on January 12th, 2021,  INGV indicates that Strombolian activity of varying intensity, accompanied by ash emissions, persists in Mt Etna’s SE Crater (Sicily) Strombolian activity is also observed inside the Northeast Crater, while Voragine and Bocca Nuova show low sporadic ash emissions.

For its part, Stromboli (Sicily) shows its usual Strombolian activity. As before, it is mainly concentrated in the North and Center-South parts of the crater terrace. The current frequency of explosions of overall medium intensity is 12-14 events per hour.

Source: INGV.

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The situation remains unchanged in Kamchatka : the alert level for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy, Sheveluch remains Orange ; it is kept at Yellow for Bezymianny and Sarychev.

Source : KVERT.

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The current activity of Fuego (Guatemala) consists of moderate and strong explosions, at a rate of 8 to 12 events per hour, with projections up to 300 metres above the crater. The explosions generate gray columns of ash reaching heights between 4,500 and 4,800 metres above sea level (see photos below). As usual, there are rumblings and shock waves felt as far as twenty kilometres. No lava flow is observed on the volcanic edifice.

Source: INSIVUMEH.

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Weak explosive activity is observed in Pacaya’s Mackenney crater (Guatemala), with sporadic projections of incandescent material about fifty metres above the crater. Degassing within the crater produces a column 200 metres high.

The lava flows in a southwest direction are still active, with a length of about 1,500 metres (see photo below). This area of ​​lava flows is likely to generate collapses. New lava flows may appear on other flanks of the volcano and new ash emissions may occur at the crater.

Source: INSIVUMEH.

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Popocatepetl (Mexico) emits its usual plumes of steam sometimes mixed with ash (see image below). CENAPRED asks not to approach the crater and to be vigilant in the drainageson the flanks of the volcano during periods of heavy rains because of the risk of lahars.

The volcanic alert level of Popocatépetl remains at Yellow, Phase 2.

Source: CENAPRED.

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Un grand merci à Thierry Sluys de m’avoir adressé ces photos

  • du Fuego

 

  • du Popocatepetl

  • du Pacaya

Le réchauffement climatique plus inquiétant que la Covid-19 // Global warming wore worrisome than Covid-19

La Croix-Rouge vient le lancer un message d’alerte relayé par de nombreux médias. L’association d’aide humanitaire explique, preuves à l’appui, que le réchauffement climatique est une catastrophe « de plus grande ampleur » que la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

La Croix-Rouge explique que les nouveaux vaccins permettront probablement de nous mettre à l’abri de la pandémie. En revanche, il n’existe aucune protection de ce genre contre les effets du réchauffement climatique. La seule solution pour y mettre fin est de s’attaquer à ses causes.

Le changement climatique n’attend pas que la Covid-19 soit maîtrisée pour continuer à emporter des vies. La multiplication des catastrophes naturelles devrait nous alerter ; pourtant rien n’est fait. Selon l’organisation basée à Genève, plus de 100 catastrophes ont eu lieu entre les mois de mars – début de la pandémie  – et septembre, et plus de 50 millions de personnes ont été touchées. En matière de vies humaines, le changement climatique aura un impact beaucoup plus important à moyen et long terme. La Covid-19 a fait au moins 1,3 million de morts depuis la fin de l’année 2019, mais les nouveaux vaccins devraient empêcher le mal de se propager dans les prochains mois. Rien de tel n’existe pour se prémunir contre les effets du réchauffement climatique. Selon le président de la Croix-Rouge, il faudra une action et des investissements beaucoup plus durables pour réellement protéger la vie humaine sur cette Terre.

Comme je l‘ai fait remarquer à plusieurs reprises, la fréquence et l’intensité des phénomènes climatologiques augmentent considérablement, avec davantage de tempêtes de catégorie 4 ou 5, davantage de vagues de chaleur battant des records de températures et davantage de fortes pluies, même en France comme le prouve les intenses épisodes cévennols et la catastrophe qui a frappé la vallée de la Vésubie. Rien qu’en 2019, il y a eu 308 catastrophes déclenchées par des aléas naturels ; ils ont fait quelque 24 400 victimes dans le monde. 77% étaient des catastrophes climatiques ou météorologiques. Le nombre des catastrophes climatiques et météorologiques augmente depuis les années 1960, et a progressé de près de 35% depuis les années 1990. Ce sont des chiffres parlants, mais qui ne semblent pas émouvoir les sphères gouvernementales. Pourtant, la proportion des catastrophes attribuables à des phénomènes climatiques et météorologiques extrêmes a, elle aussi, nettement augmenté pendant cette période, passant de 76% dans les années 2000 à 83% dans les années 2010.

