La pandémie de Covid-19 sur l’Everest // The Covid-19 pandemic on Mt Everest

Les autorités qui gèrent le camp de base de l’Everest côté népalais voient un nombre de plus en plus important d’alpinistes présentant des symptômes de Covid-19 et un nombre croissant de tests positifs, ce qui fait craindre une sérieuse propagation de l’épidémie. Les responsables du camp de base ont déclaré avoir reçu des informations faisant état de 17 cas confirmés d ans les hôpitaux de Katmandou où un certain nombre d’alpinistes ont été envoyés depuis le camp de base et des camps à des altitudes supérieures pour y être soignés.

Le gouvernement népalais a jusqu’à présent nié avoir eu connaissance de cas positifs au camp de base de l’Everest. Il est fort à craindre que les autorités minimisent l’ampleur de la situation pour ne pas être contraintes de  fermer la montagne aux expéditions devant la gravité de la situation. Les alpinistes étrangers sont une source majeure de revenus pour le gouvernement népalais qui a déjà fermé l’Everest l’année dernière à cause de la pandémie.

Les autorités exigent que les alpinistes soient mis en quarantaine au Népal avant de se rendre au camp de base de l’Everest, car une grave épidémie de Covid-19 sur la montagne serait une catastrophe. Le nombre de cas de coronavirus a fortement augmenté au Népal ces dernières semaines, et le pays a le taux d’infection le plus élevé des pays voisins de l’Inde qui est gravement touchée par la pandémie.

L’Association de Secours de l’Himalaya, qui gère une clinique gouvernementale au camp de base, a déclaré avoir reçu la confirmation de 17 cas positifs chez certains alpinistes qui ont été transportés par hélicoptère à Katmandou. Une clinique de Katmandou a également confirmé avoir accueilli des alpinistes de l’Everest, positifs à la Covid.

Selon le site web du Ministère du Tourisme, le gouvernement a délivré 394 permis d’ascension de l’Everest pour cette saison. Cela permettra à plus de 1 500 personnes de gravir la montagne, en sachant que la majorité d’entre elles sont du personnel d’assistance.

Les responsables du camp de base de l’Everest ont déclaré qu’ils étaient également préoccupés par les alpinistes revenant de Katmandou à la suite d’une hospitalisation pour Covid ou après une période d’acclimatation à l’altitude. En effet, ces personnes peuvent être porteuses du virus étant donné que la situation est en train d’empirer à Katmandou. C’est la raison pour laquelle il est conseillé aux alpinistes d’effectuer la période d’acclimatation en dessous du camp de base, mais pas à Katmandou.

Les alpinistes et les responsables du camp de base de l’Everest affirment que l’absence d’un centre de test Covid-19 à la clinique du camp est très dommageable. Certaines des grandes équipes d’expédition ont apporté leurs propres kits de test au camp de base de l’Everest, ce qui leur permet de prendre des mesures en temps opportun, comme isoler les gens et les évacuer.

De l’autre côté de la montagne, la Chine a décidé de mettre en place une «ligne de séparation» sur l’Everest pour empêcher l’épidémie de Covid-19 qui sévit au Népal de traverser la frontière. L’Everest est à cheval sur la frontière entre le Népal et le Tibet. La ligne de séparation sera érigée par des guides et des équipes de cordage qui préparent les parcours d’ascension pour la saison qui est sur le point de débuter. Les autorités expliquent que la ligne délimitera le versant nord de la montagne, à partir de l’un des plus hauts camps tibétains à 8 300 mètres d’altitude, d’où partent les alpinistes pour atteindre le sommet.

La Chine interdit aux étrangers de gravir l’Everest depuis l’année dernière, en raison de la pandémie. Pour la saison 2021, les ressortissants chinois ont obtenu 21 permis d’escalade du versant nord de la montagne. En plus de la ligne de séparation au sommet, la China Tibet Mountaineering Association a mis en place un point de contrôle à 300 mètres du camp de base, là où les alpinistes s’adaptent à la faible teneur en oxygène de l’air en haute altitude.

