Hawaii : Pas d’éruption en vue sur le Mauna Loa ! // Hawaii : No eruption of Mauna Loa in the short term !

Comme je l’ai écrit dans l’une de mes dernières notes, le séisme enregistré le 13 avril 2019 dans la région du Hualalai sur la Grande Ile d’Hawaii n’a eu aucun effet sur l’activité des volcans hawaïens. Aucune nouvelle activité éruptive n’a été observée sur le Kilauea depuis la fin de l’éruption en août dernier. Selon le HVO, «les données de surveillance des huit derniers mois ont montré des niveaux relativement bas de sismicité, de déformation et d’émission de gaz au sommet et dans l’East Rift Zone, y compris dans le secteur de l’éruption de 2018».
Depuis la fin de l’éruption du Kilauea, des articles de presse ont laissé entendre que la pression exercée par le magma sur la chambre pourrait se déplacer vers le Mauna Loa et augmenter le risque éruptif sur ce volcan. La dernière éruption du Mauna Loa remonte à 1984.
Pour le moment, il ne semble pas que Mauna Loa soit sur le point d’entrer en éruption. La dernière mise à jour du HVO (4 avril 2019) indique qu ‘«aucun changement significatif dans l’activité sismique du Mauna Loa n’a été détecté en mars. De petits séismes, généralement inférieurs à M 2,0, se sont poursuivis dans des zones où on les enregistre habituellement, notamment sous le flanc nord-ouest, la zone sommitale et le flanc est. Le séisme le plus important survenu sur le Mauna Loa le mois dernier a été un événement de M 3,3 le 31 mars, à une profondeur d’environ 2,7 km sous le niveau du sol et près du sommet. Les données GPS sur le Mauna Loa indiquent une lente inflation du réservoir magmatique sommital. Les niveaux de déformation sont inférieurs à ceux observés pendant la période d’activité plus intense de 2014-2017. Les données concernant les gaz et la température, fournies par une station située dans la zone de rift sud-ouest et dans la caldeira sommitale, n’ont révélé aucun changement significatif au cours du mois écoulé. ”
Un scientifique de l’USGS a déclaré: « Une éruption du Mauna Loa pourrait se produire dans des mois, voire des années, mais nous savons que ce n’est pas une affaire de jours ou de semaines. »
Source: USGS / HVO.

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As I put it in a previous post, the earthquake that was recorded on April 13th, 2019, in the Hualalai area did not have any effect on the activity of Hawaiian volcanoes. No new eruptive activity has been observed on Kilauea since the end of the eruption last August. HVO indicates that “monitoring data over the past eight months have shown relatively low rates of seismicity, deformation, and gas emission at the summit and East Rift Zone (ERZ) including the area of the 2018 eruption.”

Since the end of the Kilauea eruption, some press articles have suggested that the pressure exerted by magma on the magma chamber could be diverted toward Mauna Loa and increase the risk of an eruption at this volcano. Mauna Loa’s last eruption dates back to 1984.

For the moment, it does not look as if Mauna Loa is ready to erupt. HVO’s latest update (April 4th, 2019) about the volcano says that “no significant changes in Mauna Loa’s seismic activity were detected in March. Small earthquakes, mostly less than M 2.0, continued in long-active areas including beneath the northwest flank, summit region, and east flank. The largest earthquake for Mauna Loa in the past month was an M 3.3 event, at a depth of approximately 2.7 km below ground level, near the summit on March 31st.  Data from GPS instruments on Mauna Loa indicate slow inflation of the summit magma reservoir system. The rates of deformation are lower than during the period of more intense unrest from 2014-2017. Gas and temperature data from a station on the Southwest Rift Zone and within the summit caldera showed no significant changes over the past month.”

Said a USGS scientist: “ »An eruption of Mauna Loa could be anywhere from months to years away. But we do know that it’s not days or weeks away. »

Source: USGS / HVO.

