Nouvelle vue du sommet du Kilauea (Hawaii) // New view of the Kilauea summit (Hawaii)

Cette vue aérienne du sommet du Kilauea (la photo a été prise le 28 juillet au petit matin et est orientée vers le sud) montre la nouvelle morphologie du cratère de l’Halema’uma’u après les effondrements du plancher de la caldeira sommitale. Plusieurs éléments du paysage sont parfaitement visibles: La Crater Rim Drive (en bas à droite) conduit à l’Hawaiian Volcano Observatory et au Jaggar Museum (à droite, au milieu) ; ils sont perchés sur la lèvre de la caldeira et surplombent l’Halema’uma’u qui ne cesse de s’agrandir. Des fractures dans le sol, parallèles au bord du cratère, sont visibles dans la partie nord de l’Halema’uma’u (côté gauche de l’image). Le South Sulphur Bank se distingue par sa couleur plus claire sur la paroi opposée du cratère.

Vous obtiendrez une photo plus grande en cliquant sur ce lien :
http://bigislandnow.com/wp-content/uploads/2018/07/usgs-july-29f.jpg

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This aerial view of Kilauea’s summit (taken on July 28th in the early morning, looking south) shows the new morphology of Halema’uma’u Crater after the collapses of the summit caldera floor. Several features are clearly visible: Crater Rim Drive (lower right) leads to the USGS Hawaiian Volcano Observatory and NPS Jaggar Museum (right, middle), perched on the caldera rim and overlooking the growing Halema‘uma‘u. Ground cracks, parallel to the crater rim, are visible on the north side of Halema‘uma‘u (left side of image). South Sulphur Bank stands out as the light-coloured area on the opposite crater wall.

You will get a larger image by clicking on this link:

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Crédit photo: USGS

Quelques tuyaux pour voir la lave couler à Hawaii // A few tips to see lava flowing on Hawaii Big island

Il n’y a toujours pas de plate-forme d’observation réservée au public pour admirer l’éruption sur la Grande Ile d’Hawaii. On peut d’ailleurs se demander si un tel poste d’observation existera avant la fin de l’éruption !
Il est tout à fait déconseillé d’entrer dans la zone interdite. Si vous êtes pris par la police ou la Protection Civile, vous êtes sûr d’être verbalisé et cela peut vous coûter beaucoup d’argent. En théorie, les pines encourues vont jusqu’à un an de prison!
En conséquence, le meilleur moyen d’éviter tout problème est d’opter pour une excursion en bateau ou en hélicoptère. Evidemment, c’est moins bon marchée qu’une randonnée sur le terrain.
Les sorties en bateau se font en vertu des directives de la Garde côtière américaine qui obligent les bateaux à respecter une distance de sécurité de 300 mètres de l’entrée de la lave dans l’océan. Avant l’éruption, les bateaux partaient de la rampe d’accès de Pohoiki qui a été rendue totalement inaccessible par la lave vomie par l’éruption actuelle. En conséquence, les excursions partent désormais de Wailoa Boat Harbour, pas très loin de l’aéroport de Hilo, ce qui augmente considérablement le temps de trajet vers la zone active. Les passagers doivent s’attendre à passer jusqu’à quatre heures sur l’eau
Les excursions en bateau au lever et au coucher du soleil offrent un point de vue spectaculaire sur les coulées de lave sur le site de Kapoho. En fonction de la demande, des excursions peuvent être proposées à d’autres moments de la journée.
Les prix sont de 250 dollars par personne (les Hawaiiens de souche, les militaires et les personnes qui payent en espèces peuvent obtenir des réductions d’environ 25 dollars).
Les principales compagnies de bateaux sont:
– Hawaiian Lava Boat Tours: 640-0806, hawaiianlavaboattours.com.
– Moku Nui Lava Tours: 938-1493, mnlavatour.com.
– Kalapana Cultural Tours: 345-4964, kalapanaculturaltours.com.

