Sierra Negra (Iles Galapagos / Galapagos Islands)

Selon le site web d’El Universo, le volcan Sierra Negra dans les îles Galapagos montre une hausse d’activité. La sismicité est en augmentation depuis janvier 2018 avec des événements allant jusqu’à M 4,8. La couleur du niveau d’alerte a été élevée à Jaune, ce qui signifie que l’accès à l’île Isabela est restreint. La persistance d’une sismicité élevée laisse supposer que le magma s’agite à l’intérieur du volcan, ce qui pourrait se solder par une éruption.
Les scientifiques ont installé un réseau sismique temporaire et deux inclinomètres numériques à proximité et à l’intérieur de la caldeira du Sierra Negra.
Le Sierra Negra est l’un des plus grands volcans des Iles Galapagos. Il possède une caldeira de forme ovale qui mesure 9 km d’est en ouest et 7 km du nord au sud. Il a produit au moins 10 éruptions dans l’époque historique, avec une période de repos moyenne de 15 ans entre chaque période éruptive. Ses deux dernières éruptions ont eu lieu en 1979 et 2005.
Source: El Universo.

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According to the El Universo website, the Sierra Negra volcano in the Galapagos Islands is showing increased signs of activity. Seismicity has been increasing since January 2018 with events up to M 4.8 and the colour of the alert level has been raised to Yellow, which means that access to areas of Isabela Island is restricted. The persistence of high levels of seismicity suggests that magma is moving inside the Sierra Negra volcano, which could produce an eruption.

Scientists have installed a temporary seismic network and  two digital inclinometers in the surroundings and in the interior of the Sierra Negra volcano caldera.

Sierra Negra is one of the largest volcanoes in the Galapagos Islands and has an oval caldera, which measures 9 km east-west and 7 km north-south. It has produced at least 10 eruptions in the historical epoch, with an average resting period of 15 years between each eruptive period. Its last two eruptions occurred in the years 1979 and 2005.

Source : El Universo.

Image satellite des îles Galápagos en octobre 2005 lors de la dernière éruption du volcan Sierra Negra dont on aperçoit le panache. (Crédit photo : NASA)

Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles et des photos // Latest news and photos

18 heures (heure française): Alors que la journée du dimanche 10 juin s’achève en France et commence à Hawaii, l’éruption se poursuit dans la Lower East Rift Zone. La fontaine de lave émise par la Fracture n° 8 reste intense et atteint une soixantaine de mètres de hauteur. De petits écoulements débordent des parois du chenal de lave, mais aucun événement significatif n’a été observé. L’entrée de la lave dans l’océan continue de produire de volumineux panaches de gaz. Une activité mineure est observée sur les fractures 16/18.
Des émissions de gaz et de cendre se poursuivent au sommet. La sismicité a chuté de manière significative après un nouvel événement explosif le 9 juin au matin, et a ensuite lentement augmenté tout au long de la journée du 9 juin. Si le modèle récent de ces explosions est répété, la prochaine petite explosion devrait avoir lieu le 10 juin. L’affaissement de l’intérieur de l’Halema`uma`u continue en relation avec le processus de déflation continu enregistré au sommet.
L’USGS a publié des photos de Halemau’ma’u, de la Fracture n° 8 et de la coulée de lave, ainsi que de l’entrée dans l’océan.
Source: USGS / HVO.

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18 :00 (French time) : While June 10th is coming to an end in France and just beginning in Hawaii, the eruption continues in the Lower East Rift Zone. Lava fountaining from Fissure 8 is still intense, reaching about 60 metres in height. Minor flows overtopping the channel levees have been observed, but no significant breakouts have occurred. The ocean entry area continues to produce robust plumes. Minor activity is observed at Fissures 16/18.
Minor ash emissions and degassing continue at the summit. Seismicity dropped significantly after the explosive eruption of June 9th in the morning but has slowly risen through the day. If the recent pattern of these explosions is repeated we expect the next small explosion to occur on June 10th. Inward slumping of the rim and walls of Halema`uma`u continues in response to ongoing subsidence at the summit.
USGS has posted photos of Halemau’ma’u, the fissure 8 and the lava flow and the ocean entry.