Le Mauna Loa, un superbe volcan bouclier, vu depuis le désert de Ka’u (Photo: C. Grandpey)

Vue aérienne du sommet du Mauna Loa (Crédit photo: USGS)

Vue de Mokuaweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Coulées de lave sur le versant sud-ouest du mauna Loa (Photo: C. Gra,dpey)

Système d’alerte sur le versant sud-ouest du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Taal (Philippines): Hausse du niveau d’alerte // The alert level has been raised

Le PHIVOLCS indique que le niveau d’alerte du Taal a été élevé de 0 à 1 le 28 mars 2019. En effet, l’Institut a récemment enregistré un essaim sismique qui pourrait être le signe de fracturations sous l’édifice, éventuellement associées à une activité hydrothermale. De plus, le  sol a connu une légère inflation par rapport aux dernières mesures de novembre 2018. Les concentrations de CO2 dans l’eau du grand cratère du lac Taal ont augmenté régulièrement depuis février 2019. La température de l’eau est passée de 30,7° C à 31,7° C. Tous ces paramètres justifient la hausse du niveau d’alerte volcanique. .
Il est rappelé au public que l’accès au cratère principal est strictement interdit en raison des risques d’explosions et d’émissions de fortes concentrations de gaz mortels. Il est également rappelé au public que l’ensemble de Volcan Island est une zone de danger permanent et qu’il n’est pas recommandé de s’y établir de façon permanente. .
La dernière éruption du Taal a eu lieu en 1977, avecdes évacuations mais aucun décès. Les précédentes éruptions en 1911 et 1965 ont respectivement causé la mort de 1334 et 200 personnes.
Source: PHIVOLCS ; Killer Volcanoes.

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PHIVOLCS indicates that the alert level for of Taal volcano was raised from 0 to 1 on March 28th, 2019.  The Institute has recorded a recent seismic swarm which may indicate rock-fracturing beneath the edifice possibly associated with hydrothermal activity. Moreover, there has been a slight inflation of the ground compared with the last measurements of November 2018. Dissolved CO2 concentrations in Taal Main Crater Lake have been gradually increasing since February 2019. The water temperature increased from 30.7°C to 31.7°C. All these parameters justify the increase in the volcanic alert level. .

The public is reminded that access to the Main Crater is strictly forbidden because sudden steam explosions can occur and high concentrations of lethal volcanic gases can be released.

The public is also reminded that the entire Volcano Island is a Permanent Danger Zone, and permanent settlement in the island is not recommended.

The last eruption of Taal took place in 1977, with evacuations and no fatalities. Previous eruptions of Taal in 1911 and 1965 caused the death of 1334 and 200 persons, respectively.

Source: PHIVOLCS; Killer Volcanoes.

Vue de la caldeira du Taal et de Volcano Island (Crédit photo: Wikipedia)

Quelques nouvelles d’Hawaii // Some news from Hawaii

L’éruption a été déclarée définitivement terminée par le HVO et tout est actuellement calme sur le Kilauea. Il n’y a aucune lave active sur la Grande Ile d’Hawaii. Aucun changement majeur n’a été observé sur le Pu’uO’o. Un récent survol en hélicoptère a permis de constater que la morphologie du cratère vide se modifie lentement suite à des effondrements de ses parois. Le magma a quitté le Pu’uO’o le 30 avril 2018 et a fait surface quelques jours plus tard dans la Lower East Rift Zone. Après cette évacuation de la lave, le cratère présentait une profondeur d’environ 356 mètres. Des matériaux provenant d’effondrements des parois du cratère ont, depuis cette époque, recouvert son plancher qui se trouve aujourd’hui à 286 mètres de profondeur.

Un modèle 3D du cratère du Pu’uO’o a été réalisé à partir d’images thermiques obtenues lors du récent survol. Les zones blanches montrent les points chauds dans le cratère. La forme du cratère continue de changer suite à de petits effondrements qui se produisent de temps à autre. Une station GPS sur le flanc nord du Pu’uO’o montre un affaissement constant de la lèvre du cratère. Ce mouvement est dû au glissement du rebord instable du cône.
Voici une courte vidéo du survol:
https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia_uploads/multimediaFile-2662.mp4

Dans ses dernières mises à jour, le HVO indique que les paramètres relatifs à la déformation du sol sont à mettre en relation avec le remplissage du réservoir magmatique profond du Kilauea. Les émissions de SO2 dans l’East Rift Zone et au sommet du Kilauea restent faibles.
Source: USGS / HVO.

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With the eruption definitely declared over by HVO, everything is currently quiet on Kilauea Volcano. There is currently no active lava to be seen on the Big Island. No major changes have been observed at Pu’uO’o. A recent helicopter overflight allowed to see that the empty crater is slowly being altered by small rockfalls within it. Magma drained from beneath Pu’uO’o on April 30th, 2018 and erupted a few days later in the lower East Rift Zone. After the magma drained, the crater was roughly 356 metres deep. Collapses on the crater walls have since filled the deepest part of the crater with rockfall debris. Today, the deepest portion of the crater is 286 metres.

