Un nouveau cratère d’impact sur la Lune // New impact crater on the Moon

La sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA a repéré McGetchin, le plus grand cratère d’impact récemment formé identifié dans le système solaire. La dépression ainsi creusée, large de 222 mètres et profonde de 43 mètres, s’est formée entre le 11 avril et le 22 mai 2024, lorsqu’un corps céleste a percuté la surface lunaire. Deux articles publiés dans la revue Science Advances donnent des détails sur cette découverte.

Vue depuis le flanc du cratère d’impact en direction de l’est, obtenue par la caméra à champ étroit du Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA le 3 mars 2026 (Source: NASA)

Un spécialiste du traitement d’images de la société Intuitive Machines, qui travaille sur les données fournies par la caméra du LRO, a repéré une anomalie le 24 octobre 2025 lors d’un contrôle de routine sur la qualité des images. Un logiciel automatisé, conçu pour signaler les changements à la surface de la Lune entre les passages en orbite, a mis en évidence une modification apparue sur les images grand angle. La configuration des éjectas brillants et les perturbations environnantes présentaient les caractéristiques d’un impact récent. Après vérification, l’équipe scientifique a utilisé la caméra haute résolution à champ étroit (NAC) du LRO pour obtenir des images complémentaires avec une résolution de l’ordre du mètre.
Le cratère s’est formé en bordure orientale de la Lune lorsqu’un fragment d’astéroïde ou de comète, dont la taille est estimée à celle d’un immeuble de trois à six étages, a heurté la surface. Baptisé McGetchin en hommage au regretté spécialiste de la Lune Thomas McGetchin, le cratère a été creusé dans le régolithe, avec projection de débris à travers le paysage environnant. Le dépôt réfléchissant le plus visible apparaît sur les images grand angle, tandis qu’une zone plus vaste de matériaux produits par l’impact s’étend bien au-delà du bord du cratère proprement dit.

Vue aérienne du cratère prise le 5 décembre 2025 (Source: NASA)

Les chercheurs estiment qu’un cratère de cette taille se forme sur la Lune environ une fois par siècle ou tous les 130 ans. Pendant plus de 17 années d’activité en orbite, la surveillance assurée par le LRO a permis d’identifier des changements liés à des impacts et de recenser au moins 1 000 nouveaux cratères. La grande majorité de ces formations sont de petite taille. Le LRO peut détecter des cratères de 9 mètres de diamètre, et les chercheurs estiment qu’environ 140 cratères de cette taille se forment chaque année, bien que les impacts plus modestes passent inaperçus. Le McGetchin se distingue par le fait que les objets suffisamment volumineux pour creuser une dépression de 222 mètres de diamètre percutent la Lune moins fréquemment.
Une analyse distincte des données fournies par Diviner, l’instrument thermique du LRO, a révélé une signature physique inhabituelle autour du site. Les mesures effectuées par l’instrument ont révélé qu’une zone de 6,5 km de large entourant le cratère McGetchin était, la nuit, plus froide d’environ 9 degrés Celsius que le terrain environnant. Les chercheurs attribuent cette baisse de température à la force mécanique de l’impact. Le choc a ameubli et aéré la couche superficielle du régolithe, réduisant ainsi sa masse volumique apparente et sa capacité à conserver la chaleur après le coucher du Soleil. Sur les cartes thermiques du Diviner, la zone concernée a la forme d’un anneau froid bien distinct.

Valeurs de réflectance par classes codées par couleur (Source : NASA)

Pour l’heure, les scientifiques ignorent la masse, la vitesse ou l’origine exactes du corps céleste à l’origine de l’impact. Ces paramètres dépendent de modèles informatiques simulant la collision et la projection des débris. La fréquence d’un tel événement, estimée à une fois par siècle, repose sur une évaluation statistique de la fréquence à laquelle des roches en mouvement dans l’espace croisent l’orbite lunaire, plutôt que sur un décompte précis des impacts passés. Si les chercheurs ont déterminé avec précision la taille du cratère et sa signature thermique, des modélisations supplémentaires seront nécessaires pour identifier la nature exacte de l’objet qui a percuté la Lune.
Sources : NASA, Futura, space.com.

