L’effondrement des Alpes (suite) // The collapse of the Alps (continued)

Concentrations de CO2 : 426,51 ppm (16 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

Un nouvel effondrement est susceptible de se produire prochainement dans les Alpes. En juin 2026, environ 2 000 mètres cubes de roche se sont détachés du Hochvogel (2592 m), dans les Alpes de l’Allgäu, à la frontière entre l’Allemagne et l’Autriche, et un autre effondrement majeur est peut-être imminent. Jusqu’à 400 000 mètres cubes de roche pourraient dévaler le flanc de la montagne.

Le sommet lui-même menace de se disloquer car une fissure est présente depuis le 19ème siècle et elle ne cesse de s’élargir. Les relevés indiquent qu’elle avait autrefois la largeur d’une épaule et qu’aujourd’hui elle mesure plusieurs mètres de large.

Crédit photo: presse régionale

Les scientifiques surveillent cette zone depuis douze ans, d’abord par des observations sur le terrain et, depuis 2018, grâce à des capteurs et des instruments de mesure installés en permanence sur la montagne. Un drone équipé d’un scanner laser a également été utilisé sur place.
Au printemps 2026, les instruments de mesure ont enregistré des vitesses de déplacement atteignant cinq millimètres par semaine. À l’échelle géologique, c’est une vitesse extrêmement élevée ; en temps normal, les Alpes se déplacent en moyenne d’environ 1,8 millimètre par an. Les données fournies par le système d’alerte précoce incitent désormais les chercheurs à tirer la sonnette d’alarme.
L’accès au sommet est interdit aux alpinistes venant du côté autrichien depuis un certain temps, mais l’ascension depuis l’Allemagne reste possible.
Début octobre, une équipe de géologues de l’Université technique de Munich (TUM) a de nouveau gravi le sommet pour inspecter le terrain et contrôler les instruments de mesure. Ils ont équipé les zones dangereuses de systèmes d’alerte précoce performants afin de pouvoir interpréter correctement les signes avant-coureurs émis par la montagne. Plus de 30 capteurs sont désormais installés sur le Hochvogel ; ils surveillent l’ensemble du sommet avec une précision millimétrique et documentent les moindres mouvements.

En 2024, la TUM a expliqué que la fissure principale mesurait jusqu’à six mètres de large, environ 35 mètres de long et près de 60 mètres de profondeur. Une nouvelle fissure située sur l’arête sud-ouest est désormais considérée comme un point de faiblesse majeur, où sont enregistrés les mouvements les plus importants.
Dans les prochaines années, des systèmes tels que celui installé par la TUM joueront un rôle essentiel en haute montagne, car la situation est appelée à évoluer de manière spectaculaire, dépassant tout ce que les scientifiques ont connu jusqu’ici.
Les chercheurs reçoivent systématiquement les données transmises par les instruments plusieurs fois par heure directement dans leurs bureaux. Ils espèrent que cette technologie permettra de maintenir l’accessibilité des Alpes tout en donnant aux autorités la possibilité de fermer les zones dangereuses avant qu’une catastrophe ne survienne.
Les chercheurs estiment que la montagne a probablement atteint un seuil critique et que 250 000 à 400 000 mètres cubes de roche peuvent se détacher à tout moment. Ils pensent que les conditions météorologiques extrêmes sont en partie responsables de l’accélération des mouvements du massif. Dans le cas du Hochvogel, l’influence des fortes précipitations, des orages et de la fonte des neiges est manifeste. Or, ces épisodes orageux se font de plus en plus fréquents et intenses sous l’effet du réchauffement climatique, ce qui peut influer sur la fréquence et la rapidité de tels effondrements.
Source : Euronews / Yahoo News.

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It looks as if another huge collapse might happen in the Alps in the short term. Around 2,000 cubic metres of rock broke away from the Hochvogel mountain in the Allgäu Alps in June 2026 and another major collapse could be imminent, potentially sending up to 400,000 cubic metres crashing down the mountainside.The site is the Hochvogel which sits on the border between Germany and the Austrian region of Tyrol. It is part of the Allgäu High Alps and stands at 2,592 metres high.

The summit itself is at risk of breaking apart, with a fissure that has existed since the 19th century steadily widening. Records suggest the crack was once about shoulder-width, but the gap is now several metres across.

