Stromboli (Sicile)

Dans ma note du 29 mars 2020 à propos des anneaux de fumée au-dessus du volcan, j’indiquais que l’activité du Stromboli (Sicile) était assez intense avec 15-20 événements VLP par heure, correspondant aux explosions qui étaient principalement localisées dans la partie NE de la terrasse cratèrique. Ce haut niveau d’activité s’accompagne maintenant d’un débordement de lave qui a été observé pour la première fois le 30 mars. La lave a dévalé la Sciara del Fuoco et a atteint le littoral le 31 mars. Ce phénomène s’est accompagné de signaux sismiques révélant probablement des glissements de terrain et des blocs incandescents en train de rouler sur le flanc du volcan.
Source : INGV.

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In my post of March 29th, 2020 abou the smoke rings above the volcano, I indicated that activity at Stromboli (Sicily) was quite intense with 15-20 VLP events per hour, corresponding with the explosions that were mostly located in the NE part of the crater terrace. This high level of activity is now characterised by a lava overflow that was first observed on March 30th. Lava travelled down the Sciara del Fuoco and reached the coastline on March 31st.This phenomenon was accompanied by seismic signals that can be associated with landslides and the rolling of incandescent material.

Source : INGV.

La coulée de lave vue par la webcam INGV

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Ce soir à 20 heures (heures locale), la lave continuait à s’écouler le long de la Sciara del Fuoco.

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Tonight at 20:00, lava was still flowing along the Sciara del Fuoco.

Source : webcam INGV

Quand le Stromboli « fume la pipe »…

D’après le Laboratorio Geofisica Sperimentale, l’activité du Stromboli (Sicile) ces derniers jours a  consisté en explosions stromboliennes dont le siège se trouvait principalement dans la partie NE de la terrasse cratérique. Le tremor se maintient à des valeurs moyennes. Le nombre d’événements VLP (Very Long Period) correspondant aux explosions stromboliennes reste élevé avec entre 15 et 20 événements par heure. Les émissions de SO2 et de CO2 présentent des niveaux bas, avec respectivement des moyennes de 52 tonnes et 549 tonnes par jour.

Comme le fait l’Etna de temps en temps, il arrive au Stromboli de « fumer la pipe » en envoyant de beaux ronds de fumée dans le ciel. Le phénomène a été observé le 27 mars 2020.

Les anneaux de fumée ne sont pas des phénomènes exceptionnels. Des fumeurs peuvent les provoquer en positionnant leurs lèvres et en exhalant la fumée de cigarette d’une certaine manière. Ces ronds apparaissent souvent autour des pots d’échappement des voitures ou autour de la bouche des canons, en particulier dans les bandes dessinées.

Dans son ouvrage Sur l’Etna auquel je faisais référence en indiquant que le Stromboli « fumait la pipe », Haroun Tazieff écrivait en 1991 que « ces ronds de fumée sont provoqués par la convection des gaz lancés à grande vitesse par l’orifice circulaire de la bouche ». Quelques années plus tard, je fus moi-même témoin du phénomène sur l’Etna (voir photos ci-dessous). Dans un échange de correspondance avec le célèbre volcanologue, j’écrivais que « l’expulsion centrale plaquerait les gaz sur la paroi de la bouche où ils s’enrouleraient sur eux-mêmes pour finir par sortir en anneau, étant donné la forme de l’ouverture ». H.. Tazieff me répondit – croquis de sa main à l’appui – que sa propre explication des anneaux était proche de la mienne. « La différence tient essentiellement dans la coupe de la bouche, ce qui, au moment de la bouffée, crée un excès de gaz (diamètre large sous l’évent, diamètre faible de l’évent lui-même) avec, naturellement, accélération des gaz dans la partie centrale et freinage au contact des parois tout autour, d’où ‘enroulement’ des gaz à la périphérie de l’ensemble ».

Les scientifiques expliquent que, pour obtenir un rond, il faut deux conditions initiales : de la fumée et une vitesse de départ. Dans le cas du volcan, ce sont les fumerolles et l’air chaud ascendant émis par une bouche qui sont susceptibles de générer les anneaux. Mais tous les jets de fumée ne donnent pas des ronds ! Un rond de fumée ne peut s’obtenir que si le jet est discontinu. Il se forme alors autour d’un cœur autour duquel le fluide tourne. Chaque partie de l’anneau est soumise à la vitesse induite des autres parties : la moitié droite de l’anneau tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, et la moitié gauche dans le sens inverse.

