Avril 2022 le 6ème plus chaud // April 2022 was the 6th hottest

Avec +0,465°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois d’avril 2022 est le 6ème plus chaud des archives ERA5. Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de +0,283°C. L’anomalie pour ladite période correspond à une anomalie de +1,22°C par rapport à 1850-1900.

Si l’anomalie observée sur janvier-avril se maintenait toute l’année, la température globale sur l’ensemble de 2022 serait de +1,19°C au-dessus de la période préindustrielle. Pour rappel, les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1,337°C et +1,33°C au-dessus de la période préindustrielle. Selon les prévisions, l’année 2022 devrait se situer dans la lignée de 2021, peut-être très légèrement plus chaude.

Il faut noter pour le mois d’avril 2022 des températures exceptionnellement élevées sur une vaste zone entre l’Afrique du Nord-Est, le Moyen-Orient et l’Asie centrale/méridionale. Avril 2022 a été en revanche beaucoup plus froid que la moyenne sur le centre et l’ouest du Canada.

Pour expliquer les conditions climatiques, il faut aussi prendre en compte El Niño et La Niña. Depuis quelque temps, des conditions La Niña sont présentes dans le Pacifique oriental et la NOAA estime que La Niña a des chances de se maintenir cet été, voire un peu plus tard.

Source: global-climat.

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With +0.465°C above the 1981-2010 average, April 2022 iwas the 6th hottest in the ERA5 archives. Compared to the new reference period 1991-2020 used by ERA5, the anomaly was +0.283°C. The anomaly for tthis period corresponds to an anomaly of +1.22°C compared to 1850-1900.
If the anomaly observed in January-April were maintained throughout the year, the global temperature over the whole of 2022 would be +1.19°C above the pre-industrial period. As a reminder, the two hottest years were 2016 and 2020 with +1.337°C and +1.33°C, respectively, above the pre-industrial period. According to forecasts, the year 2022 should be in line with 2021, perhaps very slightly warmer.
During the month of April 2022, exceptionally high temperatures were recorded over a large area between North-East Africa, the Middle East and Central/South Asia. April 2022, on the other hand, was much colder than average over central and western Canada.
To explain climatic conditions, one should also take into account El Niño and La Niña. For some time, La Niña conditions have been present in the Eastern Pacific and NOAA estimates that La Niña is likely to continue this summer, or even a little later.
Source: global-climat.

Source : ERA5

Février 2022 en 6ème position // February 2022 ranks 6th

Selon les dernières données ERA5 et en attendant celles de la NASA et de la NOAA, avec +0,426°C au-dessus de la moyenne 1981-2010, le mois de février 2022a été le 6ème plus chaud des annales. Par rapport à la nouvelle période de référence 1991-2020 utilisée par ERA5, l’anomalie est de +0,229°C.

Le classement du mois de février s’explique en grande partie par la présence du phénomène de refroidissement La Niña dans les Pacifique oriental. D’après la NOAA, La Niña devrait se maintenir dans les premiers mois de 2022, puis on pourrait opérer une transition vers des conditions neutres à partir du mois de mai.

Source: global-climat.

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According to the latest ERA5 data and pending those from NASA and NOAA, with +0.426°C above the 1981-2010 average, February 2022 was the 6th hottest month on record. Compared to the new reference period 1991-2020 used by ERA5, the anomaly is +0.229°C.
February’s ranking is largely explained by the presence of the La Niña cooling phenomenon in the eastern Pacific. According to NOAA, La Niña should continue in the first months of 2022, then there could be a transition to neutral conditions from May.
Source: global-climat.

El Niño et La Niña influencent le climat sur Terre (Source : NOAA)

Janvier 2022 : 6ème plus chaud // January 2022 : 6th hottest

Selon les dernières données ERA5, et en attendant celles de la NASA et de la NOAA, le mois de janvier 2022 a été le 6ème plus chaud, avec +0,468°C au-dessus de la moyenne 1981-2010.

Il faut noter que janvier 2022 est le plus chaud jamais observé dans un contexte La Niña aussi prononcé. Si l’on regarde dans les annales les mois de janvier plus chauds que 2022, on note que seul janvier 2017 a été précédé par une Niña qui fut toutefois plus faible qu’en 2022. De plus, janvier 2017 suivait une année 2016 exceptionnellement chaude.

