Mayon (Philippines)

drapeau francaisUne nouvelle coulée de lave, plus large que la précédente, a été observée ce dimanche en début de matinée. Issue du cratère, elle avançe le long de la ravine Bonga, comme la coulée observée il y a quelques jours. La nouvelle coulée de lave a environ 100 mètres de large et 300 mètres de long. Cela confirme que le magma continue de monter vers le sommet du volcan, même si son ascension est très lente. Le PHILVOCS indique que les matériaux émis par le volcan font partie d’anciens dépôts volcaniques car il n’y a pas d’émission de gaz.
Bien que le gonflement du volcan ait cessé, cela ne signifie pas que l’activité du Mayon soit en perte de vitesse. L’édifice reste gonflé par rapport aux mesures de référence. Les inclinomètres confirment que le gonflement est constant à la base de l’édifice depuis août 2014 Toutes les données ci-dessus indiquent que le volcan est toujours actif et que les déplacements du magma peuvent à tout moment provoquer une éruption.
Le niveau ​​d’alerte du Mayon reste à 3.
Source: PHILVOCS.

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drapeau anglaisA wider lava flow was seen early Sunday morning coming out of Mayon volcano. It was travelling along the Bonga Gulley, like the flow that was observed a few days ago. The new lava flow is about 100 metres wide and about 300 metres long. This confirms magma is continuously rising towards the summit of Mayon, although its ascent is very slow. PHILVOCS said the materials ejected by the volcano are part of the old volcanic deposits as there is no gas emission.

Although the volcano’s ground inflation decreased, this does not mean that the activity of Mayon weakened. The edifice remains inflated compared to baseline measurements. Tilt data have also indicated continuous inflation at the base of the edifice since August 2014. All the above data indicate that the volcano is still in a state of unrest due to the movement of potentially eruptible magma.

Mayon Volcano’s alert status remains at Alert Level 3.

Source : PHILVOCS.

Le Japon renoncera-t-il un jour au nucléaire? // Will Japan decide to give up nuclear energy?

drapeau francaisDans une note rédigée le 30 septembre 2014, j’expliquais pourquoi le Japon n’avait pas retenu la leçon de Fukushima. En effet, quelques heures après l’éruption mortelle du Mont Ontake, le gouvernement japonais avait affirmé qu’il était bien décidé à redémarrer deux réacteurs nucléaires situés à proximité de volcans actifs, même si le public était opposé à l’énergie nucléaire après la catastrophe de Fukushima. Des milliers de personnes s’étaient alors réunies à Kagoshima pour protester contre le projet de redémarrage de deux réacteurs de la centrale nucléaire de Sendai qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres seulement du Sakurajima, volcan particulièrement actif.
Allant dans le sens de l’opinion générale, Toshitsugu Fujii, professeur à l’Université de Tokyo et volcanologue de renom à la tête d’une commission gouvernementale sur ​​la prévision des éruptions volcaniques, vient de contester la conclusion des autorités japonaises. L’autorité de régulation nucléaire du Japon (NRA) avait affirmé que les deux réacteurs nucléaires de la centrale de Sendai étaient à l’abri d’une éruption volcanique dans les prochaines décennies. Le professeur, quant à lui, a affirmé toute prévision était impossible. Il a indiqué que, au mieux, une éruption peut être prévue seulement quelques heures ou quelques jours avant son déclenchement et que l’éruption d’un des nombreux volcans qui entourent la centrale nucléaire de Sendai pourrait non seulement affecter les réacteurs, mais pourrait aussi provoquer une catastrophe nationale.
Selon le volcanologue, des études ont montré que les coulées pyroclastiques provoquées il y a 90 000 ans par l’éruption d’un des volcans situés près de l’usine de Sendai (préfecture de Kagoshima) avaient atteint une distance de 140 km. Une coulée pyroclastique du Sakurajima pourrait facilement atteindre la centrale nucléaire qui se trouve à seulement 40 km. A cause des fortes retombées de cendre, il serait impossible d’atteindre la centrale et une telle éruption pourrait également affecter de nombreuses parties du pays, y compris Tokyo.
Source:Agences de presse américaines.

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drapeau anglaisIn a note written on September 30th 2014, I explained that Japan had not learnt the lesson of Fukushima. A few hours after the sudden deadly eruption of Mount Ontake, the Japanese government had said this would not derail its push to restart two reactors located near active volcanoes, even though the public remains opposed to nuclear power after the Fukushima crisis. Thousands of people had then gathered in Kagoshima to protest against plans to restart two reactors at nearby Sendai nuclear plant which is located about 50 kilometres from Mount Sakurajima.

Approving the general public opinion, Toshitsugu Fujii, University of Tokyo, a prominent volcanologist who heads a government-commissioned panel on volcanic eruption prediction, has just disputed Japanese regulators’ conclusion that the two nuclear reactors in Sendai were safe from a volcanic eruption in the next few decades, saying that such a prediction was impossible. He said that, at best, an eruption can be predicted only a matter of hours or days and that an eruption at one of several volcanoes surrounding the Sendai nuclear power plant could not only hit the reactors but could cause a nationwide disaster.

According to the volcanologist, studies have shown that pyroclastic flows from an eruption 90,000 years ago at one of the volcanoes near the Sendai plant in Kagoshima prefecture reached as far as 140 km away. A pyroclastic flow from Sakurajima could easily hit the nuclear plant, which is only 40 kilometres away. Heavy ash falling from an eruption would make it impossible to reach the plant, and could also affect many parts of the country including Tokyo.

Source: American press agencies.

Sakurajima-blog

Le Sakurajima, une menace pour la région de Kagoshima  (Crédit photo:  Wikipedia)