Eruption du Kilauea (Hawaii): Situation stable

23 heures (heure française): L’éruption se poursuit sans changements majeurs. Les fontaines de lave de la Fracture n° 8 atteignent encore une hauteur d’une soixantaine de mètres à l’intérieur du cône qui s’est formé et qui présente maintenant une hauteur d’environ 48 mètres à son point culminant. La lave de Fracture n° 8 continue de suivre un chenal bien établi qui la conduit à l’océan à Kapoho, avec de rares débordements de part et d’autre du chenal. L’entrée dans l’océan reste assez large avec une entrée principale et plusieurs entrées secondaires.
A 03h19 (heure locale) le 14 juin, une nouvelle petite explosion s’est produite au sommet du Kilauea, avec un panache qui a atteint 1800 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cet événement et de nombreuses autres secousses moins fortes ont été ressentis à Volcano et auront sans aucun doute affaibli encore davantage les structures à l’intérieur du Parc National. L’affaissement de la lèvre et des parois de l’Halema`uma`u continue en relation avec la déflation continue du sommet.
Source: HVO.

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11 p.m. (French time): The eruption continues with no major changes. Fissure 8 lava fountains are reaching heights of 60 metres from within the growing cone which is now about 48 metres at its highest point. Lava from Fissure 8 continues to flow through the well-established channel to the ocean at Kapoho, with rare, small overflows of the channel levees. The ocean entry remains fairly broad with one main entry and several minor ones.
At 3:19 a.m. (local time) on June 14th, another small explosion occurred at Kilauea’s summit, producing a plume which rose to 1,800 metres above sea level. This event and many of its precursory earthquakes were felt widely in the Volcano area and will no doubt weaken even more the structures within the National Park.. Inward slumping of the rim and walls of Halema`uma`u continues in response to ongoing subsidence at the summit.
Source: HVO.

Source: USGS

Bárðarbunga (Islande / Iceland)

Un essaim sismique a été enregistré dans la partie septentrionale du Bárðarbunga. Il a commencé avec un événement de M 4,1 à 13h14 le 14 juin 2018. D’autres secousses ont suivi et un événement de M 4,9 a par la suite été enregistré à 15h05. C’est le séisme le plus puissant enregistré sur le Bárðarbunga depuis la fin de l’éruption au début de l’année 2015. C’est aussi la même magnitude qu’un autre séisme enregistré le 30 janvier de cette année.  A noter que ces différents séismes ont des hypocentres relativement superficiels et ne semble pas indiquer une ascension du magma.

L’Iceland Met Office précise qu’il n’y a pas de signes qu’une éruption va se produire, mais la situation est contrôlée attentivement.

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An earthquake swarm has been registered in the northern part of Bárðarbunga. It began with an M 4.1 event at 13.14 on June 14th, 2018. Several quakes followed and then a larger one occurred at 15.05 with a magnitude of M 4.9. This is the largest earthquake measured in Bárðarbunga since the eruption stopped at Bárðarbunga in early 2015 and is the same magnitude as an earthquake that occurred on January 30th this year.

The Iceland Met Office however says that there are no signs of an eruption but is monitoring the area closely.

Source: Iceland Met Office

Sierra Negra (Iles Galapagos) [suite / continued]

Voici quelques informations supplémentaires fournies par l’Instituto Geofisico sur son site web le 8 juin 2018 sur la situation du volcan Sierra Negra dans les Iles Galapagos. Vous trouverez des graphiques illustrant les informations à cette adresse:

http://www.igepn.edu.ec/islas-galapagos-informes/gal-sierra-negra/gal-sn-especiales/gal-sn-e-2018/20867-informe-especial-sierra-negra-n-4/file