A 3D model of the Pu’uO’o crater was constructed from thermal images taken during the recent overflight. White areas show warm spots in the crater. The shape of the crater continues to change through occasional small collapses. A GPS station on the north flank of Pu’uO’o has been showing steady slumping of the craters edge. This motion is due to the sliding of the unstable edge of the cone.

Here is a short video of the overflight:

https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia_uploads/multimediaFile-2662.mp4

In its latest updates, HVO indicated that deformation signals are consistent with the refilling of Kilauea Volcano’s deep East Rift Zone magma reservoir. SO2 emission rates on the East Rift Zone and at Kilauea’s summit remain low.

Source: USGS / HVO.

Voici deux images montrant le cratère du Pu’uO’o le 11 mai 2018 et le 18 mars 2019. On se rend parfaitement compte de la remontée du plancher suite aux effondrements des parois du cratère.

  (Source : USGS / HVO)

Les geysers de Yellowstone (Etats Unis) // Yellowstone geysers (United States)

Dès que quelque chose d’inhabituel se produit dans le Parc National de Yellowstone, les articles de presse deviennent de plus en plus nombreux et ils font immédiatement allusion au risque d’éruption de ce « super volcan ». C’est ce qui s’est passé ces derniers mois avec une augmentation de l’activité de certains geysers – pas tous – dans le Parc. Le plus célèbre est le Vieux Fidèle en raison de sa ponctualité, tandis que la plupart des autres sont beaucoup plus imprévisibles. Parmi tous les geysers de Yellowstone, certains peuvent être très paresseux et ne se manifester qu’une fois de temps en temps, parfois tous les cinquante ans.
À la fin de l’année 2018, un geyser endormi – Ear Spring, ainsi appelé en raison de sa forme – a vomi les déchets qu’il avait ingurgité pendant 80 ans. Sa dernière grande éruption remontait à 1957. La gerbe d’eau bouillante a atteint une hauteur de 9 mètres au mois de septembre et les rangers ont passé plusieurs jours à ramasser de vieilles pièces de monnaie, des canettes de bière et même une poupée des années 1930 ! L’éruption a offert aux géologues ce qu’il appellent « une capsule temporelle intéressante. »

Le Steamboat Geyser, autre attraction touristique du parc, avait l’habitude de se manifester de manière irrégulière, parfois après des pauses de seulement quatre jours, d’autres fois avec des intervalles de 50 ans. De façon surprenante, il a récemment envoyé des jets d’eau bouillante à 90 mètres de hauteur à raison de une fois par semaine. Le Yellowstone Volcano Observatory indique qu’il s’est manifesté 32 fois en 2018. On a recensé quatre autres éruptions en février 2019.
Malgré ce réveil de certains geysers, les géologues de l’USGS et les responsables du Parc ont répété ces derniers mois qu’il n’y avait aucun signe de reprise de l’activité volcanique. On peut lire dans l’un des rapports de l’Observatoire que «les modifications qui interviennent dans les systèmes hydrothermaux de Yellowstone sont fréquentes et ne sont pas la conséquence de changements de l’activité volcanique». Il convient de garder à l’esprit que le système hydrothermal de Yellowstone se limite à une trentaine de mètres de profondeur alors que le magma qui provoque l’activité volcanique se trouve à plusieurs kilomètres sous la surface.
On n’observe pas d’augmentation de la sismicité ni de déformation significative du sol dans la région de Yellowstone. La sismicité au mois de février 2019 a inclus un essaim de 17 événements le 20 février. Les secousses avaient une magnitude comprise entre M 0,1 et M 1,7  et se situaient à 8 km au nord de West Yellowstone. L’événement le plus important en février 2019 avait une magnitude de M 3,1. De tels essaims sismiques sont courants et représentent environ 50% de la sismicité dans la région de Yellowstone.
Source: Geology In, Observatoire du volcan Yellowstone.

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As soon as something unusual occurs in Yellowstone National Park, press articles get more and more numerous and there are immediately allusions to the risk on an eruption of the so-called “super volcano”. This is what happened in recent months with an increase in activity of some of the geysers – by no means all of them – in the Park. The most famous of all is Old Faithful because of its predictability, while most others are much more inscrutable. Among all the geysers at Yellowstone, some may be very lazy and erupt only once in a while, sometimes every half century.
Late in 2018, one slumbering geyser – Ear Spring, so called because of its shape – vomited up 80 years worth of trash. The spring’s last big eruption was in 1957. So, when it blew to a height of some 9 metres in September, National Parks rangers spent days collecting old coins, beer cans, and even a 1930s baby dummy from its surroundings. While the eruption offered what geologists call “an interesting time capsule.”

