Séismes sur le Bárðarbunga (Islande) // Earthquakes on Bárðarbungua (Iceland)

Un séisme de magnitude M 4,9 a été enregistré dans la partie nord de la caldera Bárðarbunguaskja à 19h24 (TU) le 30 janvier 2018. Le séisme est le plus puissant depuis la fin de l’éruption dans l’Holuhraun le 28 février 2015. Le 27 octobre 2017, deux autres séismes, chacun de M 4,7, avaient déjà été enregistrés et ils étaient à l’époque les plus significatifs dans la caldeira Bárðarbunguaskja depuis la fin de l’éruption. Les volcanologues islandais pensent qu’il est peu probable qu’il y ait une nouvelle éruption. Le 30 janvier 2018, trois séismes ont été enregistrés dans la partie nord-est du Bárðarbunga, avec des magnitudes de M 3,7, M 2,9 et M 3,8. Une trentaine de répliques ont été observées dans la région depuis le début de l’essaim qui a débuté juste avant 18 heures le 30 janvier.
Source: Iceland Review.
Il convient de noter que tous ces séismes sont très superficiels, avec des profondeurs comprises entre 1 km et 2,8 km. Il se peut qu’ils aient été causés par des mouvements du substrat sous le glacier. Il ne faut pas oublier qu’à cause du réchauffement climatique, les glaciers fondent en Islande avec une tendance du sol à rebondir. Ce phénomène entraînera probablement une hausse de la sismicité dans le pays.

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An M 4.9 earthquake was recorded on the north side of the Bárðarbunguaskja caldera at 7.24 pm on January 30th 2018. The quake has been the strongest since the volcanic eruption in Holuhraun ceased on February 28th, 2015. On October 27th, 2017, two earthquakes, each of them M 4.7, were already measured and they were at the time the strongest ones that had been measured in Bárðarbunguaskja since the end of the eruption. Local volcanologists think it is unlikely there will be another eruption. Earlier on January 30th, three earthquakes were measured on the north-east side of Bárðarbunga, with magnitudes of M 3.7, M 2.9 and M 3.8. Around 20-30 aftershocks have been measured in the area since the swarm that began right before 6 pm last night.

Source: Iceland Review.

It should be noted that all these quakes were very shallow, with depths between 1 km and 2.8 km. They may have been caused by movements of the substrate beneath the glacier. One should not forget that because of global warming glaciers are melting in Iceland with a tendency of the ground to uplift. This phenomenon will probably cause more seismicity in the country.

Dernière sismicité sur le Vatnajökull (Source: IMO)

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Ambrym (Vanuatu)

Selon le dernier rapport du gouvernement du Vanuatu, l’activité volcanique à Ambrym reste à un niveau élevé. Cependant, de nouvelles analyses scientifiques montrent qu’il n’y a pas de risque imminent d’intensification de cette activité. En conséquence, le niveau d’alerte reste à 2.
L’activité volcanique devrait rester stable dans les prochaines semaines. Le danger se limite aux cratères actifs. La zone d’exclusion permanente est d’environ 1 km autour du cratère du Benbow et la zone de danger A du Marum (Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu et Mbwelesu) est d’environ 2,7 km autour du cratère du Marum (voir la carte ci-dessous).
Les observations effectuées entre décembre 2017 et janvier 2018 confirment que l’activité n’a pas évolué. Il y a toujours un lac de lave dans les cratères du Benbow et du Marum, avec un important dégazage et des émissions de nuages de vapeur. Une forte odeur de gaz volcanique persiste dans toute la zone.
L’alerte volcanique à Ambrym est au niveau 2 depuis le 7 décembre 2017. Il est demandé aux agences de voyage, aux autorités locales, aux habitants d’Ambrym et au public en général de ne pas pénétrer dans les zones d’exclusion permanente autour du Marum et du Benbow. Les derniers documents mis en ligne sur Internet montrent que cette recommandation n’est guère respectée…
Source: Geohazards.

