Eruption du Taal (Philippines): Volcano Island restera inhabitée // No more residents on Volcano Island

Les quelque 6 000 familles philippines qui vivaient sur Volcano Island, au cœur du volcan Taal, devront trouver de nouvelles maisons. Il y a longtemps, l’île a été déclarée parc national mais il était interdit de s’y implanter définitivement. Le problème est que cette interdiction n’était pas respectée.

Suite à l’éruption du Taal, une évacuation a été ordonnée sur un rayon de 14 km autour du volcan, qui se trouve à une soixantaine de kilomètres au sud de manille, la capitale. Plus de 150 000 personnes ont été déplacées par l’ordre d’évacuation. La garde côtière philippine a intercepté chaque jour une dizaine de bateaux qui tentaient d’atteindre l’île.
Le président philippin Rodrigo Duterte a approuvé un décret visant à transformer l’île en «no man’s land», mais sa publication n’est pas encore officielle. Il a été demandé aux autorités de la province de Batangas, où se trouve le volcan, de rechercher un terrain d’au moins 3 hectares pour construire des logements à l’attention des familles déplacées.
Les personnes qui vivaient sur Volcano Island étaient essentiellement des guides touristiques, des agriculteurs et des exploitants de parcs à poissons. On pense que des milliers d’animaux sont morts depuis le début de l’éruption. Il a été demandé à la population de ne pas consommer les poissons du lac autour de l’île.
Source: Manila Bulletin.

Dernières nouvelles : Le PHIVOLCS recommande en permanence l’évacuation totale de la « zone de danger » d’un rayon de 14 km autour du Taal et le long de la rivière Pansipit où des fissures ont été observées. En se référant à la carte publiée dans l’une de mes dernières notes, cela signifie l’évacuation d’environ 460 000 personnes !! Jusqu’à présent, environ 125 000 Philippins ont quitté leur domicile. Une évacuation totale de la zone de danger de 14 km ne sera pas facile, notamment en ce qui concerne l’hébergement de tous ces habitants.
Du dimanche 19 janvier 2020 au matin au lundi 21 janvier au matin, le PHIVOLCS a enregistré 23 séismes volcaniques, de magnitude M 1,2 à M 3,8. Un événement de M 4.6 qui a secoué Mabini, dans la province de Batangas, le 19 janvier au cours de la nuit a été causé par des mouvements de faille. L’Institut pense que ces mouvements prouvent que le magma pousse vers le haut.
Le PHIVOLCS a enregistré des émissions de SO2 atteignant en moyenne 4 353 tonnes par jour au cours des derniers jours, soit plus que les 1 442 tonnes enregistrées du 18 au 19 janvier. Ce SO2 est généré par le même magma qui provoque l’inflation du volcan. .
Dans le même temps, le  PHIVOLCS observe toujours des émissions de vapeur et de rares explosions de faible intensité qui génèrent des panaches de cendres de 500 à 1 000 mètres de hauteur. .
Source: Philippine News Agency.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une galerie d’images montrant la situation dans la région du Taal :

https://edition.cnn.com/2020/01/12/asia/gallery/taal-volcano-eruption/index.html

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About 6,000 Philippine families who lived on Taal’s Volcano Island will have to find new homes. The island was declared a national park long ago and was off limits to permanent villages, but the rules weren’t enforced. With the current eruption, evacuations have been ordered for everyone living within a 14-kilometre radius of the volcano, which is about 60 kilometres south of the capital city of Manila. More than 150,000 people have been displaced by the evacuation order. The Philippine coast guard has been turning away about 10 boats a day that are trying to reach Volcano Island.

Philippine President Rodrigo Duterte has approved a recommendation for the island to be turned into a “no man’s land,” but he has yet to issue formal guidelines. Officials in Batangas province, where the volcano is located, have been asked to look for at least 3 hectares that could be used to build housing for the displaced families.

Volcano Island’s residents worked as tourist guides, farmers and fish pen operators. Thousands of animals are thought to have died in the eruptions, and people have been warned to not eat fish from the lake surrounding the island.

Source: Manila Bulletin.

By clicking on this link, you will see a great photo gallery showing the situation in the Taal area:

https://edition.cnn.com/2020/01/12/asia/gallery/taal-volcano-eruption/index.html

Latest news: PHIVOLCS reiterates its recommendation for the total evacuation of the identified « danger zone » with a 14-km radius around Taal Volcano, and along the Pansipit River where fissures have been observed. Referring to the map in one of my previous posts, this means the evacuation of about 460,000 persons!! Up to now, about 125,000 people have left their homes. A total evacuation of the 14-km danger zone will not be easy, especially concerning the relocation of all these residents.

From 5 a.m. Sunday until 5 a.m. Monday, PHIVOLCS recorded 23 volcanic earthquakes, with magnitudes M 1.2 to M 3.8. An M 4.6 quake that hit Mabini, Batangas, on January 19th during the night was caused by fault movements. The Institute thinks these movements definitely prove that magma is pushing upward.

