La vague de tsunami du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apa // The Hunga-Tonga Hunga-Ha’apa tsunami wave

L’éruption du volcan tongien Hunga Tonga-Hunga Ha’apai en janvier 2022 restera dans les annales. Ce fut l’une des plus puissantes éruptions des dernières décennies et elle a permis aux scientifiques de perfectionner leurs connaissances car ils ont pu recueillir une grande quantité d’informations. J’ai développé cet aspect de l’éruption dans des notes publiées les 24 janvier et 6 mars 2022.

En explosant, le volcan sous-marin a provoqué un tsunami qui s’est propagé rapidement dans tous les océans du globe. La vague s’est propagée à une vitesse record grâce aux ondes de gravité acoustiques générées par l’explosion. Les scientifiques expliquent qu »un phénomène de résonance a permis d’amplifier le tsunami et de faire voyager la vague à une vitesse bien supérieure aux tsunamis classiques.

Une autre particularité de la vague de tsunami est sa hauteur. D’après une étude récente publiée dans la revue Ocean Engineering,, elle aurait atteint une hauteur de 90 mètres à son point de départ, soit environ neuf fois la hauteur du tsunami qui a frappé les côtes du Japon le 11 mars 2011, avec à la clé la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima. Ce dernier tsunami avait été causé par un très puissant séisme le long des côtes japonaises. Un autre puissant tsunami a également frappé le Chili en 1960. Que ce soit au Japon ou au Chili, la hauteur initiale de la vague a été estimée à une dizaine de mètres, autrement dit rien en comparaison de celle générée lors de l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai.

Les tsunamis de 2011 et 1960 ont pourtant été bien plus dévastateurs et meurtriers. Plus de 18.000 personnes ont péri en 2011, alors que le tsunami du Hunga Tonga n’a causé la disparition que de quelques personnes. Les scientifiques prennent en compte plusieurs paramètres pour expliquer cette différence de bilan. Il y a la distance entre la source du tsunami et les terres, la morphologie du plancher océanique et du littoral, mais également d’autres facteurs, comme la fusion de plusieurs vagues, comme cela semble s’être produit en 2011. À l’approche des côtes, une vague de tsunami peut ainsi être soit être atténuée, ou bien amplifiée.

Le volcan Hunga Tonga est situé à environ 70 kilomètres des îles Tonga. C’est probablement cette distance qui a permis d’éviter le pire. La hauteur maximale mesurée sur les côtes a été d’un peu moins d’1,50 mètre, ce qui a tout de même été suffisant pour causer d’importants dégâts.

L’éruption du volcano tongien Hunga Tonga-Hunga Ha’apai et la vague de tsunami qui a suivi montrent la nécessité de développer la surveillance des volcans sous-marins qui est très imparfaite à l’heure actuelle. Comme je le fait souvent remarquer, nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que le fond de nos océans. Le récent événement aux Tonga nous rappelle que les volcans sous-marins représentent une menace au moins aussi sérieuse que les puissants séismes. Si le Hunga Tonga avait été situé à proximité des côtes, la situation aurait été dramatique.

Source: Yahoo News, Futura Science.