Si vous préférez observer l’éruption depuis le ciel, vous devez vous rendre à l’aéroport de Hilo. Des survols en hélicoptère des coulées de lave peuvent être achetés dans plusieurs agences. C’est cher, mais vous pouvez obtenir une réduction si vous êtes un résident hawaïen de longue date. Les vols ont généralement une durée de 40 à 50 minutes. Vous pouvez voler avec:
– Safari Helicopters: Les prix commencent à 189 dollars (rabais de 10 dollars pour les hawaiiens); 800-326-3356, safarihelicopters.com.
– Blue Hawaiian Helicopters: Les prix commencent à 259 dollars (rabais de 25% pour les locaux); 800-745-2583, bluehawaiian.com.
– Paradise Helicopters: Les prix commencent à 274 dollars. Le vol « sans les portes de l’hélico » coûte 324 dollars (25 pour cent de réduction pour les Hawaiiens); 866-876-7422, paradisecopters.com.

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There is still no public viewing platform to watch the eruption on Hawaii Big island. We may wonder whether such an observation post will ever exist before the end of the eruption.

Don’t be tempted to enter the restricted area. If you are caught by the Police or the Civil Defense, you are sure to be cited and it may cost you quite a lot of money. In theory, the penalties go as far as a year in jail!

So, the best way to avoid any trouble is to choose a trip by boat or by helicopter.

The lava-viewing boat tours are continuing under a U.S. Coast Guard requirement that boats maintain a 300-metre distance from active flows. They used to start from the Pohoiki ramp which has been made totally inaccessible by the lava flows of the current eruption. As a consequence, tours are forced to set out from Wailoa Boat Harbor, just outside the Hilo airport, which increases the travel time on the water.

Sunrise and sunset boat tours offer a spectacular vantage point of the glow-in-the-dark Kapoho flows. As the trip is longer than in the past, passengers need to be prepared to spend up to four hours on the water. Based on demand, tours may be offered at other times as well.

Prices are $250 per person (ask about $25 discounts for kamaaina [longtime residents of Hawaii], military and cash customers).

The main boat companies are:

–  Hawaiian Lava Boat Tours: 640-0806, hawaiianlavaboattours.com.

– Moku Nui Lava Tours: 938-1493, mnlavatour.com.

– Kalapana Cultural Tours: 345-4964, kalapanaculturaltours.com.

If an aerial view of the eruption is all you are interested in, you need to go to Hilo airport. Helicopter tours of the lava flows in Lower Puna are available in several agencies. They are expensive but you can have a discount if you are a long-time Hawaiian resident. Tour flights generally are 40 to 50 minutes in duration. You can fly with:

– Safari Helicopters: Prices start at $189 ($10 kamaaina discount); 800-326-3356, safarihelicopters.com.

– Blue Hawaiian Helicopters: Prices start at $259 (25 percent kamaaina discount); 800-745-2583, bluehawaiian.com.

– Paradise Helicopters: Prices start at $274. The popular “doors off” tour is $324 (25 percent kamaaina discount); 866-876-7422, paradisecopters.com.

L’arrivée de la lave en mer vue depuis l’hélicoptère (Photo: C. Grandpey)

Un séisme bloque des randonneurs sur le Mont Rinjani (Indonésie) // An earthquake traps hikers on Mt Rinjani (Indonesia)

Un violent séisme de magnitude M 6,4 a secoué l’île indonésienne de Lombok à 6:47 (heure locale) le 29 juillet 2018. L’hypocentre était situé à une profondeur comprise entre 6,4 et 10 kilomètres, selon les sources. Le séisme a été suivi de plus de 60 répliques, dont un événement de M 5,7. Plusieurs glissements de terrain se sont produits pendant le séisme, bloquant les routes et coupant l’approvisionnement en électricité et en eau de certaines maisons. Le bilan provisoire est de 14 morts. Au moins 160 personnes ont été blessées et au moins 1 000 maisons ont été endommagées.
Le parc national du Mont Rinjani a été fermé en raison de glissements de terrain. Lundi matin, 560 randonneurs étaient encore pris au piège sur la montagne, incapables de descendre car les glissements de terrain provoqués par le séisme ont bloqué les sentiers. Une équipe de sauveteurs composée de militaires, de la police et d’équipes de secours, a été déposée par hélicoptère pour évacuer les randonneurs en détresse. Au total, 165 personnes participent à l’opération, tandis que deux hélicoptères ont été mis en service. Les randonneurs sont originaires de différents pays comme la Thaïlande, la France, les Pays-Bas et la Malaisie.
Dans le même temps, des centres d’hébergement ont été mis à la disposition des personnes affectées par le tremblement de terre.