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 NASA’s Lunar Reconnaissance Orbiter has spotted McGetchin, the largest newly formed impact crater identified in the solar system. The 222-meter-wide and 43-meter-deep basin formed between April 11 and May 22, 2024, when a space rock struck the lunar surface. Two papers in  Science Advances detail the discovery.

An image-processing specialist from Intuitive Machines working with LRO camera data, spotted the anomaly on October 24, 2025, during a routine quality check. Automated software designed to flag surface changes between orbital passes highlighted a distinct shift in wide-angle imagery. The feature’s bright ejecta pattern and surrounding disturbance were consistent with a recent impact. Following the verification, the team used LRO’s high-resolution Narrow-Angle Camera to obtain follow-up images at roughly meter-scale resolution.

The crater formed on the Moon’s eastern edge when a fragment from an asteroid or comet, estimated to be roughly three to six stories tall, struck the surface. Named in honor of late lunar scientist Thomas McGetchin, the crater carved  into the regolith and hurled debris across the landscape. The strike excavated soil and spread bright ejecta across the surrounding area. The most conspicuous reflective deposit was visible in broad-angle imagery, while a wider zone of disturbed material extended far beyond the crater rim itself.

Researchers estimate that a crater of this scale forms on the Moon roughly once every century to 130 years. Over more than 17 years in orbit, LRO’s monitoring has identified changes associated with impacts and documented at least 1,000 new impact craters. The vast majority of these features are minor. LRO can detect some craters 9 meters across and researchers estimate that around 140 craters of this size may form annually, though smaller impacts go undetected. McGetchin stands out because objects large enough to carve a 222-meter basin strike the Moon less frequently.

A separate analysis of data from LRO’s thermal instrument, Diviner, revealed an unusual physical footprint surrounding the site. Diviner measurements showed that a 6.5-km-wide region around McGetchin was about 9 degrees Celsius cooler at night than nearby terrain. The research team attributes the temperature drop to the mechanical force of the strike. The impact loosened and fluffed up the top layer of regolith, lowering its bulk density and reducing its ability to retain heat after sunset. On Diviner’s thermal maps, the affected area appears as a distinct cool ring.

For now, scientists don’t know the impactor’s exact weight, speed, or origin. Those details depend on computer models that simulate how the rock hit and threw out debris. The once-a-century frequency is also a statistical estimate based on how often  space rocks cross the Moon’s path, rather than an exact count of past strikes. While researchers have nailed down the crater’s size and temperature footprint, it will take more modeling to figure out what actually hit the Moon.

Sources : NASA, Furura, space.com.

valeurs de réflectance par classes codées par couleur (Source : NASA)

Vue depuis le flanc du cratère en direction de l’est, obtenue par la caméra à champ étroit du Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA le 3 mars 2026.

Vue aérienne du cratère prise le 5 décembre 2025.

La banquise arctique toujours au plus mal // Arctic sea ice still at its lowest

Concentrations de CO2 : 431,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb

La banquise arctique en hiver est restée à un niveau historiquement bas en mars 2026. Toutes les agences climatiques arrivent à des conclusions similaires.
L’étendue de la banquise est définie comme la superficie de l’océan recouverte d’au moins 15 % de glace. La banquise arctique s’étend généralement durant l’automne et l’hiver, atteint son maximum annuel en mars, puis diminue jusqu’à un minimum en septembre.
Selon la NASA et le NSIDC, la banquise arctique a probablement atteint son maximum hivernal le 15 mars 2026, avec 14,29 millions de km², un chiffre proche du maximum de 2025 (14,31 millions de km²).

Source : NSIDC

L’Institut national japonais de recherche polaire (NIPR) et l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA) ont enregistré un maximum inférieur, à 13,76 millions de km² le 13 mars 2026 en se référant à des données satellitaires. Leurs données placent 2026 légèrement en dessous de 2025, ce qui représente un nouveau record de faible étendue hivernale.

La NASA a indiqué que la superficie maximale de la banquise arctique en 2026 serait inférieure d’environ 1,3 million de km² à la moyenne de la période 1981-2010, ce qui confirme le déclin sur le long terme observé depuis 1979.

