La sismicité récente en Sicile // Recent seismicity in Sicily

Depuis le début de l’éruption de l’Etna et de l’activité sismique le 23 décembre 2018, plus de 70 séismes avec des magnitudes supérieures à M 2,5 ont été enregistrés sur et autour du volcan. Cinq événements avaient une magnitude supérieure ou égale à 4. La plupart avaient leurs épicentres au sud du séisme qui a secoué la région de Milo pendant le nuit du 8 au 9 janvier 2019. Survenu à 00h50 le 9 janvier, ce dernier événement présentait une magnitude M 4,1 ; son épicentre a été localisé dans la région de Piano Pernicana, sur le versant nord-est de l’Etna, dans la ville de Linguaglossa, à environ 10 km de Milo, Trecastagni et Sant ‘ Alfio. Son hypocentre se trouvait à une profondeur de 2 km. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de réplique significative dans le même secteur. A noer tout de même qu’à 05h14, une secousse de magnitude M 2,0 a été enregistrée à six kilomètres au nord d’Adrano.
Le séisme de M 4,1 a affecté une région située à plus de 20 km au nord-nord-ouest de la région frappée par l’événement de M 4,9 du 26 décembre 2018 dont l’épicentre se trouvait près de Viagrande, sur le versant sud-est de l’Etna. L’INGV rappelle que de tels séismes se produisent relativement fréquemment dans différentes zones périphériques de l’édifice volcanique. De semblables séismes sont été observés en 2002 avant la spectaculaire éruption de l’Etna. Des séismes avaient alors commencé sur le versant nord-est le 27 octobre 2002, suivis le 29 octobre par d’autres sur le versant sud-est, avec au final une secousse de M 4,7 qui a provoqué des effondrements et des dégâts considérables à Bongiardo, près de Santa Venerina.
Comme je l’ai indiqué précédemment, suite a séisme de M 4,9 à Viagrande, les autorités ont inspectés les constructions de la région. 50% des édifices ont été déclarés utilisables, 25% partiellement accessibles et 24% inutilisables. Le reste devra être détruit. Le nombre de personnes déplacées est passé à 1 334, parmi lesquelles 556 ont eu recours à un hébergement indépendant ; 776 autres sont hébergées dans des hôtels affiliés à la région sicilienne. Deux personnes sont hébergées dans des installations publiques.
Source: La Sicilia.

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Since the beginning of the eruption of Mt Etna and seismic activity on December 23rd, 2018, more than 70 earthquakes with magnitudes higher than M 2.5 have been recorded on and around the volcano. Five events had a magnitude greater than or equal to M 4. Most had their epicentres south of the earthquake that shook the Milo region during the night January 8th-9th, 2019. Recorded at 00:50 on January 9th, the latter event had a magnitude of M 4.1; its epicentre was located in the area of ​​Piano Pernicana, on the northeast slope of Mt Etna, in the town of Linguaglossa, about 10 km from Milo, Trecastagni and Sant ‘Alfio. Its hypocentre was at a depth of 2 km. So far, there has been no significant aftershock in the same area. It should be noted, however, that at 5:14 am, a tremor with a magnitude of M 2.0 was recorded six kilometres north of Adrano.
The M 4.1 earthquake affected an area more than 20 km north-northwest of the region hit by the M 4.9 event of 26 December 2018, whose epicentre was near Viagrande, on the southeast slope of Mt Etna. INGV recalls that such earthquakes occur relatively frequently in different peripheral areas of the volcanic edifice. Similar earthquakes were observed in 2002 before Mt Etna’s dramatic eruption. Earthquakes began on the northeastern slope on 27 October 2002, followed on 29 October by others on the south-east side, ending with an M 4.7 quake which caused collapses and damage in Bongiardo, near Santa Venerina.
As I indicated earlier, following the M 4.9 earthquake in Viagrande, authorities inspected the buildings in the region. 50% of them were declared usable, 25% partially accessible and 24% unusable. The rest will have to be destroyed. The number of displaced persons increased to 1,334, of whom 556 used independent accommodation; 776 others are staying in hotels affiliated to the Sicilian region. Two people are housed in public facilities.
Source: La Sicilia.

