Eruption de Fagradalsfjall (Islande) : longue mais pas la plus longue ! // Fagradalsfjall eruption (Iceland) : long, but not the longest !

L’éruption dans la Geldingadalir sur la péninsule de Reykjanes a débuté le 19 mars 2021. Elle est sur le point de célébrer son 6ème mois d’activité. Cela signifie qu’elle a maintenant dépassé en temps l’éruption dans l’ Holuhraun (2014) et devient l’éruption d’Islande la plus longue au 21ème siècle. Cependant, elle est encore loin d’être l’éruption la plus longue de tous les temps. L’éruption de Surtsey détient ce record. Elle a duré de novembre 1963 à juin 1967 et a formé l’île du même nom.

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The Geldingadalir eruption began on the Reykjanes Peninsula on March 19th, 2021. It is about to celebrate its 6-month anniversary. That means it has now overtaken the 2014 Holuhraun eruption to become Iceland’s longest-lasting eruption of the 21st century. However, it is still far from becoming Iceland’s longest-lasting eruption of all time. The Surtsey eruption is considered the longest eruption in Iceland’s history, lasting from November 1963 until June 1967 and forming the island of the same name.

Premiers jours de l’éruption dans la Geldingadalur….

Il y a un an, le Taal (Philippines) entrait en éruption… // One year ago, Taal erupted in the Philippines…

Aujourd’hui 12 janvier 2021 est l’anniversaire de l’éruption du Taal aux Philippines. A cette occasion, l’agence Associated Press a publié une galerie de photos montrant Volcano Island, au cœur du Lac Taal, au lendemain de l’éruption qui n’a pas causé de pertes humaines mais provoqué d’importants dégâts matériels.

https://us.yahoo.com/news/ap-photos-only-ash-shells-070248562.html

Si le volcan n’a pas connu de séquences éruptives majeures avec déclenchement de coulées pyroclastiques capables de tuer, il a émis de volumineux panaches de cendre qui s’est déposée sur toute la région. Aujourd’hui, un an après l’éruption, Volcano Island est une île fantôme avec des arbres qui dressent leurs branches mortes comme des bâtons dans un paysage où le gris domine. Les maisons et les écoles sont couvertes de cendre et ont été endommagées par les séismes.

Pour les habitants de l’île, la vie ne sera plus jamais comme avant. Une femme a déclaré: «En ce moment, la vie est très dure, nous ne sommes pas habitués à cela. Nous ne savons pas par où commencer. » Comme les autres habitants, elle aimerait retourner sur l’île, mais le gouvernement ne le permet pas pour le moment. Elle pourrait y cultiver des légumes et élever du bétail chez elle, ce qui lui éviterait d’avoir à acheter de la nourriture. Les animaux étaient souvent utilisés pour transporter des touristes désireux d’admirer le cratère.

Au moment de l’éruption du 12 janvier 2020, plus de 5000 personnes, dont beaucoup travaillaient comme guides touristiques, ont été obligées de fuir Volcano Island. Des centaines de chevaux, vaches et autres animaux ont été abandonnés.

Quelques mois après l’évacuation de plus de 376000 personnes, la pandémie de COVID-19 a frappé le pays. De nombreuses personnes évacuées sont restées un certain temps dans des centres d’hébergement d’urgence, puis sont retournées dans les villes encore couvertes de cendre de la province de Batangas quand le danger a été moins présent.

Cependant, Volcano Island dans le lac Taal reste trop dangereuse et le gouvernement interdit à la population de revenir. Certains ont trouvé un autre logement, mais une cinquantaine de familles vivent toujours dans des tentes un an après l’éruption, en ayant recours à de petits boulots.

Source: Yahoo News.

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Today January 12th, 2021 is the anniversary of the Taal eruption in the Philppines. On this occasion, the Associated Press agency released a gallery of photos showing Taal Volcano Island in the wake of the eruption which did not cause humans losses but extensive material damage.

https://us.yahoo.com/news/ap-photos-only-ash-shells-070248562.html

Even though the volcano did not go through major eruptive episodes and did not trigger deadly pyroclastic flows, it emitted voluminous plumes of ash that fell on the surrounding region. Today, one year after the eruption, the island is a ghost island with trees that are just dead sticks in a grey landscape. Homes and schools are covered with ash and damaged by the earthquakes.

