La surveillance de La Soufrière de St Vincent // Monitoring of St Vincent’s La Soufriere

  Les données fournies par un drone le 9 janvier 2021 confirment que le dôme de lave continue de croître lentement dans le cratère sommital de La Soufrière. Des chercheurs du  Programme des catastrophes en sciences appliquées (Earth Applied Sciences Disasters Program – EASDP) de la NASA ont déclaré avoir récemment détecté une hausse de l’activité sismique sur le volcan La Soufrière à Saint-Vincent-et-les Grenadines, et sur la Montagne Pelée à la Martinique, avec possibilité d’éruptions à court terme.

Dans le cas de St Vincent, le magma a atteint la surface et forme un dôme en phase de croissance, tandis que le volcan émet également des gaz et de la vapeur. Le dôme a une forme ellipsoïde et croît en direction de l’ouest.

La NASA explique que l’activation du programme EASDP permettra de réduire les risques dans le cas d’une éventuelle éruption volcanique, grâce à une meilleure surveillance de la région.

À St Vincent, une équipe de l’Université des Antilles (UWI) a procédé à une observation visuelle du volcan, en particulier des émissions de gaz, avec la prise de photos et la réalisation de vidéos. Ces observations vont permettre de déterminer l’emplacement des instruments destinés à contrôler les émissions de gaz. Les données sismiques de la station Wallibou sont désormais diffusées dans le Centre de recherche sismique (SRC). Une webcam a été installée le 3 janvier 2021 à l’Observatoire de Belmont. Une deuxième caméra a également été installée à Georgetown. L’installation de caméras et de stations météorologiques est prévue au sommet du volcan.

Le programme EASDP de la NASA a répondu à une première demande d’assistance de l’Agence américaine pour le développement international (U.S. Agency for International Development – USAID) coordonnée par le programme SERVIR de Sciences Appliquées. Ce programme opère maintenant directement avec le programme d’assistance aux catastrophes volcaniques (Volcano Disaster Assistance Program – VDAP) de l’USGS.

En décembre 2020, les données infrarouges à ondes courtes du satellite Copernicus Sentinel-2 de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont identifié une anomalie thermique sur le volcan  de La Soufrière, indiquant que le magma s’approchait de la surface.

Le niveau d’alerte du volcan reste à Orange, et la NEMO rappelle au public qu’aucun ordre d’évacuation n’a été émis. Environ 20 000 personnes pourraient être évacuées rapidement en cas d’éruption. Elles se trouvent dans la partie septentrionale de l’île. Des centres d’hébergement et des hôtels sont prévus dans le centre et le sud du pays pour recevoir des personnes si une évacuation est nécessaire. En cas d’évacuation, tous les protocoles COVID-19 seront respectés.

Les volcanologues locaux gardent à l’esprit l’éruption de 1979 qui a débuté par un violent séisme le 12 avril. L’activité éruptive a commencé par une série d’explosions de courte durée, qui ont généré de volumineux panaches de cendres le Vendredi Saint, le 13 avril 1979. On a ensuite observé deux semaines d’activité soutenue qui ont culminé avec un panache de 18 km de haut le 17 avril. L’éruption a pris fin le 29 avril.

Source: Médias d’information locaux.

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  The analysis of footage collected from a drone flight over the volcano on January 9th, 2021 confirm that the lava dome is still growing slowly within the summit crater of La Soufriere. Researchers with NASA’s Earth Applied Sciences Disasters Program (EASDP) said they have recently detected increased seismic activity on both La Soufrière volcano on Saint Vincent and the Grenadines, and Mt. Pelée on Martinique, which may indicate an imminent volcanic eruption

In the case of St Vincent magma reaching the surface is forming a growing dome, while the volcano is also releasing gas and steam. The dome has an ellipsoid shape with growth expanding in a westerly direction.

NASA said that the activation of EASDP would aid risk reduction efforts for a potential volcanic eruption, as they closely monitor the region.

In St Vincent, a team from the University of the West Indies (UWI) did a visual observation of the mountain which included observing gas emissions and taking still photos and videos. These will help determine the location to place instruments to monitor the flow of gas.

Seismic data from the Wallibou station on St Vincent is now streaming into the Seismic Research Centre (SRC).

A webcam providing live feed was installed on January 3rd, 2021, at the Belmont Observatory. A second camera was successfully installed at Georgetown. Camera and weather station installations are on the way at the summit.