L’anneau ne peut donc pas rester immobile : il est en mouvement permanent par rapport au fluide qui l’entoure. C’est pourquoi les anneaux de fumée du Stromboli ne sont pas restés immobiles au-dessus du volcan. Ils se sont ensuite dirigés vers le NE et ils ont salué au passage le village de Stromboli.

Quand l’Etna « fume la pipe » (Photos: C. Grandpey)

Volcan Taal (Philippines) : Un sacré pétard ! // A very dangerous explosive volcano

Il va falloir suivre avec attention l’évolution de l’éruption du Taal car l’histoire du volcan montre qu’il peut être particulièrement méchant. Voici un résumé de ce que j’écrivais dans mon livre « Killer Volcanoes », aujourd’hui épuisé.

Plusieurs évents éruptifs parsèment le fond du Lac Taal au centre duquel se dresse Volcano Island. Cette île, d’un diamètre d’environ cinq kilomètres, a été le siège des dernières éruptions.

Une population importante s’est installée autour du Lac Taal, facile d’accès depuis la capitale, et très prisé des Philippins qui apprécient sa beauté. De plus, de nombreuses fermes d’élevage de poissons ont envahi les lieux de sorte que l’île voit sa population augmenter régulièrement, malgré l’interdiction d’installation de structures permanentes décrétée par le PHILVOCS.

L’éruption de 1911 est la plus meurtrière de l’histoire du Taal. Précédées d’une forte sismicité,  de violentes explosions précèdent l’éruption proprement dans l’évent central du volcan avec de puissants épisodes explosifs phréatiques. Le vacarme des détonations est perçu à 500 kilomètres. Elles sont accompagnées de surges ou déferlantes basales qui  entraînent la mort de 1334 personnes. La cendre retombe en abondance sur les villages situés autour de la caldera. La couche atteint une épaisseur de 25 à 80 cm. Poussée par le vent, elle arrive jusqu’à Manille.

L’éruption de 1965 se produit dans le secteur du cône Tabaro, petit évent adventif sur le flanc sud-ouest de l’île. Elle débute le 28 septembre par des explosions modérées qui deviennent phréatomagmatiques et particulièrement violentes. La nouvelle bouche éjecte des matériaux jusqu’à 20 kilomètres d’altitude. Il ne fait aucun doute que l’on assiste à une redoutable éruption plinienne qui s’accompagne de déferlantes basales extrêmement rapides qui se déplacent jusqu’à 4 km de distance et déclenchent des tsunamis. Des villages sur les berges du lac sont détruits et deux cents personnes périssent dans le cataclysme.

La dernière éruption de 1977 débute le 3 octobre dans la partie nord-est du cratère formé en 1976. On observe de faibles émissions de cendre qui incitent les autorités à faire évacuer la population de l’île bien que cette activité explosive soit relativement modérée. Le panache le plus haut s’élève à seulement cinq cents mètres au-dessus du volcan. Aucune victime n’est à déplorer.

Ces différents événements expliquent les appels à la prudence et les mises en garde du PHIVOLCS. Déferlantes basales et tsunamis font partie de l’histoire du Taal et sont appelés à se reproduire un jour ou l’autre.

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Situation le 13 janvier 2020 à 7 heures (heure française): Le dernier bulletin du PHIVOLCS indique que l’éruption du Taal continue et que la sismicité reste élevée, ce qui traduit la poursuite de l’intrusion magmatique sous l’édifice volcanique.

Malgré l’éruption, l’aéroport international de Manille, situé à 65 km du volcan, a repris ses activités. Il est toutefois demandé aux passagers de s’assurer auprès de leurs compagnies que les vols sont maintenus.

