Kilauea (Hawaii): L’éruption semble se stabiliser // The eruption is getting more stable

La lave continue de jaillir en abondance de la Fracture n° 8. Aucun changement significatif n’a été observé sur le champ de lave qui continue l’alimenter l’entrée dans l’océan à Kapoho. On observe d’abondantes émissions de gaz et de vapeur au niveau des fractures n° 9 et 10, mais l’émission de lave ne concerne que la Fracture n° 8.
Les derniers rapports du HVO montrent que l’éruption s’est stabilisée, même si de très grandes quantités de lave sortent de la Fracture n° 8. Aucune nouvelle zone n’a été envahie par la lave. Comme je l’ai écrit  précédemment, il faut espérer que les parois du chenal dans lequel circule la lave résistent à sa pression et qu’aucune brèche ne s’ouvrira. Ce serait un nouveau désastre avec le risque de nouvelles destructions dans les Leilani et Nanawale Estates.
Au début de l’éruption, la population du District de Puna ne recevait que très peu d’informations sur l’éruption. Mon blog a été utilisé comme une source d’information par certains Hawaïens qui ne recevaient pas les messages de la Protection Civile. C’est la raison pour laquelle j’ai conservé les noms de rues et de routes dans leur appellation anglaise d’origine. Les traduire en français comme l’ont d’autres internautes au moyen de traducteurs automatiques n’est pas la bonne solution. On ne traduirait pas « Allée des Chênes » par « Oak Alley » si des événements semblables se produisaient en France! Il m’est arrivé souvent de me rendre dans le District de Puna et je n’ai éprouvé aucune difficulté à m’orienter lors de la rédaction de mes différentes notes. Je salue ici les habitants de Kapoho ; je suis de tout cœur avec eux.

L’USGS a mis en ligne une vidéo très impressionnante et d’excellente qualité montrant les différents aspects de l’éruption effusive. Ne pas hésiter à utiliser le mode plein écran:

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Lava continues to erupt profusely from Fissure 8. No significant changes have been observed in the flow field which continues to supply lava to the ocean entry at Kapoho. Heavy gas and steam emissions are noted at fissures 9 and 10, but lava emission is occurring only at Fissure 8.

The latest HVO reports show that the eruption has stabilised, even though lava is profusely coming out of Fissure 8. No new areas have been invaded by the lava. As I put it before, it is hoped that the walls of the channel in which lava is travelling will resist its pressure and that no breaches will open. This would be another disaster with the risk of more destruction in the Leilani and Nanawale Estates.

At the start of the eruption, very little information was provided to the population in the Puna District. My blog was used as a source of information by some Hawaiians who did not receive the Civil Defense messages. This is the reason why the names of the streets and roads were written in their original spelling. Translating them in French as some other Internet users do by means of automatic translators is inadequate. You would not translate “Allée des Chênes” by “Oak Alley” if similar events occurred in France! I happened to visit the Puna District quite often and it was easy for me to find my bearings while writing my different posts. Aloha! to the people of Kapoho! I am wholeheartedly with you.

Dernière carte de l’éruption (Source: USGS)

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Kilauea (Hawaii): Images satellites de l’éruption // Satellite images of the eruption

Les photos satellites du Kilauea prises avant et après la dernière éruption montrent à quel point l’environnement a été modifié par la lave. Les images ont été publiées le 8 juin 2018 par l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Sur la première image, prise le 23 mai, le site de l’éruption est bien visible et on note le présence de quelques petits nuages. Le volcan est à peine visible à travers d’épais nuages de gaz et de vapeur sur la deuxième photo prise le 7 juin. Ces nuages sont produits par le contact de la lave et de l’eau de l’océan.

Source : ESA.

Dans ses derniers bulletins, le HVO indique que l’éruption continue. Elle est toujours alimentée par la Fracture n° 8 d’où jaillit toujours une impressionnante fontaine de lave qui atteint jusqu’à 65 mètres de hauteur. Aucun changement significatif n’a été observé dans le champ de lave généré par cette fracture. Aucune activité n’a été détectée sur les autres fractures.

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Satellite images of  Kilauea Volcano taken before and after the latest eruption show just how much the environment has changed as a result of the lava. The images were released on June 8th, 2018 by the European Space Agency. In the first image, taken on May 23rd, the eruption site is visible through a sparse amount of clouds. The volcano is barely visible through thick clouds of vas and vapour produced by the lava hitting the ocean water.

Source: ESA.

In its latest reports, HVO indicates that the eruption continues at Fissure 8 with vigorous fountains reaching heights of about 65 metres. No significant changes have been observed in the Fissure 8 flow field. There is no lava activity from the other fissures.

Source: European Space Agency

Eruption du Fuego: On cherche des responsables ! // Who was responsible ?