Scientists have been monitoring the hotspot for twelve years, initially on field trips and, since 2018, with permanently installed sensors and measuring equipment. A drone with a laser scanner has also been deployed to the area.

In spring, measuring instruments recorded movement rates of up to five millimetres per week. In geological terms, that is extremely fast; normally the Alps shift by an average of around 1.8 millimetres per year. Readings from the early-warning system are now prompting the researchers to raise the alarm.

The mountain has been closed to climbers approaching from the Austrian side for some time, but the ascent from Germany remains open.

At the beginning of October, a team of geologists from the Technical University of Munich (TUM) climbed the peak once again to inspect the terrain and measuring instruments. They equipped areas that are dangerous with intensive early-warning systems and thus be able to read properly the warning signs given by the mountain. There are now more than 30 sensors on the Hochvogel, measuring the entire summit to millimetre precision and documenting movements.

In 2024, TUM described the main fissure as up to six metres wide, around 35 metres long, and about 60 metres deep. A new crack on the south-west ridge is now regarded as a key weak point where the highest rates of movement are recorded.

Systems like the one installed by TUM will be vitally important in high mountain areas, because things are going to change dramatically, beyond anything scientists know from experience.

The researchers receive the data from the instruments systematically, several times an hour, in their offices. They hope the technology will help keep the Alps accessible while allowing authorities to close off danger areas before disaster strikes.

Researchers believe the mountain could be reaching a critical point and that between 250,000 and 400,000 cubic metres of debris could break away and crash down the mountainside. They believe extreme weather could be partly behind increasing movements on the mountain. On the Hochvogel, there is a clear influence from intense rainfall, thunderstorms and snowmelt. And these thunderstorm events are currently becoming more frequent and more intense as a result of global warming, and that can of affect how quickly and how often such rockfalls occur

Source : Euronews,  Yahoo News.

L’Inde s’inquiète pour ses glaciers // India is concerned about its glaciers

Concentrations de CO2 : 424,81 ppm (14 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Suite aux inondations dévastatrices survenues au Népal et au Tibet, l’Inde s’inquiète pour ses glaciers. Selon un nouveau rapport, l’Himalaya approche d’un seuil critique : les glaciers fondent de plus en plus vite et les lacs glaciaires deviennent de plus en plus instables. La menace est d’autant plus grande que leur surveillance présente de sérieuses lacunes. Le rapport a été publié par le cabinet de conseil Systemiq, en collaboration avec l’Integrated Mountain Initiative (IMI) et avec l’apport technique du Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD) et de l’Institut national GB Pant pour l’environnement himalayen.
Les glaciers de l’Himalaya perdent actuellement de la masse 65 % plus vite qu’il y a dix ans. Pourtant, sur les quelque 40 000 glaciers que compte la région Himalaya-Karakoram, seule une vingtaine fait l’objet d’une surveillance digne de ce nom. C’est largement insuffisant.

Source : Times of India

En reculant, les glaciers laissent place à des lacs retenus par des moraines instables composées de roches et de glace. À côté de cela, le réchauffement climatique déstabilise le pergélisol et les versants de haute montagne, ce qui augmente le risque de catastrophes en cascade, comme cela s’est produit au Népal.
Le rapport souligne que si l’Himalaya couvre environ 18 % du territoire indien, la région concentre près de 35 % des catastrophes naturelles. La chaîne a déjà connu des exemples de ce qui peut arriver lorsque des lacs glaciaires rompent leurs barrages naturels. En 2023, une inondation soudaine provoquée par la rupture d’un lac glaciaire au Sikkim a fait au moins 70 morts et causé d’importants dégâts aux routes, aux ponts et aux infrastructures hydroélectriques. En 2021, une catastrophe semblable dans l’Uttarakhand a coûté la vie à plus de 200 personnes, après qu’une crue dévastatrice a engloutir les vallées de la Rishiganga et de la Dhauliganga.

