Mauna Loa (Hawaii): Baisse du niveau d’alerte // The alert level has been lowered

Les réseaux de surveillance sismique et inclinométrique du Mauna Loa enregistrent des niveaux de sismicité et déformation du sol proches de la normale depuis au moins six mois. Ces observations indiquent que le volcan ne montre plus un niveau d’activité élevé. En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique à Normal et l’alerte aérienne à le couleur Verte.
De 2014 à 2017, les stations sismiques du Mauna Loa avaient enregistré une série de séismes peu profonds et de faible magnitude sous le sommet, la zone supérieure du Rift Sud-Ouest et sous le flanc ouest du volcan. Pendant cette même période, le HVO avait également enregistré des déformations du sol correspondant à une arrivée de magma dans la chambre superficielle du volcan. En conséquence, le niveau d’alerte avait été élevé à Vigilance et la couleur de l’alerte aérienne était passée au Jaune en septembre 2015.
Source: HVO.

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The seismic and deformation monitoring networks on Mauna Loa have been recording near background levels of seismicity and ground motion for at least the last six months. These observations indicate that the volcano is no longer at an elevated level of activity. Accordingly, HVO has lowered the alert level to Normal and the aviation colour code to Green.
From 2014 through much of 2017, the seismic stations on Mauna Loa had recorded elevated rates of shallow, small-magnitude earthquakes beneath the summit, the upper Southwest Rift Zone, and the west flank of the volcano. During that same time period, HVO measured ground deformation consistent with input of magma into the volcano’s shallow magma storage system. As a consequence, the alert level had been raised to Advisory and the aviation colour code to Yellow in September 2015.

Source: HVO.

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

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Telica (Nicaragua)

Selon l’INETER, une explosion d’intensité moyenne s’est produite sur le Telica dans la matinée du 21 juin 2018. Le volcan a élis un panache de gaz et de cendre jusqu’à 500 mètres au-dessus du cratère. Les matériaux éjectés par l’éruption ont arrosé les abords du cratère et des retombées de cendre ont été observées dans les localités voisines. Le volcan laisse maintenant échapper des panaches de gaz qui ne représentent pas un danger pour la population. L’INETER indique toutefois que de nouvelles explosions sont probables.
La dernière activité éruptive du Telica a débuté le 23 septembre 2015 et s’est terminée le 11 mai 2016. On lui a attribué un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 2.
Source: INETER, The Watchers.

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According to INETER, a moderate explosion occurred at Telica in the morning of June 21st, 2018. The volcano ejected a plume of gas and ash up to 500 metres above the crater. The erupted material fell near the crater and ashfall was observed in nearby communities. The volcano is now emitting gases, but they do not represent a danger for the population. INETER indicates that more explosions are likely.

Telica’s last eruptive activity started on September 23rd, 2015, and ended on May 11th, 2016. It was given a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 2.

Source: INETER, The Watchers.

Séquence éruptive sur le Telica (Crédit photo: INETER)

Fuego (Guatemala): Explosions et lahars

L’INSIVUMEH et la CONRED indiquent qu’au cours des derniers jours, de puissants lahars à haute température continuaient à dévaler les flancs du Fuego, accompagnés d’une forte odeur de soufre. Ils étaient générés par les fortes pluies qui ont remobilisé les dépôts de coulées pyroclastiques du 3 juin. Les lahars ont emprunté les ravines Cenizas, Las Lajas, Mineral, Santa Teresa, El Gobernador et Taniluyá. Ils mesuraient entre 20 et 45 mètres de large, jusqu’à 3 mètres d’épaisseur et charriaient souvent des blocs jusqu’à 3 mètres de diamètre, des troncs d’arbres et des branches. Le 14 juin, les lahars ont perturbé les communications dans plusieurs communautés, nécessitant l’assistance de l’armée.
En ce qui concerne l’activité volcanique entre le 16 et le 19 juin, jusqu’à sept explosions par heure produisaient des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 1,2 km au-dessus du cratère. Des explosions ont été entendues jusqu’à 10 km de distance. Des avalanches de matériaux sont descendues dans les ravines Santa Teresa, Las Lajas et Cenizas, produisant des panaches de cendre et des retombées dans plusieurs localités. Selon la CONRED, en date du 19 juin, le nombre de personnes tuées par les coulées pyroclastiques du 3 juin était de 110 ; 197 autres sont portées disparues. En outre, 12 823 personnes ont été évacuées.
Source: INSIVUMEH, CONRED.

