L’éruption du Fogo (Iles du Cap Vert): Une catastrophe en vue // The Fogo eruption might become a real disaster

drapeau francais20 heures: La lave a accéléré sa progression ce dimanche matin, à raison de 20 mètres par heure. Selon la Protection Civile, si la situation continue, la lave pourrait atteindre « les premières maisons de la partie gauche de Portela » ce dimanche en fin d’après-midi.
De plus, si la lave continue avec la même vitesse, la cave à vin pourrait aussi être recouverte car elle se trouve à moins de 200 mètres de distance.
En plus du déplacement de la population, l’éruption a détruit plus de 400 hectares de terres cultivables dont 26 ha de terres agricoles fertiles. 15 maisons ont été détruites, ainsi que 14 réservoirs, la route principale et la route alternative. Le bâtiment abritant le Siège social du Parc, qui avait déjà été endommagé, est maintenant complètement détruit lui aussi. Il avait été édifié en juillet 2013 grâce à une coopération avec l’Allemagne et il était ouvert depuis le mois de mars 2014.

Quelques photos à cette adresse: https://www.facebook.com/R.ATLANTICO/posts/760426147357970

Source : Ocean Press.

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drapeau anglais20:00: Lava increased its speed this Sunday morning, moving at 20 metres per hour. According to the Civil Protection, if the situation continues, lava might reach « the first houses on the left side of Portela » Sunday late in the afternoon.
What is more, if lava continues with the same speed, the winery could also be consumed as it is less than 200 metres away.
In addition to population displacement, the eruption has destroyed more than 400 hectares of land, 26 of which is fertile ground for agriculture. 15 houses have also been consumed, as well as14 cisterns, the main road and the alternative one. The Park’s Headquarters building, which had already been damaged, has now been completely destroyed. It was funded by the German cooperation, was built in mid-July 2013 and opened in March this year.

A few photos at this address: https://www.facebook.com/R.ATLANTICO/posts/760426147357970

Source: Ocean Press.

Système Géothermique Stimulé dans l’Orégon // Enhanced Geothermal System in Oregon

drapeau francaisDans plusieurs notes écrites sur ce blog en 2008, 2011 et 2012, j’ai expliqué qu’il existait un projet d’exploitation de l’énergie géothermique dans le secteur du volcan Newberry, au cœur de l’Oregon. Aujourd’hui, le projet est en passe de devenir réalité. Il est censé produire une énorme quantité d’énergie aux États-Unis. La société AltaRock Energy exploite la chaleur de la terre à trois kilomètres de profondeur et la transforme en une électricité fiable et rentable.
Quand les gens évoquent la géothermie, ils pensent en général à des ressources hydrothermales situées dans les zones volcaniques le long de plaques tectoniques. En fait, le potentiel de la géothermie est beaucoup plus vaste et géographiquement dispersé. Il existe un énorme potentiel pour les Systèmes Géothermiques Stimulés (SGS ou EGS) à travers les États-Unis et toute la planète.
Un système SGS fonctionne en forant le sol et en injectant de l’eau dans un système en boucle fermée destiné à créer des fractures dans la roche. On ajoute de l’eau pour absorber la chaleur émise par la roche, ce qui entraîne une production de vapeur qui remonte vers la surface et actionne une turbine.

Le Massachusetts Institute of Technology Group (MIT) qui a supervisé le projet recherchait une méthode pour produire 100 000 MW aux Etats-Unis par le SGS. Les chercheurs ont remarqué que la qualité de la ressource géothermique repose sur trois facteurs fondamentaux:
1) La relation température-profondeur (également appelée gradient géothermique), autrement dit la profondeur à laquelle il faut forer pour obtenir la chaleur nécessaire.
2) La perméabilité et la porosité de la roche réservoir. C’est un facteur important car cela concerne la zone de surface à laquelle l’eau (qui absorbe la chaleur nécessaire) est exposée.
3) La saturation en fluide. (La quantité de fluide dans la roche susceptible d’absorber la chaleur)
Comme le fait remarquer le rapport du MIT, le SGS est intéressant pour plusieurs raisons, notamment parce qu’il fournit de l’électricité pratiquement sans carbone et la roche source est abondante aux Etats-Unis.

Le groupe d’étude a indiqué que le potentiel de ce type de ressource géothermique était énorme et très rentable: Avec un investissement privé/public se situant entre 800 millions et un milliard de dollars sur une période de 15 ans, la technologie SGS pourrait être déployée commercialement sur une échelle de temps qui produirait plus de 100 000 MW d’ici 2050.
La technologie SGS est très différente de l’hydrofracturation pour le gaz naturel. On n’a pas besoin de percer latéralement, ni d’utiliser des produits chimiques ou du sable pour ouvrir les fractures dans la roche. En outre, aucune eau usée n’a besoin d’être éliminée. C’est la différence de température entre l’eau froide et la roche très chaude qui provoque les fractures. Ces fractures à leur tour aboutissent à une augmentation de surface pour le transfert thermique ultérieur de la roche vers l’eau. Une préoccupation du public a été la possibilité de voir apparaître des séismes, ce que l’on appelle la « sismicité induite ». Mais comme l’a démontré AltaRock en utilisant des mesures obtenues lors du projet Newberry, les stimulations provoquées par la technologie SGS déclenchent une «sismicité inférieure aux vibrations que subit un stade de football rempli de spectateurs lors d’un grand match de la NFL » (National Football League aux Etats-Unis).
Une autre différence est que la fracturation pratiquée par AltaRock utilise une boucle fermée. Une fois que le réservoir est initialement chargé, il n’est plus nécessaire d’ajouter d’eau, et les centrales peuvent alors produire de l’énergie pendant des décennies.