Crue glaciaire dans l’Uttarakhand (Source : Observer Research Foundation)

Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes, le danger ne se limite pas aux inondations spectaculaires. L’Himalaya constitue un vaste système hydrologique naturel qui alimente des fleuves dont dépendent des centaines de millions de personnes en Asie du Sud. Selon l’ICIMOD, le pic de débit des eaux devrait être atteint vers le milieu du siècle dans la plupart des bassins versants de la région Hindu Kush-Himalaya. Il s’agit du moment où le débit d’eau en provenance des glaciers atteindra son maximum avant de diminuer à mesure que les glaciers perdront de la masse.
La nouvelle étude estime que les ressources en eau de l’Himalaya soutiennent environ 20 % du PIB de l’Inde, en alimentant les secteurs du blé, du riz, du thé, de l’hydroélectricité et du tourisme de pèlerinage. Pourtant, les États situés dans les montagnes ne captent qu’environ 5 % de cette valeur. L’Himalaya est souvent considéré comme le « troisième pôle » ; toutefois, contrairement à l’Arctique ou à l’Antarctique, ce pôle montagneux domine des régions peuplées de centaines de millions d’habitants.
La nouvelle étude indique que l’Inde dispose des moyens nécessaires pour ralentir la fonte des glaciers. Un tiers de la fonte des glaciers himalayens est causé par le carbone noir issu en grande partie des briqueteries situées dans les plaines. Selon un phénomène bien connu, la suie qui se dépose sur la neige et la glace absorbe le rayonnement solaire et accélère la fonte de la glace. Contrairement aux émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de la planète, la pollution au carbone noir est un levier sur lequel l’Inde et ses voisins peuvent agir directement afin d’en réduire l’impact.

Obscurcissement de la surface glaciaire par la suie (Source: Mongabay)

Le rapport préconise dix mesures prioritaires, allant de la réduction des émissions de carbone noir et du renforcement de la surveillance des glaciers à l’amélioration des systèmes d’alerte précoce en cas de catastrophe et à la transformation du modèle de développement touristique en montagne. La région himalayenne indienne accueille environ 400 millions de touristes par an. Les auteurs du rapport affirment que l’objectif devrait évoluer : il ne s’agit plus de maximiser le nombre de visiteurs, mais de générer de la valeur qui soit conservée et réinvestie localement.
Source : BBC News.

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India worries , following the devastating floods in Nepal and Tivet. According to a new report, the Himalayas are approaching a dangerous threshold as glaciers melt faster and glacial lakes grow more unstable. The menace is all the greater as the mountains face a widening gap in monitoring. The report was released by global consultancy Systemiq,produced with the Integrated Mountain Initiative and with technical contributions from the International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD) and GB Pant National Institute of Himalayan Environment.

Himalayan glaciers are now losing mass 65% faster than they were a decade ago. Yet only about 21 of the estimated 40,000 glaciers across the Himalaya-Karakoram region are being monitored in detail and on a sustained basis. This is largely insufficient.

As glaciers retreat, they can leave behind expanding lakes held back by unstable moraines of rock and ice. At the same time, global warming is destabilising permafrost and high mountain slopes, increasing the possibility of cascading hazards, as happened in Nepal.

The report explains that some 18% of Indian land is Himalayan, yet the region accounts for about 35% of disasters. The Himalayas have already seen devastating examples of what can happen when glacial lakes burst their natural dams. In 2023, a glacial lake outburst flood in Sikkim killed at least 70 people and caused widespread damage to roads, bridges and hydropower projects. In 2021, a similar disaster in Uttarakhand killed more than 200 people after a massive flood swept through the Rishiganga and Dhauliganga valleys.

As I explained in previous posts, the danger is not confined to spectacular floods. The Himalayas are a vast natural water system feeding rivers that sustain hundreds of millions of people across South Asia. ICIMOD says « peak water » is expected around mid-century in most Hindu Kush Himalayan river basins. This is the point at which glacier runoff reaches its maximum before declining as glaciers lose mass.

The new research estimates that Himalayan water underpins roughly 20% of India’s GDP, sustaining wheat, rice, tea, hydropower and pilgrimage economies. Yet the mountain states capture only about 5% of that value. The Himalayas are often considered as the Third Pole, but unlike the Arctic or Antarctic, this pole has hundreds of millions of people living beneath it.

The new research explains that India has the means to reduce glacier melting. It estimates that roughly a third of Himalayan glacier melt is driven by black carbon, much of it originating from brick kilns in the plains. In a weel-known process, soot deposited on snow and ice absorbs more sunlight and accelerates melting. Unlike global greenhouse-gas emissions, black-carbon pollution is a lever that India and its neighbours can act on directly.

