Taal : Eruption or no eruption? That is the question! // Eruption ou pas éruption? Telle est la question !

Alors que l’activité du volcan Taal semble en déclin plus d’une semaine après son réveil le 12 janvier 2020, le PHIVOLCS continue de demander à la population évacuée de ne pas rentrer chez elle. En effet, la menace d’une violente éruption est toujours d’actualité
Comme je l’ai écrit précédemment, on enregistre toujours des séismes et les émissions de SO2 prouvent que le magma exerce une poussée sous l’édifice volcanique, ce qui a été confirmé par l’ouverture de nouvelles fractures. En conséquence, une éruption ne saurait être exclue.
Les habitants doivent rester dans des zones sûres loin du volcan, en particulier à l’écart de Volcano Island. En effet, une éruption peut se produire sans prévenir dans n’importe lequel des 47 cratères de l’île, et pas seulement dans le cratère principal.

Un paramètre qui inquiète les volcanologues philippins est le dioxyde de soufre (SO2) émis par le volcan. Les récentes mesures n’ont révélé que 344 tonnes par jour contre 4 353 tonnes par jour précédemment. Le niveau du SO2 a fluctué depuis les premières mesures le 13 janvier où il atteignait plus de 5 000 tonnes par jour. Selon le PHIVOLCS, cette fluctuation reflète en fait l’interaction des eaux souterraines et du magma. On est certain que ce dernier se trouve à un niveau peu profond.

De faibles émissions de vapeur ont été observées au niveau du Main Crater du Taal au cours des dernières 24 heures, avec également des panaches de cendre de 500 à 600 mètres de hauteur.

Les instruments du Philippine Seismic Network (PSN) ont enregistré moins de séismes volcaniques entre le 20 janvier au matin et le 21 janvier au matin. Seuls cinq secousses ont été détectées, avec des magnitudes allant de M 1,6 à M 2,5, sans être ressenties par la population.. Dans le même temps, 448 séismes volcaniques, dont 17 événements basse fréquence, ont été enregistrés par le Taal Volcano Network (TVN) qui peut percevoir des petits séismes indétectables par le PSN au cours de la même période.
Le PHIVOLCS explique que cette activité sismique continue signifie probablement qu’une intrusion magmatique est en cours sous l’édifice volcanique, avec le risque d’une éruption explosive. Cependant, les volcanologues ne sont pas en mesure de dire si on assiste à une diminution définitive de l’activité sismique et si le danger d’une forte éruption a disparu. L’activité sismique observée jusqu’à présent montre qu’il y a eu une intrusion magmatique, que le magma se trouve sous le volcan et qu’il est prêt à percer la surface.

Comme il est impossible de prévoir ce qui va se passer dans les prochains jours, le PHIVOLCS et les autorités préfèrent appliquer le principe de précaution et réitèrent leur conseil d’évacuation totale de Volcano Island ainsi que de la zone à haut risque de 14 km de rayon que l’on peut voir sur la carte publiée dans mes notes précédentes et ci-dessous. A cette zone s’ajoute la vallée de la rivière Pansipit où des fractures se sont ouvertes.

Un article de presse indique que la population, y compris la police, ont  48 heures pour quitter la zone de danger de 14 kilomètres autour du Taal. Les autorités vont mettre en œuvre un «verrouillage total» ou une évacuation forcée de la zone.

Source: PHIVOLCS via les journaux philippins.

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While Taal Volcano seems to have weakened more than a week after it erupted on January 12th, 2020, PHIVOLCS keeps warning residents that it is still not safe to return to high-risk areas. Threats of a dangerous eruption persist.

As I put it before, the continuous volcanic quakes and SO2 emissions mean that magma is moving upward beneath the volcanic edifice, which has been confirmed by the opening of new fissures. As a consequence, further eruptive activity cannot be excluded.

Residents should stay in safe areas away from the volcano, especially Volcano Island. Indeed, an eruption may take place anywhere in the 47 craters in the island, and not only in the Main Crater.

One parameter that worries Philippine volcanologists is the sulphur dioxide (SO2) emitted by the volcano. The recent SO2 measurements revealed only 344 tons per day compared to 4,353 tonnes per day recorded previously. SO2 levels have been fluctuating since it was first recorded on January 13th, reaching as high as over 5,000 tons per day. According to PHIVOLCS, this fluctuation actually reflects the interaction of groundwater and magma. But definitely magma is at a shallow level.