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The eruption of the Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano in January 2022 will go down in history. It was one of the most powerful eruptions of the last decades and it allowed scientists to improve their knowledge because they were able to collect a large amount of information. I developed this aspect of the eruption inposts published on January 24th and March 6th, 2022.
When exploding, the underwater volcano caused a tsunami which spread rapidly in all the oceans of the globe. The wave travelled at record speed thanks to the acoustic gravity waves generated by the explosion. The scientists explain that a resonance phenomenon made it possible to amplify the tsunami and to make the wave travel at a speed much higher than conventional tsunamis.
Another peculiarity of the tsunami wave was its height. According to a recent study published in the journal Ocean Engineering, it probably reached a height of 90 meters at its starting point, about nine times the height of the tsunami that hit the coasts of Japan on March 11th, 2011, with the disaster at the Fukushima nuclear power plant. This last tsunami was caused by a very powerful earthquake along the Japanese coast. Another powerful tsunami also hit Chile in 1960. Whether in Japan or Chile, the initial height of the wave was estimated at ten meters or so, in other words nothing compared to that generated during the eruption of Hunga Tonga-Hunga Ha’apai.
The 2011 and 1960 tsunamis, however, were far more devastating and deadly. More than 18,000 people died in 2011, while the Hunga Tonga tsunami caused the deaths of only a few people. Scientists take into account several parameters to explain this difference in the number of casualties. There is the distance between the source of the tsunami and the land, the morphology of the ocean floor and the coastline, but also other factors, such as the merger of several waves, as it seems to have happened in 2011. When it approaches the coast, a tsunami wave can thus either be attenuated or amplified.
The Hunga Tonga volcano is located about 70 kilometers from the Tonga Islands. It is probably this distance that made it possible to avoid the worst. The maximum height measured on the coast was just under 1.50 meters, which was still sufficient to cause significant damage.
The eruption of the Tongan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano and the tsunami wave that followed show the need to develop monitoring of submarine volcanoes which is very imperfect at present. As I often point out, we know the surface of Mars better than the bottom of our oceans. The recent event in Tonga reminds us that underwater volcanoes pose at least as serious a threat as powerful earthquakes. If Hunga Tonga had been located near the coast, the situation would have been disastrous.
Source: Yahoo News, FuturaScience.

Vue du cratère creusé par l’explosion (Source: Tonga Geological Services)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique qu’une hausse de la sismicité a été détectée sous le Mont Ontake ces derniers jours. Le niveau d’alerte est passé de 1 à 2.
Les Japonais ne peuvent pas oublier la dernière éruption de ce volcan qui a fait 63 morts le 27 septembre 2014 (voir les notes sur mon blog à propos de cette éruption). Ce fut un événement puissant et soudain qui a surpris tout le monde. Le stratovolcan, le deuxième plus haut volcan du Japon, a envoyé de la cendre jusqu’à 11 km au-dessus du niveau de la mer. 58 personnes sont mortes et 5 autres sont portées disparues. Au moins 40 ont été grièvement blessées. La plupart des victimes ont été tuées par insuffisance cardiaque et respiratoire après avoir inhalé de la cendre car elles se trouvaient en bordure d’une coulée pyroclastique.
La première éruption historique de l’Ontake a eu lieu en 1979 à partir de fissures près du sommet.
La JMA a déclaré que 97 séismes ont été détectés sous le volcan en 4 heuresen fin d’après-midi le 23 février 2022.
L’Agence demande à la population locale et aux touristes à ne pas entrer dans la zone dangereuse du village d’Otaki et de la ville de Kiso dans la préfecture de Nagano, ainsi que dans la ville de Gero à Gifu.

Voici une courte vidéo montrant l’événement de 2014 :
https://youtu.be/kVYbHXGwJqk

Source : JMA, The Watchers.

Source: JMA

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L’Agence Météorologique Japonaise (JMA) indique que deux épisodes de tremor ont été enregistrés sur le Mont Aso le 24 février 2022. En conséquence, la JMA a relevé le niveau d’alerte à 3 (sur une échelle de 1 à 5) et a demandé au public de rester à au moins 2 km du cratère.

Photo: F. Gueffier

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Si vous aviez l’intention d’aller à Hawaii pour voir la lave couler, vous risquez d’être fort déçu(e). D’une part, aucune coulée de lave n’est visible actuellement le long de l’East Rift Zone et il n’y a donc aucune arrivée en mer. L’activité se concentre dans le cratère de l’Halema’uma’u où l’éruption montre une grande paresse depuis quelque temps. Il arrive que la lave apparaisse sur le plancher du cratère, mais sa présence est en général éphémère. Disons le clairement, en ce moment le cratère est recouvert d’une croûte noire et rien d’autre, comme le montre l’image thermique ci-dessous.

Même s’il faut supporter d’avoir un masque sur le nez pendant le long voyage, un séjour à Hawaii reste agréable, surtout en hiver, même si le réchauffement climatique a réduit les écarts de température entre l’Europe et l’archipel. De nombreux sites méritent une visite: Mauna Loa, Mauna Kea, Haleakala, etc.

Source : HVO.

