Traces de volcanisme récent sur la Lune // Signs of recent volcanism on the Moon

drapeau francaisLa sonde lunaire Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) a fourni à la NASA la preuve que l’activité volcanique sur la Lune a ralenti progressivement et ne s’est pas arrêtée brusquement il y a un milliard d’années, comme cela est généralement admis.
De nombreux dépôts de roches observés par la LRO ont probablement moins de 100 millions d’années. Cette période correspond au Crétacé sur Terre, avec l’apogée des dinosaures. Certaines zones observées par la sonde lunaire pourraient même avoir un âge inférieur à 50 millions d’années. L’étude de la NASA a été mise en ligne sur le site Nature Geoscience.
Les zones rocheuses observées par la LRO sont dispersées au sein de plaines volcaniques de couleur sombre et se caractérisent par un assemblage de monticules lisses, arrondis, de faible hauteur, à côté zones plus accidentées et parsemées de blocs. Ces reliefs sont trop petits pour être vus depuis la Terre car ils présentent, pour la plupart, des diamètres de moins de 500 mètres dans leur plus grande dimension. L’une des zones les mieux connues et les mieux étudiées jusqu’à présent s’appelle Ina qui a été photographiée par les astronautes d’Apollo 15. Ina était considérée comme une zone à part, jusqu’à ce que des chercheurs américains et allemands  repèrent quelque 70 régions similaires dans des images à haute résolution.
Le grand nombre de ces reliefs et leur répartition sur de vastes zones laissent supposer que la dernière phase d’activité volcanique constitue une partie importante de l’histoire géologique de la Lune. Les dimensions des cratères présents dans ces zones montrent que les dépôts sont relativement récents et remontent probablement à moins de 100 millions d’années, voire moins de 50 millions d’années pour une région. En revanche, les plaines volcaniques qui les entourent sont attribuées à une activité volcanique qui a commencé il y a environ 3,5 milliards d’années et s’est terminée il y a environ un milliard d’années. C’est à cette époque que l’on pense que toute activité volcanique a cessé sur la Lune.
Plusieurs études antérieures avaient suggéré que Ina était très jeune et s’était peut-être formée en raison d’une activité volcanique très localisée. En l’absence d’autres reliefs similaires, Ina n’était pas considérée comme une preuve de volcanisme à grande échelle.
Les résultats de cette étude ont des implications majeures sur nos connaissances concernant la chaleur interne de la Lune. Ils nous révèlent que le manteau lunaire est probablement resté suffisamment chaud pour fournir le magma qui a généré les éruptions mineures qui ont créé ces jeunes formes volcaniques hors du commun.

Source: NASA.

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drapeau anglaisNASA’s Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) has provided researchers strong evidence the moon’s volcanic activity slowed gradually instead of stopping abruptly a billion years ago.

Scores of distinctive rock deposits observed by LRO are estimated to be less than 100 million years old. This time period corresponds to Earth’s Cretaceous period, the heyday of dinosaurs. Some areas may be less than 50 million years old. Details of the study are published online Nature Geoscience.

The rock deposits observed by LRO are scattered across the moon’s dark volcanic plains and are characterized by a mixture of smooth, rounded, shallow mounds next to patches of rough, blocky terrain. The features are too small to be seen from Earth as they average less than 500 metres across in their largest dimension. One of the largest, a well-studied area called Ina, was imaged from lunar orbit by Apollo 15 astronauts. Ina appeared to be a unique feature until American and German researchers spotted about 70 similar regions in high-resolution images.

The large number of these features and their wide distribution strongly suggest that late-stage volcanic activity was an important part of the moon’s geologic history. The numbers and sizes of the craters within these areas indicate the deposits are relatively recent, probably less than 100 million years old, and perhaps less than 50 million years old for one area.

In contrast, the volcanic plains surrounding these distinctive regions are attributed to volcanic activity that started about 3 1/2 billion years ago and ended roughly 1 billion years ago. At that point, all volcanic activity on the moon was thought to cease.

Several earlier studies suggested that Ina was quite young and might have formed due to localized volcanic activity. However, in the absence of other similar features, Ina was not considered an indication of widespread volcanism.

The findings have major implications for how warm the moon’s interior is thought to be. They tell us that the lunar mantle had to remain hot enough to provide magma for the small-volume eruptions that created these unusual young features.

Source: NASA.