Source: USGS / HVO.

Le cratère de l’Halema’uma’u et ses innombrables fractures. Vers un effondrement majeur?

Fontaine et coulée de lave de la Fracture n° 8.

Entrée de la lave dans l’océan.

(Crédit photo: USGS / HVO)

 

Fuego (Guatemala): Les lahars compliquent les recherches // Lahars make rescue operations difficult

Un nouveau lahar – coulée de boue où se mêlent eau et matériaux pyroclastiques – a dévalé les pentes du Fuego le 9 juin 2018, près d’une semaine après l’éruption qui a fait au moins 110 morts et environ 200 disparus. L’INSIVUMEH a déclaré que le lahar était provoqué par les pluies ; il a arraché les arbres qui se trouvaient sur son passage dans sa course folle le long des ravines. L’Institut a ajouté que les risques volcaniques ne sont pas terminés même si l’activité du Fuego a diminué. Lors de la dernière éruption, il a fallu attendre deux semaines et demie pour que le volcan se calme complètement.
Les opérations de recherche officielles ont été suspendues pour la troisième journée consécutive le 9 juin car les conditions étaient trop dangereuses sur le terrain. Cependant, dans des localités comme San Miguel Los Lotes familles et bénévoles ont continué la recherche à l’aide de moyens rudimentaites.
Plus de 4 000 personnes se sont réfugiées dans des abris après l’éruption de dimanche dernier. L’aide a commencé à arriver, mais beaucoup se sont plaints dont la façon dont elle est distribuée. Une manifestation a été organisée samedi après-midi à Guatemala City par des personnes mécontentes des opérations de secours et la gestion des aides.
Source: Fox News.

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Fuego Volcano released a new lahar – a flow of mud, water and pyroclastic debris – on June 9th, 2018, almost a week after its initial eruption left at least 110 people dead and about 200 missing. INSIVUMEH said the lahar was fed by rains and tore down trees as it swept through ravines and gullies. The Institute added that the risks from the volcano are not over even though its activity has been decreasing. The last time it erupted, it took two and a half weeks for the volcano to return to normal.

Official search efforts for the missing were suspended for the third straight day on June 9th because the conditions were too dangerous. However, in places like San Miguel Los Lotes families and volunteers continued the search.

More than 4,000 people remain in shelters after last Sunday’s eruption. Aid has begun arriving along with complaints about how it is being distributed. A protest was called for Saturday afternoon in Guatemala City by people frustrated with rescue efforts and the management of aid.

Source: Fox News.

Crédit photo: CONRED

Eruption du Kilauea (Hawaii): Un coup dur porté au tourisme // A hard blow to tourism