Le NIPR et la JAXA ont constaté une expansion limitée de la glace dans la mer d’Okhotsk ainsi que dans la région de la baie de Baffin et de la mer du Labrador, où des températures supérieures à la moyenne en janvier et en février ont freiné la progression de la glace vers le sud. De plus, dans la mer d’Okhotsk, des vents d’est à sud-est ont prévalu de la mi-février à la mi-mars. Pour couronner le tout, les températures y ont été plus élevées qu’à la même période en 2025. Par conséquent, l’étendue de la banquise dans la mer d’Okhotsk a commencé à diminuer après le 19 février, ce qui a fortement limité l’expansion globale de la banquise arctique.
Les observations du satellite ICESat-2 ont révélé un amincissement de la glace sur une grande partie de l’Arctique en 2026, notamment dans la mer de Barents, au nord-est du Groenland. La réduction de la formation de nouvelle glace ces dernières années a également limité l’accumulation de glace pluriannuelle.

Une analyse indépendante du service Copernicus sur le changement climatique a révélé que l’étendue moyenne de la banquise arctique en mars 2026 était de 14,2 millions de km², soit environ 0,9 million de km² (5,6 %) de moins que la moyenne de la période 1991-2020. Il s’agit de la plus faible étendue jamais enregistrée pour un mois de mars par satellite. Selon Copernicus, depuis novembre 2025, l’étendue de la banquise arctique figure parmi les trois plus faibles jamais enregistrées pour ce mois : c’était déjà la deuxième plus faible en novembre, la plus faible en décembre et la troisième plus faible en janvier et février.

Source : The Watchers.

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Arctic winter sea ice remained at record-low levels in March 2026, All climzte agencies are coming to similar results.

Sea ice extent is defined as the total ocean area with at least 15% ice concentration. Arctic sea ice typically expands through autumn and winter, reaches its annual maximum in March, and declines toward a September minimum.

NASA and NSIDC said Arctic sea ice likely reached its winter maximum on March 15, 2026 at 14.29 million km², close to the 2025 maximum of 14.31 million km².

Japan’s National Institute of Polar Research (NIPR) and the Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) reported a lower maximum of 13.76 million km² on March 13, 2026, based on satellite data. Their dataset places 2026 slightly below 2025, marking a new record low winter extent. NASA reported the 2026 maximum was about 1.3 million km² below the 1981–2010 average, extending the long-term decline observed in Arctic sea ice since 1979.

NIPR and JAXA identified limited ice expansion in the Sea of Okhotsk and the Baffin Bay–Labrador Sea region, where above-average temperatures from January to February restricted southward ice development. Furthermore, in the Sea of Okhotsk, easterly to southeasterly winds prevailed from mid-February to mid-March, and temperatures were higher than those during the same period in 2025. As a result, the sea ice extent in the Sea of Okhotsk began to decrease after February 19, which served as a major factor limiting the overall expansion of Arctic sea ice

Observations from the ICESat-2 satellite showed thinner ice across much of the Arctic in 2026, particularly in the Barents Sea northeast of Greenland. The reduced formation of new ice in recent years has also limited the buildup of multi-year ice.

Independent analysis from the Copernicus Climate Change Service found that average Arctic sea-ice extent in March 2026 was 14.2 million km², about 0.9 million km² or 5.6% below the 1991–2020 average, the lowest March extent in the satellite record. According to Copernicus, since November 2025, Arctic sea ice extent has ranked among the three lowest on record for the corresponding month: second lowest in November, lowest in December, and third lowest in January and February.

Source : The Watchers.

Des tunnels de lave sur Vénus ? // Lava tubes on Venus ?

Dans deux notes publiées en avril 2023 et avril 2025, j’expliquais qu’une analyse des données recueillies en seulement huit mois au début des années 1990 par la sonde Magellan de la NASA révélait des changements à la surface de Vénus, probablement dus au volcanisme survenu pendant la mission Magellan.

Image de Vénus diffusée par la NASA dans les années 1990

Dans une nouvelle étude publiée en février 2026 dans la revue Nature Communications, des scientifiques qui analysaient des données vieilles de plusieurs décennies de la mission Magellan affirment avoir identifié ce qui semble être un vaste tunnel creusé par l’activité volcanique sur Vénus. Si cette structure est confirmée, il s’agirait du deuxième tunnel de lave découvert sur cette planète, après ceux observés sur la Lune et Mars.