For the residents on the island, life will never be the same. A woman said: “Right now life is very hard, we are not used to this. We don’t know where to start.” She wants to return to the island if the government allows it. She could grow vegetables and raise livestock at her home on the island, saving her from needing to buy food. The animals also once carried tourists to see the picturesque crater.

At the time of the January 2020 eruption, more than 5,000 people, many of them working as tour guides, fled Volcano Island. Hundreds of horses, cows and other animals were left behind.

A couple of months after the volcano sent more than 376,000 people fleeing to safety, the COVID-19 pandemic hit the country. Many evacuees stayed in emergency shelters for a while, then returned to the ash-blanketed towns and cities in Batangas province as the dangers subsided.

However, Volcano Island in Taal Lake is too dangerous, and the government bans former residents from returning. Some have found other housing, but about 50 families are still living in tents a year after the eruption and are resorting to odd jobs.

Source: Yahoo News.

Voici l’une des images de Volcano Island proposées par l’agence Associated Press

Première bougie pour le lac au fond de l’Halema’uma’u (Hawaii) // Halema’uma’u’s lake (Hawaii) is one year old

Le 25 juillet 2020 a marqué le premier anniversaire du petit lac qui est apparu ce même jour de 2019 au fond du cratère de l’Halema’uma’u, au sommet du Kilauea. Au cours des douze derniers mois, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a scruté cette surprenante étendue d’eau qui, après avoir été une petite mare est devenue un petit étang puis un véritable lac, le premier observé dans la caldeira du Kilauea depuis au moins 200 ans.
Le HVO observe et analyse attentivement ce lac en utilisant plusieurs méthodes. Des caméras classiques et thermiques suivent l’évolution de la couleur et de la température à la surface du lac. La couleur est changeante et la température de surface se situe généralement entre 70°C et 85°C. Les mesures effectuées au télémètre laser permettent de suivre l’évolution du niveau du lac qui s’élève régulièrement d’environ 75 centimètres chaque semaine. De plus, deux missions d’échantillonnage de l’eau ont été effectuées à l’aide d’un drone.

On observe de nombreux lacs de cratère sur les volcans de la planète, mais très peu d’entre eux se trouvent sur des volcans basaltiques comme le Kilauea. Le cratère de l’Halema’uma’u, qui s’est effondré lors de l’éruption de 2018, est si profond (environ 500 m) que le plancher se trouve en dessous de la nappe phréatique. En tant que tel, il offre au HVO une fenêtre unique sur une partie du volcan normalement invisible.
Les eaux souterraines n’ont pas rempli tout de suite le cratère de l’Halema’uma’u. C’est normal car il faut du temps pour que l’eau pénètre lentement à travers les pores et les fissures de la roche environnante, et aussi parce que la chaleur du volcan peut faire s’évaporer les eaux souterraines comme elle le fait avec les eaux de surface. Avec le temps, les eaux souterraines ont réussi à se frayer un chemin et le sous-sol s’est refroidi suffisamment pour que l’eau puisse rester à l’état liquide. De la sorte, l’eau peut maintenant s’infiltrer dans le cratère qui continuera à se remplir jusqu’à ce qu’un point d’équilibre soit atteint.
Pendant les premiers mois, l’origine de cette eau est restée un mystère. Les scientifiques du HVO ne savaient pas si elle provenait des eaux souterraines, elles-mêmes alimentées par les précipitations, ou si elle provenait de la condensation de la vapeur d’eau émise par le         magma. La réponse a été apportée par les missions d’échantillonnage à l’aide du drone. L’analyse des isotopes a indiqué que l’eau était d’origine météorique, et provenait donc des précipitations. Alors qu’une petite quantité de pluie tombe directement dans le cratère de l’Halema’uma’u, la majeure partie de l’eau provient des eaux souterraines (des précipitations qui ont percolé à travers le sol) qui s’infiltrent jusqu’au niveau où la nappe phréatique rencontre le cratère.
Avec le temps, les minéraux et les gaz volcaniques se dissolvent dans l’eau et la chimie du lac évolue. Au début, lorsque le lac s’est formé, l’eau était de couleur bleu-vert clair, une couleur que l’on peut encore voir dans certaines zones du lac où l’apport d’eau est le plus important. La surface du lac montre aujourd’hui surtout des nuances d’orange et de marron, probablement en raison des minéraux sulfatés dissous qui sont riches en fer. L’eau n’est pas brassée uniformément et des poches de couleurs, de chimie et de température différentes circulent à l’intérieur du lac.
En plus d’être rare en raison de son existence même, ce lac montre la particularité d’avoir une faible acidité, avec un pH d’environ 4,0, tandis que la plupart des lacs volcaniques sont soit fortement acides (comme le Kawah Ijen en Indonésie, dont le pH est voisin de 0), soit fortement alcalins. A titre de comparaison, le jus d’orange est également légèrement acide avec un pH de 3,5. Il se peut que l’acidité de l’eau soit modérée à ce stade précoce du développement du lac et qu’elle augmentera par la suite.
Au bout d’une année d’existence, le lac couvre désormais une superficie de plus de 2,5 hectares et atteint une profondeur de plus de 40 m.
Source: USGS / HVO.