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12 heures : Dans sa dernière mise à jour de16 heures- heure locale (9 heures – heure française), le PHIVOLCS indique qu’après un bref déclin de l’activité, l’éruption du Taal a repris de plus belle avec de petites  fontaines de lave sporadiques et une activité phréato-magmatique dans le Cratère Principal. Elle a généré des panaches de vapeur et de cendre d’environ 2 km de hauteur. De nouvelles bouches éruptives se sont ouvertes sur le flanc nord, donnant naissance à des fontaines de lave de 500 mètres de hauteur.
Depuis la dernière mise à jour, d’importantes retombées de cendre ont affecté plusieurs zones au sud-ouest de Volcano Island.
Le PHIVOLCS rappelle au public que cette cendre peut causer des problèmes de santé. Il est conseillé à la population d’éviter l’inhalation de la cendre et d’utiliser des masques ou un chiffon humide pour se rendre à l’extérieur des maisons. Les automobilistes doivent conduire avec une extrême prudence car la cendre peut entraîner une mauvaise visibilité et, lorsqu’elle est mouillée, rendre les routes glissantes.
La sismicité reste élevée avec plusieurs événements ressentis par la population. Comme je l’ai expliqué précédemment, une telle activité sismique intense correspond probablement à la poursuite d’une intrusion magmatique sous l’édifice volcanique, avec le risque d’une activité éruptive plus intense.

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The evolution of the Taal eruption will have to be monitored carefully because the history of the volcano shows that it can be particularly nasty. Here is a summary of what I wrote in my book « Killer Volcanoes« , now out of print.

Several eruptive vents dot the bottom of Taal Lake at the centre of which stands Volcano Island. This island, about five kilometres in diameter, has been the site of the latest eruptions.
A large population settled around Lake Taal, easily accessible from the capital, and very popular with Filipinos who appreciate its beauty. In addition, many fish farms have invaded the area so that the population of the island increased regularly, despite the ban on the installation of permanent structures decreed by PHILVOCS.

The 1911 eruption was the deadliest in the history of Taal. Preceded by strong seismicity, violent explosions preceded the eruption itself in the central vent of the volcano with powerful phreatic explosive episodes. The noise of detonations could be heard 500 kilometres away. They were accompanied by surges which caused the deaths of 1334 people. Huge amounts of ash fell in on the villages located around the caldera. The layer was up to 25 to 80 cm thick. Pushed by the wind, it reached Manila.

The 1965 eruption occurred in the area of ​​the Tabaro cone, a small adventive vent on the southwest flank of the island. It began on September 28th with moderate explosions which became phreatomagmatic and particularly violent. The new vent ejected materials up to 20 km a.s.l. It was undoubtedly a dreadful plinian eruption accompanied by extremely rapid surges that travelled as far as 4 km and triggered tsunamis. Villages on the banks of the lake were destroyed and two hundred people perished in the disaster.

The last eruption of 1977 began on October 3rd in the northeastern part of the crater formed in 1976. There were low ash emissions which incited the authorities to evacuate the population of the island although this explosive activity was relatively moderate. The tallest plume rose five hundred metres above the volcano. No casualties were reported.

These various events explain PHIVOLCS’ calls to caution and  warnings. Surges and tsunamis are part of the history of Taal Volcanoand are bound to happen again sooner or later.

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Latest news at 7 a.m. (French time): The latest PHIVOLCS bulletin indicates that the Taal eruption continues and that seismicity remains elevated, which indicates magmatic intrusion is going on beneath the volcanic edifice.
Despite the eruption, Manila International Airport, located 65 km from the volcano, has resumed operations. Passengers are however requested to check with their companies to ensure that flights are maintained.

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Midday noon: In its 4 p.m. update, PHIVOLCS indicates that after a brief waning of activity, Taal’s eruption resumed immediately with weak sporadic lava fountaining and phreatomagmatic activity at the Main Crater that generated steam-laden plumes approximately 2 km tall. New lateral vents have opened up on the northern flank releasing 500m lava fountains.

Since the last update, heavy ashfall from the ongoing eruptions of Taal has reportedly fallen in several areas southwest of the volcano island.

PHIVOLCS reminds the public that ashfall can cause health problems. Affected populations are advised to avoid inhalation of ash and use facemasks or wet cloth or towel when going outdoors. Motorists are advised to drive with extreme caution as ash can cause poor visibility and, when wet, can make roads slippery.