Image radar de Magellan montrant plusieurs chaînes de cratères et l’ouverture identifiée, marquée A, qui pourrait donner accès au sous-sol de Vénus (Source : NASA).

Cette découverte va à l’encontre de l’idée longtemps admise que Vénus était un monde géologiquement inerte. L’identification d’une cavité volcanique est donc particulièrement importante, car elle permet aux chercheurs de valider des théories qui, pendant de nombreuses années, n’ont fait qu’émettre des hypothèses quant à l’existence de volcans sur Vénus.
Vénus est constamment enveloppée d’épais nuages ​​qui empêchent l’observation directe de sa surface. Cela oblige les scientifiques à se fier à l’imagerie radar pour étudier la géologie de la planète. Entre 1990 et 1992, la sonde Magellan de la NASA a cartographié une grande partie de la surface de Vénus grâce à un système radar spécialement conçu à cet effet. Les images ainsi obtenues constituent une vaste archive que les chercheurs continuent d’analyser. Le radar de Magellan a cartographié Vénus en émettant des ondes radio vers la surface de la planète et en mesurant le temps de retour des signaux, ce qui a permis aux scientifiques de mettre au point des cartes détaillées de la surface de la planète. Ces cartes révélaient de longues chaînes de cratères, ou zones d’effondrement. Certaines s’étendaient sur des dizaines, voire des milliers de kilomètres, laissant supposer la présence de tunnels de lave à la surface de Vénus.
Dans cette nouvelle étude, les scientifiques se sont concentrés sur des effondrements de surface bien localisés qui se produisent lorsque des pans de croûte cèdent, créant des ouvertures semblables à des lucarnes qui peuvent laisser apparaître des cavités souterraines. L’une de ces formations, située sur le flanc ouest de Nyx Mons, l’un des 1 600 volcans majeurs et près d’un million de volcans plus petits répartis à la surface de Vénus, a produit un signal radar distinctif correspondant étroitement aux signatures connues des toits effondrés de tunnels de lave. L’analyse du terrain environnant montre que le tunnel pourrait s’étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres, bien que seule une partie de la structure puisse être confirmée à l’heure actuelle.
Les scientifiques pourraient bientôt avoir confirmation de la présence de ces tunnels. En effet, une série de prochaines missions vers Vénus devrait embarquer des instruments radar plus performants, capables de capturer des images à plus haute résolution. Par exemple, l’étude des cavités est l’un des principaux objectifs de l’instrument SRS (Subsurface Radar Sounder), prévu pour la mission EnVision et mis au point par l’Agence spatiale européenne (ESA). Cet instrument peut pénétrer la surface de la planète jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur et potentiellement détecter des tunnels, même en l’absence d’ouvertures en surface.
Source : Nature Communications.

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In two posts published in April 2023 and 2025, I explained that a new analysis of data collected over the space of just eight months in the early 1990s by NASA’s Magellan orbiter showed changes in the Venusian surface that could best be attributed to volcanism that took place during the Magellan mission.

In a new study published in February 2026 in the journal Nature Communications, scientists analyzing decades-old data from the Magellan mission say they have identified what appears to be a vast underground tunnel carved by volcanic activity on Venus. If confirmed, the structure would mark only the second time a lava tube has been reported on Venus, adding to similar discoveries on the moon and Mars.

The finding also contributes to a growing body of evidence challenging the long-held view of Venus as a geologically dead world. The identification of a volcanic cavity is therefore of particular importance, as it allows researchers to validate theories that for many years have only hypothesized the existence of volcanoes on Venus.

Venus is perpetually shrouded in dense clouds that block direct views of its surface, forcing scientists to rely on radar imagery to study the planet’s geology. Between 1990 and 1992, NASA’s Magellan orbiter mapped much of Venus’ surface using a radar system specifically designed for that purpose, producing a vast archive of images that researchers continue to analyze. Magellan‘s radar mapped Venus by transmitting radio waves toward the planet’s surface and measuring how long the signals took to bounce back, allowing scientists to construct detailed surface maps. Those maps revealed long chains of pits, or collapsed areas on the surface. Some stretched tens to thousands of kilometers, which hinted at the presence of underground lava tubes across the Venusian surface.