Weak steam emissions were also observed in the surface crater of Taal for the past 24 hours which generated ash plumes 500 to 600 metres tall.

Fewer volcanic earthquakes were also recorded by the Philippine Seismic Network (PSN) from January 20th in the morning to January 21st in the morning. Only five quakes were plotted with magnitudes ranging from M 1.6 to M 2.5, with no felt event. Meanwhile, 448 volcanic events including 17 low-frequency earthquakes were recorded by the Taal Volcano Network which can record small earthquakes undetectable by the PSN, within the same period.

PHIVOLCS explains that these continuous seismic activities likely signify continuous magmatic intrusion beneath the Taal edifice, which may lead to a further explosive eruption. However, experts are not able to say if there is a decrease in seismic activity and if the danger is already gone. The preceding seismic activity means that rhere was a magmatic intrusion, that magma is already there and it is ready to erupt.

As it is impossible to predict what will happen in the next days, PHIVOLCS and the authorities prefer enforcing the precaution principle and strongly reiterate total evacuation of Taal Volcano Island as well as high-risk areas identified in the hazard maps within the 14-kilometre radius from Taal Main Crater and along the Pansipit River Valley where fissures have been observed.

A press article indicates that villagers including policemen have been given only 48 hours to leave the 14-kilometre danger zone of Taal Volcano as authorities would implement “total lockdown” or forced evacuation in the area.

Source : PHIVOLCS via the Philippine newspapers.

Source: PSA, NAMRIA

Why volcanoes can kill evacuees // Pourquoi les volcans peuvent tuer les personnes évacuées

Une étude effectuée par des chercheurs du Royaume-Uni et de Trinité-et-Tobago, publiée en août 2019, a montré que beaucoup de personnes vivant à proximité de volcans actifs choisissent de rester dans les zones de danger pendant une éruption, malgré les risques que cela suppose. On estime qu’entre 15% et 85% des habitants évacués retournent dans les zones dangereuses malgré les mises en garde.
Les chercheurs ont examiné les impacts des éruptions passées sur les zones autour des volcans afin de comprendre comment il serait possible de protéger les personnes et les moyens de subsistance au moment des éruptions. Ils ont enquêté sur les circonstances des décès provoqués par toutes les éruptions volcaniques dans le monde et consulté des archives sur une période de 30 ans. L’équipe scientifique a également interviewé des personnes ayant eu à faire face à une activité volcanique prolongée en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Selon les données recueillies, environ 75% des victimes se trouvaient dans une zone où il avait été conseillé ou ordonné à la population de partir. Les résultats de l’étude ne sont pas vraiment surprenants. Lors de l’éruption du Merapi (Indonésie) en 2010, dans une note intitulée « Merapi mon amour », j’ai expliqué que la plupart des victimes étaient des personnes qui tentaient de protéger leurs biens. Les chercheurs indiquent que plus de 70% des décès sont survenus une semaine ou plus après la première séquence éruptive.
Les entretiens avec les victimes permettent de mieux comprendre les raisons pouvant inciter ces habitants à prendre des risques. La plupart des personnes qui ont décidé de retourner dans les zones d’évacuation sont conscientes du risque encouru, mais elles désirent avant tout protéger leurs animaux, leurs moyens de subsistance, leurs biens ou leurs cultures. Seules quelques-unes sont revenues par curiosité ; la plupart sont revenues parce qu’en dehors de la protection de leurs biens, elles voulaient être avec leur communauté et espéraient trouver de l’aide dans leurs maisons.
Les conditions de vie difficiles dans les centres d’hébergement sont un autre facteur qui incite les personnes à revenir chez elles, malgré le danger. Par exemple, après l’éruption de Soufriere Hills à Montserrat en 1995, les personnes évacuées ont accepté de vivre dans des abris, mais les réserves de nourriture étaient insuffisantes et elles sont parties. Deux ans plus tard, en 1997, des victimes de l’éruption sont retournées dans la zone de danger où elles ont travaillé la terre pour venir en aide à leurs familles et d’autres personnes. Dix-neuf d’entre elles ont  été tuées en juin 1997 lors d’une recrudescence d’activité dans le périmètre de sécurité.
Source: The Watchers.

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 A study by researchers from the United Kingdom and Trinidad and Tobago published in August 2019 has shown that residents who live within the vicinity of active volcanoes choose to remain in high danger zones during an eruption despite the risks. Between 15% and 85% of evacuated inhabitants go back to hazardous areas while still under warning.

