Pour le plaisir des yeux… // For your viewing pleasure…

drapeau francaisEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez un très beau document réalisé par l’astronome-photographe Thierry Legault. Il a planté son appareil photo au bord la caldeira du Tengger (Ile de Java / Indonésie) et a filmé tout la nuit les volcans qui se trouvent à l’intérieur et autour de la caldeira : le Bromo, le Batok et le Semeru (La vidéo débute à 22 secondes). Le résultat en accéléré est magnifique.
http://legault.perso.sfr.fr/indonesian_volcanoes.html

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drapeau anglaisBy clicking on the link below, you will see a very nice document by Thierry Legault, an astronomer and photographer. He installed his camera on the rim of the Tengger caldeira (Java  / Indonesia) and filmed all through the night the volcanoes in and around the caldeira: Bromo, Batok and Semeru (The videao starts after 22 seconds). The time lapse video is great:

http://legault.perso.sfr.fr/indonesian_volcanoes.html

Les coupes budgétaires responsables du lourd bilan sur l’Ontake (Japon)? // Are budget cuts responsible for the heavy death toll on Ontake (Japan) ?

drapeau francaisSelon les volcanologues japonais, l’éruption du Mont Ontake a mis en évidence la pénurie de fonds et le manque de volcanologues au Japon.
Lorsque le volcan est entré en éruption le 27 septembre, trois des 12 sismographes placés dans un rayon de 15 kilomètres du sommet n’ont pas fonctionné. Les scientifiques japonais prétendent que si les sismos au sommet avaient réagi correctement, certains signes avant-coureurs auraient pu être décelés. Sur les trois sismographes défaillants, deux (dont un au sommet du volcan) avaient cessé de fonctionner pendant l’été 2013 et ils devaient être remplacés en octobre.
Environ 20 milliards de yens ont été alloués à la recherche sismique et volcanologique l’année dernière au Japon mais seuls 10% de ce budget étaient destinés à la recherche volcanologique. La plus grande partie de l’argent est allée vers la recherche sur les séismes qui sont extrêmement difficiles à prévoir.
Il y a d’autres raisons pour lesquelles la recherche volcanologique traîne les pieds au Japon. Les universités souffrent d’un manque de fonds ; l’argent a essentiellement été alloué à des domaines d’études qui sont peu performants ainsi qu’à ceux qui prennent beaucoup de temps pour produire des résultats.
Le Japon doit également faire face à une sérieuse pénurie de volcanologues. Il y avait 696 sismologues et volcanologues en 2013, mais le nombre de volcanologues est extrêmement réduit et probablement inférieur à 30.
25 sismographes et une dizaine de scientifiques, dont cinq chercheurs de l’Université de Kyoto, sont stationnés sur l’île de Sakurajima où le volcan est entré en éruption 1097 fois l’an dernier. Toutefois, un tel système de surveillance avec autant de scientifiques et d’équipements est un cas exceptionnel.
Source: The Japan News.

Tous ces faits doivent bien sûr être pris en compte et nous nous rendons compte que les coupes budgétaires dans les domaines scientifiques et pédagogiques au Japon sont les mêmes que dans la plupart des autres pays, y compris les États-Unis, l’Italie ou la France, où des volcans potentiellement actifs représentent une menace pour les zones habitées.
Cependant, on peut ajouter que, même si tous les sismographes avaient fonctionné correctement sur ​​le Mont Ontake au moment de l’éruption, il est peu probable que le nombre de morts aurait diminué. Des centaines de randonneurs se trouvaient sur ​​les pentes du volcan à ce moment-là et les volcanologues savent parfaitement qu’une éruption phréato-magmatique est très soudaine, avec très peu de signes annonciateurs. Même si les instruments avaient fonctionné correctement, il n’y aurait pas eu assez de temps pour dire aux randonneurs de redescendre ou pour évacuer ceux qui étaient près du sommet.

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drapeau anglaisAccording to Japanese volcanologists, the eruption at Mt. Ontake has exposed shortages in funding and experts for volcano research.

When Mt. Ontake erupted on September 27th, three of 12 seismographs placed in a 15-kilometer radius of the summit failed to function. Japanese scientists pretend that if seismographs at the summit had been working properly, some warning signs could have been detected. Of the three seismographs at the time of the eruption, two including one placed at the peak of the mountain had stopped working in the summer last year and both were to be replaced in October.

Around 20 billion yens were allocated for research on earthquakes and volcanoes last year. However, only 10% of the budget was intended for volcano research, with most of the money going toward research on earthquakes that are extremely difficult to predict.

There are other reasons why volcanic research has been weak. Universities are suffering from a shortage of funds that have been allocated to fields of study that are less fruitful as well as those that take too long to produce results.

Japan also faces a serious shortage of volcano experts. There were 696 earthquake and volcano researchers in 2013, but the number of volcano experts is very small, probably smaller than 30.

A total of 25 seismographs are installed and about 10 people, including five researchers from Kyoto University, are stationed on Sakurajima Island where the volcano erupted 1,097 times last year. But such a comprehensive monitoring system is an exceptional case.

Source : The Japan News.

All these facts need to be taken into account and we realize that the budget cuts in the scientific and educational  fields are the same in most countries, including the U.S., Italy or France where volcanoes are potentially active and a threat to inhabited areas.

However, one can add that even if all the seismographs had been working properly on Mount Ontake at the moment of the eruption, it is unlikely that the death toll would lave been lower. Hundreds of hikers were on the slopes of the volcano by that time and volcanologists perfectly know that a phreato-magmatic eruption is very sudden, with hardly any sign to announce it. Even if the instruments had been OK, there would not have been enough time to tell the hikers to run down the mountain or to evacuate those who were near the summit.

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Le sommet de l’Ontake une semaine après l’éruption du 27 septembre  (Crédit photo:  Wikipedia)