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According to the government of Vanuatu’s latest report, volcanic activity at Ambrym is still elevated. However, new scientific analyses suggest that there is no imminent risk of increase. As a consequence, the alert level remains at Level 2.

Volcanic activity is likely to continue in this state. Danger is restricted to visitors approaching the active craters; The restricted area of risk is limited to the Permanent Exclusion Zone at Benbow which is about 1 km around Benbow crater and the Danger Zone A at Marum (including Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu and Mbwelesu) which is about 2.7 km around Marum crater (see map below)

Observations performed from December 2017 to January 2018 confirm that the activity is not changing. Field observations show it consists of ongoing lava lake activity in Benbow and Marum craters inducing ongoing substantial degassing and emission of steam cloud. Visitors approaching the volcanic area and craters can smell the volcanic gas.

Alert Level for Ambrym volcano has been at level 2 since 7 December 2017.

All tourism agencies, local autorities, people of Ambrym and the general public are asked not to access the Permanent Exclusion Zones around Marum and Benbow. The latest documents released on the Internet show that this recommendation is not really respected…

Source: Geohazards.

Zones de danger autour du Marum et du Benbow (Source: Geohazards)

Eruption du Mayon (suite) // Eruption of Mayon Volcano (Continued)

Des épisodes éruptifs sont encore observés sur le Mayon, avec des fontaines de lave atteignant 200 mètres de hauteur, des coulées de lave et des avalanches pyroclastiques sur les flancs du volcan. Des retombées de cendre sont régulièrement signalées dans de nombreux secteurs. Les colonnes de cendre produites par les éruptions s’élèvent à plus de 1000 mètres au-dessus du cratère. Les scientifiques ont averti que, malgré les émissions de lave à répétition, le Mayon reste gonflé sous la pression du magma et pourrait connaître une violente éruption explosive. La direction actuelle du vent est susceptible de faire retomber la cendre sur les villes de Camalig et Daraga ainsi que dans certaines parties de Legazpi. Selon les journaux locaux, la cendre a interrompu la circulation dans au moins deux villes, à cause du manque de visibilité. Le niveau d’alerte est maintenu à 4. Le nombre de personnes évacuées atteint 84 339 personnes, soit 21 880 familles.
Aucune victime n’a été signalée et les autorités essayent de maintenir les gens hors de la zone de danger à 8 kilomètres autour du cratère. L’éruption pourrait durer des mois, en perturbant la vie et les moyens de subsistance des populations autour du Mayon. Les autorités locales s’inquiètent car les fonds d’aide aux sinistrés sont au plus bas et les fournitures telles que les masques anti-poussière seront vite épuisées si l’éruption dure. Elles conseillent fortement à la population de traiter rapidement les irritations de peau et les autres problèmes de santé, et aussi de nettoyer immédiatement les toitures et les voitures à cause de l’action corrosive de la cendre.
Comme je l’ai écrit dans ma dernière note précédente sur le Mayon, le gouvernement a évoqué la possibilité de créer un «no man’s land» permanent autour du volcan, une proposition difficile à mettre en place car elle concernerait des dizaines de milliers de personnes vivant dans les terres agricoles fertiles. Une autre possibilité serait de créer un parc national autour du volcan, avec des arbres qui pourraient constituer une protection contre les coulées pyroclastiques et les lahars qui mettent en danger les villages et les villes.
Source: Inquirer.net.

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Eruptive episodes are still observed on Mayon, with lava fountains up to 200 metres high, and lava and pyroclastic flows. Ashfall is regularly reported in many areas. The ash columns produced by the eruptions rise more than 1,000 metres above the crater. Scientists have warned that despite the repeated eruptions of lava, Mayon is still swollen with magma below the surface and could erupt explosively. The current wind direction may bring ash fall to the towns of Camalig and Daraga as well as parts of Legazpi City. According to the local newspapers, the ash has halted vehicles in at least two towns due to poor visibility. The alert level is kept at 4. The number of evacuees has reached 84,339 persons or 21,880 families.