Dans l’Oregon, AltaRock est en train de construire l’une des centrales les plus importantes des États-Unis La société a foré jusqu’à 3.000 mètres dans la roche sèche et chaude, à 300 ° C, avec presque pas de perméabilité à la base, et elle a utilisé sa propre technologie pour créer un réservoir géothermique.
L’entreprise a un coût: 40 millions de dollars viennent d’investisseurs privés, complétés par 21,5 millions de dollars du Ministère de l’Énergie. Le projet est également soutenu par plusieurs institutions universitaires et scientifiques.
Il comporte plusieurs étapes (voir schéma ci-dessous). La première consiste à forer le premier puits d’exploration et d’injection. Ce puits fournit des informations concernant les températures de fond de forage et c’est le puits dans lequel l’eau est injectée pour fracturer la roche et créer le réservoir géothermique. Une fois que le réservoir est créé, d’autres puits de production sont forés ; ils seront reliés au premier puits de telle sorte que l’eau se déplace de l’un à l’autre. L’eau surchauffée (à environ 300 ° C) va remonter le long des puits de production vers la surface et la vapeur qui en résulte va passer par un générateur afin de produire de l’électricité.
En l’état actuel des choses, le projet Newberry a déjà vu l’achèvement du puits d’injection, la stimulation de la ressource, et la création de la perméabilité. La prochaine étape consistera à forer des puits de production qui auront une «communication» avec l’eau injectée dans le premier puits, créant ainsi un réseau en boucle fermée.
La géothermie haute température par stimulation pourrait devenir une technologie essentielle pour répondre aux besoins futurs des Etats-Unis en électricité, et elle peut être utilisée dans tout le pays.

Sources : Forbes.com & The Oregonian.

On pourra consulter un site en français qui explique fort simplement le principe des systèmes géothermiques stimulés:

http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/geothermie-haute-temperature-par-stimulation

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drapeau anglaisIn several notes written on this blog in 2008, 2011 and 2012, I explained that there was a project to exploit geothermal energy at Newberry volcano, in central Oregon. Today, the project is in a fair way to become reality. It is said to hold the promise to producing an enormous amount of energy in the United States. The AltaRock Energy company is mining the earth’s heat three kilometres down and turning it into a reliable and cost-effective supply of electricity.

When most people think of geothermal, they envision the hydrothermal resources that are located in volcanic zones along tectonic plates, but the potential for geothermal is much larger and geographically dispersed. In fact, there is enormous potential for heat mining Enhanced Geothermal Systems (EGS) throughout the U.S. and the world.

EGS works by drilling a hole into the ground, and pumping water into a closed loop system to create fractures in the rock. Additional water is added to absorb heat from the rock, which turns to steam at the surface and drives a turbine.

The Massachusetts Institute of Technology (MIT) group which supervised the project was specifically looking at what would be necessary to produce 100,000 MW of EGS in North America, which would represent about 10% of overall US generating capacity. They noted that the quality of the geothermal resource is affected by three basic factors:

1)   The temperature-depth relationship (also referred to as the geothermal gradient), in other words, how deep you have to drill to obtain the requisite heat.

2)   The reservoir rock’s permeability and porosity. This matters because it affects the surface area that the water (which absorbs the necessary heat) is exposed to.

3)   The amount of fluid saturation. (How much fluid in the rock that can absorb the heat)

As the MIT report noted, EGS is attractive for several reasons, including the fact that it provides virtually carbon free electricity and the source rock resource exists widely throughout the United States.

The study group indicated that the potential of this resource was enormous and cost-effective: With a combined public/private investment of about $800 million to $1 billion over a 15-year period, EGS technology could be deployed commercially on a timescale that would produce more than 100,000 MW of new capacity by 2050.

EGS is a very different technology than hydro-fracking for natural gas. One doesn’t have to drill sideways, nor use chemicals or sand to open up fractures in the rock. Also, no wastewater is produced that needs to be disposed of. Rather, it’s the temperature differential between cold water and hot rock that creates the fractures. These fractures in turn result in enhanced surface area for subsequent heat transfer from the rock to the water. Another public concern has been the potential for creating earthquakes, referred to as “induced seismicity.” But as Altarock highlights using measured data from the Newberry project, EGS stimulations result in « seismicity that is lower than a packed football stadium during a big NFL game ».

Another difference from fracking is that AltaRock is using a closed loop. Once the reservoir is initially charged, no more additional water is needed, and the plants can then produce power for decades.