Comme je l’ai écrit dans une note précédente sur la Sierra Negra, le nombre et la magnitude des séismes augmentent régulièrement depuis la moitié de l’année 2016. Cette augmentation de la sismicité s’accompagne d’une déformation très significative de l’édifice volcanique qui laisse supposer qu’une nouvelle éruption est possible dans quelques semaines ou quelques mois.
La sismicité est principalement volcano-tectonique, liée à la fracturation interne des roches. Cependant, un nombre important d’événements reflète des mouvements de fluides à l’intérieur du volcan. Depuis janvier 2018, il y a eu 11 séismes de magnitude supérieure ou égale à M 4.0. Les événements se situent principalement sur les bords de la caldeira, à l’exception de la lèvre NE, source des éruptions de 1979 et 2005.
Une importante déformation a été détectée par la station GV04 au centre de la caldeira tandis que la station GV01, située sur le bord extérieur de la caldeira, montre moins de déformation. Les données globales indiquent que la déformation continue sous la caldeira à faible profondeur.
Source: Instituto Geofisico, The Watchers. .

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Here is some more information provided by the Instituto Geofisico on its website on June 8th, 2018 about the situation at Sierra Negra Volcano in the Galapagos Islands. You will find graphs illustrating the information at this address:

http://www.igepn.edu.ec/islas-galapagos-informes/gal-sierra-negra/gal-sn-especiales/gal-sn-e-2018/20867-informe-especial-sierra-negra-n-4/file

As I put it in a previous post about Sierra Negra, the number and magnitudes of earthquakes have been steadily increasing since mid-2016. This is happening together with very significant deformation suggesting a new eruption is possible in a matter of weeks or months.

Seismicity is mainly volcano-tectonic, related to internal rock fracturing. However, a significant number of events reflect fluid oscillations and movements inside the volcano. Since January 2018, there have been 11 earthquakes with magnitudes greater than or equal to M 4.0. The events are located mainly on the edges of the caldera, except its NE edge, the source of eruptions in 1979 and 2005.

Very large deformation has been detected at the GV04 station in the centre of the caldera while Station GV01, located on the outer edge of the caldera shows less deformation. The data suggest that deformation continues under the caldera at a shallow depth.

Source : Instituto Geofisico, The Watchers.

Evolution de la sismicité sur le Sierra Negra au cours des derniers mois

(Source: Instituto Geofisico)

Histoire de cristaux d’olivine à Hawaii // About olivine crystals in Hawaii

Alors que l’éruption du Kilauea se poursuit intensément, les habitants sont surpris de trouver de petits cristaux verts tombés du ciel pendant l’éruption. Ce sont en fait des cristaux d’olivine, un minéral très répandu dans la lave à Hawaii. En géologie, on parle aussi de péridotite, roche constituée principalement de cristaux d’olivine et de pyroxènes, alors que l’olivine est un minéral. Pendant une éruption, le volcan fait éclater les lambeaux de lave, ce qui permet de séparer les minéraux verts d’olivine du reste de la masse en fusion et de laisser tomber ces minuscules cristaux à l’aspect de pierres précieuses.
Plusieurs plages à Hawaii ont une couleur verdâtre, en raison de la forte concentration d’olivine. En fait, l’olivine est l’un des minéraux les plus répandus sous la surface de la Terre, mais il est assez difficile de le trouver séparé de la roche mère et encore plus difficile de le trouver avec une qualité de gemme.
L’olivine est si répandue que l’on estime que plus de 50% du manteau supérieur de la Terre est composé d’olivine ou de variantes du minéral. Les volcans d’Hawaï sont le produit d’un point chaud ou hotspot, ce qui signifie que la composition d’origine du manteau supérieur n’est pas modifiée de manière significative lorsqu’elle atteint la surface de la Terre.

La raison pour laquelle il y a une variété d’autres roches sur les continents est en grande partie due aux modifications subies par le magma au cours de son ascension sous chaque continent. Ce voyage à travers différentes couches de la croûte terrestre ajoute et élimine les éléments chimiques et des minéraux et modifie la composition originale du magma. Un géologue français avait l’habitude de dire qu’à Hawaï, on des laves « TGV » qui, comme les trains ultra rapides, arrivent directement à destination, en l’occurrence la surface de la Terre, sans s’arrêter dans les gares. A l’inverse,  dans d’autres régions du monde on a des magmas « omnibus » qui subissent des changements pendant leur ascension, comme les passagers des trains qui s’arrêtent dans différentes gares.