No injuries have been reported in the current eruption, but authorities have struggled to keep people out of the danger zone 8 kilometres from the crater. They are worried the eruption may last months, disrupting the lives and livelihoods of people in Mayon’s shadow. Provincial leaders say disaster funds are running low and have said supplies like facemasks will be depleted if the eruption lasts. They urge residents to seek treatment for skin irritation and other health issues and immediately clean their roofs and cars because of the corrosive effect of the volcanic ash,

As I put it in my previous note about mayon, the government has raised the possibility of creating a permanent « no man’s land » around Mayon, a sensitive and complicated proposal that would affect tens and thousands of people living in the fertile farmlands nearby. One possibility is expanding a national park around the base of the volcano, where trees could grow and become a buffer against volcanic flows endangering villages and towns.

Source : Inquirer.net.

Source: PHILVOCS

Hausse du niveau d’alerte du Mont Zao (Japon) // The alert level has been raised on Mount Zao (Japan)

L’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a fait passer le niveau d’alerte de 1 à 2 sur le Mont Zao le 30 janvier 2018, exactement une semaine après qu’une éruption du volcan Moto-Shirane ait tué un homme, blessé près d’une douzaine d’autres personnes et bloqué des skieurs pendant plusieurs heures.
Le Mont Zao fait partie d’un complexe volcanique à la limite des préfectures de Yamagata et de Miyagi. Le point culminant est de 1 841 mètres.
Le niveau d’alerte actuel signifie que les gens doivent éviter de s’approcher du cratère. La JMA précise qu’il y a possibilité d’une éruption mineure car un certain nombre de petits mouvements du sol ont été détectés, ainsi qu’un léger gonflement du sol dans une zone.
Selon l’Agence, une activité sismique provoquée par des mouvements de fluides hydrothermaux et de gaz sous le volcan a été observée pendant 31 minutes à partir de 14h18. le 30 janvier. Cette activité était plus intense que celle enregistrée dimanche et mardi matin en début de matinée. Les autorités locales de Yamagata ont émis un avis d’évacuation pour les zones autour du cratère et ont également conseillé à une station de ski située à proximité de rester en alerte.
L’annonce a été faite une semaine après la mort d’un membre des Forces d’autodéfense japonaises lors d’une éruption soudaine du Mont Moto-Shirane. Entre l’éruption et le 26 janvier, un peu plus de 20 000 personnes ont annulé des réservations de chambres à Kusatsu.
Comme sur le Moto-Shirane, une station de sports d’hiver très populaire se trouve sur les pentes du Mont Zao ; elle est connue pour ses «monstres de neige» qui sont façonnés par la vapeur d’eau qui gèle sur les arbres en hiver. Ses pentes regorgent de skieurs en hiver et de randonneurs pendant les autres saisons.
En septembre 2014, 63 personnes ont été tuées sur le Mont Ontake lors de la pire catastrophe volcanique au Japon en près de 90 ans.
Source: The Japan Times.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level from 1 to 2 on Mount Zao on Tuesday, January 30th 2018 exactly a week after a dramatic eruption at Mount Moto-Shirane  killed one man, injured nearly a dozen others and stranded scores of skiers for several hours.

Mount Zao is one of a cluster of volcanoes on the border of Yamagata and Miyagi prefectures whose highest point is 1,841 metres.

The current alert level means people should avoid going near the crater. JMA says there is a possibility of a small-scale eruption as a number of small earth movements were detected, along with a slight bulging of the ground in one area.

According to the Agency, volcanic tremors, caused by movements of hot subterranean water and volcanic gas, were observed over a period of 31 minutes from 2:18 p.m. on Tuesday and were larger than those recorded on Sunday and early Tuesday morning. The Yamagata Municipal Government has issued an evacuation advisory for the areas around the crater and also advised a nearby ski resort to stay on alert.