Source: La BBC.

Dernière minute : La Chine a finalement décidé d’annuler tous les permis d’ascension de l’Everest côté chinois. Il n’y aura donc pas, non plus, de ligne de séparation avec le côté tibétain.

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Authorities at Everest base camp in Nepal are seeing rising numbers of climbers with Covid-19 symptoms and rising numbers of positive tests, raising fears of a serious outbreak. Base camp officials said they had received reports of 17 confirmed cases from hospitals in the capital Kathmandu, where a number of climbers have been sent from the base camp and higher camps to be treated.

The Nepalese government has so far denied having any knowledge of positive cases at Everest base camp, raising concerns that officials are downplaying the extent of the situation out of fear it will bring more pressure to close the mountain to expeditions. Foreign climbers are a major source of revenue for the Nepalese government, which shut Everest last year during the pandemic.

Authorities are mandating that visiting climbers quarantine in Nepal before proceeding to base camp, but concerns have been raised within the climbing community that a serious outbreak at the mountain would be devastating.

The number of coronavirus cases has risen sharply in Nepal in recent weeks, and the country has the highest rate of infection among the countries neighbouring India which is badly stricken by the pandemic..

The Himalayan Rescue Association, which runs a government-authorised medical clinic at the base camp says it had received confirmation of 17 positive cases in some climbers flown out to Kathmandu by expedition teams. A clinic in Kathmandu also confirmed that it had seen Covid-positive climbers come to them as patients from Everest.

According to the website of the Department of Tourism, the government had issued 394 Everest climbing permits for this climbing season. That would allow more than 1,500 people to be on the mountain, the majority of them support staff.

Officials at Everest base camp said there was also concern over climbers coming back from Kathmandu either after Covid treatment or after acclimatisation rotation to adjust to the altitude. These people might bring the virus along with them as things are getting serious in Kathmandu. It is the reason why climbers are advised to do the rotation acclimatisation at places below the base camp, instead of going to Kathmandu.

Mountaineers and officials at the Everest base camp say that the lack of a coronavirus testing facility at the base camp health clinic is a major handicap. Some of the big expedition teams have said they have brought their own testing kits to Everest base camp, which has helped them to take timely steps like isolating people and evacuating them.

On the other side of the mountain, China has decided to set up a « line of separation » on Mount Everest to keep Nepal’s COVID-19 outbreak from crossing the border.

Everest straddles the border between Nepal and the Tibetan region of China. The separation line will be erected by guides who are climbing alongside rope-fixing teams who are readying paths for the looming season.

Officials say the line will cordon off the northern side of the peak, starting from one of the highest Tibetan camps at 8,300 metres, from which mountaineers leave to reach the summit.

China has barred foreigners from visiting Everest since last year, due to the pandemic. But for the 2021 mountaineering season, Chinese nationals have been granted 21 expedition permits for the north side of the mountain.

In addition to the separation line at the summit, the China Tibet Mountaineering Association has set up a checkpoint 300 metres from the base camp where climbers adjust to the high altitude’s low oxygen levels

Source : The BBC.

Last minute : Chiina has finally decided to cancel all climbing permits of Mt Everest from the Chinese side. This means there will not be a separation line with the Tibetan side of the mountain.

Vue de l’Everest et du camp de base où rode le coronavirus (Crédit photo : Wikipedia)

L’éruption islandaise…à vue de nez !

Plusieurs visiteurs de mon blog, français et étrangers, se sont rendus au chevet de l’éruption islandaise et m’ont communiqué des informations intéressantes.