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While Kilauea Volcano is still fiercely erupting, residents are surprised to find little green gems that have fallen out of the sky during the eruption. They are actually olivine crystals, a common mineral found in Hawaii’s lava. In geology, it is called peridot. As the volcano erupts, it blasts apart molten lava, allowing for green olivine minerals to be separated from the rest of the melt and fall as tiny gemstones.

There are several places in Hawaii where the beaches have a green colour, due to a high concentration of olivine that has weathered out of the basalt. In fact, olivine is one of the most common minerals below Earth’s surface but it is quite hard to find it separated from the parent rock and even harder to find it of gem quality.

Olivine is so common that it is estimated that over 50 percent of the Earth’s upper mantle is composed of olivine or variations of the mineral. Hawaii’s volcanoes are the product of a hotspot, which means that the true composition of the upper mantle is not significantly altered when erupted on Hawaii’s surface as basalt.

The reason there is a variety of other rocks on continents is largely due to magma travelling through the varied geology that underlies each continent. This adds and removes chemicals/minerals and alters the original composition of the magma from basalt to a unique blend of minerals. A French geologist used to say that in Hawaii, you have “high speed train” minerals reaching the surface directly, with no stops at the stations, contrary to other regions of the world where they are “slow train” minerals, undergoing changes – like passengers in a train – in different stations.

Nodules de péridotite (Photo: C. Grandpey)

Green Sand Beach à Hawaii (Photo: C. Grandpey)

Eruption du Fuego (Guatemala): Un problème de communication? // A communication problem ?

Le bilan s’alourdit de jour en jour sur les pentes du Fuego. Dix jours après le début de l’éruption, près de 200 personnes sont toujours portées disparues et considérées comme mortes par leur famille. Au moins 110 cadavres sont en cours d’identification par l’Institut médico-légal. L’INSIVUMEH a mis en garde les équipes de secours sur la possibilité de nouveaux écoulements pyroclastiques et de lahars meurtriers car la cendre de l’éruption peut être remobilisée par les fortes pluies qui s’abattent sur la région. Une augmentation du débit de la rivière Panaleon a provoqué l’évacuation de 72 personnes à Santa Lucia Cotzumalguapa. Cela montre que les risques persistent, même si l’activité volcanique a diminué. L’INSIVUMEH fait remarquer qu’il a fallu deux semaines et demie pour que l’on assiste à un retour à la normale après la dernière éruption du Fuego.
Plus de 4 000 personnes demeurent dans des centres d’hébergement où l’aide a commencé à arriver, en même temps que des plaintes sur la façon dont elle est répartie. Les autorités guatémaltèques ont déjà lancé une enquête sur la gestion officielle à la crise. À Guatemala City, environ 1 000 personnes ont sifflé et brandi des torches et des banderoles pour protester contre la gestion officielle de la catastrophe.
Les autorités ont admis qu’un défaut de communication entre la CONRED (agence qui gère les catastrophes) et l’INSIVUMEH (institut volcanologique) a retardé les évacuations quand la coulée pyroclastique a dévalé les flancs du Fuego le 3 juin 2018, au cours de la plus violente éruption jamais observée en 40 ans. Aggravant encore la situation, la pluie et les nuages ​​n’ont pas permis d’observer les signes annonciateurs de la coulée pyroclastique. La mauvaise visibilité a également retardé les réactions des villageois face au danger imminent, tandis que la CONRED n’a pas réalisé l’ampleur de l’éruption. Les chefs des organismes gouvernementaux responsables ont par la suite admis que le niveau d’alerte entraînant des évacuations obligatoires n’avait pas été relevé assez rapidement. Cela signifie que les gens sont restés chez eux pendant des heures après le déclenchement de la coulée pyroclastique. Cette situation a entraîné un mouvement de protestations ; les agences gouvernementales ont été accusées de crime et d’irresponsabilité. Une enquête sera ouverte pour savoir si les protocoles adéquats ont été suivis dans la gestion de la catastrophe.
Lors d’une réunion très tendue au Congrès, le directeur de l’INSIVUMEH a accusé son homologue de la CONRED de ne pas avoir tenu compte des bulletins de l’Institut avertissant que le Fuego était en phase éruptive dangereuse. Le responsable de la CONRED a reconnu que l’ordre d’évacuation avait été donné tardivement, mais il a reproché aux volcanologues de ne pas avoir expliqué suffisamment clairement que la situation était dangereuse. Il a ajouté que les rapports de l’Institut ne donnaient pas assez de détails sur l’activité volcanique. Le premier bulletin de l’INSIVUMEH a mis en garde sur le risque de coulées pyroclastiques sur les pentes du Fuego le 3 juin au matin, environ huit heures avant que la CONRED mette en place de réelles mesures d’évacuation.
Source: médias d’information internationaux et locaux.

