Fonte des glaciers: L’Everest livre ses morts // Glacier melting : Mount Everest delivers its dead

Depuis qu’il a été conquis pour la première fois par Sir Edmunund Hillary et son sherpa Tenzing Norgay en 1953, plus de 4 800 alpinistes ont escaladé l’Everest, le plus haut sommet du monde avec 8848 mètres au-dessus du niveau de la mer.* Ces dernières années, le nombre d’alpinistes a suscité des inquiétudes par leur trop grand nombre, ce qui a aggravé encore davantage les dangers sur la montagne. Quelque 563 alpinistes ont escaladé le sommet depuis le sud du Népal en 2018. 293 sont morts depuis la première tentative d’ascension et on pense que les deux tiers des corps sont encore ensevelis sous la neige et la glace. De 2000 à 2018, le nombre de décès a augmenté pour atteindre en moyenne 6 décès par an. Les corps sont récupérés au printemps du côté chinois, au nord, au début de la saison d’ascension de la montagne.
Plusieurs études montrent que les glaciers de l’Everest, ainsi que la plupart sur la chaîne himalayenne, fondent et s’amincissent rapidement. Une étude réalisée en 2015 a révélé que les petits lacs du glacier Khumbu – que les alpinistes doivent franchir pour escalader l’Everest – s’agrandissent et se rejoignent en raison de la fonte accélérée de la neige et de la glace. L’armée népalaise a vidangé le lac Imja, près de l’Everest, en 2016, car l’eau de fonte des glaciers avait atteint un niveau dangereu. Une autre équipe de chercheurs a effectué des forages dans le glacier Khumbu en 2018 et constaté que la glace était plus chaude que prévu. Le résultat de leurs recherches, publié dans la revue Scientific Reports en 2018, a révélé: «une température de glace minimale de seulement -3,3°C ; même la glace la plus froide était plus chaude de 2°C que la température moyenne annuelle de l’air. Le rapport du Centre for Integrated Mountain Development indique que si le réchauffement climatique se poursuit, les deux tiers des glaciers de l’Himalaya auront probablement fondu d’ici 2100. Cette fonte pourrait provoquer des inondations importantes et détruire des cultures.
Les responsables des expéditions sur l’Everest découvrent de plus en plus de cadavres d’alpinistes sur le plus haut sommet du monde car les températures de plus en plus élevées font fondre les glaciers et la neige. Plus de 200 alpinistes sont morts au sommet depuis 1922, année où les premiers décès ont été recensés sur l’Everest. On pense que la majorité des corps sont restés enfouis sous les glaciers ou sous la neige.
Le changement climatique affecte rapidement le Népal. Dans certaines régions, les glaciers perdent un mètre d’épaisseur chaque année. En conséquence, les cadavres sont de plus en plus exposés et découverts par les alpinistes. Par exemple, depuis 2008, une compagnie de sherpas a découvert à elle seule sept corps parmi lesquels certains remontent à une expédition britannique dans les années 1970.
L’Association nationale des guides de montagne du Népal est inquiète, car ce type de découverte est de plus en plus courant et perturbe leur travail. La plupart des cadavres sont descendus dans les villes. Les autres sont recouverts de roche ou de neige et sont l’objet de prières en signe de respect.
Les guides de montagne déplorent l’inaction des autorités face aux cadavres retrouvés sur la montagne. Récupérer et rapatrier les corps depuis les camps les plus élevés peut être à la fois dangereux et coûteux. Les autorités estiment qu’il en coûte entre 40 000 et 80 000 dollars pour redescendre des cadavres. Les tâches les plus dangereuses ont lieu à 8 700 mètres, près du sommet de l’Everest.

Source: Presse internationale; Glaciers en péril.

* J’ai apporté cette précision car il est bon de rappeler que l’Everest n’est pas la plus haute montagne sur terre. En effet, si on se réfère au centre de la Terre, le Chimborazo en Equateur dépasse l’Everest de 1 811 mètres. D’autre part, pris depuis sa base au fond de l’Océan Pacifique, le Mauna Kea à Hawaii est la plus haute montagne de la planète avec10 210 mètres de hauteur.