Après les catastrophes, les victimes essaient souvent de trouver les responsables, oubliant qu’elles ont leur part de responsabilité. C’est ce qui se passe au Guatemala après l’éruption du volcan Fuego.

Il ne faudrait pas oublier que, même si le volcan n’a pas provoqué d’éruption destructrice depuis 1974, il est actif de manière quasi permanente depuis 2002 (voir image de la webcam ci-dessous), et au cours de l’année écoulée, il a envoyé à plusieurs reprises des coulées de lave qui ont parfois parcouru plus de 2 kilomètres sur ses flancs (voir les différentes notes parues sur ce blog).
Au lendemain de la catastrophe humanitaire provoquée par la dernière éruption, les survivants demandent pourquoi les autorités ont permis la construction de certains villages sur la trajectoire des coulées pyroclastiques. Selon le dernier bilan officiel, au moins 109 personnes ont été tuées et près de 200 sont toujours portées disparues.
San Miguel Los Lotes est un exemple de ces villages. Niché sur les flancs du Fuego, le hameau se trouve au débouché d’une ravine qui a canalisé un écoulement pyroclastique qui a enfoui les maisons jusqu’aux toits.
Les habitants expliquent que le village San Miguel Los Lotes existe depuis les années 1950, époque où il a été implanté pour servir de logement aux cueilleurs de café qui travaillaient dans les plantations locales. Depuis cette époque, aucune avalanche de cendre n’avait traversé le village. Les habitants pensaient qu’ils étaient en sécurité. La cendre empruntait toujours la ravine de Las Lajas, juste au nord. Selon eux, la responsabilité incombe au gouvernement qui a construit un pont à travers la ravine. Ils sont persuadés que le pont – que l’on a vu s’effondrer quand une coulée pyroclastique l’a frappé, dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux – est probablement la cause du désastre qui a frappé le village. En effet, la coulée a été bloquée par le pont et les matériaux se sont accumulés derrière lui, ce qui a provoqué un débordement et le déversement de ces matériaux dans la vallée étroite au sud, là où se trouve San Miguel Los Lotes.
En tant que pays, le Guatemala souffre d’un triple problème: des institutions faibles; un nombre incalculable de logements construits sans autorisation par des personnes pauvres partout où cela était possible; l’absence de réglementation sur l’utilisation des terres car le zonage n’existe que dans cinq des 340 municipalités du pays.
En théorie, le gouvernement a le pouvoir de déclarer une zone à haut risque et d’ordonner aux gens de partir, mais le problème sera de savoir comment les reloger. Cela devient un casse-tête social et financier.
Au Guatemala, 99% des catastrophes naturelles surviennent dans des localités pauvres. Un facteur complique la situation dans des villages comme San Miguel Los Lotes : ils existent depuis des décennies. La plupart des gens ne veulent pas partir parce qu’ils ont vécu là pendant 50 ou 60 ans et ils n’ont jamais eu de problème. Si on vient leur dire qu’il y a un risque potentiel, les plus anciens disent: «On a vécu ici pendant 50 ans et rien n’est arrivé».
Les municipalités sont responsables de la délivrance des permis de construire. Les poursuites en cours contre des responsables locaux de Guatemala City à propos de la coulée de boue de 2015 à Cambray qui a tué 280 personnes sur une colline où des habitations n’auraient pas dû être construites pourrait faire réfléchir les autorités.

Les sauveteurs ont suspendu leurs efforts de recherche dans les villages dévastés par l’éruption. Les personnes qui ont perdu des proches sont désespérées et certaines ont entrepris elles-mêmes le travail à haut risque avec des outils rudimentaires. La CONRED, l’agence qui gère les catastrophes au Guatemala, a déclaré que les conditions météorologiques et la cendre volcanique encore chaude rendaient la situation trop dangereuse pour les sauveteurs. 72 heures se sont écoulées depuis l’éruption de dimanche. C’est la fenêtre au-delà de laquelle les autorités ont dit qu’il serait extrêmement improbable de trouver des survivants au milieu de la cendre, de la boue et d’autres matériaux qui avaient recouvert les maisons jusqu’à leurs toits.

Source: Associated Press.

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After disasters, the victims often try to find the people who are responsible, forgetting they have their own part of responsibility. This is what is happening in Guatemala after the eruption of Fuego Volcano.

It should not be forgotten that, even though the volcano has not caused a destructive eruption since 1974, it has been almost permanently active since 2002 (see image of the webcam below), and during the past year, it repeatedly sent lava flows that sometimes travelled more than 2 kilometers on its flanks (see the various notes on this blog).

The survivors are asking why authorities ever allowed the building of some villages in the path of destructive pyroclastic flows. At least 109 people were killed and nearly 200 remain missing, according to the most recent official toll.