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A powerful M 6.4 earthquake shook Indonesia’s Lombok 6:47 (local time) on July 29th, 2018. The hypocentre was located at a depth between 6.4 and 10 kilometres, according to the sources. The quake was followed by more than 60 aftershocks, with an event of  M 5.7. Several landslides occurred during the quake, blocking roads and cutting off electricity and water supply to some homes. At least 14 people have been killed and the death toll could still rise. More than 160 people have been injured and at least 1,000 homes have been damaged.

Mount Rinjani National Park has been closed due to landslides. On Monday morning, 560 hikers were reportedly still trapped on the mountain, unable to descend as landslides triggered by the earthquake have blocked trails. A joint team of rescuers consisting of the military, police, and search and rescue, was lowered to evacuate the trapped climbers. A total of 165 personnel are on the rescue, while two helicopters have been deployed. The hikers are of multiple nationalities, including Thailand, France, the Netherlands, and Malaysia.

Meanwhile, evacuation camps have been set up for people affected by the earthquake.

Image satellite dans l’infrarouge de l’île de Lombok avec le Mont Rinjani identifiable par son lac de cratère (Crédit photo : Wikipedia).

Un été chaud, trop chaud, beaucoup trop chaud! // This summer is hot, too hot, much too hot !

Les conséquences du changement climatique sont parfaitement visibles en ce moment à travers le monde. Au cours des dernières semaines, plusieurs pays ont connu des températures très élevées alors que d’autres ont subi des déluges qui ont provoqué des inondations catastrophiques. Les incendies de forêt ont réduit en cendres des villes grecques et sont en train de détruire de vastes zones habitées en Californie. Les inondations ont envahi des parties du Laos et des vagues de chaleur submergent la Scandinavie et le Japon. Ce ne sont que quelques exemples du changement climatique dans ses formes les plus extrêmes.
En Grèce, les gens ont parfois dû sauter dans la mer Egée pour échapper aux flammes. Plus de 70 personnes sont mortes à ce jour, et certaines scènes de dévastation sont horribles. Les autorités ont déclaré trois jours de deuil national.
Nous sommes seulement en juillet et 2018 est déjà l’année la plus chaude que la Grèce n’ait jamais connue. Bien que les dernières semaines aient été moins chaudes et plus humides, il est presque certain que le temps chaud a contribué au dessèchement des forêts en Europe où le nombre de feu de forêts est de 43% supérieur à la normale. Des étés plus longs, une sécheresse plus intense et des températures plus élevées ne font qu’accroître le risque d’incendie.
On dispose de nombreuses preuves confirmant le lien entre l’intensification des incendies et l’activité humaine. La Grèce et une grande partie de la région méditerranéenne vont probablement se transformer en zones désertiques au cours des prochaines décennies, et certains signes indiquent que ce changement a déjà commencé. Au fur et à mesure que les arbres indigènes de la région disparaissent et que les zones urbaines s’étendent dans les forêts mal entretenues, le risque de voir se développer des feux de forêt augmente. Quelle qu’en soit la cause (incendies criminels, foudre ou négligence humaine), les incendies à grande échelle deviendront monnaie courante à mesure que les sécheresses s’intensifieront et que les vagues de chaleur deviendront plus fréquentes. Les vents tempétueux, comme ceux que l’on accuse d’avoir attisé les flammes en Grèce cette année et lors des énormes incendies au Portugal l’année dernière, peuvent rendre une situation déjà compromise tout à fait incontrôlable.
Dans l’ouest des États-Unis, 50 feux de forêt gigantesques – favorisés par une grave sécheresse – sont en train de brûler la végétation dans 14 États, en menaçant des zones habitées. Ils ont entraîné la fermeture d’une grande partie du Parc de Yosemite. Les feux de forêt qui ont ravagé la Sibérie au début du mois de juillet ont envoyé des panaches de fumée de l’autre côté de l’Arctique jusqu’en Nouvelle-Angleterre, à 6 500 kilomètres de distance. L’année dernière, les feux de forêt ont affecté le Groenland pour la première fois de son histoire.
Aux sécheresses viennent s’ajouter les pluies. Au Laos, après des jours de précipitations intenses, un barrage hydroélectrique en construction a cédé le 24 juillet. Des centaines de personnes sont portées disparues. Les températures globales plus élevées augmentent le taux d’évaporation et envoient donc plus de vapeur d’eau dans l’atmosphère, ce qui rend les précipitations intenses plus fréquentes.
Au cours des dernières semaines, des records de température ont été enregistrés sur presque tous les continents. Le Japon a enregistré sa température la plus chaude de l’histoire – 41,1 degrés Celsius – quelques jours seulement après l’une des pires inondations jamais vécues par le pays.
En ce qui concerne les records, l’Algérie a enregistré la température la plus élevée jamais enregistrée en Afrique avec 51,1 ° C. Comme je l’ai déjà dit, à la fin du mois de juin, la température n’a jamais été inférieure à 42,2 ° C dans le Sultanat d’Oman, un record pour la température nocturne.
On respire mal, même dans des endroits normalement tempérés. Des températures avoisinant 37,7 ° C ont frappé des régions du Canada, entraînant une surpopulation dans les hôpitaux de Montréal où une nouvelle vague de chaleur est prévue cette semaine.
Selon les projections des climatologues, 2018 devrait être la quatrième année la plus chaude de l’histoire, après 2015, 2016 et 2017. Un nouvel épisode El Niño se profile à l’horizon si bien que l’année 2019 pourrait être encore plus chaude.