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S’agissant de l’activité volcanique proprement dite, les derniers bulletins de l’INSIVUMEH et la CONRED indiquent qu’entre le 6 et le 12 juin, les lahars forts étaient souvent encore chauds, fumants et avaient une odeur de soufre. Comme d’habitude pour ce genre de phénomène, ils étaient générés par de fortes pluies et l’accumulation récente de dépôts de coulées pyroclastiques du 3 juin. Le 6 juin, des lahars ont dévélé les ravines Santa Teresa, Mineral, Taniluyá et peut-être Honda, mettant un terme aux efforts de recherche et de aux opéras de secours. Les lahars avaient une largeur de 30 à 40 mètres, une épaisseur de 2 à 5 mètres, avec des blocs de 2 à 3 mètres de diamètre et des troncs d’arbres. Le 9 juin, les dépôts de lahars en cours de nettoyage sur les routes atteignaient 150°C. Le 10 juin, un puissant lahar a parcouru les ravines Seca, Mineral, Niagara, Taniluyá et Ceniza. Il mesurait 35 mètres de large, 3 mètres d’épaisseur et véhiculait des blocs jusqu’à 1 mètre de diamètre, des troncs d’arbres et des branches. D’autres lahars du même type ont été observés les 11 et 12 juin.
Entre le 6 et le 11 juin, jusqu’à 9 explosions de faible intensité ont été enregistrées chaque heure, avec des panaches de cendre atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Des avalanches de matériaux descendaient également les ravines Las Lajas et Santa Teresa. Certaines explosions faisaient vibrer les structures locales. Le 8 juin à 8 h 20, un écoulement pyroclastique est descendu dans les ravines Las Lajas et El Jute en générant un panache de cendre jusqu’à 6 km de hauteur. L’activité explosive a augmenté les 11 et 12 juin, avec de volumineux panaches de cendre s’élevant à 1,3 km.
Selon la CONRED, le 12 juin 2018, le nombre de personnes tuées par les coulées pyroclastiques était de 110 et 197 autres étaient portées disparues. En outre, 12 578 personnes avaient été évacuées.
Source: INSIVUMEH & CONRED

Voici une galerie de photos montrant les cendres dans un village après l’éruption.
https://www.yahoo.com/news/volcanos-wake-guatemalan-town-became-slideshow-wp-183213304.html

On trouve également des vidéos sur le web, dont celle-ci, réalisée de toute évidence avec un drone le 10 juin. On voit parfaitement les traces des dernières coulées pyroclastiques:

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The death toll is getting heavier day after day on the slopes of Fuego Volcano. Ten days after the start of the eruption nearly 200 people are reported missing and assumed to be dead by their families. At least 110 corpses are being identified by the Forensic Institute. INSIVUMEH has warned rescue teams against the possibility of new pyroclastic flows and deadly lahars as the ash of the eruption can be remobilised by the heavy rains in the region A rise in the Panaleon river caused by a new outflow led authorities to evacuate 72 people from the community of Santa Lucia Cotzumalguapa. This means that the risks are not over, even though volcanic activity has been decreasing. INSIVUMEH indicates that the last time Fuego erupted, it took two and a half weeks to return to normal.