Nestled on the flanks of the extremely active volcano, the hamlet of San Miguel Los Lotes was square in the path of a gulch that channeled the downhill flow of fast-moving hot rock, ash and debris when the mountain erupted Sunday, burying homes up to their rooftops.

While the volcano had not produced a similar town-destroying outburst since 1974, it has been almost continuously active since 2002, and over the past year, it has repeatedly sent lava or superheated flows of ash and debris running down ravines on its flanks, sometimes for more than 2 kilometres.

Still, locals said that since San Miguel Los Lotes was first settled in the 1950s as housing for coffee pickers who worked on local plantations, such rivers of ash and rock had never flowed through the village. Residents thought they were safe. They said any ash flows normally would travel down Las Lajas, just to the north. In their opinion, the responsibility lies on the government which built a bridge across the gully of Las Lajas. They believe that bridge – which was seen collapsing as the ash flow hit it in a video shared on social media – may have had fatal consequences. The downward flow became blocked by the bridge and debris that piled up behind it, causing it to overflow into the narrow valley just to the south, where Los Lotes is located.

As a country, Guatemala suffers from a triple problem: weak institutions; a huge amount of informal housing built by poor residents wherever they can; and a lack of land use and zoning regulations, which exist in only five of the country’s 340 townships.

The government technically has the power to declare an area high risk and order people to leave, but the problem will be how to relocate them. It becomes a very big social and financial problem.

99 percent of natural disaster problems happen in poor communities. One complicating factor for towns like Los Lotes is that they have existed for decades. Most of the people don’t want to relocate because they have lived in Los Lotes for 50 or 60 years and they have never had a problem. If a public official tells them there is a potential risk, the older residents will tell him: “I’ve lived here for 50 years and nothing has happened.’”

Townships are responsible for issuing building permits, and ongoing prosecutions of local officials in Guatemala City for the 2015 Cambray mudslide in which about 280 died on a hillside where housing should not have been built could make authorities think twice.

Rescuers have suspended search and recovery efforts at villages devastated by the eruption, leaving people with missing loved ones distraught and prompting some to take up the risky work themselves with rudimentary tools. CONRED, the national disaster agency, said weather conditions and still-hot volcanic material were making it too dangerous for rescuers. 72 hours have passed since Sunday’s eruption. That is the window beyond which officials earlier said it would be extremely unlikely to find any survivors amid the ash, mud and other debris that buried homes up to their rooftops.

Source: Associated Press.

La dernière éruption ne marque pas un réveil du Fuego. Le volcan se manifestait régulièrement depuis plusieurs années (Capture d’image de la webcam en 2017)

Image satellite du village de San Miguel Los Lotes avant et après l’éruption du Fuego (Source: NASA)

 

Yellowstone : Attention aux bisons ! // Be careful with the bison !

En lisant les dernières nouvelles de Yellowstone, on peut se demander si les femmes ne seraient pas plus inconscientes que les hommes… !
Un bison a encorné une femme dans le Parc National de Yellowstone. C’est le troisième accident de ce type cette semaine avec des animaux. Les rangers expliquent qu’un groupe de visiteurs s’est approché trop près d’un bison le mercredi 6 juin dans le Lower Geyser Basin. L’animal a chargé et encorné une Californienne de 59 ans. Elle a été conduite à l’hôpital avec une blessure sérieuse à la hanche. Certaines personnes du groupe se sont approchées à 4 mètres du bison alors que la distance de sécurité officielle est d’au moins 23 mètres.
Dans les jours qui ont précédé, une femelle wapiti accompagnée d’un petit a blessé deux femmes près d’un hôtel de Yellowstone.
Un bison a également renversé et légèrement blessé une femme à Yellowstone au début du mois de mai.
Source: Médias locaux.

Il est bon de rappeler que Yellowstone n’est pas un parc d’attractions et que les animaux sont sauvages. Il est vivement conseillé de respecter les normes de sécurité préconisées par les autorités du Parc. Cette dernière remarque est valable pour les sources chaudes.

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Looking at the latest news from Yellowstone, one may wonder whether women are less careful than men!

A bison has gored a woman for the third animal attack in Yellowstone National Park this week. Yellowstone officials say a crowd got too close to the bison Wednesday in the Lower Geyser Basin. The bison charged the crowd, goring 59-year-old Californian woman. She was taken to a hospital with a serious hip injury. Some in the crowd came within 4 metres of the bison when the official safe distance is at least 23 metres.

In the previous days, a female elk with a calf injured two women near a Yellowstone hotel.

A bison also rammed and slightly injured a woman in Yellowstone in early May.

Source: Local news media.

It is worth remembering that Yellowstone is not an amusement park and that animals are wild. Visitors are strongly advised to respect the safety standards recommended by the Park authorities. This last remark goes for the hot springs.

                                                            Photo: C. Grandpey