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Since it was first conquered by Sir Edmunund Hillary and his sherpa Tenzing Norgay in 1953, more than 4,800 climbers have scaled Mount Everest, the highest peak on Earth with 8,848 metres above sea level*. In recent years, the number of climbers has concern about overcrowding, further exacerbating the dangers on the mountain. Some 563 climbers scaled the peak from Nepal’s southern side in 2018. 293 mountaineers have died on the peak since the first ascent attempt and two-thirds of bodies are thought still to be buried in the snow and ice. From 2000 to 2018 deaths have increased to 6 annual deaths Bodies are being removed on the Chinese side of the mountain, to the north, as the spring climbing season starts.

Several studies show that glaciers in the Everest region, as in most parts of the Himalayas, are fast melting and thinning. A study in 2015 revealed that ponds on the Khumbu Glacier – that climbers need to cross to scale the mighty peak – were expanding and joining up because of the accelerated melting. Nepal’s army drained the Imja Lake near Mount Everest in 2016 after its water from rapid glacial-melt had reached dangerous levels. Another team of researchers drilled the Khumbu Glacier in 2018 and found the ice to be warmer than expected. The research, published in the journal Scientific Reports in 2018, revealed: “a minimum ice temperature of only −3.3 °C, with even the coldest ice being a full 2 °C warmer than the mean annual air temperature. The report from the International Centre for Integrated Mountain Development says that if global warming continues, two-thirds of Himalayan glaciers could melt by 2100 and that the melting ice could cause major floods and destroy crops.

Mount Everest expedition operators are finding increasing numbers of climbers’ dead bodies on the world’s highest peak as high temperatures melt glaciers and snow. More than 200 mountaineers have died on the peak since 1922, when the first climbers’ deaths on Everest were recorded. The majority of bodies are believed to have remained buried under glaciers or snow.

Climate change is affecting Nepal rapidly. In some areas, glaciers are melting by a metre every year. As a consequence, dead bodies are increasingly being exposed and discovered by climbers. For instance, since 2008 a single sherpa company has brought down seven dead bodies of some mountaineers, some dating back to a British expedition in the 1970s.

The Nepal National Mountain Guides Association is worried as this kind of discovery is increasingly common and affects their operations. Most of the dead bodies are brought to the towns. The others are covered with rock or snow and respected by prayers.

The mountain guides regret the authorities’ lack of action in dealing with dead bodies encountered on the mountain. Recovering and removing bodies from the higher camps can be both dangerous and expensive. Experts say it costs $40,000 to $80,000 to bring down dead bodies. One of the most dangerous recoveries is at 8,700 meters, near the summit of Mt Everest.

Source: International press; Glaciers en péril.

* I made this clarification because it is good to remember that Mt Everest is not the highest mountain on Earth. Indeed, if one refers to the centre of the Earth, Chimborazo (Ecuador) exceeds Everest by 1,811 meters. What is more, taken from its base at the bottom of the Pacific Ocean, Mauna Kea (Hawaii) is the highest mountain on the planet with 10,210 metres in height.

Face nord de l’Everest (côté Tibet) [Crédit photo: Wikipedia]

Volcans dangereux ? // Dangerous volcanoes ?

Il y a quelques jours j’entendais un géologue expliquer au cours d’une émission télévisée sur la chaîne ARTE que les volcans présentent plus d’avantages que d’inconvénients. La fertilité de leurs sols attire les populations sur leurs pentes, en particulier en Indonésie et aux Philippines, des pays qui, pourtant, compte les volcans les plus dangereux. Le géologue expliquait aussi que, tout compte fait, les volcans ne tuent pas beaucoup de personnes.