PHIVOLCS has registered SO2 emissions at an average of 4,353 tonnes per day in the last days, higher than the 1,442-tonne emissions it recorded from January 18th to 19th. Again, this SO2 is produced by the same magma that causes the inflation of the volcano. .

Meanwhile, steady steam emission and infrequent weak explosions that generate ash plumes 500 to 1,000 metres tall are observed by PHIVOLCS. .

Source : Philippine News Agency.

La cendre a tout détruit sur Volcano Island qui est devenue inhabitable (Source: The Weather Channel)

Alerte sismique par smartphone pour les Californiens // Seismic alert by smartphone for Californians

On peut lire sur l’excellent site Web The Watchers que le nouveau système d’alerte précoce aux séismes en Californie – via l’application MyShake – a envoyé sa première alerte le 17 décembre 2019. L’alerte a été envoyée au moment d’un séisme de M4.3 enregistré dans la région de Monterey et San Luis Obispo, le long de la faille de San Andreas. 40 personnes ont reçu le message d’alerte qui a mis 8,7 secondes pour arriver sur les smartphones. Ces personnes étaient des les habitants de Paso Robles, une localité située à environ 35 km de distance.
La magnitude du séisme a d’abord été estimée à M 4,8 par l’USGS, ce qui était suffisant pour que l’application envoie l’alerte. Le séisme a finalement été abaissé à MM 4,3 sur l’échelle d’intensité de Mercalli (différente de l’échelle de Richter qui désigne la magnitude). Il était d’intensité modérée et personne n’a appelé les pompiers.
L’application avait été rendue publique le 18 octobre 2019. Elle utilise les données fournies par le système ShakeAlert de l’USGS.
Source : The Watchers.

Si j’ai bien compris, l’alerte est arrivée sur les smartphones APRÈS le déclenchement du séisme qui est un événement très soudain. Cela signifie que des dégâts – des effondrements de maison, par exemple – se seraient déjà produits s’il s’était agi d’un séisme majeur. L’application MyShake est-elle un bon moyen de prévention? Est-ce vraiment une alerte? Les gens sont-ils prévenus assez tôt ? J’ai des doutes. Au moment où ils reçoivent le message, je pense qu’il est déjà trop tard!

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On the excellent website The Watchers, one can read that California’s new statewide earthquake early warning system- the MyShake app- sent out its first public alert on December 17th, 2019. The warning was sent for an M4.3 event that took place in Monterey and San Luis Obispo counties, along the San Andreas Fault. 40 people received the alert that took 8.7 seconds to go out. The warning reached people in the town of Paso Robles, roughly 35 km away.

The quake was initially estimated at M 4.8 by USGS. The magnitude was high enough for the app to send the alert. The quake eventually registered at M 4.3 on the Modified Mercalli scale which refers to the intensity (not the magnitude) of a quake. It was mild and no one called the fire department.

The app was released publicly on October 18, 2019. It uses data provided by the USGS’s backbone ShakeAlert system.

Source: The Watchers.

As far as I can understand, the warning arrived on people’s smartphones AFTER the quake which is a very sudden event. This means that damage would have already happened if the earthquake had been a major one. Is the MyShake app a good means of prevention? Is it really an alert? By the time people receive it, I think it is too late!

 

La faille de San Andreas dans le comté de San Luis Obispo

(Photo: C. Grandpey)

Une balise pour prévoir séismes, tsunamis et éruptions // A buoy to predict earthquakes, tsunamis and eruptions

Des géophysiciens de l’Université de Floride du Sud (USF) ont mis au point et testé avec succès une balise de haute technologie, utilisable en eau peu profonde, capable de détecter les moindres variations du plancher océanique, souvent annonciateurs de catastrophes naturelles dévastatrices, telles que les séismes, les tsunamis et les éruptions volcaniques.