Moon-volcanoes

Maskelyne fait partie des reliefs volcaniques récemment découverts sur la Lune (Crédit photo:  NASA)

 

Le Poás (Costa Rica) de nouveau accessible // Access reopens at Poás volcano (Coasta Rica)

drapeau francaisL’accès des touristes au volcan Poas a rouvert mardi après les explosions phréatiques qui avaient provoqué l’évacuation de visiteurs et du personnel du Parc lundi dernier. Les volcanologues ont demandé aux responsables du Parc de rester vigilants et d’appliquer les protocoles de sécurité, comme l’interdiction d’accès aux personnes souffrant d’affections respiratoires et cardiaques.
D’autres explosions phréatiques d’intensité variable sont probables dans les prochains jours. Les dernières analyses montrent que le Poas « accumule une pression importante sur de courtes périodes de temps ».
Source: OVSICORI.

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drapeau anglaisTourist access to Poás Volcano reopened on Tuesday after phreatic explosions prompted the evacuation of tourists and park staff last Monday. Volcanologists have asked park officials to remain vigilant and to enforce special security protocols for visitors, such as prohibiting entry to people with respiratory and heart ailments.

More phreatic explosions of varying intensity are expected in the coming days. Analysis shows that Poás “is accumulating significant pressure in short periods of time”.

Source: OVSICORI.

 

Hawaii: Menace de la tempête et arrêt de la coulée // Threat of the tropical storm but the lava flow has stalled

drapeau francaisAlors que la tempête tropicale Ana s’approche de la côte sud de la Grande Ile, la coulée de lave du 27 juin joue avec les nerfs du HVO, de la Protection Civile et des habitants du District de Puna. La coulée reste active, mais son front s’est immobilisé, après avoir régulièrement ralenti sa progression. Il avait avancé de 80 mètres lundi, 40 m. mardi et 25 m. mercredi. De petites sorties de lave sont cependant toujours observées à la surface et sur ​​les bords de la coulée, jusqu’à environ 2 km en amont du front. La largeur globale de la coulée varie de 200 à 500 mètres. Avant d’arrêter sa progression, le front de coulée se trouvait à environ 1,3 km de Apa’a Street. Les inclinomètres montrent que la situation est stable sur le Pu’uo’o, ce qui est plutôt rassurant, mais les dernières semaines ont montré que la situation pouvait rapidement se modifier.

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drapeau anglaisWhile tropical storm Ana is getting near Hawaii, the June 27th lava flow is playing with the nerves of HVO, the Civil Defence and the residents of the Puna District. The flow remains active, but its front has stalled after progressively slowing its progression.  It had moved forward 80 metres on Monday, 40 m. on Tuesday and 25 m. on Wednesday. Small breakouts, however, remain scattered across the surface and along the edges of the flow up to about 2 km back from the front. The flow width ranges from 200 to 500 metres over this distance. Before stopping, the flow front was about 1.3 km from Apa’a Street. Tiltmeters show that the situation is stable at Pu’uo’o, which is rather reassuring but the past weeks have shown that the situation could easily be reversed.

Hawaii-16-octobre

Position du front de coulée par rapport à Apa’a Street quelques heures avant son immobilisation.

(Source: USGS / HVO)

Arrêt des recherches sur le Mont Ontake (Japon) // Search has stopped on Mount Ontake (Japon)

drapeau francaisLes autorités japonaises ont décidé hier jeudi d’interrompre définitivement les recherches pour trouver les corps de sept randonneurs qui sont toujours portés disparus sur les flancs du Mont Ontake. Les conditions météorologiques sont très mauvaises, avec de la neige et de fortes pluies provoquées par plusieurs typhons, de sorte que les recherches dont devenues de plus en plus difficiles.
Le bilan officiel pour l’instant est de 56 morts. Il s’agit de l’éruption la plus meurtrière au Japon depuis près de 90 ans. Une opération de recherche de moindre envergure pourrait être organisée au printemps de l’année prochaine. Les pentes du volcan sont actuellement couvertes d’une couche de cendre collante dont l’épaisseur atteint souvent cinquante centimètres. Certaines victimes ont été trouvées à moitié enterrées. Il faut donc craindre que d’autres randonneurs aient été ensevelis eux aussi.

Source : The Japan Times.

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drapeau anglaisJapanese authorities called off yesterday the search for seven hikers still missing on Mount Ontake as poor weather conditions, with snow and heavy rain triggered by typhoons, made the search operation increasingly difficult.

The official death toll at the moment is 56, in Japan’s deadliest eruption for almost 90 years. A small-sized search operation may be carried out next year when spring comes. The slopes of the volcano are currently covered with thick, sticky ash, up to half a metre deep, where some of the dead were found half-buried, leading to fears others may be entombed.

Source : The Japan Times.