L’épreuve la plus compliquée et la plus désagréable avant de se rendre sur le site éruptif dans la Geldingadalur, ce sont les tests PCR que le voyageur doit subir afin de prouver qu’il n’est pas porteur du coronavirus. Les Islandais ont mis en place un système de traçabilité individuelle extraordinairement efficace : 1er test avant de prendre l’avion en France ; double test nez et gorge à l’arrivée à Keflavik où vous avez tout intérêt à avoir été vacciné si vous ne voulez pas être  soumis à une période de quarantaine de plusieurs jours. Nouveau test avant le retour en France. Au bout du compte, selon les personnes, le nez ressemble à une autoroute à quatre voix ou à une patate, et la gorge est douloureuse !

Après ces différentes épreuves, les Islandais ont fait le nécessaire pour que tout se passe bien. Mes contacts sont unanimes pour louer l’organisation et regrettent que les autorités réunionnaises ne fassent pas la même chose pour permettre l’accès au Piton de la Fournaise au moment d’une éruption, comme c’est le cas à l’heure actuelle. Un accès encadré à l’éruption serait plus sympa que les interdictions systématiques et les inévitables entrées clandestines qui se sont soldées par deux morts il y a quelques semaines.

En Islande, de vastes parkings ont été aménagés, avec toilettes et poste de secours. Actuellement il n’y a plus qu’un seul accès possible au site éruptif car les autres sentiers ont été encerclés par les coulées. La partie la plus raide du sentier a été corrigée et est désormais moins pentue de sorte que la corde qui avait été installée a maintenant disparu. Les Islandais prennent vraiment soin de leurs visiteurs !

Le point d’observation actuel est le plus judicieux pour assister au spectacle. Comme je l’ai indiqué précédemment, le cône actif qui se dresse sur la fracture n°5 se comporte comme un geyser, avec des périodes de forte activité séparées par des pauses de quelques minutes. A noter que sans aller en Islande on peut assister au spectacle depuis son fauteuil grâce à trois webcams de très bonne qualité.

Le front des coulées est pratiquement inactif et leur approche ne présente guère d’intérêt. Les coulées actives sont au centre du champ de lave et sont invisibles quand on se trouve en marge des coulées dont la hauteur est trop importante. S’y aventurer est risqué et la chaleur de la lave empêche rapidement son approche.

Même si son intensité semble avoir un peu diminué ces derniers jours, l’éruption mérite une visite. Les images des webcams, aussi belles soient elles, ne transmettent pas l’ambiance, les bruits et les odeurs…

Voici les adresses des webcams :

https://youtu.be/BA-9QzIcr3c

https://youtu.be/7-RhgB1INII

https://youtu.be/8Gx7yKhY3II

La COVID-19 sur l’Everest ! // COVID-19 on Mount Everest !

La pandémie de COVID-19 ne connaît pas de limites. Des cas de contamination viennent même d’être recensés sur l’Everest ! Un alpiniste a été testé positif au coronavirus quelques semaines à peine après la réouverture du plus haut sommet du monde après une année de fermeture à cause de la pandémie.

Un alpiniste norvégien a été mis à l’isolement à l’hôpital pendant huit nuits à cause du virus. Il a été admis dans deux hôpitaux de Katmandou et testé positif au virus à trois reprises. Depuis, il s’est rétabli – test négatif le 22 avril – et reste maintenant chez des amis dans la ville. Des rapports indiquent qu’un sherpa de son groupe a également été testé positif au virus.

L’épidémie est un coup dur pour le Népal, qui dépend fortement des revenus générés par les expéditions sur l’Everest. Des centaines d’alpinistes étrangers ont prévu de tenter l’ascension à partir du mois d’avril quand s’ouvre la saison printanière des expéditions. En plus des revenus touristiques en général, le Népal empoche 4 millions de dollars en délivrant chaque année des permis d’ascension de l’Everest.

Tous les voyageurs entrant au Népal doivent présenter un test COVID négatif, effectué moins de 72 heures avant leur premier vol. Les passagers en provenance de pays présentant de nouvelles variantes de la COVID sont soumis à 10 jours supplémentaires de quarantaine à l’hôtel. Si un test s’avère négatif après cinq jours, ces personnes sont autorisées à passer les cinq jours restants en quarantaine à domicile.