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INSIVUMEH and CONRED report that in the past few days strong lahars were often hot, steaming, and had a sulphur odour. They were generated from heavy rains and the recent accumulation of pyroclastic-flow deposits from the 3 June events. Lahars descended the Cenizas, Las Lajas, Mineral, Santa Teresa, El Gobernador, and Taniluyá drainages. They were 20-45 metres wide, as deep as 3 metres, and often carried blocks up to 3 metres in diameter, tree trunks, and branches. On 14 June lahars disrupted communication in several communities, requiring assistance from the Army.

As far as volcanic activity is concerned, between june 16th and 19th, as many as seven explosions per hour produced ash plumes that rose as high as 1.2 km above the crater. Some explosions were heard as far as 10 km away. Avalanches of material descended the Santa Teresa, Las Lajas, and Cenizas drainages, producing ash plumes, and ashfall in several municipalities. According to CONRED, as of 19 June, the number of people confirmed to have died due to the 3 June pyroclastic flows remained at 110, and 197 more were missing. In addition, 12,823 people had been evacuated.

Source: INSIVUMEH, CONRED.

Crédit photo: INSIVUMEH

Lacanau (Gironde) sous la menace de l’Océan Atlantique

Il y a quelques jours, je me trouvais à Lacanau, superbe station balnéaire du littoral aquitain, bien connue des surfeurs. Le problème, c’est que la ville est sous la menace des vagues qui, au cours des tempêtes et des grandes marées viennent saper le littoral et le font reculer dangereusement. Lacanau est l’exemple parfait de la conséquence de la hausse des océans sous l’effet du réchauffement climatique. Beaucoup de scientifiques affirment que la ville est en sursis et recommandent sa relocalisation, au moins partielle, vers l’intérieur des terres.

Quand on se promène sur la magnifique plage de la station et que l’on regarde vers l’intérieur des terres, on comprend vite l’ampleur du problème (voir photos ci-dessous). Les enrochements installés le long de la promenade de bord de mer ne sont qu’une solution provisoire et il est fort à parier que les structures construites juste au-dessus ne tiendront pas le coup pendant des décennies.

En réalité, Lacanau n’est qu’un exemple car c’est tout le littoral aquitain qui est menacé par la montée des eaux. Les dunes érigées artificiellement s’érodent petit à petit, inexorablement grignotées par les vagues et ravinée par les tempêtes. Les médias montrent régulièrement l’immeuble Le Signal, à Soulac-sur-Mer qui est un symbole de cette lutte perdue d’avance de la terre contre la mer. Edifié  en 1967 à 200 mètres du trait de côte, autrement dit la limite que les eaux pouvaient atteindre, l’immeuble a été évacué en 2014. Aujourd’hui, il n’est plus qu’à 9 mètres de la mer. Malheureusement, ce n’est pas le seul endroit. A une dizaine de kilomètres de Soulac, il existe des falaises où les racines des arbres ont lâché prise et les arbres sont tombés dans la mer.

Pour faire face à l’érosion à Lacanau, les pouvoirs publics ont engagé une réflexion sur la relocalisation de 1200  logements et commerces vers l’intérieur des terres. Certaines études ont déjà apporté un commencement de réponse peu optimiste aux questions que se posent les autorités locales et les propriétaires des habitations menacées. Selon un rapport de l’Observatoire de la Côte aquitaine (OCA) réalisé en décembre 2016, l’océan avancerait sur le continent de 2,5 mètres par an en Gironde, et de 1,70 mètre dans les Landes […] En cas de grosse tempête, le recul serait de l’ordre de 20 mètres d’un seul coup ».

Un peu plus au sud, dans le secteur d’Hossegor (Landes), le propriétaire d’un hôtel s’inquiète de voir la mer envahir la terrasse devant son hôtel pendant les tempêtes et les marées de fort coefficient. Il m’a montré un blockhaus qui est arrivé dans la mer alors qu’il y a quelques années il se trouvait encore sur la terre ferme. Ce blockhaus appartient à une longue série ayant subi le même sort sur la côte atlantique.

Selon le rapport de l’OCA, « à l’horizon 2025, la superficie du littoral exposé à l’aléa d’érosion sur la côte sableuse s’élève à 10,9 km², soit près de 991 terrains de football. En 2050, 20,6 km² de littoral sableux seraient concernés, soit l’équivalent de 1873 terrains de football. »

Combien de temps tiendra la digue longue d’un kilomètre qui protège encore Lacanau? C’est la question que se posent les habitants de la ville et d’autres communes du littoral français.

Source : France 3, BFMTV et presse locale.

Photos: C. Grandpey