L’éruption actuelle du Kilauea est un très mauvais coup porté au tourisme sur la Grande Ile d’Hawaii. Le spectacle fantastique de l’éruption est interdit aux visiteurs pour des raisons évidentes de sécurité. En outre, les touristes n’ont rien à faire dans les zones où beaucoup de maisons ont été détruites. Cela équivaudrait à du voyeurisme.
Au cours des 10 dernières années, les gens ont pu voir un volcan en éruption sous leurs yeux, qu’ils soient en fauteuil roulant ou en poussette. Il n’y avait pas à marcher longtemps pour atteindre le site d’observation. Il suffisait de garer sa voiture au parking du Jaggar Museum, faire quelques pas, et on se trouvait juste au bord de l’un des volcans les plus actifs au monde. Aujourd’hui, les touristes ne peuvent plus regarder l’éruption depuis la terrasse du musée car la lave a disparu le 6 mai de la bouche active qui illuminait le cratère de l’Halema’uma’u. Elle a chuté de 220 mètres sous la lèvre de l’Overlook Crater et est devenue invisible. Cinq jours plus tard, le Parc fermait pour une durée indéterminée. Au cours des dernières années, il a attiré plus de visiteurs que le Pacific National Monument à Pearl Harbor sur l’île d’Oahu. .
Tandis que le spectacle à la fois fascinant et destructeur proposé par Madame Pele fait rage pour quelques uns – quelques habitants, des scientifiques et des équipes d’intervention d’urgence – la situation est très douloureuse pour la Parc National d’un point de vue touristique et économique. A ce jour, le National Park Service estime l’impact de l’éruption sur le tourisme à 13 millions de dollars. Les entreprises qui tirent des revenus des visiteurs du parc, comme les restaurants et les voyagistes, souffrent beaucoup. Certains ont licencié des employés. Le National Park Service a indiqué qu’il contribue annuellement pour 166 millions de dollars à l’économie locale en aidant à remplir des hôtels, des restaurants, des agences de voyage, etc. Cela équivaut à 455 000 dollars par jour. L’an dernier, le Parc National a attiré environ 2 160 000 visiteurs, contre 1 890 000 l’année précédente.
Pour beaucoup de touristes, ne pas être en mesure de voir le volcan et sa lave est une grande déception, même s’ils réalisent que cette déception est bien peu de chose comparé à ce qui est enduré par les habitants, en particulier plusieurs centaines de personnes qui ont perdu leur maison, et plus de 2000 qui vivent dans des centres d’hébergement, avec leurs  familles ou chez des amis ou même loin de l’île.
D’autres personnes ne comprennent pas ou sont en désaccord sur le fait que le Parc National soit fermé. Un employé du centre commercial de Hilo a déclaré: « Il y a 10 000 emplois dans l’industrie du tourisme qui sont menacés en ce moment. Notre plus grande attraction touristique est fermée. Je vais écrire à mes députés en leur demandant de faire ouvrir le Parc. Il n’y a pas de danger si l’on ne se trouve pas sous le vent. »Ces paroles ont été prononcées avant qu’un séisme enregistré le 3 juin fissure la terrasse d’observation du Jaggar Miseum et endommage trois bâtiments, dont le centre d’opérations d’urgence du Parc. D’autres dégâts concernent des routes fracturées, des conduites d’eau rompues et une couche de cendre volcanique qui recouvre certaines parties du Parc.
Dans le but de satisfaire l’intérêt des visiteurs et pour leur donner des informations sur le volcan, le National Park Service a installé des rangers à Hilo et ailleurs tout en gardant ouverte une petite partie du Parc, loin du sommet. Les rangers répondent aux questions des touristes sur la situation dans le Parc et l’évolution de l’éruption. C’est tout ce qui peut être fait, en attendant la fin de l’éruption.
Source. Médias d’information hawaïens.

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Kilauea Volcano’s current eruption is striking a very hard blow to tourism on Hawaii Big Island. The fantastic show of the eruption is off limits to tourists for safety reasons which are very easy to understand. Besides, visitors have nothing to do in areas where lots of houses have been destroyed. This would amount to voyeurism.

For the last 10 years, people could see an erupting volcano right before their eyes whether they were in a wheelchair or a stroller. There was no hiking to get to it. It was just park your car at the Jaggar Museum parking lot, walk a few steps and you were right on the edge of one of the world’s most active volcanoes. Today, tourists can no longer watch the eruption from the terrace of the Jaggar Museum as lava disappeared on May 6th from Hawaii’s most visited tourist attraction. It dropped 220 metres below the Overlook Crater’s rim and became out of sight. Five days later the Park closed indefinitely. In recent years it had attracted more visitors than the Pacific National Monument at Pearl Harbor on Oahu Island. .