The report proposes 10 priority transitions, ranging from reducing black-carbon emissions and expanding glacier monitoring to improving disaster early-warning systems and changing the way tourism is developed in the mountains. The Indian Himalayan region receives roughly 400 million tourist visits a year. The authors of the report argue that the objective should shift from maximising visitor numbers towards generating value that is retained and reinvested locally.

Source : BBC News.

Un espoir pour les volcanologues auvergnats // Some hope for volcanologists in Auvergne (France)

Voici une bonne nouvelle pour les volcanologues auvergnats qui attendent désespérément le réveil de leurs chers et vieux volcans volcans.
Une nouvelle étude publiée dans Science Advances explique que les volcans « éteints », qui n’ont pas connu d’éruption depuis des dizaines de milliers d’années, ne sont peut-être pas inactifs. Il se pourrait bien qu’ils accumulent silencieusement d’immenses réserves de magma qui alimenteront de futures éruptions.
Cette découverte est le fruit du travail d’une équipe de volcanologues de l’ETH Zurich (Suisse), qui a cartographié l’histoire géologique du volcan Méthana, près d’Athènes (Grèce), sur une période de 700 000 ans. Le Méthana est le volcan le plus occidental de l’arc volcanique de la mer Égée méridionale, une région de points chauds volcaniques générée par la tectonique des plaques et qui traverse les îles grecques. Cet arc comprend également le volcan Théra, qui aurait dévasté la civilisation minoenne de Santorin il y a environ 3 600 ans.

 Vue du dôme du volcan Methana (Crédit photo: Smithsonian Institution)

Les auteurs de l’étude ont découvert une prolifération de minuscules cristaux de zircon correspondant à la plus longue période de dormance du Méthana, qui a duré plus de 100 000 ans. Cette découverte indique que d’importantes quantités de magma sont toujours en formation.

L’existence d’une telle période dormance, qui n’en est pas vraiment une, est problématique car aujourd’hui les prévisions de risques volcaniques reposent sur l’hypothèse que certains volcans peuvent être considérés comme ‘éteints’ après environ 10 000 ans d’inactivité. C’est le cas de l’Auvergne (France) ou des volcans de la Garrotxa (Espagne).
Pour réévaluer la relation entre l’activité éruptive et l’accumulation de magma, les chercheurs ont analysé des échantillons de roche provenant de 31 sites répartis sur le volcan, tous associés aux anciennes éruptions du Méthana. Ils ont conclu que les volcans peuvent « respirer » sous terre pendant des millénaires sans que le magma atteigne jamais la surface.
Le Méthana a lui-même généré plus de 31 éruptions, dont trois explosives, au cours des centaines de milliers d’années écoulées. Bien que sa chronologie soit encore mal connue, la plus récente éruption remonte à environ 2 250 ans et a été consignée par l’historien grec Strabon.
Pour remonter plus loin dans le temps géologique, les chercheurs ont analysé des cristaux provenant d’échantillons de roche du Methana et calculé leur âge grâce à la vitesse de désintégration radioactive d’éléments tels que l’uranium. Les minuscules cristaux de zircon sont particulièrement instructifs. Formés dans des environnements magmatiques, les zircons agissent comme des capsules temporelles naturelles, révélant leur lieu et leur date de formation et préservant ainsi l’histoire de la Terre depuis plus de 4 milliards d’années.
La reconstitution de l’histoire du Methana a révélé que des volcans endormis peuvent être silencieusement actifs. En effet, le pic de formation des zircons du Methana s’est produit durant une période de calme exceptionnellement longue, qui a duré d’environ 280 000 à 170 000 ans. Il faut remarquer que ce pic est survenu en l’absence de tout signe d’activité volcanique en surface.
Ce paradoxe s’explique par les forces géologiques qui ont façonné les racines du Methana. Sous le volcan, une plaque tectonique glisse sous une autre dans un processus de subduction. Ce glissement transporte avec lui d’importantes quantités de sédiments marins et d’eau vers l’intérieur de la Terre. Cette eau hydrate le manteau, stimulant fortement la production de magma. Cependant, la saturation en eau déclenche également la cristallisation du magma, le rendant plus épais et moins mobile. Ce magma plus épais remonte plus lentement, stagne à des profondeurs plus importantes, ce qui entraîne une diminution du nombre d’éruptions.