The announcement came a week after a member of Japan’s Self-Defense Forces was killed during a sudden eruption of Mount Moto-Shirane at a mountain resort in Gunma Prefecture. Between the eruption and January 26th, a little more than 20,000 people cancelled room reservations in Kusatsu.

Zao, like Moto-Shirane, is a popular resort area famed for its so called “snow monsters” that are created by water vapour freezing on trees in winter. Its slopes are packed with skiers in winter and hikers in other seasons.

In September 2014, 63 people were killed on Mount Ontake in the country’s worst volcanic disaster in nearly 90 years.

Source: The Japan Times.

Vue du cratère du Mont Zao (Source: JMA)

Un No Man’s Land autour du Mayon (Philippines)? // A No Man’s Land around Mayon Volcano (Philippines)?

Le chef de la Protection Civile philippine a suggéré que la zone de danger permanent autour du Mayon soit transformés en «no man’s land» définitif pour éviter d’évacuer des milliers d’habitants chaque fois que le volcan entre en éruption. En outre, alors que des milliers de personnes ont été évacuées de la zone de danger, de nombreux villageois viennent en cachette vérifier que tout va bien dans leurs maisons ou leurs fermes. De plus, la police et l’armée doivent intervenir pour empêcher des touristes de s’approcher du Mayon.
Le président philippin, Rodrigo Duterte, a approuvé l’idée de créer un «no man’s land» permanent autour du Mayon. Il a toutefois fait remarquer que le gouvernement devrait probablement exproprier des propriétaires privés et qu’une telle mesure pourrait engendrer « un nouveau problème social ».
La proposition est difficile à mettre en oeuvre car des milliers de villageois aux ressources très modestes se sont installés au fil des ans à l’intérieur de la zone officielle de danger permanent de 6 kilomètres de rayon autour du volcan, où ils ont survécu pendant des générations.
Lorsque l’activité du Mayon s’est intensifiée ce mois-ci, les autorités ont agrandi la zone de danger et, de ce fait, obligé des milliers d’autres personnes à aller s’installer dans des dizaines de centres d’hébergement d’urgence où une baisse des aides commence à se faire cruellement sentir.

Il y a quinze jours, les autorités d’Albay ont décrété l’état de catastrophe naturelle pour la province qui regroupe plus de 1,3 million de personnes. Cela a permis de débloquer plus rapidement des fonds de secours.

En tout, plus de 80 000 villageois ont fui vers des écoles transformées en abris d’urgence, et où on observe un manque de toilettes et d’autres problèmes de promiscuité.
Un parc national pourrait être créé au pied du Mayon. Des arbres pourraient y être plantés. Ils joueraient le rôle de tampon pour arrêter les inondations et les lahars dévastateurs qui menacent de recouvrir des villes et des villages. Le premier travail des autorités locales sera de trouver une solution pour les personnes qui travaillent dans la terre qu’elles possèdent et qui ont un titre de propriété à leur nom.
Sources: ABC News et The Seattle Times.

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The head of the Philippine Civil Defense has recommended that villages in the danger zone around erupting Mount Mayon be turned into a permanent « no man’s land » to avoid evacuating thousands of residents each time the volcano explodes. Besides, while thousands have evacuated areas around the volcano, many villagers have sneaked back in to check on their homes, farms and animals, and police and army troops have struggled to turn back tourists who want a closer view of Mayon.

Philippine President Rodrigo Duterte expressed support for the recommendation to create a permanent « no man’s land ». But he said the government may have to expropriate land from private owners and added that such a move could spark « a social problem again. »

The proposal is complicated given that thousands of impoverished villagers have settled through the years in a government-declared 6-kilometre permanent danger zone around Mayon, where they have survived on farming for generations.

As Mayon grew more restive this month, authorities expanded the danger zone to cover more communities and forced thousands more to swarm into dozens of emergency school shelters where provincial disaster funds were running low.