Des conditions La Niña sont actuellement présentes dans le Pacifique. D’après la NOAA, elles devraient se maintenir dans les premiers mois de 2022, puis on devrait opérer une transition vers des conditions neutres à partir du mois d’avril. Depuis le mois de décembre, on observe une onde de Kelvin, qui se déplace vers l’est le long de l’Equateur. Elle entraîne la propagation vers l’est du Pacifique des couches d’eau chaude qui sont normalement confinées à l’ouest du bassin océanique. Avec le réchauffement à venir des eaux de surface à l’est, on pourrait assister à des conditions favorables à El Niño mais il est encore bien trop tôt pour avoir des certitudes.

Le mois de janvier 2022 a été marqué par une anomalie de +1,26°C par rapport à 1850-1900. Si l’anomalie observée en janvier se maintenait toute l’année, la température globale sur l’ensemble de 2022 serait de +1,174°C au-dessus de la période préindustrielle. Les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1,337°C et +1,33°C. D’après la plupart des climatologues, l’année 2022 devrait se situer dans la lignée de 2021, peut-être très légèrement plus chaude. Des niveaux record pourraient en revanche être de nouveau observés en 2023 en fonction des conditions dans le Pacifique, avec le probable retour d’El Niño.

Source: global-climat.

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According to the latest ERA5 data, and pending those from NASA and NOAA, January 2022 was the 6th hottest month, with +0.468°C above the 1981-2010 average.
It should be noted that January 2022 is the hottest ever observed in a pronounced La Niña context. If we look in thearchives of the months of January warmer than 2022, we note that only January 2017 was preceded by a Niña event which was however weaker than in 2022. In addition, January 2017 followed an exceptionally hot year 2016.
La Niña conditions are currently present in the Pacific. According to NOAA, they should be maintained in the first months of 2022, then there should be a transition to neutral conditions from April. Since December, a Kelvin wave has been observed, moving east along the Equator. It generates layers of warm water that are normally confined to the west of the ocean basin and that now spread eastward from the Pacific. With the coming warming of surface waters to the east, we could see favorable conditions for El Niño, but it is still far too early to be certain.
The month of January 2022 was marked by an anomaly of +1.26°C compared to 1850-1900. If the anomaly observed in January were maintained throughout the year, the global temperature for the whole of 2022 would be +1.174°C above the pre-industrial period. The two hottest years were 2016 and 2020 with +1.337°C and +1.33°C respectively. According to most climatologists, the year 2022 should be in line with 2021, perhaps very slightly warmer. On the other hand, record levels could be observed again in 2023 depending on the conditions in the Pacific, with the probable return of El Niño.
Source: global-climat.

Source: ERA5

Bilan climatique 2021 (suite) // Climate assessment 2021 (continued)

La NASA, la NOAA et Berkeley Earth viennent de publier leur rapport climatique pour 2021. Les trois agences sont d’accord avec celles citées précédemment pour affirmer que 2021 a été la sixième année la plus chaude jamais enregistrée. La présence de La Niña dans l’océan Pacifique tropical, avec des températures de surface de la mer plus froides que la moyenne près de l’équateur, n’a pas suffi pour faire sortir 2021 de la liste des 10 années les plus chaudes. La prochaine année qui connaîtra un épisode El Niño dans le Pacifique tropical est presque assurée de devenir l’année la plus chaude de tous les temps.
2021 a présenté une série incroyable de catastrophes météorologiques et climatiques accompagnées de températures extrêmes et de sécheresses sans précédent. Ainsi, une vague de chaleur en juin dans le nord-ouest du Pacifique, a établi un record de température (49,4 °C) jamais vu au Canada. Le thermomètre a également atteint des sommets dans l’Oregon et dans l’Etat de Washington. La ville de Lytton (Colombie-Britannique) qui a établi le record de température au Canada, a brûlé dans un incendie de forêt le lendemain.
Pour illustrer à quel point la planète s’est réchauffée, la NOAA et la NASA expliquent qu’elle n’a pas connu d’année plus froide que la moyenne, par rapport à la moyenne du 20ème siècle, depuis 1977. Dans les archives de la NASA, 1988 est longtemps restée l’année la plus chaude jamais enregistrée. En raison du réchauffement climatique, 1988 est maintenant la 28ème année la plus chaude dans l’ensemble de données de la NASA.
Les statistiques contenues dans les rapports publiés par les trois agences montrent à quel point le climat est différent d’il y a à peine quelques décennies.
En 2021, près de 2 milliards de personnes ont connu leur année la plus chaude. Selon Berkeley Earth, aucun endroit sur Terre n’a connu son année la plus froide.
Quatre des 20 plus grands incendies de forêt de l’histoire de la Californie se sont produits en 2021. Les vagues de chaleur et la sécheresse avaient préparé l’environnement à ces incendies gigantesques.
La NOAA indique que les neuf années de 2013 à 2021 se classent parmi les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées..
La température globale sur Terre se situe maintenant à 1,2°C au-dessus des niveaux préindustriels. On est donc tout proche de l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat qui était de limiter le réchauffement à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. Selon les scientifiques, au-delà de ce seuil, des conséquences climatiques périlleuses et potentiellement irréversibles se produiront inévitablement, notamment la fonte des calottes glaciaires polaires et la perte d’écosystèmes emblématiques, tels que les récifs coralliens.
Pour conclure, la NASA, la NOAA et Berkeley Earth préviennent que même les années relativement «froides» se classent désormais parmi les huit plus chaudes de la liste, sans perspective de ralentissement du réchauffement climatique, à moins que le monde réussisse à infléchir fortement la courbe des émissions de gaz à effet de serre, jusqu’à zéro et éventuellement en dessous de zéro, dans les décennies à venir.

