Le Tour dans le col de Sarenne : la Nature remercie les organisateurs

Comme je l’ai indiqué dans ma note précédente, le 25 juillet 2026, le col de Sarenne sera emprunté par les coureurs lors de la 20ème étape du Tour de France 2026 entre Le Bourg d’Oisans et l’Alpe d’Huez. Ce sera l’étape reine du Tour 2026, avec l’escalade préalable des cols de la Croix de Fer, du Télégraphe et du Galibier.

Au cours de cette étape, le brouhaha de la foule le long de la route sera couvert par les grondements des défenseurs de l’environnement qui voient d’un très mauvais œil les perturbations qui seront inévitablement causées à ce site alpin préservé. Ils regrettent que la course ait lieu au mépris de la vie sauvage et des écosystèmes.

Culminant à 1 999 mètres d’altitude, la route menant au col de Sarenne est belle et sauvage. C’est une route pastorale, destinée aux bergers ; la vitesse y est limitée à 20 km/h et elle est fermée 8 mois sur 12.

C’est dans cet espace préservé que les organisateurs du Tour de France ont décidé faire passer l’étape reine du Tour 2026. La foule – probablement plusieurs milliers de spectateurs – est attendue sur le versant le plus sauvage de la route, dans la vallée du Ferrand, habituellement peuplée de marmottes,, de chamois, de gypaètes, ainsi que de fragiles tétras lyres et de lagopèdes. Ces derniers sont des oiseaux qui nichent au sol et dont les petits naissent en juillet, c’est-à-dire pendant le Tour de France. Sans oublier les aigles royaux qui pourraient être dérangés par les hélicoptères de la télévision si ceux-ci survolent les zones où nichent ces oiseaux majestueux.

Il y a donc un sérieux risque de mise en danger d’un site écologique fragile pour une seule journée de spectacle sportif !

Dans un rapport diffusé en décembre 2003, le Conservatoire botanique national alpin estimait que « la diversité faunistique du site est remarquable .» Selon ce même document, la vallée du Ferrand est l’une des « plus riches régions de France sur le plan botanique ». De plus, à proximité du col de Sarenne, la route passe à quelques mètres d’une zone humide fragile faisant l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope. Cet arrêté demande de « réglementer les activités sur le périmètre [de la zone humide] afin d’assurer la préservation et la tranquillité de certains biotopes nécessaires à la survie de plusieurs espèces animales protégées ». C’est pourquoi toute manifestation sportive est interdite sur un périmètre qui pourrait être piétiné par la foule du Tour de France.

En 2013, le Tour avait déjà fait une étape, contestée, au col de Sarenne, et des petits passages à gué avaient été recouverts de bitume pour faciliter l’accès aux voitures. Pour 2026, des travaux ont également été réalisés, non pas à la demande de la population locale, mais celle des organisateurs du Tour de France, rien que pour une journée de course !

Il est clair que le spectacle-business est plus important que la Nature. Les organisateurs du Tour de France l’ont prouvé en 2013 en restant muets face à une pétition signée par plus de 12 000 personnes. Ils ont récidivé cette année en faisant de TotalEnergies leur partenaire officiel pour le Tour 2026.

En 1952, Fausto Coppi s’est imposé à l’Alpe d’Huez au milieu des marmottes et de quelques paysans, dans une toute petite station de ski. Soixante-dix ans plus tard, l’Alpe d’Huez a étendu ses tentacules de béton et d’acier sur l’un des plus beaux massifs de France. La station veut s’agrandir, sans se soucier de la quiétude de la nature et du réchauffement climatique qui risque de priver les Alpes de neige à brève échéance.

Source : Reporterre.

NB : Suite à la diffusion de cette note, un fidèle visiteur de mon blog vient de m’indiquer que « lors de la montée du col de Sarenne il n’y aura pas de caravane publicitaire ni de spectateurs, les voitures qui assistent les coureurs seront réduites au maximum. La route pastorale est interdite à tout véhicule depuis le 16 juillet. »

J’en suis ravi, mais cela me conforte dans mon idée qu’il était parfaitement inutile, voire vicieux,  de mettre ce col sur le parcours du Tour de France. Un col alpin sans spectateurs n’est pas dans l’esprit de cette course cycliste.