Le système flottant, mis au point avec l’aide d’une subvention de 822 000 dollars allouée par la National Science Foundation, a été installé à Egmont Key dans le Golfe du Mexique en 2018 et a déjà livré des données sur le mouvement tridimensionnel du plancher océanique. Ainsi, il sera capable de détecter de petites variations de contrainte dans la croûte terrestre.
En attente de brevet, ce système de géodésie présente l’aspect d’une balise ancrée au fond de la mer et surmontée d’un GPS de haute précision. L’orientation de la balise est mesurée à l’aide d’une boussole numérique fournissant des informations sur le cap, le tangage et le roulis, ce qui permet de mesurer latéralement  les mouvements de la Terre et diagnostiquer les principaux séismes déclencheurs de tsunamis.
Bien que plusieurs autres techniques de surveillance des fonds marins soient actuellement disponibles, la technologie mise au point en Floride fonctionne généralement mieux dans les milieux océaniques profonds où les interférences sonores sont moindres. Les eaux côtières peu profondes (moins de quelques centaines de mètres de profondeur) constituent un environnement plus difficile à analyser, mais également important pour de nombreuses applications, notamment certains types de séismes dévastateurs. Les processus d’accumulation et de libération de contraintes au niveau de la croûte terrestre au large sont essentiels à la compréhension des puissants séismes et des tsunamis.
Le système flottant est relié au fond de la mer à l’aide d’un lest en béton et il a pu résister à plusieurs tempêtes, dont l’ouragan Michael dans le Golfe du Mexique. Le système est capable de détecter des mouvements du plancher océanique de seulement deux centimètres.
La technologie a plusieurs applications potentielles dans l’industrie pétrolière et gazière en mer et pourra être utilisée pour la surveillance de certains volcans. Toutefois, la principale application concerne l’amélioration de la prévision des séismes et des tsunamis dans les zones de subduction. Les puissants séismes et tsunamis qui ont frappé Sumatra en 2004 et le Japon en 2011 sont des événements que les scientifiques souhaiteraient mieux comprendre et prévoir.
Le système mis au point par l’Université de Floride est conçu pour les applications de zones de subduction de la Ceinture de Feu du Pacifique, où les processus d’accumulation et de libération de contraintes de l’écorce terrestre en mer sont actuellement mal connus. Les scientifiques espèrent pouvoir installer le nouveau système dans les eaux côtières peu profondes de l’Amérique Centrale, où se produisent souvent des tremblements de terre.
Le site d’Egmont Key où le système a été testé présente une profondeur de 23 mètres. Bien que la Floride ne soit pas sujette aux séismes, les eaux au large d’Egmont Key se sont avérées un excellent site de test. Ce lieu est exposé à de forts courants de marée qui ont permis de tester le système de correction de la stabilité et de l’orientation de la balise. La prochaine étape consistera à installer un système semblable dans les eaux plus profondes du Golfe du Mexique, au large de la côte ouest de la Floride.
Source: Université de Floride du Sud.

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University of South Florida (USF) geoscientists have successfully developed and tested a new high-tech shallow water buoy that can detect the small movements and changes in the Earth’s seafloor that are often a precursor to deadly natural hazards, like earthquakes, volcanoes and tsunamis.

The buoy, created with the assistance of an $822,000 grant from the National Science Foundation, was installed off Egmont Key in the Gulf of Mexico in 2018 and has been producing data on the three-dimensional motion of the sea floor.  Ultimately the system will be able to detect small changes in the stress and strain the Earth’s crust.

The patent-pending seafloor geodesy system is an anchored spar buoy topped by high precision Global Positioning System (GPS). The buoy’ orientation is measured using a digital compass that provides heading, pitch, and roll information – helping to capture the crucial side-to-side motion of the Earth that can be diagnostic of major tsunami-producing earthquakes.

While there are several techniques for seafloor monitoring currently available, that technology typically works best in the deeper ocean where there is less noise interference. Shallow coastal waters (less than a few hundred metres deep) are a more challenging environment but also an important one for many applications, including certain types of devastating earthquakes. Offshore strain accumulation and release processes are critical for understanding powerful earthquakes and tsunamis.

The experimental buoy rests on the sea bottom using a heavy concrete ballast and has been able to withstand several storms, including Hurricane Michael up the Gulf of Mexico. The system is capable of detecting movements as small as one to two centimetres.

The technology has several potential applications in the offshore oil and gas industry and volcano monitoring in some places, but the big one is for improved forecasting of earthquakes and tsunamis in subduction zones. The giant earthquakes and tsunamis in Sumatra in 2004 and in Japan in 2011 are examples of the kind of events scientists would like to better understand and forecast in the future.

The system is designed for subduction zone applications in the Pacific Ocean’s “Ring of Fire” where offshore strain accumulation and release processes are currently poorly monitored. One example where the group hopes to deploy the new system is the shallow coastal waters of earthquake prone Central America.

The Egmont Key test location sits in just 23 metres depth.  While Florida is not prone to earthquakes, the waters off Egmont Key proved an excellent test location for the system. It experiences strong tidal currents that tested the buoy’s stability and orientation correction system. The next step in the testing is to deploy a similar system in deeper water of the Gulf of Mexico off Florida’s west coast.

Source: University of South Florida.

Vue de la balise haute technologie mise au point par l’Université de Floride (Source : USF)

Vue du site d’Egmont Key, sur la côte ouest de la Floride, où la balise a été testée (Source : Google maps)

Californie : Inquiétude autour de la Faille de Garlock // California: Concern over the Garlock Fault

Quand on parle des failles qui cisaillent la Californie, on pense avant tout à celle de San Andreas qui est capable de déclencher un puissant séisme, comme celui qui a détruit San Francisco en 1906 et tué 3000 personnes. Toutefois, la San Andreas Fault n’est pas la seule à menacer la région.

Les scientifiques californiens du Jet Propulsion Laboratory de la NASA ont détecté il y a quelques jours des mouvements de la faille de Garlock. Longue de 250 km, elle s’étire le long de la bordure septentrionale du Mojave Desert, dans le sud de l’Etat. Les données fournies par les sismomètres et les images satellitaires ont révélé un soulèvement du sol visible depuis l’espace.