Source : Médias internationaux.

Nicolas Hulot vient d’appeler les partis politiques à mettre de côté leurs divisions pour « une union sacrée » en matière de lutte contre le changement climatique. Il a déclaré : « Nous venons de vivre une semaine d’extrêmes climatiques : incendies en Grèce et en Suède, record de température en France, inondation puis canicule au Japon. Les scientifiques nous préviennent : ‘ce n’est qu’une bande-annonce’. Pendant ce temps, nous regardons ailleurs. »

De belles paroles, mais qui ont peu de chances d’être suivies d’actes concrets. Pour preuve la réaction de  la secrétaire d’État auprès du ministre qui botte gentiment en touche quand on aborde avec elle la fin des investissements de la société Naval Energies dans l’hydrolien, un mois et demi seulement après avoir inauguré sa première usine de fabrication d’hydroliennes à Cherbourg.

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The consequences of climate change can clearly be seen around the world. In recent weeks, several countries have been affected by searing hot temperatures while others had to suffer downpours that caused disastrous flooding. Wildfires have ripped through towns in Greece and are destroying huge areas in California. Floods have submerged parts of Laos, and heat waves are overwhelming Scandinavia and Japan. These are striking examples of climate change in its deadliest forms.

People in Greece had to jump into the Aegean Sea to escape the flames. More than 70 persons have died so far, and some scenes are horrific. Authorities declared three days of national mourning.

We are only in July and it is already Greece’s hottest year on record Although the last few weeks have been mild and wet, it is nearly certain that the warm weather has played a role in drying out forests throughout Europe, where the number of fires this year is 43 percent above normal. Longer summers, more intense drought, and higher temperatures are all linked to greater fire risk.

Ample evidence links worsening fires with human activity. Greece and much of the Mediterranean region is projected to turn into desert over the next several decades, and there are signs that this shift has already begun. As the region’s native trees die off and urban areas expand into neglected forests, the risk of seeing wildfires develop is increasing. Whatever the ignition source (arson or lightning or human carelessness) massive wildfires will become more and more widespread as droughts intensify and heat waves get more common. Extreme winds, like those blamed for fanning the flames in Greece this year and during the huge fires in Portugal last year, can make an already disastrous situation uncontrollable.

Across western USA, 50 major wildfires are burning in parts of 14 states, favoured by a severe drought. The wildfires burning in Siberia earlier this month sent smoke plumes from across the Arctic all the way to New England, 6,500 kilometres away. Last year, wildfires burned in Greenland for the first time in recorded history.