Les autorités préviennent que l’Everest pourrait favoriser la propagation du virus « à grande échelle » en raison des camps de base à très forte fréquentation et de la rotation régulière des habitants de la région qui servent de sherpas aux alpinistes. Cette mise en garde intervient alors que le voisin du Népal, l’Inde, est confronté à des pics quotidiens de COVID-19. Source: La BBC.

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COVID-19 knows no bounds, reaching the farthest ends of the Earth including Mount Everest. At least one climber has tested positive for Covid-19, just weeks after the world’s tallest peak reopened to climbers following a year of closure.

A Norwegian climber was isolated in hospital for eight nights due to the virus. He was taken to two different hospitals in Kathmandu, and tested positive for the virus three times. He has since recovered – testing negative on April 22 – and is now staying with friends in the city. Reports say a sherpa in his party had also tested positive for the virus.

The outbreak is a blow to Nepal, which relies heavily on income generated from Everest expeditions. Hundreds of foreign climbers are expected to attempt the ascent this spring season, which began in April, after the slopes were shut off due to the pandemic.

Aside from wider tourism revenue, Nepal earns 4 million dollars by issuing Everest climbing permits every year.

All travellers entering Nepal must present a negative Covid report, taken within 72 hours of their first flight. Passengers from countries with new Covid variants will be subject to an additional 10 days of hotel quarantine. If a test comes back negative after five days, they will be allowed to spend their remaining five days in home quarantine.

Officials warn Mount Everest could serve as a setting for a « superspreader event » due to crowded camps filled with travellers and a steady rotation of locals assisting the climbing teams. The warnings come as Nepal’s neighbour, India, battles record daily surges of the coronavirus.

Source: The BBC.

Le camp de base de l’Everest, foyer de propagation du virus (Crédit photo : Wikipedia)

Le réchauffement climatique plus inquiétant que la Covid-19 // Global warming wore worrisome than Covid-19

La Croix-Rouge vient le lancer un message d’alerte relayé par de nombreux médias. L’association d’aide humanitaire explique, preuves à l’appui, que le réchauffement climatique est une catastrophe « de plus grande ampleur » que la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

La Croix-Rouge explique que les nouveaux vaccins permettront probablement de nous mettre à l’abri de la pandémie. En revanche, il n’existe aucune protection de ce genre contre les effets du réchauffement climatique. La seule solution pour y mettre fin est de s’attaquer à ses causes.

Le changement climatique n’attend pas que la Covid-19 soit maîtrisée pour continuer à emporter des vies. La multiplication des catastrophes naturelles devrait nous alerter ; pourtant rien n’est fait. Selon l’organisation basée à Genève, plus de 100 catastrophes ont eu lieu entre les mois de mars – début de la pandémie  – et septembre, et plus de 50 millions de personnes ont été touchées. En matière de vies humaines, le changement climatique aura un impact beaucoup plus important à moyen et long terme. La Covid-19 a fait au moins 1,3 million de morts depuis la fin de l’année 2019, mais les nouveaux vaccins devraient empêcher le mal de se propager dans les prochains mois. Rien de tel n’existe pour se prémunir contre les effets du réchauffement climatique. Selon le président de la Croix-Rouge, il faudra une action et des investissements beaucoup plus durables pour réellement protéger la vie humaine sur cette Terre.