While Madame Pele’s spectacular and destructive show is raging on in view of only a relative few, including some residents, scientists and disaster response teams, the situation for the National Park from a tourism and economic point of view is very painful. The National Park Service estimates the impact to date at 13 million dollars. Businesses that closely derive income from park visitors, such as nearby restaurants and tour companies, are suffering. Some have laid off employees. The National Park Service said it contributes 166 million dollars to the local economy annually by helping fill hotels, restaurants, tours, etc. That amounts to 455,000 dollars a day. Last year the National Park attracted about 2.16 million visitors, up from 1.89 million the year before.

For many tourists, not being able to see the volcano and lava has been a great disappointment, though they know this is trivial compared with what is being endured by residents, including several hundred who lost their homes and more than 2,000 who were forced to move into shelters, with family, with friends or even away from the island.

Other persons don’t understand, or they disagree about the park being closed. Someone at Hilo Shopping Center said: “(We’ve) got 10,000 jobs in the tourism industry that are at risk right now. We have our largest tourist attraction closed. I’m writing my Congress people saying let’s get (the park) open. It can be safe if we stay upwind.” The comment was made before a June 3rd earthquake cracked the Jaggar Museum’s observation deck and damaged three buildings, including the park’s visitor emergency operations centre. Other conditions include fractured roads, severed water pipes and layers of acidic volcanic ash covering parts of the park.

In an effort to satisfy visitor interest in the volcano, NPS redeployed interpretive rangers in Hilo and other places while keeping open a small piece of the giant park far from the summit. Park rangers and volcano displays can also be visited in different places of Hilo. Rangers answer questions about the park and current eruption conditions. This is all that can be done, waiting for the end of the eruption.

Source. Hawaiian news media.

Il y a encore quelques semaines, la lueur de la lave illuminait tout le cratère de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)

Aujourd’hui c’est une bouche vide soumise à des effondrements qui occupe le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo: USGS)

La déflation du sommet du Kilauea et du Pu’uOo (Hawaii) // The deflation of the Kilauea summit and Pu’uO’o (Hawaii)

Depuis le début de l’éruption le 3 mai 2018, on observe une déflation significative à la fois du sommet du Kilauea et du Pu’uO’o qui a été le premier à s’affaisser après l’évacuation de la lave et la vidange du petit lac de lave qui se trouvaitdans la partie ouest du cratère. Ce dernier présente maintenant une forme d’entonnoir qui se prolonge par un puits cylindrique profond. Des matériaux d’effondrement occupent le fond du puits. L’éruption qui avait commencé sur le Pu’uO’o le 3 janvier 1983 est maintenant une chose du passé.
Dans toutes ses mises à jour, le HVO indique que «l’affaissement intérieur de la lèvre et des parois de Halema`uma`u continue en réaction à l’affaissement continu du sommet.» Des fractures et des failles trahissent cet affaissement continu. On peut se demander si toutes ces fractures concentriques n’annoncent pas un effondrement majeur du plancher du cratère de l’Halema’uma’u.
La déflation du sommet et du Pu’uO’o apparaît très clairement dans les graphiques fournis par l’Observatoire.

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Since the start of the eruption on May 3rd, 2018, deflation has occurred both at the summit of Kilauea and at Pu’uO’o which was the first to deflate after the evacuation of lava and the drainage of the lava pond in the western part of the vent. The crater now has a funnel-shaped geometry with a deeper cylindrical shaft. Rubble fills the base of the shaft. The eruption that started at the vent on January 3rd, 1983 is now a thing of the past.

In all its updates, HVO indicates that “inward slumping of the rim and walls of Halema`uma`u continues in response to ongoing subsidence at the summit.” Cracks and faults reflect the ongoing subsidence of the area. One may wonder if all these cracks do not herald a major collapse of Halema‘uma‘u crater floor.

This subsidence on both the summit and Pu’uO’o appears very clearly in the graphs provided by the Observatory.

Déflation sommitale sur une année (Source: USGS / HVO)

Déflation du Pu’uO’o sur une année (Source: USGS / HVO)

Cratère du Pu’uO’o le 7 juin 2018 (Crédit photo: HVO)