Albay officials declared the entire province of more than 1.3 million people under a state of calamity two weeks ago to allow faster releases of disaster funds. In all, more than 80,000 villagers have fled to dozens of schools turned into emergency shelters, where a lack of toilets and other problems with congestion have emerged.

A national park in Mayon’s shadow could be expanded around the base of the volcano where trees could grow partly as a buffer to stop volcanic floodwater and mudflows from devastating nearby towns and cities. The first thing that local authorities have to find out is what would be the solution for people who are there tilling the land which they own and is titled in their name.

Sources: ABC News & The Seattle Times.

Source: Wikipedia

La chaleur interne de la Terre accélère le glissement de la calotte glaciaire du Groenland // Heat from Earth’s interior accelerates the sliding of ice sheets in Greenland

Jusqu’à présent, l’amincissement de la calotte glaciaire du Groenland était attribué à la seule hausse des températures qui accompagne le réchauffement climatique actuel sur notre planète. De nouvelles recherches laissent supposer que la dissipation de la chaleur interne de la Terre est également responsable de l’accélération du glissement de la calotte glaciaire du Groenland vers la mer. La dernière étude, publiée dans la revue Scientific Reports, est la première à établir un lien entre cette perte de glace et la chaleur en provenance de l’intérieur de la Terre.
La recherche est le fruit d’un travail de dix ans sur le fjord Young Sund au Groenland. Pendant ces dix années, des scientifiques du Centre de Recherche Arctique, de l’Université d’Aarhus et de l’Institut des Ressources Naturelles du Groenland ont mesuré les températures et les niveaux de salinité dans le fjord. Leur étude a montré que l’eau du fjord, entre 200 et 330 mètres de profondeur, s’est graduellement réchauffée au cours de la dernière décennie.
Une analyse plus poussée a montré qu’une quantité importante de chaleur émanait de l’intérieur de la Terre et réchauffait lentement l’eau du fjord. Les scientifiques estiment à environ 100 milliwatts (mW) par mètre carré l’énergie transférée de l’intérieur de la Terre vers le fjord.
Les résultats montrent que des quantités similaires de chaleur ont atteint la base des glaciers de la région. Ce nouveau mécanisme de réchauffement crée une lubrification qui accélère la progression des glaciers vers la mer.
Selon les chercheurs, c’est l’action combinée de la température plus élevée de l’air et de la mer, les précipitations venues du ciel, la dynamique locale de la calotte glaciaire et la perte de chaleur de l’intérieur de la Terre qui entraîne la perte de masse de la calotte glaciaire du Groenland. Ils sont persuadés que la chaleur de l’intérieur de la Terre affecte le mouvement de la glace, et ils pensent qu’une infiltration de chaleur identique se produit en dessous d’une grande partie de la calotte glaciaire dans la partie nord-est du Groenland.
Il est difficile de mesurer le flux de chaleur sous les glaciers, mais les scientifiques espèrent que leurs dernières découvertes permettront une modélisation plus précise du mécanisme de réchauffement. Avec des mesures plus précises du flux de chaleur, les scientifiques pourront prédire avec plus de précision le devenir des calottes glaciaires du Groenland.
Vous trouverez plus de détails sur l’étude en cliquant sur ce lien:

https://www.nature.com/articles/s41598-018-19244-x

Source: Nature.com.

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Up to now, the thinning of Greenland’s icecap was attributed to rising temperatures that accompany the current global warming n Earth. New research suggests the dissipation of heat from Earth’s interior is also responsible for the acceleration of the seaward slide of Greenland’s ice sheets. The latest research, published in the journal Scientific Reports, is the first to link the ice loss with escaped heat from Earth’s interior.

The research was made possible by a decade-long survey of Greenland’s Young Sund fjord. For ten years, scientists with the Arctic Research Centre, Aarhus University and the Greenland Institute of Natural Resources measured temperatures and salinity levels in the fjord. Their survey showed deep-lying water in the fjord, between 200 and 330 metres deep, has gradually warmed over the last decade.