D’autres chiffres confirment la gravité de la situation. Les catastrophes provoquées par des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont tué plus de 410 000 personnes ces dix dernières années, en grande majorité dans des pays à revenu faible. Les vagues de chaleur, suivies des tempêtes, ont été les plus meurtrières.

La Croix-Rouge estime que quelque 50 milliards de dollars seraient nécessaires chaque année pour subvenir aux besoins d’une cinquantaine de pays en voie de développement et leur permettre de faire face aux conséquence du réchauffement climatique. Beaucoup trop de pays hautement vulnérables au changement climatique sont laissés pour compte et ne reçoivent qu’une aide relativement modeste. Des pays comme la Somalie ne figurent pas parmi les vingt principaux récipiendaires par personne des financements au titre de l’adaptation aux changements climatiques.

Source : La Croix-Rouge, les médias français.

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The Red Cross has just sent an alert message relayed by many media. The humanitarian aid association explains, with supporting evidence, that global warming is a disaster « on a larger scale » than the health crisis caused by the coronavirus.

The Red Cross says that the new vaccines will probably help protect us from the pandemic. However, there does not exist any such protection against the effects of global warming. The only way to end it is to tackle its causes.

Climate change does not wait for Covid-19 to be brought under control to continue taking lives. The proliferation of natural disasters should alert us; yet nothing is done. According to the Geneva-based organization, more than 100 disasters occurred between March – the start of the pandemic – and September, and more than 50 million people were affected. In terms of human lives, climate change will have a much greater impact in the medium and long term. Covid-19 has killed at least 1.3 million people since the end of 2019, but the new vaccines should prevent the disease from spreading in the coming months. Nothing like this exists to guard against the effects of global warming. According to the president of the Red Cross, it will take much longer action and investment to truly protect human life on this Earth.

As I have pointed out on several occasions, the frequency and intensity of weather phenomena is increasing dramatically, with more category 4 or 5 hurricanes, more heat waves breaking temperature records and more heavy rains, even in France as evidenced by the intense episodes of the Cevennes and the disaster that struck the Vésubie valley. In 2019 alone, there were 308 disasters triggered by natural hazards; they claimed some 24,400 victims worldwide. 77% were climatic or meteorological disasters. The number of climatic and meteorological disasters has increased since the 1960s, and has increased by almost 35% since the 1990s. These are strong figures, but they do not seem to move the governments. However, the proportion of disasters attributable to extreme climatic and meteorological events also increased markedly during this period. going from 76% in the 2000s to 83% in the 2010s.

Other figures confirm the gravity of the situation. Disasters caused by extreme weather and climate events have killed more than 410,000 people over the past decade, the vast majority in low-income countries. Heat waves, followed by storms, were the deadliest.

The Red Cross estimates that some 50 billion dollars would be needed each year to meet the needs of some 50 developing countries and enable them to cope with the consequences of global warming. Far too many countries highly vulnerable to climate change are left behind and receive relatively little aid. Countries like Somalia are not among the top 20 per capita recipients of climate change adaptation funding.

Source: La Croix-Rouge, French media.

L’ouragan Iota à l’approche de l’Amérique Centrale le 17 novembre 2020 (Source: NASA)

Il y a un an, le Taal (Philippines) entrait en éruption… // One year ago, Taal erupted in the Philippines…

Aujourd’hui 12 janvier 2021 est l’anniversaire de l’éruption du Taal aux Philippines. A cette occasion, l’agence Associated Press a publié une galerie de photos montrant Volcano Island, au cœur du Lac Taal, au lendemain de l’éruption qui n’a pas causé de pertes humaines mais provoqué d’importants dégâts matériels.

https://us.yahoo.com/news/ap-photos-only-ash-shells-070248562.html

Si le volcan n’a pas connu de séquences éruptives majeures avec déclenchement de coulées pyroclastiques capables de tuer, il a émis de volumineux panaches de cendre qui s’est déposée sur toute la région. Aujourd’hui, un an après l’éruption, Volcano Island est une île fantôme avec des arbres qui dressent leurs branches mortes comme des bâtons dans un paysage où le gris domine. Les maisons et les écoles sont couvertes de cendre et ont été endommagées par les séismes.