Cette nouvelle étude apporte des preuves inédites que la période de dormance prolongée d’un volcan ne garantit pas l’absence de risque éruptif. Cette découverte pourrait inciter les autorités compétentes à réévaluer le statut des volcans classés comme « éteints ». D’après ses auteurs, la surveillance des émissions de gaz, des déformations du sol, des séismes volcano-tectoniques et des anomalies gravimétriques pourrait permettre aux autorités de déterminer quels volcans, longtemps endormis, se réveillent discrètement.
Source : Science Alert, Science Advances.

Vous trouverez l’étude dans son intégralité en cliquant sur ce lien:
https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aec9565

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Here is good news for volcanologists in the French Auvergne who are desperately waiting for an eruption of their dear old volcanoes.

A new research published in Science Advances explains that ‘extinct’ volcanoes that haven’t erupted for tens of thousands of years may not actually be inactive, but silently accumulating huge reservoirs of magma to fuel future eruptions.

The piece of news comes from a team of volcanologists at ETH Zurich (Switzerland) who mapped the geological history of the Methana volcano near Athens (Greece) across 700,000 years.Methana is the westernmost component of the South Aegean Volcanic Arc, a region of volcanic hotspots generated by plate tectonics that cuts across the Greek islands. This arc also includes the Thera volcano, thought to have devastated the Minoan civilization on Santorini around 3,600 years ago.

The authors of the study discovered a « bloom » of tiny zircon crystals coinciding with Methana’s longest dormant period, which lasted more than 100,000 years. The discovery indicates that massive amounts of magma are still brewing. Such a deceptively long, false dormancy is problematic because volcanic hazard forecasts are based on the assumption that some volcanoes may become extinct after approximately 10,000 years of inactivity, as in the French Auvergne or in the Spanish Garrotxa province. .

To reassess the relationship between eruptive activity and magma accumulation, the researchers analyzed rock samples from 31 locations across the volcano, all associated with Methana’s ancient eruptions. They concluded that volcanoes can ‘breathe’ underground for millennia without ever breaking the surface.

The still-active Methana itself has generated more than 31 eruptions, including three explosive events, over the past hundreds of thousands of years. Although its chronology is poorly understood, the youngest eruption was witnessed circa 2,250 years ago and recorded by the Greek historian Strabo.

To delve further back into geological time, the researchers analyzed crystals from the Methana rock samples and calculated their ages using the radioactive decay rates of elements such as uranium.

Tiny zircon crystals are especially informative. Zircons form in magmatic environments and act as natural time capsules, revealing when and where they were born, and preserving Earth’s history for more than 4 billion years.

The reconstruction of Methana’s history revealed that snoozing volcanoes may be silently awake. In fact, the peak of Methana’s zircon formation occurred during an exceptionally lengthy quiet spell lasting from around 280,000 to 170,000 years ago. Curiously, this peak occurred despite no volcanic life-signs at the surface.

This paradox is due to the geological forces that shaped Methana’s roots. Beneath the volcano, one tectonic plate is sliding beneath another, in a subduction process.The sliding plate carries substantial amounts of sea-floor sediments and water into the Earth’s interior. That water hydrates the mantle, supercharging magma production. But water saturation also triggers crystallization within the magma, making it thicker and more immobile. This thickened magma slows itself down as it ascends, meaning those billowing magma supplies stall at lower depths and lead to fewer eruptions.

This news study provides new evidence that extended dormancy may not indicate safety, which could prompt hazard authorities to reassess volcanoes classed as ‘extinct’. According to its authors, by monitoring gas emissions, ground deformation, volcano-tectonic earthquakes, and gravity anomalies, authorities may be able to determine which long-slumbering volcanoes are quietly reawakening

Source : Science Alert, Science Advances

You can find the full study by clicking on this link:

https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aec9565

Un volcan s’agite en Iran // Unrest at a volcano in Iran

Un volcan du sud de l’Iran, le Taftan – dont le nom signifie « l’endroit de la chaleur ») – que l’on croyait éteint depuis environ 710 000 ans, a montré de nouveaux signes d’activité.