C’est l’été en ce moment dans l’Hémisphère Sud. La température a atteint 50,7°C dans l’ouest de l’Australie le 13 janvier 2022, égalant un record établi en 1960.

A côté de ces révélations climatiques, on apprend aujourd’hui à travers une nouvelle étude publiée dans Advances in Atmospheric Sciences que le contenu en chaleur de l’océan entre 0 et 2000 mètres a encore battu un record en 2021 pour atteindre un niveau sans précédent depuis le début de l’ère instrumentale. Le record avait été battu en 2017 puis en 2019 et en 2020. La hausse en 2021 est plus importante que les années précédentes et montre que le réchauffement pénètre toujours davantage dans l’océan.

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NASA, NOAA and Berkeley Earth have just released their climate report for 2021. They agree with the other agencies to affirm that 2021 was the sixth-warmest on record. The presence of a La Niña event in the tropical Pacific Ocean, which features cooler than average sea surface temperatures near the equator, failed to dislodge 2021 from the list of top 10 years. The next year that features an El Niño in the tropical Pacific is almost assured to set a record for the warmest year.

2021 featured a relentless series of extreme weather and climate disasters that saw temperatures and water levels reach unprecedented levels. A June heat wave in the Pacific Northwest, for example, set a temperature record for the hottest reading (49.4°C) ever seen in Canada, along with all-time highs in Oregon and Washington. The town of Lytton (British Columbia) that set the Canadian record, burned in a wildfire the next day.

To illustrate how much the world has warmed, NOAA and NASA explain that the world has not experienced a cooler than average year, compared to the 20th century average, since 1977. In NASA’s data set, 1988 long reigned as the warmest year on record. Due to the warming since then, 1988 now stands as the 28th warmest year in NASA’s data set.

The statistics contained in the reports released by the three agencies are astounding, and drive home just how different the climate is today from just a few decades ago.

In 2021, nearly 2 billion people lived through their hottest year on record. No place on Earth had its coldest year on record, according to Berkeley Earth.

Four of the top 20 largest wildfires in California history occurred in 2021, as heat waves and drought primed the environment for massive blazes.

The nine years from 2013 through 2021 rank among the top 10 warmest years on record, according to NOAA.

The world is now 1.2°C warmer than preindustrial levels, Berkeley Earth found, closing in on the Paris Climate Agreement’s temperature target of limiting warming to 1.5°C above preindustrial levels.

Beyond that point, scientists say, more perilous and potentially irreversible climate consequences may occur, including melting polar ice caps and loss of iconic ecosystems, such as coral reefs.

To conclude, NASA, NOAA and Berkeley Earth warn that even the world’s relatively « cool » years are now ranking among the top eight warmest on the list, with no prospect of slowing global warming, unless the world bends the greenhouse gas emissions curve sharply downward, all the way to zero and eventually below zero in coming decades.

It is summer in the Southern Hemisphere. The temperature hit 50.7 degrees Celsius in a part of Western Australia on January 13th, 2022, matching a national record set in 1960,

Alongside these revelations about the Earth’s climate, we learn today through a new study published in Advances in Atmospheric Sciences that the heat content of the ocean between 0 and 2000 meters has again broken a record in 2021 to reach an unprecedented level. since the beginning of the instrumental era. The record was broken in 2017, then in 2019 and 2020. The increase in 2021 is greater than in previous years and shows that global warming is penetrating more and more in the ocean.

Cette image montre parfaitement les régions du monde les plus affectées par le réchauffement climatique en 2021.