La faille de Garlock ne s’était pas manifestée depuis 500 ans et son comportement récent  pourrait être annonciateur d’un puissant séisme. Une étude publiée dans la revue Science alerte sur le mouvement de cette grande faille tectonique car elle a bougé de plusieurs centimètres en un an et de deux centimètres depuis le mois de juillet 2019. Ce réveil semble avoir été provoqué par des séismes enregistrés ces derniers mois à proximité de la ville de Ridgecrest. Certains d’entre eux ont atteint la magnitude M 7,1 et on redoute un séisme de M 8.0. On se souvient qu’un événement d’une telle magnitude a secoué la ville de Mexico en 1985 et causé de très graves dégâts.

Les sismologues savent que les mouvements des failles californiennes sont interdépendants. Ainsi, la faille de Garlock croise la faille de San Andreas qui s’étend sur plus de 1.300 km et passe notamment par San Francisco et Los Angeles. Un séisme provoqué par la faille de Garlock aurait des conséquences désastreuses sur l’agriculture, l’extraction pétrolière et les bases militaires de la région.

Les dernières observations concernant la faille de Garlock mettent à mal la théorie selon laquelle des séismes mineurs, en libérant de l’énergie, empêchent un séisme majeur de se produire. Dans le cas de la faille de Garlock, c’est plutôt le contraire qui risque de se produire : des séismes locaux peuvent perturber la faille et induire des mouvements de cette dernière, avec le risque d’un puissant séisme.

Source : NASA, presse californienne.

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When we talk about the California shearing faults, we think of San Andreas, which is capable of triggering a powerful earthquake, like the one that destroyed San Francisco in 1906 and killed 3000 people. However, the San Andreas Fault is not the only one to threaten the region.
A fewgo, Californian scientists at NASA’s Jet Propulsion Laboratory detected movements of the Garlock Fault. 250 km long, it stretches along the northern edge of the Mojave Desert, in the south of the State. The data provided by the seismometers and the satellite images revealed a bulge of the ground, visible from space.
The Garlock Fault had not been active for 500 years and its recent behaviour could be a harbinger of a powerful earthquake. A study published in the journal Science alerts to the movement of this great tectonic fault because it has moved several centimetres in one year and two centimetres since July 2019. This new activity seems to have been caused by earthquakes recorded in recent months near the city of Ridgecrest. Some of them reached the magnitude M 7.1 and scientists fear an M 8.0 earthquake. One should remember that an event of such magnitude shook Mexico City in 1985 and caused very serious damage.
Seismologists know that the movements of California faults are interdependent. For example, the Garlock Fault crosses the San Andreas Fault that stretches for more than 1,300 km, including San Francisco and Los Angeles. An earthquake caused by the Garlock Fault would have disastrous consequences for agriculture, oil industry and military bases in the region.
The latest observations about the Garlock Fault undermine the theory that minor earthquakes, by releasing energy, prevent a major earthquake from occurring. In the case of the Garlock Fault, the opposite is likely to happen: local earthquakes can disrupt the fault and induce motions of the latter, with the risk of a powerful earthquake.
Source: NASA, California Press.

Vue de la faille de Garlock proposée par la NASA d’après des images satellite. La faille, qui marque la limite nord-ouest du Mojave Desert, se situe au pied des montagnes. Elle part du coin inférieur droit et se dirige vers la partie centrale cette image.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Comme indiqué précédemment, l’activité de l’Ubinas (Pérou) a été intense ces derniers jours. Elle a culminé avec de violentes explosions le 19 juillet 2019. Cette activité explosive a débuté vers 2 h 35 (heure locale) ce même jour. Les images satellite ont montré que le nuage éruptif avait atteint une hauteur de 12,1 km au dessus du niveau de la mer. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs villages de la vallée d’Ubinas et de la région d’Arequipa
L’IGP a recommandé de relever le niveau d’alerte de Jaune à Orange.
Source: IGP.

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Le VSI indique qu’une brève éruption s’est produite sur le Bromo (Indonésie) le 19 juillet 2019. Elle a duré environ 7 minutes et a déclenché une vague de panique parmi la population locale. Les mauvaises conditions météorologiques ont empêché une bonne observation de l’événement.
Parallèlement à l’éruption, il a été fait état d’un lahar dans le village de Ngadas. Cependant, le VSI a expliqué que la coulée de boue n’était pas directement liée à l’éruption. Elle était plutôt causée par les fortes précipitations qui se sont abattues sur la caldeira du Tengger et sur le Bromo ; elles ont remobilisé la cendre émise par le volcan.
Le niveau d’alerte du Bromo reste à 2 sur une échelle de 1 à 4. Il est toujours conseillé aux visiteurs de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 1 km autour du cratère.
Source: VSI.