Effets de l’activité sismique en 2002 (Photo: C. Grandpey)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) et Mayotte (Archipel des Comores)

Dans son dernier bulletin mensuel, l’OVPF indique que « le mois de décembre 2018 a été marqué au Piton de la Fournaise par une faible sismicité sous les cratères sommitaux, une absence de déformation significative, et des flux de CO2 avec des valeurs faibles. Ceci témoigne de l’absence de transferts magmatiques – ou leur ralentissement – des  zones profondes vers les zones plus superficielles. »

Le niveau d’alerte est maintenu à « Vigilance » depuis le 8 novembre 2018.

Le dernier bulletin de l’OVPF consacre également un chapitre à la situation sur l’île de Mayotte. On n’apprend rien de très nouveau. Les essaims sismiques ont des épicentres regroupés en mer, 30 à 60 km à l’est de la côte de l’île. La grande majorité de ces séismes est de faible magnitude, mais plusieurs événements de magnitude modérée, avec un maximum de

M5,9, ont été fortement ressentis par la population et ont endommagé certaines constructions.

Depuis le mois de juillet l’activité sismique a diminué mais une sismicité persiste et s’est même intensifiée en décembre où on a enregistré plusieurs événements supérieurs à M 4,0 dont certains ont été ressentis par la population.

En  parallèle, les données des stations GPS du réseau Teria installées ur l’île de Mayotte indiquent depuis le mois de juillet un déplacement d’ensemble d’environ 11 cm vers l’est

et un affaissement d’environ 8 cm depuis le mois de juillet. Des calculs automatiques et journaliers ont été mis en place  à l’OVPF (via le logiciel Gipsy) afin de suivre ces déformations, ainsi que la source à leur origine. Ainsi pour les 3 derniers mois, la source à l’origine de ces déplacements a pu être localisée à une trentaine de kilomètres à l’est de Mayotte et à environ 39 km de profondeur. Cela laisse supposer que des transferts de fluides dans la croûte continuent.

Source : OVPF.

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In its last monthly bulletin, OVPF indicates that « the month of December 2018 was marked on the Piton de la Fournaise by a low seismicity under the summit craters, a lack of significant deformation, and CO2 emissions with low values. This testifies to the absence or the slowdown of magma transfer from the deep zones to shallow zones. »
The alert level has been maintained at « Watch » since November 8th, 2018.

The latest OVPF newsletter also devotes a chapter to the situation on the island of Mayotte. We do not learn anything very new. The seismic swarms have epicentres clustered at sea, 30 to 60 km east of the coast of the island. The vast majority of these earthquakes are of low magnitude, but several events of moderate magnitude, with a maximum of
M5.9, were strongly felt by the population and damaged some buildings.
Since the month of July the seismic activity has decreased but a seismicity persists and even intensified in December where there were several events higher than M 4.0, some of which were felt by the population.
In parallel, data from the Teria network GPS stations installed on the island of Mayotte indicate since July an overall displacement of about 11 cm to the east
and a subsidence of about 8 cm since the month of July. Automatic and daily calculations have been set up at the OVPF (via the Gipsy software) in order to follow these deformations, as well as the source at their origin. Thus for the last 3 months, the source at the origin of these displacements could be located about thirty kilometers east of Mayotte and about 39 km deep. This suggests that fluid transfers into the crust continue.
Source: OVPF.

Déplacements (en mètres) enregistrés sur 4 stations GPS localisées à Mayotte et au nord de Madagascar sur les composantes est (en haut), nord (au milieu) et vertical (en bas) entre avril et décembre 2018. (Source : OVPF)

La Sicile continue de trembler // Sicily keeps trembling

L’INGV a enregistré plusieurs nouvelles secousses ces dernières heures dans l’est de la Sicile, en particulier dans la région de Catane. Cinq événements ont été détectés par les instruments dans la soirée du 3 janvier 2019 entre 22 h et 00 h 20, avec une magnitude comprise entre M 2,3 et M 3,0. Une nouvelle secousse de M 3,0 a ensuite été enregistrée à 4h54 le 4 janvier. Les épicentres ont été localisés dans les secteurs de Ragalna, Biancavilla et Adrano. Un autre séisme de magnitude M 3,5 a été enregistré à 5h10 dans cette même région..
Parallèlement, le nombre de personnes déplacées suite à cette sismicité dans la région de Catane a augmenté. 1115 ont été contraintes d’abandonner leur domicile. Selon les informations communiquées par la Protection Civile sicilienne, 319 personnes ont eu recours à un hébergement indépendant et 794 dans des hôtels affiliés à la région sicilienne. Deux personnes sont hébergées dans des installations publiques.
En ce qui concerne la vérification des bâtiments, 551 maisons ont été déclarées inutilisables et 589 partiellement accessibles. S’agissant des bâtiments scolaires 60 des 90 écoles ont été contrôlées. 42 ont été déclarées accessibles, 14 partiellement inhabitables 4 non accessibles.