More than 4,000 people remain in shelters where aid has begun arriving along with complaints about how it is being distributed. Guatemalan authorities have already launched an investigation into the official response to the crisis. In Guatemala City, about 1,000 people blew whistles and carried torches and banners in a protest against the official handling of the tragedy.

Authorities have admitted that a communication breakdown between CONRED and INSIVUMEH delayed evacuations as pyroclastic flows cascaded down the Fuego volcano on June 3rd, 2018, in its most violent eruption in four decades. Making the situation still worse, rain and clouds hid signs of the pyroclastic flow, hindering visual observation. The poor visibility delayed villagers’ own reactions to the impending danger, while disaster authorities failed to understand the magnitude of the eruption. The heads of the responsible government agencies have later admitted the alert level leading to mandatory evacuations was not raised quickly enough. This means people were left in their homes for hours after the dangerous flows began and has led to opposition calls for criminal charges and resignations. An investigation will be opened to know whether the right protocols were followed in the handling of the disaster.

In a tense meeting at Guatemala’s Congress, the head of INSIVUMEH accused his counterpart at disaster agency CONRED of failing to heed bulletins warning that Fuego was dangerously erupting. The chief of CONRED accepted the evacuation order was late, but blamed the volcanologists for not being explicit enough that the situation was dangerous.He d said the reports from the Institute did not include enough details of the volcanic activity, and which communities it would affect. The first bulletin from the volcanologists warned of pyroclastic flows descending from Fuego on June 3rd in the morning, some eight hours before the disaster agency seriously stepped up evacuation efforts.

Source : International and local news media.

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As far as volcanic activity is concerned, INSIVUMEH and CONRED indicate that between June 6th and 12th strong lahars were often hot, steaming, and had a sulphur odour. As usual for this kind of phenomenon, they were generated from heavy rains and the recent accumulation of pyroclastic-flow deposits from the 3 June events. On June 6th, lahars descended the Santa Teresa, Mineral, Taniluyá and possibly the Honda drainage, halting search-and-rescue efforts. The lahars were 30-40 metres wide, 2-5 metres deep, carried blocks 2-3 metres in diameter and tree trunks. On June 9th, deposits on roads were being cleaned and were as hot as 150°C. On June 10th, a strong lahar travelled down the Seca, Mineral, Niagara, Taniluyá, and Ceniza drainages. It was 35 metres wide, 3 metres deep, and carried blocks up to 1 metre in diameter, tree trunks, and branches. More lahars of the same type were observed on June 11th and 12th.

Between June 6th ans 11th, as many as nine weak explosions per hour produced ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater. Avalanches of material descended the Las Lajas and Santa Teresa ravines. Some explosions vibrated local structures. At 0820 on June 8th, a pyroclastic flow descended the Las Lajas and El Jute drainages, producing an ash plume that rose as high as 6 km. Explosive activity increased on June 11th and 12th, with dense ash plumes rising 1.3 km.

According to CONRED, as of June 12th, 2018, the number of people that had died due to the   June 3rd pyroclastic flows was 110, and 197 more were missing. In addition, 12,578 people had been evacuated.

Source: INSIVUMEH & CONRED

Here is a photo gallery showing the ash in a village after the eruption.

https://www.yahoo.com/news/volcanos-wake-guatemalan-town-became-slideshow-wp-183213304.html

Les coulées pyroclastiques sont le phénomène le plus redouté sur les volcans de la Ceinture de Feu, comme ici le Mayon aux Philippines (Crédit photo : Wikipedia)