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L’éruption de l’Etna observée le 19 juillet 2019 n’a pas été l’événement majeur décrit par plusieurs organes de presse. Ce fut une simple activité strombolienne avec un épanchement de lave classique sur ce volcan. Cependant, les nuages ​​de cendre produits par l’éruption ont fermé les aéroports de Catane et de Raguse pendant quelques heures.
L’intense activité strombolienne qui avait débuté sur le Nouveau Cratère Syd-Est (NCSE) le 19 juillet dans l’après-midi, a cessé brusquement entre 20h30 et 22h30. Au cours de la nuit, la vitesse d’écoulement de la lave sur le flanc nord du NCSE a fortement diminué et les fronts de coulées se sont arrêtés après avoir parcouru environ 2 200 mètres sur la paroi occidentale de la Valle del Bove où ils ont commencé à se refroidir, comme on pouvait le voir sur les caméras thermiques. Cependant, l’émission de lave a continué quelques heures. De petites explosions sporadiques se sont produites pendant la nuit dans le NCSE. À partir de 3h30 GMT), l’activité explosive au NCSE s’est de nouveau intensifiée avant de diminuer par la suite. Actuellement, les caméras thermiques confirment que les fronts de coulées ne bougent plus et sont en phase de refroidissement,
La sismicité et le tremor éruptif ont retrouvé des niveaux de base.

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Dans son dernier bulletin hebdomadaire sur le Stromboli (Sicile), le laboratoire de Géophysique Expérimentale indique que l’activité éruptive reste soutenue, avec une augmentation de l’activité effusive, en particulier dans le secteur sud-ouest de la Sciara del Fuoco. On observe une vingtaine d’explosions stromboliennes chaque jour. Les projections de lave et de cendre atteignent souvent 400 mètres de hauteur. La coulée de lave qui émane du cratère sud-ouest présente un débit  d’environ 2 mètres cubes par seconde. La lave avance sur la partie supérieure de la Sciara del Fuoco sur une longueur d’environ 600 mètres et une largeur de 80 mètres. Le front de lave se situe à environ 300 mètres au-dessus du niveau de la mer. Des blocs se détachent régulièrement du front de coulée et roulent jusqu’à la mer.
Les émissions de SO2 montrent une tendance à la hausse et a atteignaient 255 tonnes par jour le 15 juillet, la valeur la plus élevée depuis 2014.

Source : Laboratorio Geofisica Sperimentale.

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Le Marion Dufresne reprend la mer en direction du volcan sous-marin de Mayotte. Une nouvelle mission intitulée « Mayobs4 » a appareillé le 19 juillet 2019 pour observer le nouveau volcan  formé au large de l’île. Les scientifiques tentent toujours de comprendre le mécanisme des séismes qui ont secoué Mayotte pendant plus d’un an.

Prévue pour durer jusqu’au 31 juillet, cette mission va observer la dorsale volcanique entre le nouveau volcan et la zone sismique. Elle s’étire en Petite Terre et le nouveau volcan à 50 km à l’Est (voir carte ci-dessous). Cette dorsale est constituée d’une série de cônes volcaniques où l’on observe une instabilité depuis l’année dernière. Les séismes se situeraient beaucoup plus près de Petite Terre que du volcan, 5 à 15 kilomètres seulement. On a également détecté des émanations de gaz en cours d’analyse dans cette zone.

On suppose que la lave circule à l’intérieur d’un réseau de tunnels sous la croûte terrestre, et ressort au niveau du nouveau volcan. Dans ce cas les séismes seraient provoqués par ces remontées de magma. Cette circulation du magma a lieu à 20 ou 30 kilomètres de profondeur ; raison pour laquelle la magnitude des séismes serait atténuée en surface. Il faut parler au conditionnel car ces différentes hypothèses restent à vérifier.
Il faut rappeler que la Petite Terre est un volcan, comme en témoigne le cratère éteint du lac Dziani. Deux autres cratères se sont effondrés, formant les plages de Moya.
Source : FranceTV Info.

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As I put it before, activity at Ubinas (Peru) has been intense in the past days. It culminated with violent explosions on July 19th, 2019. This explosive activity started at about 2:35 (local time) on that day. Satellite imagery showed that the eruptive cloud reached a height of 12.1 km above sea level. Ashfall was reported in several villages across the Ubinas Valley and the Arequipa region

IGP has recommended raising the alert level from Yellow to Orange.

Source: IGP.

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VSI indicates that a short eruption occurred at Mount Bromo (Indonesia) on July 19th, 2019. It lasted about 7 minutes and sent a wave of panic along the local population. Poor weather conditions prevented a good observation of the event.

Parallel to the eruption, there were reports of a lahar in the village Ngadas. However, VSI indicated that the mudflow was not directly related to the eruption. It was rather caused by the heavy rainfall around the Tengger Caldera and the summit of Bromo which mixes with the ash produced by the volcano

The alert level for Mt Bromo remains at 2, on a scale of 1 – 4. Visitors are still advised to stay outside the 1-km radius danger zone around the crater.

Source: VSI.

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The eruption of Mt Etna that was observed on July 19th, 2019, was not the major event mentioned by several news media. It was a simple strombolian activity with a minor lava effusion. However, the ash clouds produced by the eruption closed Catania and ragusa airports for a few hours.