Après avoir regardé l’émission, j’ai fait une recherche sur mon blog et j’ai dressé un bilan des éruptions au cours de l’année 2018. Je me suis aperçu que les volcans n’étaient pas aussi gentils qu’ils en avaient l’air et qu’ils avaient au cours de l’année écoulée fait plus de victimes que les avions. Ces derniers ont tué 556 personnes au cours de 15 accidents en 2018, alors que les volcans ont tué au moins 787 personnes pendant la même période. Il n’y a pourtant eu que deux événements volcaniques vraiment meurtriers en 2018 : les éruptions du Fuego au Guatemala et de l’Anak Krakatau en Indonésie. 332 personnes ont péri sous les coulées pyroclastiques du Fuego et 453 ont été balayées par le tsunami qui a accompagné l’effondrement de l’Anak Krakatau.

A cela il faudrait ajouter un mort et onze blessés lors d’une éruption surprise du Mont Kusatsu-Shirane au Japon le 23 janvier 2018.

Un guide est mort asphyxié par un nuage de gaz à Hawaii au cours de l’éruption du Kilauea le 1er février 2018.

Le 16 juillet 2018 à Hawaii, une bombe volcanique a atterri sur un bateau dans lequel avaient pris place des touristes venus admirer l’arrivée de la lave dans l’océan. On a dénombré 23 blessés. A noter que le bateau se trouvait à l’intérieur de la zone de sécurité de 300 mètres par rapport au littoral mise en place par les gardes-côtes américains. Aujourd’hui, le propriétaire du bateau a des démêlés avec la justice.

L’éruption du Kilauea en 2018 n’a pas été meurtrière mais la lave a causé de sérieux dégâts puisque plus de 700 structures sont parties en fumée.

A méditer…

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 A few days ago I heard a geologist explain during a TV show on the ARTE channel that volcanoes have more advantages than disadvantages. The fertility of their soils attracts people to their slopes, especially in Indonesia and the Philippines, ajthough rhese countries have the most dangerous volcanoes. The geologiqt also explained that, all in all, volcanoes do not kill so many people.
After watching the program, I did a search on my blog and took into account the eruptions that occurred during the year 2018. I realized that the volcanoes were not as nice as they looked and they had over the past year caused more casualties than the planes. These killed 556 people in 15 accidents in 2018, while volcanoes killed at least 787 people during the same period. There were, however, only two deadly volcanic events in 2018: the eruptions of Fuego in Guatemala and Anak Krakatau in Indonesia. 332 people perished under the pyroclastic flows of Fuego and 453 were swept away by the tsunami that accompanied the collapse of Anak Krakatau.
To this should be added one dead and eleven injured during a surprise eruption of Mount Kusatsu-Shirane in Japan on January 23rd, 2018.
A guide died when he was asphyxiated by a cloud of gas in Hawaii during the eruption of Kilauea on February 1st, 2018.
On July 16th, 2018 in Hawaii, a volcanic bomb landed on a boat in which tourists who came to watch the arrival of the lava in the ocean. There were 23 wounded. It should be noted that the boat was inside the 300-meter safety zone set up by the US Coast Guard. Today, the owner of the boat is in trouble with the law.
The eruption of Kilauea in 2018 was not deadly but the lava caused serious damage as more than 700 structures went up in smoke.

Just think about it!

Les éruptions du Fuego et de l’Anak Krakatau ont été particulièrement meurtrières en 2018