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July 25th, 2020 was the first anniversary of the water pond that appeared on that same day of 2019 at the bottom of Halema‘uma‘u at the summit of Kilauea Volcano. Over the past twelve months, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has watched this surprising body of water grow from a tiny pond into a real lake, the first ever observed within the Kilauea caldera in at least 200 years.

HVO closely monitors the lake using a variety of methods. Visual and thermal cameras track the lake’s surface colour and temperature. Colour is variable and the lake surface temperature is hot, usually between 70°C and 85°C. Laser rangefinder measurements track the surface level, which has risen steadily by about 75 centimetres each week. Moreover, two water-sampling missions have been flown using unoccupied aircraft systems.

Crater lakes occur at volcanoes around the world, but very few of those crater lakes occur at basaltic volcanoes like Kilauea. Halema‘uma‘u, which collapsed and deepened during Kilauea’s 2018 eruption, is so deep (about 500 m) that the bottom is actually below the local water table, providing HVO with a unique window into a realm that is normally hidden from direct view.

Groundwater did not rush in and fill the crater immediately because it takes time for water to squeeze through the pores and cracks of the surrounding rock, and because volcanic heat can evaporate groundwater just as it does surface water. With time, the surrounding groundwater slowly squeezed through the voids, and the subsurface cooled enough for water to be able to remain in liquid form and accumulate within this newly exposed subaerial space. Water will continue to flow into the crater, and the lake will continue to get deeper until a point of equilibrium is reached.

For the first few months, the source of the water was not known. HVO scientists did not know whether it came from groundwater, in turn, fed by rainfall, orif it came from the condensation of water vapour released directly from magma. Thee answer was brought by the water sampling missions. Analysis of the isotopes in the water indicated that it was meteoric in origin, meaning that it originally came from rainfall. While a small amount of rain falls directly into the crater, most of the water is coming from groundwater (that started off as rainfall that percolated into the ground) seeping in where the water table intersects the crater.

With time, minerals and volcanic gases dissolve into the water and the lake’s chemistry changes. When the lake first formed it was light blue-green in colour, a colour that is still seen in parts of the lake where there is a higher influx. The surface water is mostly shades of orange and brown now, likely due to dissolved iron-rich sulfate minerals. The water within the lake is not uniformly mixed, and cells of water with different colours, chemistry and temperature are seen to circulate.

Besides being uncommon because of its very existence, this lake is unique in that it is only mildly acidic, with a pH of about 4.0, while most volcanic lakes are either strongly acidic or strongly alkaline. For reference, orange juice is also mildly acidic with a pH of 3.5. The water’s acidity is likely to be moderated at this early stage of development, and it may become more acidic in the future.