Image thermique du cratère le 27 février 2022 (Source : HVO)

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La situation n’a guère évolué à Vulcano (Iles Eoliennes / Sicile). Les touristes sont de nouveau autorisés à débarquer mais avec des restrictions d’accès. L’un des scientifiques sur place m’indique que l’avccès au cratère reste interdit. De la même façon, un arrêté interdit l’utilisation des bains de boue. L’analyse des émissions gazeuses se poursuit.

Dans le même temps, l’accès au Stromboli est toujours limité à 400 m d’altitude.

Photo: C. Grandpey

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Les explosions au niveau du cône dans le lac Voui sur l’île d’Ambae (Vanuatu) continuent de générer de la vapeur et de la cendre. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est invité à rester en dehors de la zone de danger de 2 km.
L’incandescence nocturne a disparu du cratère du Benbow sur l’île d’Ambrym (Vanuatu), bien que des émissions de vapeur soient toujours observées. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5).
L’activité du Yasur (Vanuatu) se poursuit à un niveau élevé. Des émissions de cendres et de gaz et de fortes explosions continuent d’être enregistrées, avec des bombes qui retombent dans et autour du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 4). Il est rappelé au public de ne pas s’approcher à moins de 600 m du cône.
Source : GéoHazards.

Source: GeoHazards

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En Indonésie, les deux dômes de lave du Merapi, sous la lèvre SO et dans le cratère sommital, émettent toujours de la lave. Au vu des données fournies par des drones, les volumes des dômes SO et sommital sont estimés respectivement à 1,58 et 3,23 millions de mètres cubes. La sismicité reste à des niveaux élevés. De nombreuses avalanches sont observées sur le versant SO où elles parcourent au maximum 2 km. Une coulée pyroclastique a également parcouru 1,8 km. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 3-5 km du sommet.
Source : BPPTKG.

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L’éruption du Pavlof (Alaska) se poursuit. La lave continue de s’écouler d’une bouche située juste à l’E du sommet, avec une petite coulée de lave sur le flanc NE. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source : AVO.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that increased seismicity was detected under Mount Ontake in the past days. The alert level was raised from 1 to 2.

The Japanese cannot forget the volcano’s last eruption which killed 63 people on September 27th 2014 (see my posts about this eruption). It was a powerful and sudden eruption which took everybody by surprise. The stratovolcano, the second-highest volcano in Japan, ejected volcanic ash up to 11 km above sea level, killed 58 people and left 5 others missing. At least 40 were severely injured. Most people were killed by heart and respiratory failure after inhaling ash when caught in the outer areas of a pyroclastic flow.

The volcano’s first historical eruption took place in 1979 from fissures near the summit.

JMA said 97 earthquakes were detected under the volcano in 4 hours to 18:00 LT on February 23, 2022.

JMA urges residents and tourists to refrain from entering the danger zone in Otaki Village and Kiso Town in Nagano Prefecture and Gero City in Gifu.

Here is a short video showing the 2014 event : https://youtu.be/kVYbHXGwJqk

Source : JMA, The Watchers.

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The Japan Met Agency (JMA) indicates that two episodes of tremor increase were recorded at Mount Aso on February 24th, 2022. As a consequence, JMA raised the Alert Level to 3 (on a scale of 1-5) and warned the public to stay at least 2 km away from the crater.

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Explosions at the cone in Ambae’s Lake Voui (Vanuatu) continue to produce steam and ash emissions. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside the 2-km Danger Zone.

Nighttime crater incandescence from Ambrym’s Benbow Crater (Vanuatu) is no longer visible, though steam emissions are still observed. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5).

Activity at Yasur (Vanuatu) continues at a high level. Ash-and-gas emissions and loud explosions continue to be recorded, with bombs falling in and around the crater. The Alert Level remains at 2 status (on a scale of 0-4). The public is reminded not to enter the restricted area within 600 m around the cone.

Source: GeoHazards.

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In Indonesia, Mt Merapi’s two lava domes, below the SW rim and in the summit crater, are still emitting lava. Based on analysis of drone data, the volumes of the SW and central domes are estimated at 1.58 and 3.23 million cubic meters, respectively. Seismicity remains at high levels. Many avalanches are observed on the SW flank, travelling a maximum of 2 km. One pyroclastic flow also extended 1.8 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-5 km away from the summit.