And then there are the rains. In Laos, after days of downpours, a hydropower dam that was under construction collapsed on July 24th. Hundreds of people are reported missing. Higher global temperatures increase the evaporation rate, putting more water vapour in the atmosphere and making extreme downpours more common.

In recent weeks, high temperature records have been set on nearly every continent. Japan had its hottest temperature in recorded history – 41.1 degrees Celsius – just days after one of the worst flooding disasters the country has ever seen.

As far as rtecords are concerned, Algeria has registered the highest reliably measured temperature in Africa, 51.1°C. As I put it before, in late June, the temperature never dropped below 42.2°C in Oman, the highest night low temperature anywhere in the world.

Even in normally temperate places the air has been sweltering: Temperatures approaching 37.7°C hit parts of Canada, overwhelming hospitals in Montreal where another heat wave is imminent this week.

According to calculations from climate scientists this year is likely to become the world’s fourth warmest year on record globally, behind 2015, 2016, and 2017. With another El Niño on the way, next year could be even hotter.

Source : International news media.

Nicolas Hulot has just called on political parties to put aside their divisions for « a sacred union » in the fight against climate change. He said: « We have just experienced a week of climatic extremes: wildfires in Greece and Sweden, record temperatures in France, floods and heatwaves in Japan. Scientists warn us: ‘this is just gthe trailer of a major disaster.’Meanwhile, we are looking elsewhere. »
Nice words, but which are unlikely to be followed by concrete actions. Just observe the reaction of the Minister’s Secretary of State who gently refuses to answer when journalists tell her about the end of the investments of Naval Energies in the tidal turbines, a month and a half only after inaugurating its first manufacturing plant of tidal turbines at Cherbourg.

Les incendies de Californie vus depuis l’espace le 21 juillet 2018

(Crédit photo : NASA)

Eruption du Kilauea (Hawaii): Une belle initiative privée // A nice private initiative

L’éruption du Kilauea se poursuit dans la Lower East Rift Zone. Comme les autorités ont interdit l’accès à toute la zone, beaucoup de gens, locaux et touristes, ont essayé d’y pénétrer clandestinement mais ont la plupart du temps été arrêtés et verbalisés. Les autorités envisagent d’ouvrir un site d’observation destiné au public, mais rien n’a été fait jusqu’à présent. Les agences qui organisent des excursions en bateau ou en hélicoptère se frottent les mains !
Alors que les autorités locales ne font rien pour permettre au public d’admirer l’éruption, un habitant de Puna a mis en place un financement participatif pour installer une webcam afin que tout le monde puisse voir la lave à n’importe quel moment de la journée. Par le biais de Facebook,  plus de 1 200 dollars ont été collectés en moins de 24 heures. L’argent a également été investi dans un mesureur de SO2 et ses frais de maintenance.

L’initiateur du projet a l’intention d’installer de nouvelles caméras ainsi que des panneaux solaires pour leur alimentation.

Il possède une plate-forme pour leur emplacement près du Lava Tree Monument. Le lieu sera également ouvert à un projet de l’Université d’Hawaii avec des sismographes et la collecte de données météorologiques. Ainsi, l’initiative privée est en passe de devenir projet scientifique global.

Deux autres caméras devraient être installées sur le site des Lava Trees et à différents autres endroits.

Le but est d’obtenir un gros plan de la  Fracture 8 et de la rivière de lave, au moins dans la partie en amont du Kapoho Crater.
Pour le moment, les caméras mettent l’image à jour toutes les minutes et les batteries doivent être remplacées toutes les 40 heures. Des panneaux solaires sont prévus et l’ensemble du système d’alimentation sera changé au cours des deux prochaines semaines. L’objectif à long terme est de mesurer le niveau d’activité et même le débit de la Fracture n° 8.
Les images de la webcam sont disponibles à cette adresse:
http://lavacam.org/

Source: Big Island Now.