The intense strombolian activity at the New Southeast Crater (NSEC), which had resumed on July 19th in the afternoon ceased between 8:30 and 10:30 p.m. During the night, the effusion rate at the vent on the northern flank of the NSEC was strongly reduced, and the lava fronts stagnated at about 2,200 metres on the western wall of the Valle del Bove and started cooling, as could be seen on the thermal cameras. However, lava effusion persisted a few hours. Sporadic small explosions occurred at the NSEC during the night. Starting at 3:30 a.m.(UTC), there was a renewed intensification of the explosive activity at the NSEC which later declined. Currently, the thermal cameras confirm that the most advanced lava flow fronts are not moving and are cooling,

Seismicity and the eruptive tremor have regained background levels.

In the meantime, activity is still quite intense at Stromboli, as can be seen on the Skyline webcam.

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In its latest weekly bulletin on Stromboli (Sicily), the Laboratorio Geofisica Sperimentale reports that eruptive activity remains strong, with an increase in effusive activity, especially in the southwest sector of Sciara del Fuoco. About twenty strombolian explosions are observed every day. The projections often reach 400 metres in height. The lava flow from the southwestern crater has a flow rate of about 2 cubic metres per second. Lava advances on the upper part of the Sciara del Fuoco over a length of about 600 metres and a width of 80 metres. The lava front is about 300 metres above sea level. Blocks regularly break away from the front and roll to the sea.
SO2 emissions show an upward trend and reached 255 tonnes per day on July 15th, the highest value since 2014.
Source: Laboratorio Geofisica Sperimentale.

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The Marion Dufresne is again taking the sea towards Mayotte’s submarine volcano. A new mission – Mayobs4 – left the port on July 19th, 2019 to observe the new volcano formed off the island. Scientists are still trying to understand the cause and process of earthquakes that have shaken Mayotte for more than a year.
Scheduled to last until July 31st, this mission will observe the volcanic ridge between the new volcano and the seismic zone. It stretches between Petite Terre and the new volcano, 50 km to the East (see map below). This ridge consists of a series of volcanic cones where there has been instability since last year. The earthquakes might be much closer to Petite Terre than the volcano, only 5 to 15 kilometers away. Gases that have been detected in this area are being analyzed.
It is suggested that the lava travels inside a network of tunnels under the earth’s crust, and comes out at the new volcano. In this case the earthquakes might be caused by these magma ascents. This circulation of magma takes place at a depth of 20 to 30 kilometres; This is why the magnitude of the earthquakes is probably attenuated on the surface. We must use the conditional because these different hypotheses remain to be verified.
It must be remembered that Petite Terre is a volcano, as evidenced by the extinct crater of Lake Dziani. Two other craters collapsed, forming the beaches of Moya.
Source: FranceTV Info.

Cratère et lac Dziani sur Petite Terre (Crédit photo: Wikipedia)

Comment lire un sismogramme du HVO (Hawaii) // How to read a HVO seismogram (Hawaii)

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, exploite un réseau de stations de surveillance sismique sur la Grande Ile d’Hawaï et dans tout l’État. Le personnel du HVO recueille les données en temps réel à partir de nombreuses stations grâce à un logiciel de traitement informatique permettant de détecter, localiser et publier des informations sur les séismes survenus à Hawaii. Contrairement à ce qui se passe sur les volcans français, toutes les données sismiques sont librement accessibles au public.
La page consacrée aux séismes sur le site web du HVO (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/) indique les emplacements des derniers séismes et on peut voir les stations de surveillance sur une carte (voir ci-dessous) où elles sont symbolisées par des triangles rouges.
Si vous cliquez sur le symbole d’une station particulière sur la carte, une fenêtre va apparaître avec l’affichage de quatre panneaux de webicorders (enregistreurs sismiques) pour des durées de 6 heures, 12 heures, 24 heures et 48 heures. Vous pouvez cliquer sur chaque période pour agrandir le webicorder.
Les tracés séismiques visibles sur les webicorders sont les versions numériques des vieux enregistreurs à tambour en papier utilisés au cours des dernières décennies. Chaque ligne correspond à un enregistrement sismique de 15 minutes, en partant du coin supérieur gauche, la dernière heure étant affichée en bas à droite. Ainsi, on lit un webicorder comme un livre, de gauche à droite et de haut en bas. L’heure de début de chaque ligne est affichée en heure locale (Heure de l’Etat d’Hawaii, ou HST) à gauche, et l’heure de fin de chaque ligne en temps universel (UTC) à droite.
Les données sismiques sont indiquées en bleu sur les webicorders, avec une alternance de tons bleu foncé et bleu clair pour chaque plage de 15 minutes. Les lignes bleues imitent le mouvement du sol sous le capteur sismique: la ligne monte si le sol se déplace vers le haut, la ligne descend si le sol se déplace vers le bas, et la ligne serait droite au niveau «zéro» si aucun mouvement du sol n’est détecté. Plus l’amplitude du mouvement du sol est élevée, plus la ligne bleue est haute. Ce qui est immédiatement évident, c’est que le sol monte et descend toujours très légèrement.
Les instruments sismiques sont très sensibles et enregistrent tout ce qui secoue le sol. Ils peuvent même enregistrer le vent, le tonnerre, la foudre, les vagues de l’océan qui viennent se briser contre l’île, ainsi que des séismes bien localisés dus aux chutes de pierres, aux tirs de mines dans des carrières ou à d’autres explosions.
Les séismes apparaissent sous forme de taches bleues. Chacune a certaines caractéristiques bien reconnaissables, notamment les ondes P (primaires) et S (secondaires ou de cisaillement), qui peuvent avoir un début net avant de décroître pour retrouver leur niveau de base. Une plus grande séparation entre les ondes P et S indique une distance croissante entre la station sismique et le séisme. D’autres types de séismes, par exemple ceux dus au mouvement de magma ou de gaz, ont une apparence différente, généralement avec une période d’énergie plus longue pouvant persister sur de plus longues périodes.
Source: USGS / HVO.