In the new study, scientists focused on localized surface collapses that occur when sections of rock give way, creating skylight-like openings that can expose underground voids. One such feature, located on the western flank of Nyx Mons, one of the 1,600 major volcanoes and nearly a million smaller ones that dominate the surface of Venus, produced a distinctive radar pattern closely matching signatures known to arise from collapsed lava tube roofs. Analysis of the surrounding terrain suggests the conduit could extend for a few dozen kilometers underground, although only part of the structure can currently be confirmed.

More confirmation may come soon. A fleet of upcoming missions to Venus are expected to carry more advanced radar instruments capable of capturing higher-resolution images. For instance, studying subsurface cavities is a primary goal of an instrument called the Subsurface Radar Sounder, or SRS, planned for the EnVision mission being developed by the European Space Agency (ESA), which can penetrate the planet’s surface to depths of several hundred meters and potentially detect conduits even in the absence of surface openings.

Source : Nature Communications.

Réchauffement climatique : hausse des événements extrêmes et un violent orage à Juneau (Alaska) // Global warming : more extreme events and a violent thunderstorm in Juneau (Alaska)

Alors que la France se prépare à affronter une nouvelle vague de chaleur dès le mois de juin 2025, de nouvelles données de la NASA révèlent une augmentation spectaculaire de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations au cours des cinq dernières années. L’étude montre que ces événements extrêmes sont de plus en plus fréquents, plus longs et plus sévères. Pour 2024, les chiffres atteignent deux fois la moyenne de 2003-2020.
Les chercheurs sont très inquiets devant les derniers chiffres fournis par le satellite Grace de la NASA qui observe les changements environnementaux de la planète. Très prudemment, par crainte de la colère de Donald Trump, les scientifiques expliquent que « le réchauffement climatique est la cause la plus probable de cette tendance apparente, même si l’intensité des événements extrêmes semble avoir augmenté encore plus vite que les températures à l’échelle mondiale.» L’augmentation des événements extrêmes est annoncée depuis longtemps, mais elle est désormais constatée dans la réalité. Le problème est que les populations ne sont pas préparées à de tels événements météorologiques, qui sont plus violents que ceux du passé
Les auteurs de l’étude expliquent qu’il faudra encore une dizaine d’années pour confirmer et qualifier de manière concluante la situation actuelle de ‘tendance’. Selon eux, « nous ne pouvons pas encore prouver la causalité ; il nous faudra un ensemble de données beaucoup plus vaste. Il est difficile de déterminer précisément ce qui se passe actuellement, mais d’autres événements montrent que le réchauffement climatique en est le facteur déterminant. Nous observons de plus en plus d’événements extrêmes dans le monde, ce qui est très alarmant.»
La première partie de l’étude chronologique de la NASA a été publiée dans Nature Water en 2023. Les chercheurs avaient utilisé une formule mathématique pour calculer l’effet global d’un événement météorologique en termes de gravité, mesurée par la superficie totale touchée, la durée de l’événement et le degré d’humidité ou de sécheresse. L’étude expliquait que la perturbation du système hydrologique serait l’une des conséquences les plus importantes de la crise climatique. Elle soulignait que l’intensité des événements extrêmes était fortement corrélée à la température moyenne de la planète. De ce fait, la poursuite du réchauffement climatique entraînerait des sécheresses et des inondations plus fréquentes, plus graves et plus longues.

Dans le même temps, le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime à 80 % la probabilité qu’au moins une des cinq prochaines années dépasse en température 2024, année la plus chaude jamais enregistrée. Il indique que les températures globales devraient continuer d’augmenter au cours des cinq prochaines années, avec une augmentation des risques climatiques et leurs impacts sur les sociétés, les économies et le développement durable. L’imprévisibilité des événements extrêmes révélée par les nouvelles données est susceptible d’inquiéter le secteur de l’assurance, qui base ses primes sur les tendances antérieures. Cela pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble des économies.
Source : NASA.