Pour les habitants de l’île, la vie ne sera plus jamais comme avant. Une femme a déclaré: «En ce moment, la vie est très dure, nous ne sommes pas habitués à cela. Nous ne savons pas par où commencer. » Comme les autres habitants, elle aimerait retourner sur l’île, mais le gouvernement ne le permet pas pour le moment. Elle pourrait y cultiver des légumes et élever du bétail chez elle, ce qui lui éviterait d’avoir à acheter de la nourriture. Les animaux étaient souvent utilisés pour transporter des touristes désireux d’admirer le cratère.

Au moment de l’éruption du 12 janvier 2020, plus de 5000 personnes, dont beaucoup travaillaient comme guides touristiques, ont été obligées de fuir Volcano Island. Des centaines de chevaux, vaches et autres animaux ont été abandonnés.

Quelques mois après l’évacuation de plus de 376000 personnes, la pandémie de COVID-19 a frappé le pays. De nombreuses personnes évacuées sont restées un certain temps dans des centres d’hébergement d’urgence, puis sont retournées dans les villes encore couvertes de cendre de la province de Batangas quand le danger a été moins présent.

Cependant, Volcano Island dans le lac Taal reste trop dangereuse et le gouvernement interdit à la population de revenir. Certains ont trouvé un autre logement, mais une cinquantaine de familles vivent toujours dans des tentes un an après l’éruption, en ayant recours à de petits boulots.

Source: Yahoo News.

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Today January 12th, 2021 is the anniversary of the Taal eruption in the Philppines. On this occasion, the Associated Press agency released a gallery of photos showing Taal Volcano Island in the wake of the eruption which did not cause humans losses but extensive material damage.

https://us.yahoo.com/news/ap-photos-only-ash-shells-070248562.html

Even though the volcano did not go through major eruptive episodes and did not trigger deadly pyroclastic flows, it emitted voluminous plumes of ash that fell on the surrounding region. Today, one year after the eruption, the island is a ghost island with trees that are just dead sticks in a grey landscape. Homes and schools are covered with ash and damaged by the earthquakes.

For the residents on the island, life will never be the same. A woman said: “Right now life is very hard, we are not used to this. We don’t know where to start.” She wants to return to the island if the government allows it. She could grow vegetables and raise livestock at her home on the island, saving her from needing to buy food. The animals also once carried tourists to see the picturesque crater.

At the time of the January 2020 eruption, more than 5,000 people, many of them working as tour guides, fled Volcano Island. Hundreds of horses, cows and other animals were left behind.

A couple of months after the volcano sent more than 376,000 people fleeing to safety, the COVID-19 pandemic hit the country. Many evacuees stayed in emergency shelters for a while, then returned to the ash-blanketed towns and cities in Batangas province as the dangers subsided.

However, Volcano Island in Taal Lake is too dangerous, and the government bans former residents from returning. Some have found other housing, but about 50 families are still living in tents a year after the eruption and are resorting to odd jobs.

Source: Yahoo News.

Voici l’une des images de Volcano Island proposées par l’agence Associated Press

La surveillance de La Soufrière de St Vincent // Monitoring of St Vincent’s La Soufriere

  Les données fournies par un drone le 9 janvier 2021 confirment que le dôme de lave continue de croître lentement dans le cratère sommital de La Soufrière. Des chercheurs du  Programme des catastrophes en sciences appliquées (Earth Applied Sciences Disasters Program – EASDP) de la NASA ont déclaré avoir récemment détecté une hausse de l’activité sismique sur le volcan La Soufrière à Saint-Vincent-et-les Grenadines, et sur la Montagne Pelée à la Martinique, avec possibilité d’éruptions à court terme.

Dans le cas de St Vincent, le magma a atteint la surface et forme un dôme en phase de croissance, tandis que le volcan émet également des gaz et de la vapeur. Le dôme a une forme ellipsoïde et croît en direction de l’ouest.

La NASA explique que l’activation du programme EASDP permettra de réduire les risques dans le cas d’une éventuelle éruption volcanique, grâce à une meilleure surveillance de la région.