 

 

Panique à Courchevel (Savoie) // Panic in Courchevel (Savoie, France)

C’est, semble-t-il le journal Le Monde qui a révélé le pot aux roses. On apprend que la retenue d’eau de la Loze, en amont d’un hameau de Courchevel (Savoie), s’affaisse à grande vitesse. À l’origine, cette réserve collinaire été construite en 2020 à 2 270 mètres d’altitude pour la somme de 5,7 millions d’euros pour garantir l’enneigement des 3,2 kilomètres de la célèbre piste de l’Éclipse à Courchevel, pour les championnats du monde de ski alpin 2023 et pour les JO Alpes 2030.

Vue de la réserve collinaire de la Loze (Source : Société Bianco)

Piste de ski de l’Éclipse

Il ne faut pas se voiler la face : les habitants d’un petit hameau en contrebas de la gigantesque retenue d’eau auraient pu être tout simplement engloutis. L’infrastructure qui stocke 170 000 mètres cubes d’eau menace de s’effondrer car elle s’affaisse à raison de 15 centimètres par an.

À l’époque du réchauffement climatique et du manque de neige sur les massifs, une telle réserve est essentielle pour alimenter les enneigeurs d’une station de ski comme Courchevel. Quand des problèmes apparaissent, on n’en parle pas trop fort pour ne pas faire fuir les touristes. Pourtant les signes d’affaissement de la retenue de la Loze ne sont pas nouveaux. Selon les journaux, des signaux alarmants étaient apparus dès le début. Les premières faiblesses avaient été détectées dès la mise en eau. La première année, en 2022, un léger tassement avait été attribué à la récente mise en service. Le problème, c’est que la situation n’a jamais cessé de s’aggraver et une expertise plus poussée a été décidée. Les experts ont conclu à une défaillance structurelle du barrage, liée à l’évolution thermique du sous-sol. Cette évolution a une double cause : l’ensemble du glacier rocheux sur lequel est construite la retenue d’eau fond à grande vitesse à cause du réchauffement climatique, et il y a la chaleur générée par la réserve d’eau. C’est ce phénomène qui fragilise la partie du barrage côté digue, en surplomb de la pente qui domine le hameau qui abrite 90 chalets et huit résidences hôtelières.

Devant l’urgence de la situation, la préfecture de Savoie a ordonné une vidange partielle, puis quasi totale, de la réserve fin 2025. Dans un premier temps, 146 000 mètres cubes d’eau ont été conservés dans la retenue, puis 132 000, et finalement 25 000 mètres cubes. Selon les experts, ce risque aurait dû être pris au sérieux dès le début, puisque la fonte du glacier de la Loze est due autant au réchauffement global des Alpes qu’à la retenue elle-même qui a agi comme un radiateur géant.

On sait que les lacs artificiels peuvent représenter un vrai risque pour les populations environnantes. La presse régionale rappelle le cas du lac artificiel qui s’est créé après l’éboulement du glacier du Birch, en Suisse, avec la destruction quasi totale du village de Blatten en mai 2025 (voir ma note du 29 mai 2025).

Source : presse nationale et régionale.

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Les articles de presse font état du « glacier rocheux » sur lequel a été construite la réserve collinaire. Un glacier rocheux est une masse de débris rocheux contenant de la glace. Qui dit glacier dit mouvement. C’est le fluage de la glace interstitielle qui est à l’origine du mouvement et donc des morphologies spectaculaires souvent rencontrées sur ce type de glacier.

Glacier rocheux du Laurichard, au-dessus du col du Lautaret (Photo : C. Grandpey)

Il faut toutefois noter que la vitesse de progression d’un glacier rocheux est beaucoup plus lente que celle d’un glacier fait uniquement de glace. Elle de l’ordre de quelques décimètres à quelques mètres par an, contre 100 à 200 mètres par an pour les ‘vrais’ glaciers des Alpes. À noter que les glaciers rocheux ne voient pas leur front reculer ; ils ne peuvent que progresser vers l’aval. Il est bien évident que la vitesse de progression d’un glacier rocheux varie en fonction du pourcentage de la pente.