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The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) operates a network of seismic monitoring stations on the Island of Hawaii and throughout the state. The HVO staff collects real-time data from numerous stations using computer processing software to detect, locate, and publish information about earthquakes that are recorded in Hawaii. Contrary to what happens on French volcanoes, all seismic data are freely available to the public.
The earthquake page on the HVO website (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/) shows recent earthquake locations and the monitoring stations can be seen on a map (see below) where they are symbolised by red triangles.
Clicking on a particular station symbol on the map will reveal a pop-up window that shows four panels of webicorders, for timespans of 6 hours, 12 hours, 24 hours, and 48 hours. You can click on each timespan to enlarge the webicorder.
The seismic webicorder plots are digital versions of the paper seismic drum recorders used in past decades. Each line shows the seismic record for 15 minutes, starting from the upper left, with the latest time in the bottom right. Thus, you read a webicorder like a book, from left to right and top to bottom. The start time of each line is shown in local time (Hawai‘i Standard Time, or HST) on the left, and the end time of each line is shown in Coordinated Universal Time (UTC) on the right.
Seismic data are shown in blue on webicorder plots, with each 15-minute span alternating between dark- and light-blue tones. The blue lines mimic ground motion under the seismic sensor: the line moves up if the ground shifts upwards, the line moves down if the ground moves downwards, and the line would be flat at “zero” if no ground motion is detected. The higher the amplitude of the ground motion, the taller the blue line will be. What is immediately apparent is that the ground is always moving up and down ever so slightly.
Seismic instruments are very sensitive and record anything that shakes the ground. So, wiggles on webicorder plots could be a record of wind, thunder, lightning, ocean waves crashing against the island, as well as of localized shaking from rockfalls, quarry blasts, or other explosions.
Earthquakes appear as blue smudges. Each has certain recognizable characteristics, including P- (primary) and S- (secondary or shear) waves, which may have a sharp onset and then decay to background level. Greater separation between P and S waves indicate increasing distance from the seismic station to the earthquake. Other types of earthquakes, for example those due to the movement of magma or gas, look different, generally with longer period energy that can persist over longer time frames.
Source: USGS / HVO.

Source: USGS / HVO

Capture d’écran d’un webicorder du HVO montrant 24 heures d’enregistrement par une station sismique sur le flanc sud du Mauna Loa. On distingue plusieurs séismes , ainsi que le bruit généré par le vent. (Source: USGS / HVO)

Les anciens sismos à tambour font maintenant figure de pièces de musée (Photo: C. Grandpey)

Le risque sismique sur la Grande Ile d’Hawaii // The seismic hazard on Hawaii Big Island