Following a year of steady growth, the lake now covers an area of more than 2.5 hectares and reaches a depth of more than 40 m.

Source: USGS / HVO.

Graphique montrant l’évolution du niveau de l’eau dans le lac au cours de l’année écoulée. Les mesures par télémètre laser ont été effectuées 2 à 3 fois par semaine. Les photos permettent de comparer le lac entre le 27 août 2019, alors qu’il avait une profondeur d’environ 7 mètres, et le 7 juillet 2020, jour où il présentait une profondeur d’environ 40 mètres. (Source: USGS).

30ème anniversaire de l’Observatoire des Volcans d’Alaska! // The Alaska Volcano Observatory celebrates its 30th anniversary!

L’Observatoire des Volcans d’Alaska (AVO) est l’une des structures avec lesquelles je suis en contact pour obtenir les dernières nouvelles sur l’activité volcanique à travers le monde. L’AVO m’envoie régulièrement des courriers électroniques quand quelque chose d’anormal se passe dans les Aléoutiennes et ailleurs dans l’État.
Cette année, l’Observatoire des Volcans d’Alaska célèbre son 30ème anniversaire. L’Observatoire est le fruit d’une collaboration entre l’Université d’Alaska à Fairbanks, l’USGS et l’Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys.

Quelque 90 volcans sont entrés en éruption en Alaska au cours des 10 000 dernières années, assez récemment pour qu’ils soient considérés comme actifs. L’Observatoire surveille essentiellement les volcans proches des zones habitées ou des couloirs aériens.
L’AVO existait depuis un peu plus d’an quand le Redoubt est entré en éruption en 1989. Cette éruption a marqué les esprits car un avion qui faisait la liaison entre Tokyo et Amsterdam via Anchorage, a frôlé la catastrophe en volant trop près du nuage de cendre du Redoubt et ses moteurs ont brusquement cessé de fonctionner. Depuis cette époque, les pilotes se méfient des éruptions volcaniques. Le réseau de surveillance de l’AVO le long des volcans de la chaîne des Aléoutiennes n’est pas forcément essentiel pour les zones habitées, mais il est important pour le trafic aérien. En effet, au moins 50 000 personnes par jour survolent la région et même un volcan isolé peut constituer un risque pour les avions.
L’AVO a débuté en 1988 avec des stations de surveillance sur le Mt. Redoubt, le Mt. Spurr, l’Augustine et le Katmai, mais le réseau de surveillance s’est développé au fil du temps. Les capteurs utilisés par les volcanologues pour étudier les volcans et essayer de prévoir les éruptions sont semblables à ceux utilisés pour détecter les séismes, mais ils doivent être très proches du volcan pour détecter la moindre activité sismique avant une éruption. Ainsi, les scientifiques qui installent ou assurent la maintenance des équipements utilisent un hélicoptère pour s’approcher de la zone où ils installeront les équipements dans un local en fibre de verre.
Certains sites sont plus faciles que d’autres. L’Augustine est relativement facile à visiter, tandis que des volcans comme L’Iliamna et le Mont Spurr sont plus difficiles à approcher sur le plan logistique.
Le 30ème anniversaire de l’Observatoire des Volcans d’Alaska coïncide avec le centenaire du Parc National du Katmai. Le parc a été créé en 1918 pour protéger une zone dévastée par l’éruption de Novarupta, la plus grande éruption volcanique du 20ème  siècle. Des retombées de cendre ont affecté l’Ile Kodiak pendant 60 heures, avec une couche de 30 centimètres. Le nuage de cendre s’est étendu jusqu’à Puget Sound dans l’État de Washington trois jours après le début de l’éruption et a fait chuter la température moyenne d’environ 2 degrés Fahrenheit (1,1°C) dans l’hémisphère nord pendant plus d’un an.
Les chercheurs de l’Alaska Volcano Observatory surveillent également d’autres sites volcaniques dans l’Etat. Ils effectuent des cartographies géologiques des volcans d’Alaska dans le but de comprendre le comportement de ces volcans dans le passé, et d’essayer de prévoir ce qu’ils vont faire dans le futur. Ainsi, sur la Péninsule du Kenai, on peut creuser un trou ou regarder une coupe géologique le long d’une route et détecter des couches de cendre du Redoubt ou de l’Augustine …
L’émergence de nouvelles technologies a permis d’améliorer la surveillance volcanique. L’AVO a installé un capteur de gaz en continu au sommet de l’Augustine – le seul en Alaska – et espère étendre cette technologie dans les années à venir. L’imagerie par satellite a également contribué de manière significative à la détection des nuages de gaz. Les scientifiques commencent également à explorer les volcans en utilisant des drones. Comme l’a dit un chercheur: « Les choses changent constamment ».
Source: Peninsula Clarion.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) is one of the structures I am in touch with to get the latest news about volcanic activity around the world. AVO regularly sends me e-mails when something unusual happens in the Aleutians and elsewhere in the State.