Les experts nous expliquent que les glaciers rocheux peuvent aussi “mourir” en s’immobilisant si la glace interne fond, par exemple à cause du réchauffement climatique. On peut supposer que les géologues avaient étudié ces paramètres et estimé que le glacier rocheux de la Loze ne présentait pas de risque de mouvement, mais ils avaient probablement sous-estimé le dégel du glacier sous l’effet double du réchauffement climatique et de l’impact thermique de la masse d’eau.

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It seems that the newspaper Le Monde broke the story. The Loze reservoir, located upslope from a hamlet in Courchevel (Savoie), is rapidly subsiding. This hillside reservoir was originally built in 2020 at an altitude of 2,270 meters for €5.7 million to guarantee snow cover on the 3.2-kilometer-long Éclipse ski slope in Courchevel for the 2023 Alpine World Ski Championships and the 2030 Alpine Olympics. There’s no point in denying the seriousness of the situation: the inhabitants of a small hamlet below the gigantic reservoir could have been simply swallowed up. The infrastructure, which stores 170,000 cubic meters of water, is threatening to collapse as it is subsiding at a rate of 15 centimeters per year.

In an era of global warming and snow shortages in the mountains, such a reservoir is essential to supply the snow cannons of a ski resort like Courchevel. When problems arise, they are kept quiet so as not to scare away tourists. Yet, the signs of subsidence in the Loze reservoir are not new. According to newspapers, alarming signals appeared from the very beginning. The first weaknesses were detected as soon as it was filled. In the first year, 2022, a slight sinking was attributed to the filling of the reservoir. The problem is that the situation has steadily worsened, and a more in-depth investigation was commissioned. The experts concluded that there was a structural failure of the dam, linked to the thermal evolution of the subsoil. This evolution has a dual cause: the entire rock glacier on which the reservoir is built is melting rapidly due to global warming and the heat generated by the reservoir itself. This phenomenon is weakening the section of the dam on the embankment side, overlooking the slope that dominates the hamlet, home to 90 chalets and eight hotel residences.
Faced with the urgency of the situation, the Savoie prefecture ordered a partial, then almost total, draining of the reservoir by the end of 2025. Initially, 146,000 cubic meters of water were retained in the reservoir, then 132,000, and finally 25,000 cubic meters. According to experts, this risk should have been taken seriously from the outset, since the melting of the Loze glacier is due as much to global warming in the Alps as to the reservoir itself, which acted like a giant radiator.

It is well known that artificial lakes can pose a real risk to surrounding populations. The regional press recalls the case of the artificial lake created after the collapse of the Birch glacier in Switzerland, which resulted in the near-total destruction of the village of Blatten in May 2025.
Source: national and regional press.

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Newspaper articles refer to the « rock glacier » upon which the hill reserve appears to have been built. A rock glacier is a mass of rocky debris containing ice. Glaciers are inherently dynamic, and the movement of interstitial ice is what causes this movement and, consequently, the spectacular formations often found on this type of glacier. It should be noted, however, that the rate of advance of a rock glacier is much slower than that of a glacier composed solely of ice. Its rate is on the order of a few decimeters to a few meters per year (compared to 100 to 200 meters per year for the ‘true’ glaciers of the Alps). It should be noted that rock glaciers do not have their terminus retreating; they can only advance downhill. It is quite clear that the rate of advance of a rock glacier varies depending on the percentage of the slope.

Experts explain that rock glaciers can also « die » by coming to a standstill if the internal ice melts, for example, due to global warming. We can assume that the experts had studied these parameters and estimated that the Loze rock glacier did not present a risk of movement, but they had probably underestimated the glacier’s thawing under the combined effect of global warming and the thermal impact of the water mass.

Nouveau risque de crues glaciaires au Népal // New risk of glacial outburst floods in Nepal

Concentrations de CO2 : 429,62 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

J’ai alerté à plusieurs reprises sur ce blog sur le danger que représentent les lacs glaciaires qui se forment au front des glaciers en train de fondre Dans l’Himalaya et les Andes, ces lacs sont souvent retenus par des moraines fragiles qui peuvent s’éventrer à tout moment et provoquer de dangereuses crues glaciaires.
En 2026, les scientifiques préviennent que les lacs glaciaires himalayens constituent une menace de plus en plus grande pour les communautés situées en aval, car « un manque de neige et des pluies de plus en plus fréquentes et abondantes » déstabilisent les sols de la région.
Par exemple, le Nepali Times explique que le lac glaciaire de Thulagi, au pied du glacier du même nom, près du mont Manaslu au Népal, s’est agrandi au cours des dernières décennies avec la fonte des glaces environnantes. Ce qui n’était qu’une petite pièce d’eau dans les années 1960 est devenu aujourd’hui un lac de plus d’un kilomètre carré qui contient un volume d’eau considérable.