Crédit photo: Wikipedia

Des recherches effectuées par le Conseil national espagnol de la recherche (IPNA-CSIC), publiées le 7 octobre 2025 dans la revue Geophysical Research Letters, expliquent qu’une zone proche du sommet du volcan Taftan s’est soulevée de 9 centimètres en 10 mois, entre juillet 2023 et mai 2024. Cette élévation ne s’est pas inversée, ce qui laisse supposer une accumulation de pression des gaz sous la surface du volcan.

Déformation a) du flanc est du Taftan, b) de son sommet, c) de son flanc ouest (Source: Geophysical Research Letters

L’étude révèle la nécessité d’une surveillance plus étroite du Taftan, qui n’était jusqu’alors pas considéré comme présentant un risque pour les populations. Les volcans sont considérés comme éteints s’ils n’ont pas connu d’éruption pendant l’Holocène, qui a débuté il y a 11 700 ans. Compte tenu de son activité récente, le Taftan pourrait être qualifié de volcan« en sommeil ». Il devra montrer une réelle activité à l’avenir, soit violente, soit plus discrète, pour être considéré comme ‘actif’.. Les auteurs de l’étude affirment qu’il n’y a aucune raison de craindre une éruption imminente, mais que le volcan devra être surveillé plus attentivement.
La Smithsonian Institution nous explique que le Taftan est un stratovolcan de 3 940 mètres d’altitude situé dans le sud-est de l’Iran, au cœur d’un ensemble de montagnes et de volcans formé par la subduction de la plaque océanique arabique sous le continent eurasien. Aujourd’hui, le volcan abrite un système hydrothermal actif avec des bouches émettant du H₂S, mais aucune éruption n’a été signalée dans l’histoire de l’humanité.
C’est en 2023 que des personnes ont commencé à signaler des émissions gazeuses du volcan sur les réseaux sociaux. Ces émissions nauséabondes étaient perceptibles depuis la ville de Khash, à environ 50 kilomètres de là. Les images satellite de la mission Sentinel-1 de l’Agence spatiale européenne permettent de visualiser la surface de la Terre 24 heures sur 24. Ces images sont précieuses pour obtenir des informations sur le Taftan qui est isolé et ne dispose pas de système de surveillance GPS comme on en trouve sur des volcans comme le mont Saint Helens. La zone est également dangereuse en raison de l’activité des groupes insurgés et des conflits frontaliers entre l’Iran et le Pakistan.
Source : Live Science.

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A volcano in southern Iran thought to have been extinct for some 710,000 years has shown renewed signs of activity.

New research by the Spanish National Research Council (IPNA-CSIC), published on October 7th, 2025 in the journal Geophysical Research Letters explains that an area of ground near the Taftan volcano’s summit rose 9 centimeters over 10 months between July 2023 and May 2024. The uplift has not yet receded, suggesting a buildup of gas pressure below the volcano’s surface.

The study reveals the need for closer monitoring of the volcano, which hasn’t been considered a risk to people before. Volcanoes are considered extinct if they haven’t erupted in the Holocone era, which started 11,700 years ago. Given its recent activity, Taftan might be more accurately described as ‘dormant’. It will have to show some real activity in the future, either violently or more quietly, to prove it is getting active again. The authors of the study say that there is no reason to fear an imminent eruption, but the volcano should be more closely monitored.

The Smithsonian Institution informs us that theTaftan volcano is a 3,940 meters stratovolcano in southeastern Iran, situated among a group of mountains and volcanoes that was formed by the subduction of the Arabian ocean crust under the Eurasian continent. Today, the volcano hosts an active hydrothermal system and smelly H2S-emitting vents, but it is not known to have erupted in human history.

It was in 2023 that people started reporting gaseous emissions from the volcano on social media. The emissions could be smelled from the city of Khash about 50 kilometers away. The satellite imagery from the European Space Agency’s Sentinel-1 mission allows to have round-the-clock imagery of Earth’s surface. This is precious to get information about Taftan which is remote and does not have a GPS monitoring system such as those found on volcanoes like Mount St. Helens; The area is also dangerous due to the activity of insurgent groups and border conflicts between Iran and Pakistan.

Source : Live Science.