Source : La Sicilia.

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INGV has recorded several new earthquakes in recent hours in eastern Sicily, particularly in the Catania region. Five events were detected by the instruments on the evening of January 3rd, 2019 between 22:00 and 00:20, with magnitudes between M 2.3 and M 3.0. A new M 3.0 quake was recorded at 4:54 am on January 4th. The epicentres were located in the areas of Ragalna, Biancavilla and Adrano. Another M 3.5 earthquake was recorded at 5:10 am in the same region.
At the same time, the number of people displaced by this seismicity in the Catania region has increased. 1115 were forced to leave their homes. According to the information provided by the Sicilian Civil Protection, 319 people resorted to independent accommodation and 794 to hotels affiliated to the Sicilian region. Two people are housed in public facilities.
With regard to the verification of the buildings, 551 houses were declared unusable and 589 partially accessible. With regard to school buildings 60 out of the 90 schools were controlled. 42 were declared accessible, 14 partly inaccessible and 4 not accessible.
Source: La Sicilia.

Source: INGV

La Sicile, une île sismique // Sicily, a seismic island

Les derniers séismes enregistrés le 26 décembre 2018 dans la région de Catane et de l’Etna font partie d’une longue série et on sait depuis longtemps que la Sicile est une région du monde où la Terre tremble fréquemment. La partie orientale de l’île a été frappée par des secousses catastrophiques en 1169, en 1542, en 1693 – un événement terrible pour lequel encore aujourd’hui on prie dans les églises le 11 janvier – et en 1848.
Le 13 décembre 1990, les provinces de Catane, Syracuse et Raguse ont été touchées par un séisme dont l’épicentre se trouvait au fond de la mer, au large d’Augusta. Baptisé « séisme de la Sainte Lucie », ses blessures ne se sont que récemment cicatrisées. A l’époque, les sismologue craignaient que ce séisme soit le signe annonciateur d’un événement beaucoup plus dévastateur. Par bonheur, ce dernier ne s’est pas produit. Il ne faudrait toutefois pas baisser la garde. C’est pour cela que des chercheurs de l’INGV organisent des réunions d’information dans les écoles, ainsi que des conférences sur le risque sismique en Sicile orientale.

La cause de ces séismes se trouve dans la mer Ionienne, où il existe les structures sismogènes les plus importantes de Méditerranée centrale, et ces structures peuvent produire des séismes dévastateurs. Il y a en particulier la faille ibleo-maltaise qui fut à l’origine du séisme du 13 décembre 1990. On ne peut oublier, non plus, le terrible tremblement de terre du 11 janvier 1693, qui a détruit les villes entre Messine et Raguse. L’événement a non seulement dévasté les villes de l’est de la Sicile, mais il a eu des répercussions à Palerme, détruit des maisons en Calabre et a également été ressenti en Afrique. D’une magnitude de M 7,4, il fut beaucoup plus catastrophique que les séismes qui ont frappé le centre de l’Italie pendant l’été 2016. Il fut provoqué par un effondrement d’une trentaine de mètres au niveau de la faille ibléo-maltaise.

Ces différents séismes ont fait ressortir les lacunes de la Sicile en matière de constructions parasismiques. Si des bâtiments s’effondrent, c’est parce qu’ils ne sont pas en mesure de résister aux séismes, même modestes. Dans de nombreuses municipalités de Sicile, la capacité des édifices à résister aux séismes est quasiment nulle. La Sicile est à l’opposé du Japon dans ce domaine. A l’avenir, il faudra absolument que les ingénieurs et les architectes prennent en compte le risque sismique quand ils construiront des maisons et autres édifices. Récemment, la Protection Civile régionale a enfin commencé à fournir aux  architectes et géologues les éléments nécessaires à une meilleure construction. Il est grand temps que de telles initiatives soient prises. La Sicile se trouve dans une zone fortement sismique, avec l’Etna qui n’arrange pas la situation. Même si les scientifiques ne savent pas prévoir les séismes, ils savent que la Sicile sera de nouveau soumise à de tels événements dans les prochaines années.

Adapté d’un article paru dans le journal La Sicilia.