 

L’intensité des événements extrêmes augmente plus vite que les températures globales sur Terre. (Crédit photo : NOAA)

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Nouvel exemple de l’impact du réchauffement climatique sur les phénomènes extrêmes : un orage supercellulaire, très rare en Alaska, s’est formé au-dessus du sud-est de l’État et a traversé la région de Juneau le 16 juin 2025, déclenchant la première alerte ‘Orage violent’ de tous les temps. Là encore, du jamais vu. Le Service météorologique national a émis cette alerte en s’appuyant sur des images satellite et des réseaux de détection de foudre, car la zone autour de Juneau dispose d’une couverture radar limitée.
Les rafales de vent ont atteint jusqu’à 95 km/h dans le centre-ville de Juneau. L’orage a également produit de la grêle dans certaines parties de la ville. Les vents violents ont abattu des arbres dans la vallée de Mendenhall, près du glacier. Des rafales ont rompu les amarres d’un navire de croisière à quai dans le port de Juneau, le faisant dériver brièvement dans le chenal Gastineau avant qu’il soit maîtrisé.
Les orages se forment très rarement dans cette région en raison du manque de chaleur et de l’espace nécessaire à leur développement. La situation septentrionale de Juneau et la présence d’un vaste champ de glace à proximité maintiennent les températures basses et empêchent les nuages ​​d’orage de s’élever suffisamment pour se développer. Mais aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, les choses sont en train de changer.
Source : Médias d’information d’Alaska.

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As France is preparing to face another heatwave as soon as June 2025, new data from NASA reveals a dramatic rise in the intensity of weather events such as droughts and floods over the past five years. The study shows that such extreme events are becoming more frequent, longer-lasting and more severe, with last year’s figures reaching twice that of the 2003-2020 average.

The researchers say they are amazed and alarmed by the latest figures provided by NASA’s Grace satellite, which tracks environmental changes in the planet. Very cautiously, for fear of Donald Trump’s anger, they say that « global warming is the most likely cause of the apparent trend, even though the intensity of extremes appears to have soared even faster than global temperatures. » Increases in extremes have long been predicted but are now being seen in reality. The problem is that people are unprepared for such weather events, which are outside previous experience.

The authors of the study say they need another 10 or more years to confirm to conclusively call the current situation a trend. They say : “We can’t prove causation yet – we would need a much longer dataset. It’s difficult to pinpoint exactly what’s happening here, but other events suggest that global warming is the driving factor. We are seeing more and more extreme events round the world, so this is certainly alarming.”

The earlier part of the NASA time series was published in Nature Water in 2023. The researchers used a mathematical formula to calculate the total effect of a weather event in terms of severity measured by the total area affected, the duration of the event and how wet or dry it was. The paper warned that disturbance to the water system would be one of the most significant consequences of the climate crisis. The paper noted that the intensity of extremes was strongly correlated with global mean temperature, suggesting that continued warming of the planet will cause more frequent, more severe, and longer and/or larger droughts and floods.

In the meantime, the World Meteorological Organization’s latest report calculates an 80% chance that at least one of the next five years will top 2024 as the warmest year on record.

It says global temperatures are set to continue to increase over the next five years, increasing climate risks and impacts on societies, economies, and sustainable development. The unpredictability of extreme events revealed in the new data is likely to alarm the insurance industry, which bases current premiums on previous trend data. This could have widespread effects across entire economies.

Source : NASA.

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As a new example of the impact of global warming on extreme events, a rare supercell thunderstorm developed over Southeast Alaska and moved across the Juneau area on June 16, 2025 prompting the first-ever Severe Thunderstorm Warning issued for the city. The National Weather Service issued the warning, relying on satellite images and lightning detection networks because the area has limited radar coverage.

Wind gusts reached up to 95 km/h in downtown Juneau. The storm also produced hail in parts of the city. The strong winds downed trees in the Mendenhall Valley close to the glacier. Wind gusts pushed a cruise ship away from its moorings while it was docked at the Port of Juneau, causing it to briefly drift into the Gastineau Channel before it was brought back under control.

Thunderstorms rarely form in this region due to the lack of heat and space they need to develop. Juneau’s northern location and the presence of a large ice field nearby keep temperatures low and prevent storm clouds from rising high enough to grow. But today with global warming thins are changing.

Source : Alaska’s news media.