Fuego (Guatemala): Explosions et lahars

L’INSIVUMEH et la CONRED indiquent qu’au cours des derniers jours, de puissants lahars à haute température continuaient à dévaler les flancs du Fuego, accompagnés d’une forte odeur de soufre. Ils étaient générés par les fortes pluies qui ont remobilisé les dépôts de coulées pyroclastiques du 3 juin. Les lahars ont emprunté les ravines Cenizas, Las Lajas, Mineral, Santa Teresa, El Gobernador et Taniluyá. Ils mesuraient entre 20 et 45 mètres de large, jusqu’à 3 mètres d’épaisseur et charriaient souvent des blocs jusqu’à 3 mètres de diamètre, des troncs d’arbres et des branches. Le 14 juin, les lahars ont perturbé les communications dans plusieurs communautés, nécessitant l’assistance de l’armée.
En ce qui concerne l’activité volcanique entre le 16 et le 19 juin, jusqu’à sept explosions par heure produisaient des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 1,2 km au-dessus du cratère. Des explosions ont été entendues jusqu’à 10 km de distance. Des avalanches de matériaux sont descendues dans les ravines Santa Teresa, Las Lajas et Cenizas, produisant des panaches de cendre et des retombées dans plusieurs localités. Selon la CONRED, en date du 19 juin, le nombre de personnes tuées par les coulées pyroclastiques du 3 juin était de 110 ; 197 autres sont portées disparues. En outre, 12 823 personnes ont été évacuées.
Source: INSIVUMEH, CONRED.

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INSIVUMEH and CONRED report that in the past few days strong lahars were often hot, steaming, and had a sulphur odour. They were generated from heavy rains and the recent accumulation of pyroclastic-flow deposits from the 3 June events. Lahars descended the Cenizas, Las Lajas, Mineral, Santa Teresa, El Gobernador, and Taniluyá drainages. They were 20-45 metres wide, as deep as 3 metres, and often carried blocks up to 3 metres in diameter, tree trunks, and branches. On 14 June lahars disrupted communication in several communities, requiring assistance from the Army.

As far as volcanic activity is concerned, between june 16th and 19th, as many as seven explosions per hour produced ash plumes that rose as high as 1.2 km above the crater. Some explosions were heard as far as 10 km away. Avalanches of material descended the Santa Teresa, Las Lajas, and Cenizas drainages, producing ash plumes, and ashfall in several municipalities. According to CONRED, as of 19 June, the number of people confirmed to have died due to the 3 June pyroclastic flows remained at 110, and 197 more were missing. In addition, 12,823 people had been evacuated.

Source: INSIVUMEH, CONRED.

Crédit photo: INSIVUMEH

Fuego (Guatemala): Le bilan s’alourdit // The death toll is mounting

Au moins 192 personnes sont portées disparues et 75 sont mortes à la suite de l’éruption du Fuego le 3 juin 2018. Plusieurs villages sur les pentes du volcan ont été ensevelis sous la cendre et la boue. Les opérations de secours du 5 juin ont été perturbées par l’arrivée d’une nouvelle coulée pyroclastique sur le versant sud du volcan. Plus de 1,7 million de personnes ont été touchées par l’éruption et plus de 3 000 ont été évacuées.
La dernière éruption du 5 juin a surpris beaucoup de gens car les volcanologues avaient déclaré que l’éruption était terminée et ne se reproduirait pas dans un proche avenir. Selon l’INSIVUMEH, il n’y aurait « pas d’éruption imminente au cours des prochains jours ».
Remarque personnelle: Une telle déclaration de la part des volcanologues guatémaltèques est très surprenante car nous savons que les coulées pyroclastiques peuvent se déclencher sans prévenir. Lors de la visite d’un observatoire sur les flancs du Merapi en Indonésie, j’ai été très surpris par le laps de temps très bref entre l’apparition du signal sur les sismographes et le déclenchement de la coulée pyroclastque au sommet du volcan. Le délai aurait été beaucoup trop bref pour avertir du danger. Aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de prévoir ce genre d’événements. Nous connaissons les volcans où ils sont le plus susceptibles de se produire, mais la prévision s’arrête là.
Source: BBC News.

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At least 192 people are missing and 75 are dead as a result of the explosion of Fuego volcano on June 3rd, 2018. Villages on the slopes were buried in volcanic ash and mud. Rescue work on June 5th was disrupted when a new eruption sent another pyroclastic flow down the volcano’s south side. More than 1.7 million people have been affected by the eruption, with more than 3,000 evacuated.

The last eruption of June 5th took many by surprise after volcanologists said the eruption was over for the near future. Indeed, INSIVUMEH had predicted « no imminent eruption over the next few days ».