The Steamboat Geyser used to erupt erratically, sometimes after a duration as short as four days or as long as 50 years. However, it recently sent spouts of steaming water 90 metres high into the air once every week. The Yellowstone Volcano Observatory says it erupted 32 times in 2018. There were four more eruptions in February 2019.

USGS geologists and park officials kept repeating in recent months that there was no signs of renewed volcanic activity. One can read in one of the Yellowstone Observatory’s statements that “changes in Yellowstone’s hydrothermal features are common occurrences and do not reflect changes in activity of the Yellowstone volcano.” One should keep in mind that the hydrothermal system of Yellowstone is limited to mainly just the top 30 metres or so whereas the magma that triggers volcanic activity resides several kilometres deeper.

Until now, there has been no significant increase in seismicity and no significant ground deformation has been detected. February 2019 seismicity in Yellowstone included a swarm of 17 located earthquakes on February 20th. The swarm events ranged in magnitude from M 0.1 to M 1.7 and were located 8 kilometres north of West Yellowstone. The largest event in February was a minor earthquake of M 3.1. Earthquake swarms like this are common and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region.
Source: Geology In, Yellowstone Volcano Observatory.

 

Quelques geysers à Yellowstone (Photos: C. Grandpey)

 

La source magmatique de l’Agung et du Batur (Bali / Indonésie) // The magma source of Agung and Batur volcanoes (Bali / Indonesia)

Grâce aux informations fournies par les satellites de la mission Copernicus Sentinel-1 sur les déformations du sol, les scientifiques ont désormais une meilleure idée de la localisation de la chambre magmatique à l’origine de l’éruption du Mont Agung sur l’île de Bali en novembre 2017. Le volcan a émis des panaches de cendre qui ont entraîné la fermeture de plusieurs aéroports et bloqué des milliers de touristes. Les autorités ont évacué quelque 100,000 personnes, mais aucune éruption majeure n’a eu lieu. Un événement précédent, en 1963, avait toutefois coûté la vie à près de 2 000 personnes; ce fut l’une des éruptions les plus meurtrières du 20ème siècle. L’Agung est resté actif depuis 2017 et il connaît périodiquement des épisodes éruptifs mineurs.

Bali abrite deux stratovolcans actifs, l’ Agung et le Batur, mais on sait relativement peu de choses sur leurs systèmes d’alimentation magmatique. On avait toutefois remarqué en 1963 que l’éruption de l’Agung avait été suivie d’une petite éruption du Batur qui se trouve à 16 km de distance.

Un article publié récemment dans Nature Communications décrit comment une équipe de scientifiques de l’Université de Bristol (Angleterre) a utilisé les données radar de la mission Copernicus Sentinel-1 pour surveiller les déformations du sol autour de l’Agung. Sentinel-1 est une constellation de deux satellites pouvant fournir des informations interférométriques tous les six jours, ce qui est important pour surveiller les variations rapides de déformation du sol. Ces données peuvent jouer un rôle important en matière de prévision d’éruptions dans la région. Les chercheurs ont utilisé l’interférométrie radar à synthèse d’ouverture (InSAR), avec laquelle deux images radar ou plus sur la même zone sont associées pour détecter d’infimes variations de déformation de la surface du sol. Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes, les moindres modifications au sol entraînent des différences dans le signal radar et font naître des interférences de couleur arc-en-ciel dans l’image combinée, ce qui donne naissance à des interférogrammes (voir l’image ci-dessous). Ces interférogrammes révèlent comment la terre se soulève ou s’affaisse et indiquent donc si du magma juvénile se déplace sous le volcan.

Dans leur étude, les membres de l’équipe de l’Université de Bristol ont détecté une inflation d’environ 8 à 10 cm du flanc nord de l’Agung au cours de la période de forte activité sismique qui a précédé la dernière éruption. Ils ont également remarqué que l’activité sismique et le signal de déformation du sol se trouvaient à cinq kilomètres du sommet du volcan, ce qui signifie que le magma se déplaçait probablement aussi bien latéralement que verticalement. L’étude fournit la première preuve géophysique que les volcans Agung et Batur pourraient avoir un système d’alimentation connecté. Cela pourrait expliquer l’apparition d’éruptions simultanées, comme ce fut le cas en 1963.

Source: Université de Bristol.