The NASA program responded to an initial request for assistance from the U.S. Agency for International Development (USAID) coordinated by the Applied Sciences SERVIR program and is now working directly with the USGS Volcano Disaster Assistance Program (VDAP).

In December 2020, Short wave infrared data from the European Space Agency (ESA) Copernicus Sentinel-2 satellite identified a thermal anomaly in the La Soufrière volcano, indicating magma close to the surface.

The La Soufriere volcano’s alert level remains at Orange, and NEMO is reminding the public that no evacuation order or notice has been issued. Roughly 20,000 citizens will be in the path for immediate evacuation if an eruption occurs. These citizens are located in the extreme north of the island. Shelters in the country’s central and southern belts and hotels will be used to house persons once evacuation becomes necessary. In the event of evacuations, all the necessary COVID-19 protocols will be adhered to.

Local volcanologists keep in mind the 1979 eruption which began with only a concise period of unrest, starting with a strong local earthquake on April 12th. Eruptive activity began with a series of short-lived explosions, which generated ash plumes, high into the sky on Good Friday, April 13th, 1979. This heralded two weeks of vigorous activity that peaked with an 18 km high plume on April 17th, and ended on April 29th.

Source : Local news media.

Source : UWI

Nouvelles réglementation régissant l’utilisation des drones

Si on vous a offert un drone pour Noël et que vous comptez l’utiliser lors de vos prochaines vacances à l’étranger, vous devrez peut-être vous conformer à de nouvelles règles, notamment en Europe. Aux États-Unis, l’utilisation des drones est strictement interdite dans les parcs nationaux. Le site web Iceland Monitor explique ce que la nouvelle règlementation prévoit en Islande. Ce qui suit est également valable pour la France.

La nouvelle règlementation concernant les vols de drones entrera en vigueur en Islande au premier semestre de l’année 2021. Elle obéit à une réglementation plus générale qui doit entrer en vigueur dans les États membres de l’Union Européenne le 1er janvier 2021. Cependant, le ministère islandais des transports indique que l’introduction de la réglementation en Islande prendra un peu de temps.

Les principaux changements visent à accroître la sécurité et apporter une meilleure connaissance sur le fonctionnement des drones, que ce soit dans un but ludique ou professionnel. Les règles d’utilisation seront désormais divisées en trois catégories: l’utilisation récréative, l’utilisation professionnelle et l’exploitation de drones de grande taille. Chaque catégorie sera ensuite divisée en sous-catégories, selon la taille et l’utilisation des appareils.

Aucune exigence particulière ne sera imposée pour l’utilisation de drones pesant moins de 250 grammes et considérés comme des jouets.

Les utilisateurs de drones pesant 250 g et plus devront suivre un cours et passer un examen de qualification sur le site web du ministère islandais des transports pour être autorisés à les exploiter. Un certificat d’utilisation précisera la catégorie dans laquelle le drone pourra être autorisé à voler.

Plus le drone est lourd, plus le pilote est tenu d’être qualifié. Davantage d’exigences sont également requises lors de l’utilisation d’un drone dans une zone urbaine.

Quiconque envisage de piloter un drone de 250 g ou plus doit satisfaire l’examen mentionné précédemment, mais un drone plus lourd impliquant un risque accru nécessite des exigences supplémentaires. En particulier, ceux qui pilotent des drones dans le cadre d’une activité professionnelle devront acquérir une meilleure connaissance des règlements aéronautiques, de la météorologie, etc.

Au lieu d’enregistrer leurs drones pour l’aviation commerciale, comme cela était le cas jusqu’à présent, les pilotes de drones doivent s’enregistrer sur le site web du ministère islandais des transports. Ils recevront un numéro qu’ils devront afficher sur leurs drones. À l’avenir, les drones seront probablement équipés d’un dispositif détectable à distance, ce qui permettra de suivre leurs déplacements et de les surveiller dans les zones où ils sont en concurrence avec le trafic aérien.

Source: Iceland Monitor.

Ces règles sont valables pour l’Islande, mais elles sont déjà largement appliquées en France.

Voici le site web officiel qui répondra à vos questions :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34630

Je vous invite à vous rendre sur le site web ci-dessous si vous désirez enregistrer votre drone :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R52123

Attention : les gendarmes sont de plus en plus vigilants !

Drone de loisir non soumis à la règlementation

Utilisation d’un drone professionnel par l’USGS à Hawaii

Pas de drones dans les parcs nationaux aux Etats Unis