Comme je l‘ai fait remarquer à plusieurs reprises, la fréquence et l’intensité des phénomènes climatologiques augmentent considérablement, avec davantage de tempêtes de catégorie 4 ou 5, davantage de vagues de chaleur battant des records de températures et davantage de fortes pluies, même en France comme le prouve les intenses épisodes cévennols et la catastrophe qui a frappé la vallée de la Vésubie. Rien qu’en 2019, il y a eu 308 catastrophes déclenchées par des aléas naturels ; ils ont fait quelque 24 400 victimes dans le monde. 77% étaient des catastrophes climatiques ou météorologiques. Le nombre des catastrophes climatiques et météorologiques augmente depuis les années 1960, et a progressé de près de 35% depuis les années 1990. Ce sont des chiffres parlants, mais qui ne semblent pas émouvoir les sphères gouvernementales. Pourtant, la proportion des catastrophes attribuables à des phénomènes climatiques et météorologiques extrêmes a, elle aussi, nettement augmenté pendant cette période, passant de 76% dans les années 2000 à 83% dans les années 2010.

D’autres chiffres confirment la gravité de la situation. Les catastrophes provoquées par des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont tué plus de 410 000 personnes ces dix dernières années, en grande majorité dans des pays à revenu faible. Les vagues de chaleur, suivies des tempêtes, ont été les plus meurtrières.

La Croix-Rouge estime que quelque 50 milliards de dollars seraient nécessaires chaque année pour subvenir aux besoins d’une cinquantaine de pays en voie de développement et leur permettre de faire face aux conséquence du réchauffement climatique. Beaucoup trop de pays hautement vulnérables au changement climatique sont laissés pour compte et ne reçoivent qu’une aide relativement modeste. Des pays comme la Somalie ne figurent pas parmi les vingt principaux récipiendaires par personne des financements au titre de l’adaptation aux changements climatiques.

Source : La Croix-Rouge, les médias français.

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The Red Cross has just sent an alert message relayed by many media. The humanitarian aid association explains, with supporting evidence, that global warming is a disaster « on a larger scale » than the health crisis caused by the coronavirus.

The Red Cross says that the new vaccines will probably help protect us from the pandemic. However, there does not exist any such protection against the effects of global warming. The only way to end it is to tackle its causes.

Climate change does not wait for Covid-19 to be brought under control to continue taking lives. The proliferation of natural disasters should alert us; yet nothing is done. According to the Geneva-based organization, more than 100 disasters occurred between March – the start of the pandemic – and September, and more than 50 million people were affected. In terms of human lives, climate change will have a much greater impact in the medium and long term. Covid-19 has killed at least 1.3 million people since the end of 2019, but the new vaccines should prevent the disease from spreading in the coming months. Nothing like this exists to guard against the effects of global warming. According to the president of the Red Cross, it will take much longer action and investment to truly protect human life on this Earth.

As I have pointed out on several occasions, the frequency and intensity of weather phenomena is increasing dramatically, with more category 4 or 5 hurricanes, more heat waves breaking temperature records and more heavy rains, even in France as evidenced by the intense episodes of the Cevennes and the disaster that struck the Vésubie valley. In 2019 alone, there were 308 disasters triggered by natural hazards; they claimed some 24,400 victims worldwide. 77% were climatic or meteorological disasters. The number of climatic and meteorological disasters has increased since the 1960s, and has increased by almost 35% since the 1990s. These are strong figures, but they do not seem to move the governments. However, the proportion of disasters attributable to extreme climatic and meteorological events also increased markedly during this period. going from 76% in the 2000s to 83% in the 2010s.

Other figures confirm the gravity of the situation. Disasters caused by extreme weather and climate events have killed more than 410,000 people over the past decade, the vast majority in low-income countries. Heat waves, followed by storms, were the deadliest.

The Red Cross estimates that some 50 billion dollars would be needed each year to meet the needs of some 50 developing countries and enable them to cope with the consequences of global warming. Far too many countries highly vulnerable to climate change are left behind and receive relatively little aid. Countries like Somalia are not among the top 20 per capita recipients of climate change adaptation funding.

Source: La Croix-Rouge, French media.

L’ouragan Iota à l’approche de l’Amérique Centrale le 17 novembre 2020 (Source: NASA)