Further analysis showed a significant amount of heat is emanating from Earth’s interior, slowly warming the fjord’s water. Scientists estimated 100 milliwatts (mW) per square metre of energy was transferred from the Earth’s interior to the fjord.

The findings suggest similar amounts of heat were transferred to the bottoms of surrounding glaciers. This newly detailed warming mechanism creates lubrication, accelerating glacial descent.

According to the researchers, it is the combination of higher temperatures in the air and the sea, precipitation from above, local dynamics of the ice sheet and heat loss from the Earth’s interior that determines the mass loss from the Greenland ice sheet. They are persuaded that the heat from the Earth’s interior affects the movement of the ice, and they expect that a similar heat seepage takes place below a major part of the ice cap in the north-eastern corner of Greenland.

Measuring heat flux beneath glaciers is difficult, but scientists hope their latest findings will lead to more accurate modeling of the warming mechanism. With more accurate measurements of heat flux, scientists can more accurately predict the fate of Greenland’s ice sheets.

More details about the study can be found at this address: https://www.nature.com/articles/s41598-018-19244-x

Source : Nature.com.

Young Sund Fjord (Source : Arctic Science Partnership)

La belle légende du Mayon // The beautiful legend of Mayon Volcano

Beaucoup de volcans sont habités par des légendes. Un certain nombre d’entre elles figurent dans le livre Mémoires Volcaniques que j’ai eu le plaisir d’écrire avec l’ami Jacques Drouin (voir colonne de droite de ce blog).

Il y a quelques jours, j’ai pu lire sur Internet la belle légende du Mayon, volcan des Philippines dont les colères inquiètent périodiquement les populations venues vivre sur ses flancs.

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Il était une fois, il y a très longtemps, dans un endroit nommé Ibalon, une belle jeune fille qui s’appelait Daragang Magayon (L’Adorable). Elle était la fille de Makusog (Le Fort), le chef de la tribu.
Un jour, Daragang Magayon se promenait près d’une rivière. En la traversant, elle trébucha sur un rocher et tomba dans l’eau. Elle fut rapidement emportée par le courant.
« Au secours ! Au secours ! » cria-t-elle. Heureusement, ses appels à l’aide furent entendus par Pangaronon (Le Fier) ​​et son garde du corps Amihan (Le Froid) qui passaient par là. Pangaronon se précipita dans la rivière et sauva Daragang Magayon de la noyade.
« Vous avez risqué votre vie pour me sauver », dit la jeune fille en pleurant. « Que puis-je faire pour vous remercier? Mon père est le chef de notre tribu. Je suis sûre qu’il récompensera votre héroïsme, quel que soit le prix à payer »

La beauté de Daragang Magayon avait tout de suite fasciné Pangaronon. Il avait réalisé qu’il avait enfin rencontré la femme parfaite. Dans le même temps, Daragang Mayon avait, elle aussi, été immédiatement attirée par le jeune homme.
Panganoron demanda à Makusog la permission d’épouser Daragang Magayon. Hélas, Makusog ne pouvait pas autoriser ce mariage. La loi tribale interdisait tout mariage en dehors du clan. En tant que chef de tribu, il devait appliquer la loi. Pourtant, en tant que père, il voulait rendre sa fille heureuse.
Patuga (L’Eruptif), le prétendant le plus ardent de Daragang Magayon, apprit l’intention de Panganoron. Pendant des années, il avait demandé à la jeune fille de l’épouser, mais en vain.
Une nuit, Patuga envoya ses hommes kidnapper Makusog. Puis, il envoya dire à Daragang Magayon que son père mourrait si elle ne l’épousait pas. Comme elle n’avait pas le choix, elle accepta. Patuga libéra Makusog. Patuga et Daragang Magayon se marièrent, mais au milieu de la cérémonie du mariage, il y eut un grand brouhaha quand arrivèrent Panganoron et ses hommes. Des combats s’ensuivirent entre les deux tribus. En quelques minutes, Panganoron blessa mortellement Patuga mais, pendant leur confrontation, une flèche empoisonnée tirée de nulle part transperça la poitrine de Daragang Magayon. Panganoron se précipita à son secours et, tandis qu’il s’agenouillait au chevet de la jeune fille en train de rendre l’âme, un ennemi lui trancha la tête.
Après la bataille, Daragang Magayon fut mise en terre et sa mort fut pleurée partout dans le pays. A l’endroit même où elle reposait, une montagne apparut mystérieusement. Cette montagne est aujourd’hui connue sous le nom de Mayon. Il se dit que même dans la mort et sous une autre forme, elle est toujours hantée par les hommes qui étaient amoureux de Daragang Magayon. Quand le Mayon entre en éruption, la légende raconte que c’est Patuga qui défie Panganoron. Mais quand le Mayon est calme, c’est Panganoron qui embrasse sa belle. Les larmes de chagrin de Panganoron se répandent comme de la pluie…