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The latest earthquakes recorded on December 26th, 2018 in the region of Catania and Mt Etna are part of a long series and it has long been known that Sicily is a region of the world where the Earth trembles frequently. The eastern part of the island was hit by disastrous quakes in 1169, in 1542, in 1693 – a terrible event that still sends today people praying in churches on January 11th – and in 1848.
On 13 December 1990, the provinces of Catania, Syracuse and Ragusa were hit by an earthquake whose epicentre was at the bottom of the sea off Augusta. Called the « Saint Lucia earthquake », its wounds have only recently healed. At the time, the seismologists feared that this earthquake might be the harbinger of a much more devastating event. Fortunately, it did not happen. However, we should not let our guard down. For this reason, researchers at the INGV organize information meetings in schools, as well as conferences on the seismic risk in eastern Sicily.
The cause of these earthquakes is in the Ionian Sea, where there are the most important seismogenic structures of the central Mediterranean, and these structures can produce devastating earthquakes. There is in particular the iblean-maltese fault which was at the cause of the earthquake of December 13th, 1990. One can not forget, either, the terrible earthquake of January 11th, 1693, which destroyed the cities between Messina and Ragusa . The event not only devastated the cities of eastern Sicily, but it had repercussions in Palermo, destroyed homes in Calabria and was also felt in Africa. With a magnitude of M 7.4, it was much more catastrophic than the earthquakes that hit central Italy during the summer of 2016. It was caused by a collapse of about thirty metres along the Iblean-Maltese faultline.
These different earthquakes highlighted Sicily’s deficiencies in earthquake-resistant constructions. If buildings collapse, it is because they are not able to withstand earthquakes, even modest ones. In many municipalities in Sicily, the capacity of buildings to resist earthquakes is inexistent. Sicily is the opposite of Japan in this area. In the future, it will be essential for engineers and architects to take into account the seismic risk when they build houses and other buildings. Recently, the Regional Civil Protection began to provide architects and geologists with the necessary elements for a better construction. It is high time such initiatives were taken. Sicily is in a highly seismic zone, with Etna which does not help the situation. Even if scientists are not able to predict earthquakes, they know that Sicily will be hit again by such events in the coming years.
Adapted from an article in the newspaper La Sicilia.

Photos: C. Grandpey

Etna (Sicile): Eruption et séismes // Eruption and earthquakes

8 heures: Le mauvais temps sur l’Etna n’a pas permis de faire des observations intéressantes au cours des dernières heures, mais les instruments de l’INGV montrent que l’éruption continue sur le volcan. On a enregistré hier soir une augmentation des valeurs du tremor volcanique, signe que le magma exerce une pression sur l’édifice volcanique au cours de son ascension vers la surface. Ce matin, en revanche, sismicité et tremor montrent un déclin et je me demande même si la lave coule toujours dans la Valle del Bove.

Le fait important de la nuit est un séisme de M 4,8 qui a affecté à 3h18 la région de Catane, avec un épicentre à 2 km au nord de Viagrande. Il a été ressenti par la population et, contrairement à ce qui a été dit au début, la secousse a causé des dégâts, comme à l’extérieur de l’église de Santa Venerina. Il est aussi fait état d’effondrements dans les hameaux de Fleri et Lavinaio,

À partir de minuit, au moins sept séismes avaient déjà été enregistrés, dont un événement avec une magnitude de M 3,3 à 01h09, avec un épicentre situé à 4 km au nord d’Aci Sant’Antonio.
Source : La Sicilia.

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17 heures : Le séisme de M 4,8 qui s’est produit la nuit dernière a causé des dégâts mais a également blessé une dizaine de personnes. Comme indiqué précédemment, l’épicentre a été localisé au niveau de Viagrande, à environ un kilomètre de profondeur.

Dans le même temps, il semble que le comportement de l’Etna soit en train d’évoluer. Alors que le tremor volcanique et la sismicité montraient une certaine stabilité, voire une tendance à la hausse, hier dans la journée, on observe maintenant un certain déclin de ces deux paramètres. De plus, il n’y a plus de coulée de lave dans la Valle del Bove. Selon Boris Behncke, le séisme de la nuit dernière n’a pas eu d’effet sur le comportement du volcan car l’éruption avait déjà commencé à marquer le pas quand la secousse a eu lieu. Il faudra tout de même surveiller la situation tant que tremor et sismicité n’auront pas retrouvé des niveaux normaux

Dans un article paru dans le journal La Sicilia, le directeur de l’INGV n’exclut pas la possibilité de voir « l’ouverture de bouches à des altitudes plus faibles, en particulier dans la région de Piano del Vescovo au sud de la Valle del Bove.» Selon lui, il faut surveiller l’évolution de la situation qui rappelle celle d’octobre 1984 qui avait provoqué la mort d’une personne à Zafferana Etnea . Comme en 1984, c’est la faille de Fiandaca qui est en cause.