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Thanks to information on ground deformation provided by the Copernicus Sentinel-1 mission, scientists now have a better idea of the magma chamber that caused the eruption of Mount Agung on the island of Bali in November 2017. The volcano emitted ash plumes which caused airport closures and stranded thousands of visitors. Authorities evacuated about 100,000 people to safety, but no majotr eruption occurred. A previous event in 1963, however, claimed almost 2000 lives and was one of the deadliest volcanic eruptions of the 20th century. Agung has remained active, slowly erupting on and off since 2017.

Bali is home to two active stratovolcanoes, Agung and Batur, but relatively little is known of their underlying magma plumbing systems. A clue came from the fact that Agung’s 1963 eruption was followed by a small eruption at its neighbouring volcano, Batur, which stands 16 km away.

A paper published recently in Nature Communications describes how a team of scientists, led by the University of Bristol (England), used radar data from the Copernicus Sentinel-1 mission to monitor the ground deformation around Agung. Sentinel-1 is a two-satellite constellation that can provide interferometric information every six days, which is important for monitoring rapid changes of ground deformation. Their findings may have important implications for forecasting future eruptions in the region. They used the remote sensing technique of interferometric synthetic aperture radar, or InSAR, where two or more radar images over the same area are combined to detect slight surface changes. As I already explained in previous posts, tiny changes on the ground cause differences in the radar signal and lead to rainbow-coloured interference patterns in the combined image, creating interferograms (see image below). These interferograms can show how land is uplifting or subsiding, and indicate whether fresh magma is moving beneath the volcano.

In their study, the University of Bristol team detected an uplift of about 8–10 cm on Agung’s northern flank during the period of intense earthquake activity prior to the eruption. They also noticed that both the seismic activity and the ground deformation signal were five kilometres away from the summit, which means that magma was probably moving sideways as well as vertically upwards. The study provides the first geophysical evidence that Agung and Batur volcanoes may have a connected plumbing system. This could explain the occurrence of simultaneous eruptions such as in 1963.

Source: University of Bristol.

L’image InSAR du satellite Sentinel-1 montre un soulèvement du sol sur le flanc du Mont Agung entre août et novembre 2017, avant l’éruption du volcan le 27 novembre.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Reprise de l’éruption! // New start of the eruption!

17h30 (heure métropole) : Suite à la reprise de l’activité sismique sous le flanc est du volcan à 15 heures (heure locale), le tremor volcanique est réapparu vers 17h00. D’abord très faible, son intensité a progressivement augmenté jusque vers 17h50, avec apparition d’un dégazage en contre bas de l’éruption du 18 février dernier. A noter qu’aucune déformation n’a été enregistrée lors de cette phase d’injection magmatique vers la surface, signe que le dyke ayant alimenté cette ou ces nouvelles fissures est le même que celui qui a alimenté l’éruption précédente.

Source : OVPF.

Cette éruption va-t-elle durer ? Rien n’est moins ûr. En effet, la pression permettant au magma d’effectuer son ascension dans les conduits magmatiques ne semble pas très forte et la sortie de lave ne semble pas très intense sur les images de la webcam du Piton Cascades.

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17:30 (Paris time): Following the resumption of seismic activity under the eastern flank of the volcano at 15:00 (local time), the volcanic tremor reappeared around 17:00. At first very low, its intensity gradually increased until about 5:50 pm, with the appearance of a degassing just below the site of the eruption of February 18th. No deformation was recorded during this phase of magma injection to the surface; this is the sign that the dyke that fed this or these new fissures is the same one that fed the previous eruption.
Source: OVPF.
Will this eruption last? Not so sure. Indeed, the pressure allowing the magma to ascend in the feeding conducts does not seem very strong and the lava output does not seem very intense as seen on the images of the Piton Cascades webcam.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Ça se précise ! // An eruption in the next hours ?

7h15 (heure métropole) : Dans un bulletin diffusé à 9h30 (heure locale), l’OVPF indique que depuis 09h16 une nouvelle crise sismique est enregistrée sur le Piton de la Fournaise. L’événement s’accompagne de déformations rapides. Cela indique que le magma est de nouveau en train de quitter le réservoir magmatique superficiel et remonte vers la surface. Une éruption est probable à brève échéance dans les prochaines minutes ou heures.

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7:15 (Paris time):  In a new update released at 9:30 am (local time), OVPF indicates that since 09h16 a new seismic crisis has been recorded on Piton de la Fournaise. The event is accompanied by rapid deformations. This indicates that magma is again leaving the shallow magma reservoir and rising to the surface. An eruption is likely in the next minutes or hours.

L’éruption aurait-elle commencé? Bizarre ce nuage bleuté détecté par la webcam du Piton de Bert…