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The Kilauea eruption is going on in the Lower East Rift Zone. As authorities have restricted access to the whole area of the eruption, many people, locals and tourists alike, have tried to get into the zone without being seen but have been arrested and cited for attempting to see the lava flow. Hawai‘i County officials have considered opening a public lava viewing area, but nothing has been done so far. Agencies that organise boat trips and helicopter flights are pleased with this situation!

While local authorities are doing nothing to allow the public to watch the eruption, a Puna resident has crowd-sourced funds to set up an online webcam so anyone can view lava at any time of the day. Facebook users raised over 1,200 dollars in less than 24 hours. The money was invested in an SO2 monitor and monthly fees for recalibrating the monitor. The initiator of the project will be adding more locations and cameras as well as solar systems. He has got a platform for the location near Lava Tree. The location will also provide space for a UH project involving seismographs and weather data collection. Thus, his initiative is becoming a community science project.

The man intends to set up more cameras: Two more at the Lava Tree location and more at different locations.  He would like to catch a closeup of Fissure 8 and also wants to catch the lava river, at least the portion above Kapoho Crater.

While the cameras update an image every minute, the batteries need to be replaced every 40 hours. Solar panels are planned and the entire power system will be changed over in the next couple of weeks. The long-term goal is to gauge activity level or even flow rates from Fissure 8.

The images of the webcam are available at this address:

http://lavacam.org/

Source : Big Island Now.

Exemple des vues de l’éruption proposées par la webcam

 

Eruption du Kilauea (Hawaii) : Aide aux tortues en détresse // Hawaii: Help turtles in distress

Les tortues vertes (Chelonia mydas), aussi appelées tortues franches, font partie du patrimoine hawaiien. Il est fréquent d’en apercevoir en train de nager ou de se reposer le long des côtes de l’archipel. Expérience unique, il m’est arrivé de parcourir quelques dizaines de mètres en compagnie de l’une d’elles, le bras posé sur sa carapace, un jour sur la côte occidentale de la Grande Ile.

Aujourd’hui, les tortues vertes sont menacées par la lave qui se déverse dans l’océan. Les gardes-côtes effectuent des vols à basse altitude pour essayer de repérer les tortues qui se seraient fait piéger par la lave près de Kapoho Bay et de Pohoiki. La tâche est extrêmement difficile car le long du littoral l’eau est très agitée, trouble et salie par l’arrivée de la lave. Même si des animaux étaient repérés, il serait très dangereux de les récupérer et de les évacuer sans les blesser. De plus, ces tortues ont un instinct territorial très développé et, une fois éloignées de la zone dangereuse, rien ne dit qu’elles n’y reviendront pas rapidement. Celles qui ont pu fuir à temps sont hors de danger mais plusieurs témoignages font état de tortues qui ont péri dans des « tide pools », ces bassins littoraux dont le remplissage fluctue avec les marées.

Un numéro vert est mis à la disposition des personnes qui verraient des tortues en détresse.

Il n’y a pas que les tortues qui connaissent des difficultés sur la Grande Ile. Le taux de remplissage des hôtels est en baisse, alors qu’il est stable, voire en hausse, sur les autres îles. De plus, une compagnie d’autocars pour touristes a mis la clé sous la porte à cause d’une clientèle insuffisante. Décidément, l’éruption fait beaucoup de dégâts.

Source : Presse hawaienne.

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Green turtles (Chelonia mydas)are part of the Hawaiian heritage. It is common to see them swimming or resting along the coasts of the archipelago. A unique experience, I happened to swim a few tens of metres with one of them, my arm resting on its shell, one day on the west coast of the Big Island.
Today, green turtles are threatened by lava flowing into the ocean. Coastguards are flying low to try to spot turtles that have been trapped by lava near Kapoho Bay and Pohoiki. The task is extremely difficult because along the coastline the water is murky because of the lava entering the ocean. Even if animals were spotted, it would be very dangerous to recover them and evacuate them without hurting them. In addition, these turtles have a very developed territorial instinct and, once removed from the danger zone, nothing says they will not come back soon. Those that have been able to escape are out of danger but several witnesses have reported turtles that died in « tide pools », these coastal basins whose filling fluctuates with the tides.
A toll-free number is available to people who would see turtles in distress.