Personal remark: Such a statement from volcanologists is very surprising as we know that pyroclastic flows can be triggered without warning. While visiting an observatory on Mt Merapi, I was very surprised when I saw on the seismographs the very short time between the signal end the event. Today, we are not able to predict this kind of events. We know the volcanoes where they are the most likely to occur, but prediction stops here.

Source: BBC News.

Vue de l’Acatenango et du Fuego depuis Antigua (Photo: C. Grandpey)

Eruption du Fuego (Guatemala): Dernier bilan // Latest toll

Après l’éruption du Fuego le 3 juin 2018, les secouristes ont travaillé dans des conditions périlleuses pour essayer de retrouver des corps sous les couches de cendre et de boue. Le nombre de victimes de l’éruption s’élève actuellement à 69 mais est susceptible d’augmenter car tous les secteurs n’ont pas encore été explorés. Les recherches se sont arrêtées après une nouvelle éruption. Un glissement de terrain – ou un lahar ? – sur le versant sud du Fuego a déclenché de nouvelles évacuations. Un responsable de la CONRED, l’agence nationale qui gère les catastrophes au Guatemala, a déclaré que seules 17 victimes avaient pu être identifiées parce que la chaleur intense des matériaux rejetés par le volcan rendait la plupart des corps méconnaissables. Les structures et les arbres au pied du Fuego ont pris une couleur brune et grise.
Le site web ABC News présente une galerie de photos montrant les opérations de secours. On voit un policier portant un masque chirurgical bleu trébucher dans la boue alors qu’il tente d’échapper à un nuage de cendre qui dévale la pente derrière lui.
http://www.abc.net.au/news/2018-06-05/guatemala-fuego-volcano-death-toll-climbs/9834448

Comme je l’ai écrit précédemment, l’éruption du Fuego dimanche fut l’une des plus puissantes depuis plus de 40 ans. Elle a entraîné la fermeture de l’aéroport international. Les pluies de cendre sur des milliers d’hectares de plantations de café ont provoqué une perte estimée à 0,91% de la production totale de café du Guatemala. L’éruption a propulsé des colonnes de cendre et de gaz à 10 kilomètres dans le ciel, avec des retombées de cendre sur plusieurs régions.
Près de 2 000 personnes sont hébergées dans des abris et plus de 3 200 ont été évacuées des zones proches du volcan.
Source: ABC News.

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After Fuego’s eruption on June 3rd, 2018, rescue workers struggled in perilous conditions to find bodies under rivers of ash and mud. The number of fatalities from the eruption that now rises to 69 but may increase as all sectors have not yet been explored. The task of pulling out bodies was halted after a new eruption and an apparent landslide on the southern slopes of Fuego triggered fresh evacuations. Guatemala’s national disaster agency CONRED said only 17 victims had been identified because the intense heat of the volcanic debris left most bodies unrecognisable. Structures and trees at the base of the Fuego volcano were completely coated in brown and grey.

On the ABC News website, on can see a photo gallery of the rescue operation. A policeman wearing a blue surgical mask stumbled in the muck as he ran from a cloud of ash pouring down the slope behind him.

http://www.abc.net.au/news/2018-06-05/guatemala-fuego-volcano-death-toll-climbs/9834448

As I put it before, the eruption of Fuego on Sunday was the biggest in more than four decades, forcing the closure of Guatemala’s main international airport and dumping ash on thousands of hectares of coffee farms on the volcano’s slopes, causing an estimated loss of 0.91 per cent of Guatemala’s coffee production,. The eruption sent columns of ash and smoke 10 kilometres into the sky, dusting several regions with ash.

Nearly 2,000 people are in shelters and more than 3,200 have been evacuated from the areas near the volcano.

Source: ABC News.