À St Vincent, une équipe de l’Université des Antilles (UWI) a procédé à une observation visuelle du volcan, en particulier des émissions de gaz, avec la prise de photos et la réalisation de vidéos. Ces observations vont permettre de déterminer l’emplacement des instruments destinés à contrôler les émissions de gaz. Les données sismiques de la station Wallibou sont désormais diffusées dans le Centre de recherche sismique (SRC). Une webcam a été installée le 3 janvier 2021 à l’Observatoire de Belmont. Une deuxième caméra a également été installée à Georgetown. L’installation de caméras et de stations météorologiques est prévue au sommet du volcan.

Le programme EASDP de la NASA a répondu à une première demande d’assistance de l’Agence américaine pour le développement international (U.S. Agency for International Development – USAID) coordonnée par le programme SERVIR de Sciences Appliquées. Ce programme opère maintenant directement avec le programme d’assistance aux catastrophes volcaniques (Volcano Disaster Assistance Program – VDAP) de l’USGS.

En décembre 2020, les données infrarouges à ondes courtes du satellite Copernicus Sentinel-2 de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont identifié une anomalie thermique sur le volcan  de La Soufrière, indiquant que le magma s’approchait de la surface.

Le niveau d’alerte du volcan reste à Orange, et la NEMO rappelle au public qu’aucun ordre d’évacuation n’a été émis. Environ 20 000 personnes pourraient être évacuées rapidement en cas d’éruption. Elles se trouvent dans la partie septentrionale de l’île. Des centres d’hébergement et des hôtels sont prévus dans le centre et le sud du pays pour recevoir des personnes si une évacuation est nécessaire. En cas d’évacuation, tous les protocoles COVID-19 seront respectés.

Les volcanologues locaux gardent à l’esprit l’éruption de 1979 qui a débuté par un violent séisme le 12 avril. L’activité éruptive a commencé par une série d’explosions de courte durée, qui ont généré de volumineux panaches de cendres le Vendredi Saint, le 13 avril 1979. On a ensuite observé deux semaines d’activité soutenue qui ont culminé avec un panache de 18 km de haut le 17 avril. L’éruption a pris fin le 29 avril.

Source: Médias d’information locaux.

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  The analysis of footage collected from a drone flight over the volcano on January 9th, 2021 confirm that the lava dome is still growing slowly within the summit crater of La Soufriere. Researchers with NASA’s Earth Applied Sciences Disasters Program (EASDP) said they have recently detected increased seismic activity on both La Soufrière volcano on Saint Vincent and the Grenadines, and Mt. Pelée on Martinique, which may indicate an imminent volcanic eruption

In the case of St Vincent magma reaching the surface is forming a growing dome, while the volcano is also releasing gas and steam. The dome has an ellipsoid shape with growth expanding in a westerly direction.

NASA said that the activation of EASDP would aid risk reduction efforts for a potential volcanic eruption, as they closely monitor the region.

In St Vincent, a team from the University of the West Indies (UWI) did a visual observation of the mountain which included observing gas emissions and taking still photos and videos. These will help determine the location to place instruments to monitor the flow of gas.

Seismic data from the Wallibou station on St Vincent is now streaming into the Seismic Research Centre (SRC).

A webcam providing live feed was installed on January 3rd, 2021, at the Belmont Observatory. A second camera was successfully installed at Georgetown. Camera and weather station installations are on the way at the summit.

The NASA program responded to an initial request for assistance from the U.S. Agency for International Development (USAID) coordinated by the Applied Sciences SERVIR program and is now working directly with the USGS Volcano Disaster Assistance Program (VDAP).

In December 2020, Short wave infrared data from the European Space Agency (ESA) Copernicus Sentinel-2 satellite identified a thermal anomaly in the La Soufrière volcano, indicating magma close to the surface.

The La Soufriere volcano’s alert level remains at Orange, and NEMO is reminding the public that no evacuation order or notice has been issued. Roughly 20,000 citizens will be in the path for immediate evacuation if an eruption occurs. These citizens are located in the extreme north of the island. Shelters in the country’s central and southern belts and hotels will be used to house persons once evacuation becomes necessary. In the event of evacuations, all the necessary COVID-19 protocols will be adhered to.

Local volcanologists keep in mind the 1979 eruption which began with only a concise period of unrest, starting with a strong local earthquake on April 12th. Eruptive activity began with a series of short-lived explosions, which generated ash plumes, high into the sky on Good Friday, April 13th, 1979. This heralded two weeks of vigorous activity that peaked with an 18 km high plume on April 17th, and ended on April 29th.

Source : Local news media.

Source : UWI