Seismicity is still high with several events felt by the population. As I put it before, such intense seismic activity probably signifies continuous magma intrusion beneath the Taal edifice, which may lead to more intense eruptive activity.

Crédit photo: Wikipedia

Stromboli (Sicile)

L’activité du Stromboli (Sicile) était encore assez intense dans les derniers jours de décembre. Elle se caractérisait par la poursuite de l’activité explosive, principalement à partir de trois bouches dans la zone cratérique nord et au moins trois bouches dans la zone cratérique centre-sud. Le 27 décembre, la lave a commencé à s’échapper d’une bouche  de la zone centre-sud et a parcouru quelques centaines de mètres dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Des explosions d’intensité variable se produisaient à raison de 3 à 17 événements par heure dans la zone nord, avec des projections de lapilli et de bombes jusqu’à 80-150 mètres de hauteur. Des explosions d’intensité moyenne à forte dans la zone centre-sud se produisaient à un rythme de 6 à 12 événements par heure et éjectaient des matériaux parfois à plus de 150 mètres de hauteur.
Source: INGV, relayé par GVN.

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Activity of Stromboli (Sicily) was still quite intense in the last days of December. It was characterized by ongoing explosive activity mainly from three vents in the north crater area  and at least three vents in the south central crater area. On December 27th, lava began effusing from a vent in the south-central area and travelled a few hundred meters in the upper part of the Sciara del Fuoco. Variable-intensity explosions occurred at a rate of 3-17 events per hour in the north crater area and ejected lapilli and bombs up to 80 – 150 metres above the vents. Medium- to- high-intensity explosions from the south-central area occurred at a rate of 6-12 events per hour and ejected material sometimes higher than 150 metres above the vents.

Source : INGV, relayed by GVN.

Photo: C. Grandpey

1914: Dix mineurs périssent à White Island (Nouvelle Zélande) // Ten miners died at White Island (New Zealand)

  Quand j’ai mis le pied sur White Island en 2009, j’ai été fasciné par ce lieu désertique où les seuls bruits que l’on perçoit sont les glougloutements des mares de boue et le sifflement des jets de vapeur qui s’échappement des évents dans les falaises, signes évidents que le volcan ne dort que d’un oeil.

Dans la partie sud de l’île on peut encore voir les restes d’une structure d’exploitation du soufre abandonnée en 1934, mais qui nous rappelle que vingt années auparavant, dix mineurs ont perdu la vie en ces lieux et que leurs corps n’ont jamais été retrouvés.

Le 7 septembre 1914, dix hommes débarquent sur l’île où ils doivent séjourner plusieurs semaines afin d’exploiter les dépôts de soufre. Albert Mokomoko, le pilote du bateau qui est parti d’Opotiki avec les ouvriers à son bord, promet de revenir la semaine suivante en apportant des vivres et le courrier.

Le 10 septembre, les habitants sur la côte de la Bay of Plenty aperçoivent des nuages noirs qui montent dans le ciel au-dessus de White Island tandis que le vent du large apporte une odeur de soufre inhabituelle.

Le 15 septembre, comme promis, Albert Mokomoko quitte le petit port d’Opotiki et navigue en direction de White Island. La mer est mauvaise et il ne lui est pas possible d’accoster sur l’île. Personne ne répond aux appels qu’il lance en direction du site d’exploitation du soufre.

De retour à Opotiki, il fait par de son inquiétude à ses proches. Les jours suivants, la mer est encore trop forte pour retourner à White Island. Ce n’est que le 19 septembre qu’il peut y débarquer et il se rend compte immédiatement qu’un drame s’est produit. Une large portion de la falaise littorale s’est effondrée et a enseveli l’embarcadère, interdisant tout accostage. Il n’y a aucun signe de vie. Albert Mokomoko rentre en hâte vers Opotiki pour chercher du secours.

L’angoisse s’est emparée de la population mais il reste l’espoir que les mineurs ont eu le temps de fuir par la mer comme l’avaient fait les ouvriers qui travaillaient sur l’île dans les années 1880.