Source: BPPTKG.

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The eruption of Pavlof (Alaska) continues. Lava keeps flowing from a vent just E of the summit, with a lava flow a short distance down the NE flank. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source: AVO.

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If you were planning to go to Hawaii to see lava flow, you might be very disappointed. On the one hand, no lava flow is currently visible along the East Rift Zone and there is therefore no lava entry in the ocean. Activity is confined to Halema’uma’u Crater where the eruption has been showing great laziness for some time. Sometimes lava appears on the crater floor, but for a very short time. Let’s be clear, right now the crater is covered with a black crust and nothing else, as shown in the thermal image below.
Even if you have to put up with a mask during the long trip by plane, a stay in Hawaii remains pleasant, especially in winter, even if global warming has reduced the temperature differences between Europe and the archipelago. Many sites are worth a visit: Mauna Loa, Mauna Kea, Haleakala, etc.

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The situation hasnot much changed at Vulcano (Aeolian Islands / Sicily). Tourists are again allowed to disembark but with access restrictions. One of the scientists on site has just told me that access to the crater remains prohibited. Similarly, an ordinance prohibits the use of mud baths. The analysis of gaseous emissions continues.

Meantime, the accesse to Stromboli is still limited at 400 m above sea level.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Le tsunami des Tonga // The Tonga tsunami

Le tsunami déclenché par l’éruption dans les Tonga a touché plusieurs pays autour de l’océan Pacifique.
Au Japon, près de 230 000 habitants ont été invités à se réfugier sur les hauteurs. L’Agence météorologique japonaise a d’abord annoncé des vagues atteignant 3 mètres, mais a ensuite rétrogradé le niveau d’alerte. L’alerte tsunami a été levée à 14 heures. le 16 janvier 2022. L’agence a déclaré que l’événement était différent d’un tsunami typique causé par un séisme. Les scientifiques japonais pensent qu’il a pu être causé par un changement soudain de pression atmosphérique dû à l’éruption. Des dizaines de bateaux ont chaviré, coulé ou ont rompu leurs amarres dans plusieurs ports japonais.
À Kona, sur la grande île d’Hawaï, une régate a été annulée car des vagues de tsunami ont inondé la jetée de Kona, endommageant un hôtel, du matériel et des embarcations. Les autorités locales ont déclaré que la dernière fois qu’elles avaient vu de telles vagues, c’était lorsqu’un tsunami avait frappé Hawaï en 2011.
Des scènes similaires ont été observées dans l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande.
La question est maintenant de savoir si de nouvelles vagues pourraient être observées dans les prochains jours. Une autre hypothèse est que le tsunami du 15 janvier a été déclenché par des effondrements dans la caldeira qui a provoqué l’éruption.
Plus de détails sur l’éruption dans une note à paraître demain sur ce blog.

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The tsunami triggered by the Tonga eruption affected several countries around the Pacific Ocean.

In Japan, nearly 230,000 residents were urged to move to high ground. The Meteorological Agency first predicted waves as high as 3 meters, but later downgraded the warnings to advisories. All the advisories were lifted by 2 p.m. on January 16th, 2022. The agency said that the surge was different from a typical tsunami caused by an earthquake, noting that it may have been caused by a sudden change in atmospheric pressure due to the eruption. Tens of boats either capsized, sank or floated away in several Japanese ports.

In Kona, on Hawaii Big Island, a regatta was canceled as tsunami surges flooded the Kona pier damaging a hotel, equipment and canoes. Local authorities said the last time they saw surges like that was when a tsunami hit Hawaii in 2011.

Simailar scenes were observed in New Zealand’s North Island.

The question is now to know whether similar surges may occuer in the next days. Another scientific hypothesis is that the 15 January tsunami was triggred by collapses within the caldeira that caused the eruption.

More details about the eruption in a post to be released tomorrow on this blog.