Volcans Agua, Acatenango & Fuego vus depuis le Pacaya (Photo: C. Grandpey)

Eruption mortelle du Fuego (Guatemala) // Deadly eruption of Fuego Volcano (Guatemala)

8 heures (heure française): Au moins 25 personnes ont été tuées et près de 300 blessées le dimanche 3 juin 2018 au cours de la plus violente éruption du Fuego en plus de quarante ans. Le volcan a vomi une coulée pyroclastique de 8 kilomètres de long et volumineux panache de gaz et de cendre, avec des retombées jusque sur la capitale et d’autres régions.
Les corps calcinés des victimes reposaient sur les cendres encore fumantes de la coulée pyroclastique alors que les sauveteurs s’affairaient auprès des personnes grièvement blessées par l’éruption.
Le nombre de morts est passé à 25, après une estimation précédente de sept, y compris un employé de la CONRED. Quelque 3100 personnes ont été évacuées de la région. Les autorités ont déclaré que les victimes étaient concentrés dans trois localités: El Rodeo, Alotenango et San Miguel Los Lotes.
Les opérations de secours ont été suspendues jusqu’à 5 h du matin (heure locale) à cause du danger et d’une météo défavorable. Les sauveteurs n’ont pas pu atteindre le village de La Libertad et il y a peut-être d’autres victimes dans ce secteur.
L’éruption a entraîné la fermeture de l’aéroport international La Aurora à Guatemala City en raison de la présence de cendre volcanique sur l’unique piste.
Source: Médias d’information américains.
Voici deux vidéos que l’on peut trouver sur les réseaux sociaux:
https://youtu.be/BC9eqjS48lY

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 16 heures (heure française) : Après la très violente crise éruptive du 3 juin, le Fuego semble s’acheminer vers un retour à la normale. C’est ce que sous-entend le dernier bulletin du 4 juin de l’INSIVUMEH. On enregistre une diminution de la sismicité. 5 à 7 explosions faibles à modérés sont observées chaque heure, avec des panaches de cendre denses qui montent jusqu’à 4500-4600 mètres d’altitude avant de s’étirer et de se disperser sur une quinzaine de kilomètres. Des retombées continuent à être observées dans les localités sous le vent. Des avalanches de matériaux se produisent encore sur les flancs du volcan en raison de l’instabilité dans laquelle se trouve le cône volcanique.
Source : INSIVUMEH.

L’INSIVUMEH signale que des quantités importantes de cendre se sont accumulées dans les ravins sur les pentes du volcan pendant l’éruption. Les fortes pluies risquent de remobiliser cette cendre et de déclenche des lahars. Les berges des cours d’eau doivent être évitées à tout prix.

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20 heures (heure française): D’après le dernier bilan, 33 personnes dont 3 enfants auraient péri pendant l’éruption et 300 autres ont été blessées.Ce bilan pourrait s’alourdir car les sauveteurs n’ont toujours pas pu accéder à certains secteurs affectés par l’éruption. On reste sans nouvelles de plusieurs centaines de personnes.

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23 heures: Le bilan de l’éruption du Fuego a été revu à la hausse avec 62 victimes dont 13 ont pu être identifiées. Ce bilan n’est probablement que provisoire car tous les secteurs du volcan n’ont pas pu être inspectés par les équipes de secours.

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At least 25 people were killed and nearly 300 injured on Sunday, June 3rd, 2018 in the most violent eruption of Fuego volcano in more than four decades. The volcano spewed an 8-kilometre pyroclastic flow and belched a thick plume of black smoke and ash that rained onto the capital and other regions.

The charred bodies of victims laid on the steaming, ashen remnants of the pyroclastic flow as rescuers attended to badly injured victims in the aftermath of the eruption.

The number of dead had risen to 25, from an earlier estimate of seven, including a CONRED employee. Some 3,100 people have been evacuated from the area. Officials said the dead were so far all concentrated in three towns: El Rodeo, Alotenango and San Miguel los Lotes.

Rescue operations were suspended until 5:00 a.m. (local time) due to dangerous conditions and inclement weather. Rescuers have not been able to reach the La Libertad village because of the lava and maybe there are people that died there too

The eruption forced Guatemala City’s La Aurora international airport to shut down its only runway due to the presence of volcanic ash.