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22 heures: Boris Behncke (INGV Catane) a mis en ligne une photo prise depuis Tremestieri Etneo et qui montre que l’activité persiste à l’intérieur de la Bocca Nuova. Boris confirme la cessation d’activité de la coulée dans la Valle del Bove. Comme le directeur de l’INGV, il n’exclut pas une reprise de l’activité éruptive à une altitude plus basse, et à l’extérieur de la Valle del Bove. La surveillance de la situation doit être étroite tant que la sismicité et la déformation de l’édifice volcanique n’auront pas retrouvé un niveau normal.

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8 a.m.: The poor weather conditions on Mount Etna did not allow to make interesting observations in recent hours, but the INGV instruments show that the eruption continues on the volcano. There was an increase in volcanic tremor values last night, indicating that magma is exerting pressure on the volcanic edifice in its ascent to the surface. .However, both the tremor and seismicity seem to be declining this morning and I even wonder whether lava is still flowing down the Valle del Bove.
The important fact of the night was an M 4.8 earthquake which affected the region of Catania at 3:18, with its epicentre located 2 km north of Viagrande. It was felt by the population and, contrary to what was said at the beginning, the quake caused damage, like outside the church of Santa Venerina. There are also reports of collapses in the hamlets from Fleri and Lavinaio,
Starting at midnight, at least seven earthquakes had already been recorded, including an event with a magnitude of M 3.3 at 01:09, with an epicentre located 4 km north of Aci Sant’Antonio.
Source: La Sicilia.

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5 pm: The M 4.8 earthquake that occurred last night caused damage but also injured a dozen people. As mentioned earlier, the epicentre was located in the Viagrande area, about one kilometre deep.
At the same time, it seems that the behaviour of Mt Etna is evolving. While the volcanic tremor and seismicity showed some stability, or even an upward trend, yesterday in the day, there is now some decline in these two parameters. Besides, lava is no longer flowing in the valle del Bove. According to Boris Behncke, last night’s earthquake had no effect on the volcano’s behaviour as the eruption had already begun to decline when the quake occurred. Anyway, the situation wull need to be monitored as long as both tremor and seismicity have not returned to background levels
In an article in the newspaper La Sicilia, the director of INGV does not exclude the possibility of seeing « the opening of vents at lower altitudes, especially in the area of ​​Piano del Vescovo to the south of the Valle del Bove. » He thinks it is necessary to watch the evolution of the situation which recalls that of October 1984 which had caused the death of a person in Zafferana Etnea. Like in 1984, the Fiandaca fault is the culprit.

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10 p.m.: Boris Behncke (INGV Catania) has posted a photo taken from Tremestieri Etneo. It shows that activity persists inside the Bocca Nuova. Boris confirms that lava is no longer flowing in the Valle del Bove. Like the director of INGV, he does not exclude a resumption of eruptive activity at a lower altitude, and outside the Valle del Bove. A close monitoring of the situation must be performed as long as seismicity and thedeformation of the volcanic edifice have not returned to a background levels.

 

Le séisme de M 4,8 vu par les sismos de l’INGV

La caméra thermique semble montrer que la coulée de lave est inactive. A confirmer.

 

 La région de Santa Venerina subit fréquemment des séismes (Photo: C. Grandpey)

Activité strombolienne dans la Bocca Nuova le 26 décembre 2018 au soir (Photo: Boris Behncke)

Ambrym (Vanuatu)

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, le département Geo-Hazards du vanuatu a élevé le niveau d’alerte volcanique d’Ambrym à 3 le 15 décembre 2018. Une éruption se déroulait dans la caldera, près du cratère du Marum, avec coulées et fontaines de lave, ainsi que des émissions de cendre et de gaz.
L’éruption a provoqué une série de séismes d’une magnitude pouvant atteindre cinq sur l’échelle de Richter. Ils ont ouvert des fractures sur l’île et provoqué l’effondrement de certaines maisons, principalement dans la partie sud-est d’Ambrym. Les dégâts sont importants car les hypocentres des séismes étaient très peu profonds. Il convient de garder à l’esprit qu’un séisme superficiel, de magnitude modérée, est susceptible de causer davantage de dégâts importants qu’un événement plus intense avec un hypocentre très profond.