La pierre ponce menace le bon fonctionnement des centrales nucléaires au Japon // Pumice threatens the good operation of nuclear plants in Japan

Dans une note publiée sur ce blog le 13 août 2021, j’expliquais qu’une éruption avait début le 12 de ce mois sur le Fukutoku-Oka-no-ba, un édifice sous-marin situé à 5 km au NE de l’île de Minami-Ioto. Selon le VAAC de Tokyo, le panache de cendre montait jusqu’à 16,4 km au-dessus du niveau de la mer et se dirigeait vers le SSO en direction des Philippines. Les autorités japonaises affirment que c’est l’une des plus importanres éruptions depuis 1945. Le volcan a émis un volume de ponce et de cendre estimé à 100 millions de mètres cubes.

Les autorités japonaises s’inquiètent aujourd’hui des conséquences de cette éruption. Des bancs de pierre ponce produits par l’éruption du mois d’août se sont échoués sur le rivage de l’île principale de la préfecture d’Okinawa et dans d’autres secteurs, affectant la pêche et les opérations maritimes. Les bancs de ponce sont également signalés dans la préfecture de Kagoshima. Le 27 octobre, un membre de l’Autorité de régulation nucléaire a expliqué que la pierre ponce pourrait affecter la prise d’eau utilisée dans les centrales nucléaires pour le refroidissement des réacteurs.
Des bancs de pierre ponce auraient commencé à s’échouer sur l’île de Kita-Daitojhima début octobre et auraient également été confirmées dans tout l’archipel d’Okinawa.
Le gouvernement japonais a déclaré qu’environ 10 tonnes de pierre ponce étaient évacuées chaque jour dans le port de pêche de Hentona, dans le village de Kunigami, mais les pierres continuent à s’échouer sans arrêt sur le rivage. Environ 750 bateaux de pêche n’ont pas pu quitter le port en raison des risques pour les moteurs des embarcations.
Les bancs de pierre ponce dérivent au gré des courants. Certains d’entre eux se sont échoués sur les rivages de la préfecture d’Okinawa. D’autres pourraient être transportés vers le nord par le courant Kuroshivo et affecter davantage de zones.
Les responsables de l’Autorité de régulation nucléaire ont déclaré que l’un des moyens les plus efficaces pour se débarrasser de la pierre ponce est celui utilisé pour éliminer les méduses quand elles deviennent envahissantes. L’installation de clôtures devant les prises d’eau est également efficace. .
Source : The Japan Times, The Watchers.

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In a post published on this blog on August 13th, 2021, I explained that an eruption had started on August 12th at Fukutoku-Oka-no-ba, an underwater volcano located 5 km NE of Minami-Ioto Island. According to the Tokyo VAAC, the ash plume rose to 16.4 km above sea level and was heading SSW toward the Philippines. Japanese authorities said it was one of the largest among all land and sea eruption in Japan since 1945. The estimated volume of ejected pumice and ash was at least 100 million cubic meters.

Japanese authorities today worry about the consequences of this eruption. A large number of pumice stones produced by the August eruption have washed ashore on the main island of Okinawa Prefecture and other places, affecting fisheries and ship operations. The pumice is also being reported in the Kagoshima Prefecture. On October 27th, a member of the Nuclear Regulation Authority warned that the pumice might affect the intake of water used for cooling nuclear reactors.

Pumice stones are said to have begun washing ashore on Kita-Daitojhima island in early October and have been confirmed throughout Okinawa Island as well.

The government said about 10 tons of pumice have been removed every day at the fishing port of Hentona in the village of Kunigami, but the stones are said to have continued washing ashore at the port seemingly endlessly. About 750 fishing boats have been unable to leave the port due to concerns about engine trouble.

The pumice stones are swept away mainly by the currents. Some of them have washed ashore in Okinawa Prefecture. Others may be carried northward by the Kuroshivo current and affect more areas.

Officials of the Nuclear Regulation Authority said one of the effective ways to get rid of pumice is the measure being taken at each plant to remove jellyfish in the event of a plague. They also say installing fences in front of the water intake equipment can work.

Source: The Japan Times, The Watchers.

Image satellitaire du panache éruptif (Source: NASA/NOAA)

Source: Japan Coast Guard