It’s not just the turtles that are struggling in Hawaii. The RevPAR – revenue per available room- in Big Island hotels is down, while it is stable, even growing, on the other islands. In addition, a tourist coach company has been shut down due to insufficient customer base. The eruption is really causing a lot of damage.
Source: Hawaiian Press.

Photos: C. Grandpey

Un peu de France en Islande ! // A bit of France in Iceland !

La France a toujours eu des liens étroits avec l’Islande. Les pêcheurs bretons allaient pêcher la morue près des côtes islandaises. Le roman Pêcheur d’Islande de Pierre Loti est un témoignage de cette période.
Peu de gens savent que la petite ville de Fáskrúðsfjörður, dans les fjords de l’Est de l’Islande, a des rues avec des noms français et la ville est jumelée avec Gravelines dans le nord de la France.
Ce week-end, le festival  « French Days » se tiendra pour la 23ème fois à Fáskrúðsfjörður. La ville de 750 habitants attend au moins 2 000 visiteurs. Une course cycliste – le  Tour de Fáskrúðsfjörður – sera organisée. Pour ceux qui sont moins sportifs, une promenade sur Tipsy Walk est prévue, animée par les musiciens du groupe KK. Parmi les événements du week-end, il y aura une course à pied, une course costumée, une danse au son de l’accordéon, des chants sur la colline, un marché et un concours de pétanque.
Fáskrúðsfjörður a un lien historique très fort avec la France. Au 19ème siècle, principalement après 1830, et jusque vers 1914, des milliers de pêcheurs français sont venus sur les côtes islandaises à bord de voiliers pour pêcher la morue. Ils ont choisi Fáskrúðsfjörður comme port d’attache car le fjord est large et profond et avec un bon accès à la zone de pêche.
La vie de ces pêcheurs fut très difficile et environ 400 de leurs voiliers ont coulé dans les eaux islandaises, avec 4 000 à 5 000 pêcheurs français à bord. Des dizaines d’entre eux ont été enterrés à Fáskrúðsfjörður.
En 1903, un hôpital français a été construit dans la ville et a ouvert l’année suivante, à l’attention des patients français et islandais. Une rénovation majeure de l’hôpital a été achevée en 2014, ainsi que des maisons françaises autour du bâtiment. On trouve aujourd’hui un hôtel, un restaurant et un musée en l’honneur des pêcheurs français.
Vive l’Islande! Vive la France !
Source: Revue islandaise.

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France has always had strong links with Iceland. Fishemen from Brittany used to go and fish for cod close to Icelandic coasts. Pierre Loti’s novel Pêcheur d’Islande is a testimony of this period.

Few people know that the little town of Fáskrúðsfjörður, in the East Fjords, has streets with French names and the town’s twin sister is Gravelines in northern France.

This week-end, the town festival French Days will be held for the 23rd time in Fáskrúðsfjörður. The town of 750 is expecting at least 2,000 guests to attend. A bike race, appropriately called Tour de Fáskrúðsfjörður, will be held. For those in a less competitive mood, a Tipsy Walk will be taken, and the musician KK will entertain. Among the weekend’s events will be a race for runners, a costume race, an accordion dance, public singing on the hill, a street market and a national contest in pétanque, a French boule game.

Fáskrúðsfjörður has strong historical connection with France. In the 19th century, mainly after 1830, and until about 1914, thousands of French fishermen came to Iceland’s coasts on sailboats to fish for cod. The fishermen chose Fáskrúðsfjörður as their headquarters, since the fjord is wide and deep and with good access to the fishing grounds.

The fishermen’s lives were filled with hardship, and an estimated 400 of their sailboats perished in Icelandic waters, with 4,000-5,000 French fishermen on board. Dozens of them were buried in Fáskrúðsfjörður.

In 1903, a French hospital was built in the town and opened the following year, to French and Icelandic patients alike. A major renovation of the hospital was completed in 2014, along with the surrounding French houses. These buildings now house a hotel, a restaurant and a museum in honour of the French fishermen.

Vive l’Islande ! Vive la France !

Source : Iceland Review.

Cimetière français de Fáskrúðsfjörður (Photo: C. Grandpey)