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As I put it in a previous post, the Geo-Hazards Department raised the volcanic alert level for Ambrym volcano to 3 on December 15th, 2018. An eruption was taking place in the caldera area near Marum crater with lava flows and fountains, as well as ash and gas emissions.

The eruption has sparked a series of earthquakes of up to five on the Richter scale that have opened cracks around the island and caused some houses to collapse, mostly on the south east part of Ambrym. The reason for the damage is that the hypocentres of the quakes are very shallow. One should bear in mind that a shallow earthquake with a moderate magnitude is more likely to cause heavy damage than a more intense event with a very deep hypocentre.

Source: GeoHazards

Sismicité et plaques tectoniques // Seismicity and tectonic plates

Voici une vidéo confirmant que notre planète est bien vivante. À l’aide de données fournies par l’USGS, le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique a mis en ligne une animation montrant tous les séismes enregistrés du 1er janvier 1901 au 31 décembre 2000, dans l’ordre où ils se sont produits, à raison de un an par seconde. Les hypocentres apparaissent d’abord sous forme de flashs, puis sont maintenus sous forme de cercles de couleur, avant de rétrécir pour ne pas masquer les séismes ultérieurs.
La taille du cercle représente la magnitude du séisme tandis que la couleur représente la profondeur des événements. À la fin, l’animation affiche d’abord tous les séismes enregistrés pendant cette période de 100 ans. Ensuite, on ne distingue plus que les séismes supérieurs à M 6,5, la plus faible magnitude censée générer un tsunami. On voit ensuite les séismes d’une magnitude supérieure ou égale à M 8,0 qui représentent une réelle menace de tsunami quand ils se produisent dans l’océan ou à proximité d’un littoral à faible profondeur (moins de 100 km de profondeur).
L’animation se termine en montrant les failles en limite de plaques, responsables de la plupart des séismes.

https://youtu.be/jhmF-IwP6uM

Voici quelques événements remarquables du 20ème siècle, notamment ceux qui ont généré des tsunamis dévastateurs:
M8.8 – Équateur – 31 janvier 1906
M8.4 – Kamchatka, Russie – 3 février 1923
M8.4 – Sanriku, Japon – 2 mars 1933
M8.6 – Île Unimak, îles Aléoutiennes – 1er avril 1946
M9.0 – Kamchatka, Russie – 4 novembre 1952
M8.6 – Îles Andreanof, îles Aléoutiennes – 9 mars 1957
M9.5 – Valdivia, Chili – 22 mai 1960
M9.2 – Prince William Sound, Alaska – 28 mars 1964
M8.7 – Îles Rat, îles Aléoutiennes – 4 février 1965
Source: The Watchers.

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Here is a video confirming our planet is quite alive. Using USGS data, the Pacific Tsunami Warning Center has released an animation showing every recorded earthquake in sequence as they occurred from January 1st, 1901, through December 31st, 2000, at a rate of 1 year per second. The earthquake hypocenters first appear as flashes then remain as colored circles before shrinking with time so as not to obscure subsequent earthquakes.

The size of the circle represents the earthquake magnitude while the colour represents its depth within the earth. At the end, the animation will first show all quakes in this 100-year period. Next, it will show only those earthquakes greater than M 6.5, the smallest earthquake size known to make a tsunami. It will then show only those earthquakes with magnitudes of M 8.0 or larger which are most likely to pose a tsunami threat when they occur under the ocean or near a coastline and when they are shallow within the earth (less than 100 km deep).

The animation concludes by showing the plate boundary faults responsible for the majority of all of these earthquakes.

https://youtu.be/jhmF-IwP6uM

Here are some remarkable events of the 20th century, including those that generated devastating tsunamis:

M8.8 — Ecuador — January 31, 1906

M8.4 — Kamchatka, Russia — February 3, 1923

M8.4 — Sanriku, Japan — March 2, 1933

M8.6 — Unimak Island, Aleutian Islands — April 1, 1946

M9.0 — Kamchatka, Russia — November 4, 1952

M8.6 — Andreanof Islands, Aleutian Islands — March 9, 1957

M9.5 — Valdivia, Chile — May 22, 1960

M9.2 — Prince William Sound, Alaska — March 28, 1964

M8.7 — Rat Islands, Aleutian Islands — February 4, 1965

Source : The Watchers.

Capture d’écran de la vidéo montrant parfaitement l’activité sismique, en particulier le long de la Ceinture de Feu du Pacifique