Quand des sauveteurs débarquent finalement sur White Island, ils comprennent tout de suite ce qui s’est passé. Peut-être à cause d’un petit séisme, toute une partie du cône volcanique, minée par les fumerolles,  s’est effondrée dans le lac acide d’eau bouillante à l’intérieur du cratère. L’eau du lac s’est alors transformée en une rivière de boue très chaude qui s’est dirigée vers la mer, emportant tout sur son passage. Les infrastructures de la mine de soufre sont totalement détruites. Les mineurs ont probablement été ensevelis sous plusieurs mètres de débris ou ont été emportés  par la rivière de boue et projetés dans la mer qui se trouve cinquante mètres en dessous de Troops Head. Le seul survivant de la catastrophe est le chat – Peter the Great – que l’on retrouve trois semaines plus tard, indemne mais affamé.

On pense que l’effondrement de la falaise a eu lieu pendant la nuit et que les mineurs ont été surpris pendant leur sommeil, leur interdisant toute fuite.

Source: « Killer Volcanoes » – Claude Grandpey (CéGé Editions), aujourd’hui épuisé.

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Dernière minute: Les autorités néo-zélandaises indiquent qu’une opération de recherche aura lieu le vendredi 13 décembre dès l’aube pour tenter de retrouver les corps des 8 personnes portées disparues à White Island. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 2, sur une échelle de 5.

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20 heures (heures française) : L’opération de police visant à retrouver les huit corps victimes de l’éruption de White Island est en cours. Elle a commencé dès l’aube. Il fait suite à des journées de grande frustration de la part des familles en deuil qui ont dû attendre plusieurs jours avant que cette délicate mission puisse avoir lieu.

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22h30: Six corps sont en cours d’évacuation vers le continent.

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When I set foot on White Island in 2009, I was fascinated by this desert place where the only noises that we perceive are the gurgling mud pools and the hissing steam jets that escape from the vents in the cliffs, obvious signs that the volcano only sleeps with one eye.
In the southern part of the island we can still see the remains of a structure of exploitation of sulfur abandoned in 1934, but which reminds us that twenty years ago, ten miners lost their lives in this place and that their bodies have never been found.
On 7 September 1914, ten men landed on the island where they were expected to stay for several weeks to exploit the sulfur deposits. Albert Mokomoko, the pilot of the boat that left Opotiki with the workers on board, promised to return the next week to bring food and mail.
On September 10, people on the Bay of Plenty’s coastline saw black clouds rising in the sky above White Island while the offshore wind brought an unusual smell of sulfur.
On September 15, as promised, Albert Mokomoko left the small port of Opotiki and sailed for White Island. The sea was rough and it was not possible to land on the island. Nobody answered his calls to the sulfur mining site.
Back in Opotiki, he said to his relatives that he was worried. The following days, the sea was still too rough to return to White Island. It was only September 19 that he could disembark and he immediately realized that a tragedy had occurred. A large portion of the coastal cliff had collapsed and buried the pier, prohibiting any berthing. There was no sign of life. Albert Mokomoko hurried back to Opotiki for help.
Anguish had taken hold of the population, but there was still hope that the miners had had time to flee by the sea, as did the workers who worked on the island in the 1880s.

When rescuers finally landed on White Island, they immediately understood what had happened. Perhaps because of a small earthquake, a whole part of the volcanic cone, mined by fumaroles, had collapsed in the acid lake of boiling water inside the crater. The lake water then turned into a very hot muddy river that headed towards the sea, taking everything in its path. The infrastructure of the sulfur mine was totally destroyed. The miners were probably buried under several meters of debris or were washed away by the muddy river and thrown into the sea, which is fifty meters below Troops Head. The only survivor of the disaster was the cat – Peter the Great – which was found three weeks later, unhurt but hungry.
It is believed that the collapse of the cliff occurred during the night and that the miners were surprised during their sleep, so that they had no time to flee.
Source: « Killer Volcanoes » – Claude Grandpey (CéGé Editions), now out of print.

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Last minute: New Zealand officials say they’ll begin Friday, December 13th  to try and recover 8 victims’ bodies believed to remain on White Island. The alert level has been lowered to 2, on a scale of 5.