Source : The Nepali Times

Des scientifiques ont classé le lac Thulagi parmi les lacs glaciaires les plus dangereux de l’Himalaya ; il figure sur la liste de surveillance de l’ICIMOD (Institut indien de normalisation des eaux et des maladies). On craint une rupture brutale du lac.
Une étude de 2018, portant sur l’évolution de trois lacs glaciaires, dont le lac Thulagi, a révélé qu’une rupture brutale du Thulagi menacerait les localités et quatre centrales hydroélectriques situées en aval.
Des modélisations ont montré qu’en cas de rupture du lac Thulagi, les déferlantes pourraient atteindre les localités en aval en quelques heures, avec une hauteur dépassant les 12 mètres par endroits. Des villages entiers pourraient être rasés, des routes et des ponts détruits, et le cours des rivières définitivement dévié.
Les habitants du district de Manang, au Népal, sont encore traumatisés par les inondations de 2021, lorsque de fortes pluies ont provoqué une crue importante de la rivière Marsyangdi. Ces phénomènes météorologiques extrêmes détruisent et perturbent les moyens de subsistance, le tourisme, l’agriculture et la production d’énergie des localités vulnérables. Les pluies extrêmes qui se sont abattues sur la région ont déjà dévasté des exploitations agricoles au Népal et fait doubler le prix des denrées alimentaires. Par le passé, les inondations glaciaires ont emporté des maisons et des dispensaires, et ont coûté des vies.
Au-delà des destructions immédiates, les inondations peuvent contaminer l’eau potable, propager des maladies et déstabiliser les écosystèmes dont les communautés dépendent pour la pêche et l’agriculture.
Ce n’est qu’après les inondations de 2021 que des systèmes d’alerte précoce ont été installés sur les rives du fleuve Marsyangdi et dans les villes voisines. Cependant, les mesures d’alerte restent insuffisantes et aucun système ne couvre le lac Thulagi. En 2025, le Fonds vert pour le climat a approuvé une subvention de 36,1 millions de dollars pour contribuer à réduire le risque d’inondations glaciaires en abaissant le niveau d’eau de quatre lacs glaciaires, dont le Thulagi, dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement.

Source : The Cool Down (TCD).

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I have alerted several times on this blog to the danger caused by glacial lakes that form at the front of melting glaciers. In the Himalayas and in the Andes, such lakes are often dammed by fragile moraines that may break open at any time and cause dangerous glacial outburst floods (GLOFs).

In 2026, scientists are warning that Himalayan glacial lakes are becoming a growing threat to communities downstream as « too little snow and too much rain » destabilize the region’s terrain.

For instance, the Nepali Times explains that the Thulagi Glacial Lake, at the base of the retreating Thulagi Glacier near Mount Manaslu in Nepal, has expanded over the past few decades as surrounding ice melted. Once a small pool in the 1960s, the lake is now more than 1 square kilometer and holds a huge volume of water.

Scientists have classified Thulagi as one of the most dangerous glacial lakes in the Himalayas, among 47 others on an ICIMOD watchlist. They fear a glacial lake outburst flood.

A 2018 study followed the evolution of three glacial lakes, including Thulagi, finding that a GLOF from Thulagi posed a risk to communities and four hydropower projects downstream.

Modeling showed that if Thulagi were to burst, floodwaters could reach downstream towns within hours, with surges over 12 meters in some locations. Entire villages could be wiped out, roads and bridges destroyed, and rivers permanently rerouted.

Residents in Nepal’s Manang district still carry trauma from flooding in 2021, when heavy rainfall led to surging water in the Marsyangdi River. Extreme weather events like these destroy and disrupt livelihoods, tourism, agriculture, and energy production for vulnerable communities. Extreme rainfall in the region has already devastated farms in Nepal and doubled food prices for families, and past GLOFs have washed away homes and healthcare clinics and taken lives.