Source : U.S. news media.

Here is one of the videos that can be found on social media:

https://youtu.be/BC9eqjS48lY

INSIVUMEH indicates that huge quantities of ash have accumulated in the drainages on the volcano’s slopes during the eruption. Heavy rains may remobilise this ash and trigger lahars. The river banks should be avoided at all cost.

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4:00 p.m. (French time): After the very violent eruptive crisis of June 3rd, Fuego Volcano seems to be returning to normal. This is what is implied by INSIVUMEH’s latest bulletin (June 4th). There is a decrease in seismicity. 5 to 7 weak to moderate explosions are observed each hour, with dense ash plumes rising up to 4500-4600 metres above sea level before drifting and dispersing over about fifteen kilometres. Ashfall continues to be observed in the downwind municipalities. Avalanches of volcanic material still occur on the flanks of the volcano due to the instability of the volcanic cone.
Source: INSIVUMEH.

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8 p.m. (French time): According to the latest toll, at least 33 people, including three children, have been killed and nearly 300 injured. However, lava flows hampered search and rescue efforts on Monday, forcing emergency services to withdraw from the area. Hundreds of people remain unaccounted for.

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11 p.m. : The new toll of the Fuego eruption is 62 dead, 13 of them identified, but not all sectors of the volcano could be visited by the rescue teams.

Vue du panache éruptif du Fuego

Tracé sismique de l’épisode éruptif (Source: INSIVUMEH)

Mont Ontake (Japon): A la recherche des disparus // Looking for the missing

drapeau francaisUne équipe de recherche a rejoint le sommet du Mont Ontake pour la première fois depuis huit mois afin d’essayer de retrouver les corps de six alpinistes toujours portés disparus après l’éruption qui a tué environ 63 randonneurs le 27 septembre 2014. Une cinquantaine de personnes, avec des policiers, des pompiers et des volcanologues, a commencé à explorer les flancs du volcan en vue de recherches à grande échelle qui devraient être entreprises le mois prochain, une fois terminée la saison des pluies. L’équipe a observé un moment de silence devant la montagne qui, même en juin, a encore de la neige dans ses ravines.
L’éruption du 27 septembre 2014 fut la plus meurtrière au Japon depuis 90 ans. Les équipes de secours et de recherche ont travaillé avec beaucoup de difficulté pour essayer de retrouver les victimes ; les secouristes avançaient péniblement dans une couche de cendre aussi gluante que l’argile et dans des conditions de sécurité rudimentaires, avec le risque de respirer des gaz toxiques et de subir de nouvelles éruptions. L’opération de secours a été suspendue en octobre, au moment où les pluies d’automne commençaient à être remplacées par la neige qui rendit bientôt le sommet inaccessible.

Les autopsies des corps récupérés ont révélé que la mort faisait suite à des blessures provoquées par des chutes de pierres. Cette constatation a conduit en mars les autorités à recommander aux personnes qui escaladent le Mont Fuji de se munir de casques et de lunettes de protection.
Source: The Japan Times.

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drapeau anglaisA Japanese search team has returned to the summit of Mount Ontake for the first time in eight months to look for the bodies of six climbers still missing after the eruption that killed an estimated 63 hikers. Around 50 people, including police, firefighters and volcanologists, began an exploratory ascent of the volcano with a view to resuming a full-scale search next month after the rainy season. The team observed a moment of silence in front of the mountain which, even in June, still has snow-covered ravines.

The September 27th 2014 eruption was Japan’s deadliest for almost 90 years. Search and rescue teams trudged through thick, clay-like ash to recover 57 bodies in sometimes treacherous conditions, despite fears over toxic fumes and further eruptions. The operation was suspended in October as autumn’s rains began to give way to snow, which soon made the peak impassable.

Autopsies of the recovered bodies revealed many of them died from injuries caused by flying rocks. That led to a recommendation in March that people who climb Mount Fuji should carry helmets and goggles with them.

Source: The Japan Times.

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Crédit photo:  Wikipedia.