Hawaii est bien connu pour ses volcans actifs. Les éruptions du Mauna Loa et du Kilauea sont souvent spectaculaires et peuvent être destructrices. Il ne faudrait pas oublier non plus que l’Etat d’Hawaï est aussi sujet à des tremblements de terre. C’est l’un des endroits les plus sismiques des États-Unis, avec des milliers de secousses chaque année. Pas plus tard que le 28 avril 2019, la Grande Ile a été secouée par un séisme de M 4,2 dont l’épicentre se trouvait sous le flanc sud de Kilauea, à environ 20 km au sud-est du sommet et à une profondeur de 7 km. L’événement a été largement ressenti dans toute la partie orientale de Big Island. Il n’a toutefois causé aucune modification d’activité sur le Kileaua.
Les séismes du passé ont causé des dégâts structurels de plusieurs millions de dollars à la petite ville de Hilo. Le tremblement de terre de M 6,2 en 1973 avait une intensité VIII sur l’échelle de Mercali, avec 11 blessés et 5,6 millions de dollars de dégâts.
Le séisme de M 7,7 à Kalapana, en 1975 a été enregistré avec une intensité VIII à Hilo, et il a causé pour 4,1 millions de dollars de dégâts.
Hilo est la quatrième ville de l’État en termes de population, avec environ 43 000 habitants. On compte au moins 40 bâtiments historiques dans cette ville, y compris des écoles, des hôpitaux, des postes de police, des immeubles de bureaux, des magasins et des églises. L’architecture de Hilo lui donne souvent l’aspect d’une ville d’avant la seconde guerre mondiale. Elle est souvent considérée comme la plus ancienne ville de l’État. En fait, son histoire remonte à  l’année 1100. Les bâtiments historiques sont particulièrement vulnérables aux séismes, en particulier ceux construits avant l’adoption des normes parasismiques.
Selon le HVO, c’est l’intensité des ondes sismiques dans une zone donnée qui détermine le risque de dégâts. Une secousse avec une intensité «très forte» de VII peut causer des dégâts considérables aux structures mal construites, mais endommage généralement peu des structures bien conçues. Une secousse avec une intensité «sévère» de VIII causera des dégâts considérables à la plupart des bâtiments ordinaires. Avec une intensité «violente» de IX, même des structures spécialement conçues pour résister aux tremblements de terre peuvent subir des dégâts considérables. L’intensité «extrême» X détruira la plupart des structures. Il a été admis que des séismes de magnitude M 6,0 à Hawaii peuvent causer des dégâts sur de vastes zones.
L’État d’Hawaï a pris des mesures pour remédier aux problèmes de construction. En outre, un rapport de 2017 indique que 29% des routes hawaiiennes sont en mauvais état. Hawaii se situe au cinquième rang des pires villes du pays pour son réseau routier. Pour ce qui est du financement des routes dans le budget fédéral, Hawaii est le 10ème plus bas des Etats Unis. Près de 6% des routes hawaïennes ont été jugées en mauvais état. Les barrages constituent également le plus grand danger à Hawaii, comparés aux autres États.
Compte tenu de ces informations, certains habitants ne se sentent pas en sécurité sur leur lieu de travail et redoutent les séismes. Ils font remarquer que ce qui s’est passé à Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 2011 pourrait aussi se produire à Hilo.
Les autorités expliquent que la Grande Ile doit s’attendre à de nouveaux séismes et s’y préparer. Les habitants doivent être conscients que des événements majeurs se produisent de temps en temps, même s’il n’y en a pas eu de secousse d’une magnitude supérieure à M6.9 depuis assez longtemps. Un sismologue du HVO a déclaré: «Le tout n’est pas de savoir si un puissant séisme se produira, mais de savoir quand il se produira. »
Source: Big Island Now.

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Hawai‘i is well known for its active volcanoes. The eruptions of Mauna Loa and Kilauea are often spectacular and can be setructive. One should not forget either that Hawaii is also an earthquake country. It is one of the most seismically active states in the US, experiencing thousands of earthquakes  each year. As recently as April 28th, 2019, Big Island residents experienced an M 4.2 earthquake beneath Kilauea’s south flank, roughly 20 kilometres SE of the summit at a depth of 7 kilometres. The quake was widely felt across East Hawaii. It did not cause any changes on Kileaua Volcano.

Earthquakes in the past have caused millions of dollars in structural damage to the small town of Hilo. The 1973 M 6.2 earthquake produced shaking of intensity VIII on the Mercali scale, injuring 11 people and causing 5.6 million dollars of damage.

The 1975 M 7.7 Kalapana earthquake caused a shaking with an intensity VIII in Hilo, causing 4.1 million dollars in damage.

Hilo is the state’s fourth largest city by population with approximately 43,000 residents. There are at least 40 historic buildings in this town, including schools, hospitals, police stations, office buildings, storefronts and churches. Hilo’s architecture gives it a pre-World War II persona. The city is often considered to be the state’s oldest one. In fact, oral history can be traced back to 1,100 AD. Historic buildings are especially vulnerable to seismic events, particularly those built before seismic codes were adopted.

According to the Hawaiian Volcano Observatory, what determines the potential for damage is how intense the seismic waves generated by the earthquake are in any given area. Shaking with ‘very strong’ intensities of VII can cause considerable damage to poorly-built structures but generally little damage to well-designed structures. It takes shaking at ‘severe’ intensity VIII to cause considerable damage to most ordinary buildings. At ‘violent’ intensity IX, even specially designed earthquake-tolerant structures can have considerable damage. ‘Extreme’ intensity X can destroy most structures. It has been admitted that earthquakes above magnitude M 6.0 in Hawai‘i generally can produce damages over large areas.

The state of Hawaii has taken some action to address building concerns. Besides, a 2017 report indicates that 29% of the state’s roads are in poor condition, ranking Hawaii the fifth worst in the nation. For highway funding as a percentage of the total government spending, Hawaii is the 10th lowest in the nation. Nearly 6% of Hawai‘i roads were deemed deficient. Dams posed the most hazard in Hawaii than any other state.

Given these reports, some residents feel unsafe in their workplace during earthquakes. They say that what happened in Christchurch (New Zealand) in 2011 that could so easily happen in Hilo.

Authorities explain that the Big Island needs to be prepared for earthquakes. Residents need to be aware there are big ones now and then, even though it has been there has not been an event above M6.9 for quite a long time. Said one HVO seismologist “It’s not a matter of if, but when a strong earthquake will occur.”

Source: Big Island Now.

Des séismes sont souvent enregistrés sur le flanc sud du Kilauea (Source: USGS)