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Many volcanoes have given birth to legends. A number of them appear in the book Mémoires Volcaniques that I had the pleasure of writing with my friend Jacques Drouin. A few days ago, I could read on the Internet the beautiful legend of Mayon, a volcano in the Philippines whose eruptions periodically worry the populations that have come to live on its flanks.

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Long ago in a place called Ibalon, there lived a beautiful maiden. Her name was Daragang Magayon (the lovely one). She was the daughter of Makusog (the strong one), chief of the tribe.

One day, Daragang Magayon strolled near the river. While crossing the river, she stumbled on a rock and fell quickly in the water. She was swiftly swept down stream by the current.

“Help! Help me!” she cried. Fortunately, her cries were heard by Pangaronon (the proud one) and his bodyguard Amihan (the cold one). Pangaronon jumped into the river and saved Daragang Magayon.

“Thank you for risking your life to save me”, she cried. “How can I repay you? My father is the chief of our tribe. Surely, he will reward your heroism whatever it may take.”

Her beauty immediately captivated Pangaronon. He realized that he had finally met the perfect woman for him. At the same time, Daragang Mayon was instantly attracted to him.

Panganoron asked Makusog’s permission to marry Daragang Magayon. But Makusog could not permit them to marry. Tribal law forbade marriage outside of the clan. As tribe leader he had to enforce the law. Yet, as a father, he wanted to make his daughter happy.

Meanwhile, Patuga (the eruptive one) learned about Panganoron’s intention. Patuga was the most ardent suitor of Daragang Magayon. For years, he had been convincing her to marry him, but to no avail.

One night, Patuga and his cohorts kidnapped Makusog. Then, he sent word to Daragang Magayon that her father would die if she did not marry him. Without a choice, she acceded. Only then did Patuga release Makusog. Soon Patuga and Daragang Magayon were wed. But in the midst of the merrymaking, pandemonium broke out when Panganoron and his men arrived. Fighting ensued between teh two tribes. In a few minutes, Panganoron fatally struck Patuga. However, during the skirmish, a poisoned arrow shot from nowhere, fell on Daragang Magayon’s breast.

Panganoron rushed to her aid and as he kneeled over the dying Daragang Magayon, an enemy hacked his head off.

After the battle, Daragang Magayon was buried and her death was mourned all over the land. Where she was put to rest, a mountain mysteriously appeared.

This mountain is now known as Mayon. It is said that even in death and in another form, she is still haunted by the men who loved her. When Mayon is said to erupt, this is Patuga challenging Panganoron. But when Mayon is calm, Panganoron is embracing her. The tears of Panganoron are shed as rain at times in his grief.

Until today, many are still delighted by the love story behind the legend of the Mayon Volcano.

Le beau cône du Mayon serait-il l’incarnation de la séduisante Daragang Magayon? (Crédit photo: Wikipedia)