The research team examined the impacts of past eruptions on areas around volcanoes in order to understand how to protect people and livelihoods in the midst of eruptions. They investigated the circumstances of human fatalities from all volcanic explosions worldwide, with available information over a 30-year period. The team also conducted interviews with victims who endured prolonged volcanic activity in Latin America and the Caribbean.

According to the data, about 75% of the casualties occurred inside a zone where people had been asked to evacuate. The results of the study do not really come as a surprise. During the 2010 eruption of Mt Merapi (Indonesia), I explained that most of the victims were those who were trying to protect their properties. The researchers indicate that more than 70% of the total fatalities happened a week or more after the first eruption.

The interviews with the victims provide a better insight into the pressures that may make these residents commit the risky actions. Most people who decided to go back to the evacuation zones know the risk but they were apparently pressured to protect animals, livelihoods, assets, or crops. Only a few came back out of curiosity, but most of them returned simply because aside from protecting properties, they wanted to be with their community and seek relief in their homes.

Another factor that contributes to people leading to the risky decision is the difficult situations in evacuation centers. For instance, after Soufriere Hills erupted on Montserrat in 1995, people tried to survive in shelters where there was a short food supply. Two years later, in 1997, the people affected returned to the evacuated zone to harvest crops for their families and others. 19 people were then killed during an upsurge in activity in the evacuation zone in June 1997.

Source: The Watchers.

En 2010, la plupart des victimes de l’éruption du Merapi se trouvaient à l’intérieur de la zone de danger (Crédit photo: Wikipedia)

Mayon (Philippines): L’éruption de 2018 // The 2018 eruption

Le Mayon reste très actif, même si l’intensité de l’éruption semble avoir légèrement diminué. Dans ses derniers bulletins, le PHILVOCS indique que de petites fontaines de lave sporadiques sont toujours observées au sommet, ainsi que des coulées de lave sur les flancs du volcan. La cendre s’évacue en général sous forme de panaches blancs à gris clair de faible hauteur, à l’exception de certains événements qui génèrent des panaches gris foncé qui montent plus haut au-dessus du cratère. L’activité s’accompagne de forts grondements audibles dans un rayon de 10 kilomètres. On observe toujours des coulées pyroclastiques et des coulées de lave. Ces coulées descendent les ravines Miisi, Basud et Bonga. Les coulées de lave dans les ravines Miisi et Bonga-Buyuan ont avancé respectivement sur 3,2 kilomètres et 4 kilomètres depuis le sommet. Des effondrements de blocs se produisent régulièrement sur les fronts et les marges des coulées au cours de leur progression. Les émissions de SO2 atteignaient en moyenne 3 066 tonnes par jour le 1er février 2018. Les mesures GPS indiquent une inflation de l’édifice volcanique depuis les mois d’octobre et novembre 2017. Cela montre que le magma continue à exercer une pression au cours de son ascension.
Le niveau d’alerte 4 reste en vigueur sur le Mayon.
Le PHILVOCS demande constamment au public de ne pas entrer dans la zone de danger de huit kilomètres de rayon et de se méfier des coulées pyroclastiques et des lahars susceptibles d’emprunter les ravines qui entaillent les flancs du volcan. Il est conseillé aux pilotes d’éviter de voler près du sommet du Mayon car la cendre émise par de soudaines éruptions peut être dangereuse pour les avions.
Source: PHILVOCS.

Les autorités locales ont ordonné à toutes les personnes vivant en dehors de la zone de danger de huit kilomètres de quitter les hébergements provisoires afin de résoudre le problème de surpeuplement dans les centres d’évacuation. L’occupation idéale des écoles est une salle de classe pour huit à dix familles mais actuellement, le taux d’occupation est d’une salle de classe pour 20, voire 30 familles. Le PHILVOCS a indiqué aux autorités locales que les personnes qui vivent à moins de neuf où dix kilomètres du cratère sont en sécurité. En effet, en prenant en compte l’histoire éruptive du Mayon, la distance maximale atteinte par les coulées pyroclastiques est de sept kilomètres. Le kilomètre supplémentaire ajouté à la zone de danger est une simple précaution en cas de scénario catastrophe.
Suite à la décision de déloger les personnes à l’extérieur de la zone de danger de 8 km, les camions de la police, de l’armée et des unités gouvernementales vont récupérer les personnes évacuées et les conduire à leur domicile. On s’attend à ce que certains habitants ne soient pas d’accord pour partir, par crainte de ne plus bénéficier des produits de première nécessité et d’autres avantages. Cependant, les autorités ont assuré à toutes les familles qu’il y aurait une distribution continue et qu’elles pourraient également bénéficier du programme «argent contre travail».
Une fois l’opération de transfert terminée, certaines personnes hébergées dans des centres d’évacuation surpeuplés seront conduites dans les écoles et les salles de classe qui vont se trouver libérées. Toutefois, des véhicules militaires et de police restent prêts à intervenir si une évacuation rapide s’avérait nécessaire.
Source: Manila Bulletin.