In Oregon, AltaRock is building one of the most important power plants in the U.S. The company has drilled 3,000 metres into hot dry rock, at 300°C, with almost no permeability at the bottom and used its own technology to create a geothermal reservoir.

The undertaking is not cheap: 40 million dollars are coming from private investors, complemented by a $21.5 million from the Department of Energy. The project is also supported by several university and scientific institutions.

It involves several stages (see image below). The first element involves drilling the initial exploratory and injection well. This well provides information concerning downhole temperatures and is the well into which the water is introduced to fracture the rock and create the geothermal reservoir. Once the reservoir is created, additional vertical production wells are drilled, and they will have connectivity to the first well so that water moves from one to the other. The superheated water (at about 300°C) will rise up the production wells to the surface and the resulting steam will course through a generator to create electricity.

At this point, the Newberry Volcano project has already seen completion of the injection well, stimulation of the resource, and the creation of permeability. The next step is to drill the producer wells that will have ‘communication’ with the water injected into the first well, creating the closed loop network.

Enhanced geothermal can be a critical technology in meeting the U.S. future electric energy requirements. And it can be located all across the country.

Sources : Forbes.com & The Oregonian.

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Source: AltaRock

Fogo (Iles du Cap Vert)

drapeau francais18 heures : Selon un géophysicien en poste sur l’île de Fogo, si la lave continue à couler comme elle l’a fait vendredi, il est « probable » que le village de Portela ne disparaîtra pas de la carte. En effet, la quantité de lave actuellement émise par unité de temps « n’est pas très grande » de telle sorte que lorsqu’elle arrive près de Portela, elle « refroidit et se solidifie. »
La sismicité dans Chã das Caldeiras, après avoir augmenté jeudi matin, montre actuellement un déclin, ce qui est confirmé par les signaux reçus à la station météo de São Vicente.
Toutefois, de l’avis du géophysicien, « l’activité volcanique pourrait durer environ deux mois. »
Pour le moment, il n’y a pas de population à risque mais la lave coule toujours et les autorités sont inquiètes car certains habitants ont commencé à revenir chez eux à Portela.
Source: Ocean Press.

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drapeau anglais18:00: According to a geophysicist, if the lava keeps flowing like it did on Friday, it is « probable » that the Portela village will not disappear from the map. Indeed, the amount of lava currently emitted per unit of time « is not very big » so that when it comes near Portela, it « cools and solidifies. »
The intensity of volcanic tremors in Chã das Caldeiras, after increasing on Thursday morning, has been declining, which is confirmed by the signals received at the weather station of São Vicente.
However, in the geophysicist’s opinion, “volcanic activity is expected to last about two months.”

At this time, there is no population at risk but lava is still flowing and worrying the authorities, as some people began to return to their homes in Portela.

Source: Ocean Press.

Le Festival de Montier-en-Der 2014: Pas un très grand cru !

Comme les années précédentes, je me suis rendu au Festival de Photo Animalière et de Nature de Montier-en-Der (Haute-Marne) – c’était la 18ème édition – mais je dois dire que je reste sur ma faim. Si les photos sont de bonne quelité pour la plupart, le bilan global n’a rien d’exceptionnel. Certaines images se feraient probablement « descendre » si elles apparaissaient dans les pages de critiques de revues spécialisées. Les coupures de pattes des animaux ou les cadrages trop centrés recevraient à coup sûr une volée de bois vert!

Il y a tout de même des points positifs. J’ai apprécié les images rétroéclairées à l’intérieur de l’Abbatiale et, pas très loin de là, celles de Yann Arthus Bertrand et Brian Skerry, bien qu’elles donnent une impression de déjà vu. Je n’oublierai pas non plus les ours polaires de Rémi Marion, même si plusieurs images étaient déjà présentées lors de festivals précédents. Pour en finir avec les compliments, j’ai bien aimé les photos d’orages de Xavier Delorme exposées à la Salle des Fêtes de Droyes.

En revanche, je n’apprécie guère l’espace de plus en plus important accordé aux agences de toutes sortes. Il est dommage que ces différents stands à but commercial ne soient pas réservés aux seuls photographes. Les organisateurs ne devraient pas oublier qu’ils ont mis sur pied un festival PHOTO. De la même façon, les photos sont quasiment absentes du centre UFOLEP de Giffaument qui est désormais occupé exclusivement pas les vendeurs de matériel optique ou photographique. Personnellement, j’avais apprécié encore récemment les photos qui étaient exposées dans ce lieu.

Vous l’aurez compris, je reviens un peu déçu de Montier. Heureusement que les grues étaient présentes en grand nombre cette année dans la région (environ 200 000 selon le comptage de la mi novembre!). Au final, le plus beau souvenir du festival 2014 sera peut-être le somptueux coucher de soleil du vendredi 22 novembre, avec de gigantesques vols de grues qui sortaient comme par magie de cette superbe lumière…

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Vue d’une exposition dans l’enceinte des haras de Montier.

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Les grues de Montier…

Coucher Montier

22 novembre 2014:  Un ciel de feu photographié depuis la digue du Lac du Der.

(Photos: C.  Grandpey)