Beyond immediate destruction, flooding can contaminate drinking water, spread disease, and destabilize ecosystems that communities depend on for fishing and farming.

It was not until the 2021 floods that early warning systems were installed on the banks of the Marsyangdi River and nearby towns. However, there is currently little preparation beyond that, and no warning systems cover Thulagi. In 2025, the Green Climate Fund approved a $36.1 million grant to help reduce the risk of GLOFs by reducing water levels in four glacial lakes, including Thulagi, under the United Nations Development Program.

Source : The Cool Down (TCD).

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : la RN2 à nouveau coupée par la lave ! // Lava crosses the RN2 highway again !

1er avril 2026 – 16 heures, heure métropole – 18 heures, heure locale) : Dans un bulletin diffusé dans l’après-midi du 1er avril 2026 (heure locale), l’OVPF indique que l’activité éruptive se poursuit au Piton de la Fournaise et que le bras de coulée le plus au sud reste actif.

Une résurgence a donné naissance à un bras secondaire qui menace désormais la RN2, au sud de la coupure actuelle. En conséquence, la zone d’exclusion et le périmètre de sécurité sont étendus et les barrière de protection ont été reculées du côté de Saint Philippe. .

Crédit photo: OVPF

Cette nouvelle coulée pourrait traverser la RN2 à très court terme. Attention ! Les personnes ayant franchi les barrières de sécurité s’exposent à un risque immédiat d’encerclement, notamment dans la zone forestière située entre les deux bras de lave.

Par ailleurs, une vigilance fortes pluies et orages est en cours. Les conditions météorologiques dégradées compliquent fortement la surveillance par moyens aériens. Le préfet de La Réunion en appelle à la plus grande responsabilité. L’accès est strictement limité jusqu’à la zone d’exclusion. Toute sortie de ce périmètre expose directement à un danger grave, voire mortel !

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1er avril 2026 – 20 heures, heure métropole – 22 heures, heure locale : C’est à 21h25 (heure locale) que la RN2 a de nouveau été coupée par la lave, environ 300m plus au sud du précédent point de coupure.

Crédit photo: Gendarmerie

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Le 2 avril 2026 au matin, l’OVPF écrit : « De nouveaux petits bras de coulée atteignent la RN2, et d’autres sont à moins de 10 mètres de la route. »

Source: OVPF

Selon les dernières analyses, la lave émise actuellement proviendrait de l’ancienne réserve de magma. Comme je le supposais au début de la deuxième phase de cette éruptio, il s’agirait donc bien de l’évacuation d’un magma résiduel dans la chambre magmatique superficielle.

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April 1, 2026, 4 p.m. Paris time – 6 p.m. local time : In a bulletin issued on the afternoon of April 1, 2026 (local time), the OVPF indicated that eruptive activity continued at Piton de la Fournaise and that the southernmost lava flow remained active.

A resurgence has released a secondary flow that now threatens the RN2 highway, south of the current closure. Consequently, the exclusion zone and safety perimeter have been extended, and the protective barriers have been moved back towards Saint-Philippe.
This new lava flow could cross the RN2 very soon. Warning! Anyone who has crossed the safety barriers is at immediate risk of being surrounded, particularly in the forested area located between the two lava flows.
Furthermore, a heavy rain and thunderstorm warning is in effect. The poor weather conditions are severely hindering aerial surveillance. The Préfet of Réunion calls for the utmost responsibility. Access is strictly limited to the exclusion zone. Leaving this perimeter would expose visitors directly to serious, even fatal, danger!

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April 1st, 2026 – 8 p.m. Paris time – 10 p.m. local time : At 9:25 p.m. (local time), the RN2 highway was again cut off by lava, about 300m further south of the previous point of cut-off.

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On the morning of April 2, 2026, the OVPF wrote: « New small lava flows are reaching the RN2, and others are less than 10 meters from the road. »

The lava temperature on the RN2 is 1171°C, still very hot after traveling in tunnels. According to the latest analyses, the lava currently being emitted originates from the old magma reservoir. As I suspected at the beginning of the second phase of this eruption, it seems to be residual magma from the shallow magma chamber.