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Mt Mayon is still very active, even though the intensity of the eruption seems to have slightly decreased. In its latest updates, PHILVOCS indicates that the volcano continues to exhibit sporadic and weak lava fountaining, continuous lava effusion and degassing from the summit crater. Much of the activity produces low white to light-gray plumes, with the exception of some events that produce higher gray ash plumes. The activity is accompanied by loud, booming sounds audible within 10 kilometres away. Episodes of pyroclastic and lava flows are still observed. They travel down the Miisi, Basud and Bonga gullies.The Miisi and Bonga-Buyuan lava flows have advanced to 3.2 kilometres and 4 kilometres, respectively, from the summit crater. Rockfall events are generated by the collapsing lava front and margins of the advancing lava flows. SO2 emissions reached an average of 3,066 tons per day on February 1st 2018. GPS measurements still indicate a sustained inflation of the edifice since November and October last year, which is consistent with pressurization by magma intrusion.

The alert level 4 remains in effect over Mayon Volcano.

PHILVOCS reminds the public to refrain from entering the eight kilometre-radius danger zone and to be additionally vigilant against pyroclastic flows and lahars along channels draining the edifice. Pilots are advised to avoid flying close to the volcano’s summit as ash from any sudden eruption can be hazardous to aircraft.

Source: PHILVOCS.

Authorities have ordered a decamp of all persons living outside the eight-kilometre danger zone to solve the problem of heavy congestion in the evacuation centres. The ideal ratio of classroom to evacuees is one room per eight to 10 families but currently, the ratio is at one classroom per 20 and even 30 families. PHILVOCS has said to local authorities that those living within nine and 10 kilometres away from the crater are already safe. Volcanologists also explained that, based on the history of Mayon’s eruption, the farthest distance of pyroclastic flows is seven kilometres away from the crater.The additional one kilometre serves as a precaution for a worst-case scenario.

As a consequence of the decision to decamp the persons outside the 8-km danger zone, trucks from the police, military and local government units will fetch the evacuees and transport them back to their houses. Some of the residents are expected to resist the decamp for fear that they will no longer avail of the relief goods and other benefits. However, authorities assured those economically-displaced families living outside the 8-km danger zone that there will be a continuous distribution of relief goods and they can also avail of the cash-for-work program.

Once the decamp is performed, some of the evacuees in congested evacuation centres will be transferred to schools and classrooms vacated as a result of the decamp. Military and police vehicles will be placed on standby if in case there is a need for quick evacuation.

Source: Manila Bulletin.

Carte des zones menacées par les coulées pyroclastiques (Source : PHILVOCS)

Ambrym (Vanuatu)

Selon le dernier rapport du gouvernement du Vanuatu, l’activité volcanique à Ambrym reste à un niveau élevé. Cependant, de nouvelles analyses scientifiques montrent qu’il n’y a pas de risque imminent d’intensification de cette activité. En conséquence, le niveau d’alerte reste à 2.
L’activité volcanique devrait rester stable dans les prochaines semaines. Le danger se limite aux cratères actifs. La zone d’exclusion permanente est d’environ 1 km autour du cratère du Benbow et la zone de danger A du Marum (Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu et Mbwelesu) est d’environ 2,7 km autour du cratère du Marum (voir la carte ci-dessous).
Les observations effectuées entre décembre 2017 et janvier 2018 confirment que l’activité n’a pas évolué. Il y a toujours un lac de lave dans les cratères du Benbow et du Marum, avec un important dégazage et des émissions de nuages de vapeur. Une forte odeur de gaz volcanique persiste dans toute la zone.
L’alerte volcanique à Ambrym est au niveau 2 depuis le 7 décembre 2017. Il est demandé aux agences de voyage, aux autorités locales, aux habitants d’Ambrym et au public en général de ne pas pénétrer dans les zones d’exclusion permanente autour du Marum et du Benbow. Les derniers documents mis en ligne sur Internet montrent que cette recommandation n’est guère respectée…
Source: Geohazards.