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20:00 (French time): The police operation to retrieve the eight bodies on White Island is under way. The retrieval operation began at first light. It follows days of growing frustration from grieving families who had to wait several days before the hazardous mission could take place.

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22:30: Six bodies are being airlifted to the continent.

Photo: C. Grandpey

Nouvelles de White Island (Nouvelle Zélande) // News of White Island (New Zealand)

GNS Science indique que le niveau du lac dans le cratère du volcan de White Island a augmenté ces derniers jours en raison des fortes pluies, mais aussi des gaz et de la vapeur qui se condensent et se transforment en eau. En raison de la montée du niveau du lac, des bouches actives du côté ouest du fond du cratère ont été inondées, ce qui provoque de petites explosions de boue semblables à des geysers. Les projections atteignent une dizaine de mètres de hauteur mais ne présentent aucun danger et ne sont pas le signe d’une hausse de l’activité volcanique.
White Island est l’une des zones volcaniques les plus actives de Nouvelle-Zélande. La dernière éruption a eu lieu en avril 2016.
Voici une courte vidéo montrant l’activité en cours:
https://www.facebook.com/geonetnz/videos/489735398528382/

Source: GNS Science.

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GNS Science indicates that the level of the lake within the crater of White Island volcano has risen in recent days due to heavy rainfall and the volcanic gas and steam that are being condensed and turning back from vapour into water. Because of this rising level of the lake, some active vents of the west side of the crater floor have been flooded, which causes small, muddy, geyser-like explosions They reach up to ten metres but are no danger to visitors to the island and are not a sign of increasing volcanic activity.

White Island is one of New Zealand’s most active volcanic zones. The last eruption occurred in April 2016.

Her is a short video of the current activity :

https://www.facebook.com/geonetnz/videos/489735398528382/

Source : GNS Science.

Photos: C. Grandpey

Explosions à Stromboli (Sicile): Mort d’un touriste // Explosions at Stromboli: A tourist died

Deux violentes explosions se sont produites le 3 juillet 2019 à 16h46 sur le Stromboli. Deux coulées de lave ont été observées sur la Sciara del Fuoco. Un randonneur est décédé et un autre a été blessé sur le versant du Stromboli exposé à l’éruption. Le randonneur se serait aventuré sur le volcan au départ de Ginostra vers la Punta del Corvo. Les opérations de récupération de récupération du corps ont été rendues difficiles par le panache de gaz émis par le volcan. On ne sait pas si le décès est dû à la retombée de blocs ou à l’incendie qui s’est déclaré dans la végétation.

Selon l’INGV, les explosions du 3 juillet sont parmi les plus fortes observées depuis 1985. Des événements semblables ont été enregistrés en 2003 et 2007. La situation est de nouveau normale sur le volcan mais les volcanologues italiens expliquent qu’il n’est pas possible de dire s’il y aura des répliques car il n’y a pas de signaux précurseurs qui annoncent ces événements.

Par peur, certains touristes se sont précipités dans la mer à Ginostra tandis qu’une trentaine d’autres quittaient l’île en toute hâte par aliscaphe.

Source : Presse italienne. .

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Two violent explosions occurred on July 3rd, 2019 at 4:46 pm on Stromboli. Two lava flows were observed on the Sciara del Fuoco. One hiker died and another was injured on the exposed Stromboli slope. The hiker ventured on the volcano from Ginostra to Punta del Corvo. The recovery operations of the body were made difficult by the plumes emitted by the volcano. It is not known if the death is due to fallout or fire in the vegetation.
According to INGV, the July 3rd explosions are among the strongest observed since 1985. Similar events were recorded in 2003 and 2007. The situation is normal again on the volcano but the Italian volcanologists explain that it is not possible to say if there will be replicas because there are no precursors announcing these events.
For fear, some tourists rushed into the sea at Ginostra while thirty others left the island in a hurry by aliscaph.
Source: Italian Press.

21 heures: Le Stromboli ce soir, avec la coulée de lave sur la Sciara del Fuoco (Capture image webcam Skyline)

22 heures: Le Stromboli est très actif ce soir, avec des explosions , en particulier dans le cratère NE. La lave continue de couler le long de la Sciara del Fuoco  (Capture image webcam Skyline)