This year, the Alaska Volcano Observatory marks its 30th anniversary. The Observatory  is a collaborative effort between the University of Alaska Fairbanks, the U.S. Geological Survey and the Alaska Division of Geological and Geophysical Surveys.

About 90 volcanoes have erupted in Alaska in the last 10,000 years, recently enough to be considered active. The observatory essenially monitors the volcanoes which are close to people or travel routes.

AVO had only existed for about a year when Mt. Redoubt erupted in 1989. That eruption is often noted because of the near-tragedy of a jet plane flying from Tokyo to Amsterdam via Anchorage, which went briefly into freefall as it flew too close to the ash cloud from the erupting volcano and its engines shut down. Since then, planes have been careful to take volcanic eruptions into account. The observatory’s monitor network along the Aleutian chain volcanoes may not necessarily be applicable for nearby residents, but it is important for air traffic. As many as 50,000 people a day are flying those routes, so even a remote volcano may pose a risk to those flights.

The observatory started out with monitoring stations on Mt. Redoubt, Mt. Spurr, Mt. Augustine and Katmai, but has grown its network over time. The sensors the volcanologists use to study volcanoes and predict eruptions are very similar to the sensors used to detect earthquakes, but they have to be very close to the volcano to detect the subtle seismic activity before an eruption. So the scientists installing or maintaining equipment will fly a helicopter to the volcanoes and look for an area to mount the equipment and a fiberglass hut to house it.

Some sites are easier than others. Mt. Augustine is a relatively easy to site for the researchers, while volcanoes like Mt. Iliamna and Mt. Spurr are more logistically challenging.

The Alaska Volcano Observatory’s 30th anniversary coincides with Katmai National Park’s centennial. The park was established in 1918 in part to protect an area on the Alaska Peninsula devastated by the eruption of Novarupta, the largest known volcanic eruption in the 20th century. Stretched over three days, ash rained down in Kodiak for 60 hours, burying the town in a foot of ash. The ash cloud stretched all the way to Puget Sound in Washington State three days after the eruption began and lowered the average temperatures by about 2 degrees Fahrenheit (1.1°C) in the Northern Hemisphere for more than a year.

The researchers at the Alaska Volcano Observatory do similar work with other volcanic sites around the State. The researchers do basic geological mapping of Alaskan volcanoes, with the goal of understanding what these volcanoes have done in the past, and what they will do in the future. On the Kenai Peninsula, one could go dig a hole or look at a road cut and see layers of Redoubt, Augustine…

The emergence of new technology has helped with monitoring as well. The Alaska Volcano Observatory keeps a continuous gas sensor at the summit of Mt. Augustine, the only one in Alaska, and hopes to expand that technology in the future. Satellite imaging has also helped significantly with detecting chemical dispersions. Scientists are also starting to explore volcanoes by using drones. As one researcher said: “Things are always changing.”

Source: Peninsula Clarion.

Mt Redoubt

Augustine

Vallée des 10 000 Fumées (Parc National du Katmai)

(Photos: C. Grandpey)