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According to the government of Vanuatu’s latest report, volcanic activity at Ambrym is still elevated. However, new scientific analyses suggest that there is no imminent risk of increase. As a consequence, the alert level remains at Level 2.

Volcanic activity is likely to continue in this state. Danger is restricted to visitors approaching the active craters; The restricted area of risk is limited to the Permanent Exclusion Zone at Benbow which is about 1 km around Benbow crater and the Danger Zone A at Marum (including Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu and Mbwelesu) which is about 2.7 km around Marum crater (see map below)

Observations performed from December 2017 to January 2018 confirm that the activity is not changing. Field observations show it consists of ongoing lava lake activity in Benbow and Marum craters inducing ongoing substantial degassing and emission of steam cloud. Visitors approaching the volcanic area and craters can smell the volcanic gas.

Alert Level for Ambrym volcano has been at level 2 since 7 December 2017.

All tourism agencies, local autorities, people of Ambrym and the general public are asked not to access the Permanent Exclusion Zones around Marum and Benbow. The latest documents released on the Internet show that this recommendation is not really respected…

Source: Geohazards.

Zones de danger autour du Marum et du Benbow (Source: Geohazards)

Extension de la zone de danger du Vésuve (Italie) // Extension of Mt Vesuvius danger zone

drapeau-francaisOn sait depuis longtemps que, si le Vésuve entre en éruption, la moitié de la population de Naples sera en danger. C’est la raison pour laquelle 63 bourgades et villages, situés dans les provinces de Naples et de Salerne, viennent d’être ajoutés à la liste des localités qui se trouvent dans la zone de danger. La nouvelle « zone jaune » rassemble un million de personnes susceptibles d’être exposées à des retombées de cendre et de roches dans l’éventualité d’une forte éruption du volcan.
600 000 habitants se trouvent déjà dans une « zone rouge » proche du Vésuve. Cette zone serait sous la menace de coulées pyroclastiques qui dévaleraient les flancs du volcan en brûlant tout sur leur passage.
Un document de la Protection Civile publié cette semaine indique que même une éruption relativement modeste, nettement moins dévastatrice que celle qui a détruit Pompéi en 79 après JC, affecterait sérieusement une vaste zone autour de Naples. Une coulée pyroclastique pourrait déverser assez de cendre dans la zone rouge pour détruire des biens. On estime qu’un bâtiment sur 20 pourrait s’effondrer sous le poids des matériaux vomis par le Vésuve.
La dernière éruption dévastatrice a eu lieu en 1631et a tué 6000 personnes. Une éruption mineure a émis quelques nuages de cendre et des coulées de lave en 1944.
Le plan d’urgence pour la région de Naples suppose l’évacuation des 600 000 habitants de la zone rouge dans les 72 heures, quand seront détectés les signes avant-coureurs d’une éruption majeure.
NDLR : Naples se situe dans le sud de l’Italie, pas au Japon. L’évacuation d’un si grand nombre de personnes – souvent indisciplinées – ne sera pas tâche facile!
Source: The Independent.

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drapeau anglaisIt has been known for a long time that if Mt Vesuvius happened to erupt, half the population of Naples would be at risk. This is the reason why a new assessment has added 63 towns and villages to the list of municipalities that lie in the danger zone. 63 municipalities, in the provinces of Naples and Salerno, have been placed in a new “yellow zone” containing a million people because they would experience falling ash and rocks in the event of a significant eruption.
That is in addition to the 600,000 residents in a “red zone” closest to Vesuvius, who have already been warned they are most at risk. People living this near face pyroclastic flows that would rip down the sides of the volcano and burn and blast everything in their path.
A civil protection agency document published this week warned that even a relatively modest eruption, significantly smaller that the explosion that devastated nearby Pompeii in 79AD, would affect a vast area surrounding Naples. A pyroclastic surge might throw enough ash into the area around the red zone to destroy property, with one building in 20 having material dumped on it able to cause its collapse.
The last devastating eruption occurred in 1631, killing 6,000 people. There was a smaller explosion with some ash clouds and lava flows in 1944.
An emergency plan for the region calls for the evacuation of all 600,000 residents in the red zone within 72 hours if warning signs of a major eruption are detected.

NB: Naples lies in southern Italy, not in Japan. Evacuating so many – often undisciplined – people would be a very hard task!
Source : The Independent.

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Photo: C. Grandpey