Éruption de l’Etna : nouvelles restrictions d’accès !

Le maire de Milo, par l’arrêté n° 41 du 13 août 2026, a ordonné la fermeture immédiate de la Via Mareneve, route départementale reliant Fornazzo au refuge Citelli. Cette mesure, valable jusqu’à nouvel ordre, a été prise afin de limiter l’accès aux zones affectées par l’activité éruptive de l’Etna. L’arrêté fait suite à l’ouverture, survenue le 8 août à 11h30, d’une nouvelle fissure éruptive dans la zone située entre le Monte Rittmann et le Monte Simone.
Une interdiction formelle de s’approcher de la coulée de lave à moins de 200 mètres a également été instaurée.
Cette décision a été rendue nécessaire par l’afflux de nombreux curieux et visiteurs, souvent sans préparation ni équipement adéquats. Cette situation pourrait mettre en danger la sécurité des personnes et des secouristes, et entraver le passage des véhicules d’urgence.

L’une des coulées vue par un drone

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Dernière minute : Des changements dans les restrictions mais toujours la pagaille !

Hier, deux nouvelles mesures ont été mises en place en relation avec l’éruption : l’interdiction de s’approcher à moins de 200 mètres de la coulée de lave et la fermeture de la route de Mareneve, qui mène au refuge Citelli et au sentier de Serracozzo, près du village de Fornazzo, 14 kilomètres en contrebas. Cette fermeture, intervenue du jour au lendemain, a perturbé la tranquillité habituelle du petit hameau de Milo, envahi par les voitures.

En fin de matinée, une réunion technique s’est tenue à la préfecture de Catane afin d’aborder la question de la sécurité sur le volcan. Il en a résulté un assouplissement de l’interdiction d’approcher les coulées de lave et un renforcement des fermetures de routes, notamment celles des versants de Linguaglossa et de Piano Provenzana, qui étaient restées ouvertes jusqu’à présent. Les véhicules seront arrêtés bien avant la bifurcation pour le refuge Citelli. Les barrières des deux côtés seront gardées 24h/24 et 7j/7.
Les nouvelles mesures ne semblent guère concluantes. Hier soir, premier soir d’application des nouvelles règles, le hameau de Fornazzo était saturé de voitures. Le barrage routier au début de la Mareneve a contraint de nombreux automobilistes à se garer sur le bas-côté de la route départementale Milo-Linguaglossa qui traverse le village. Au final, la Sicile sera toujours la Sicile !

La situation concernant l’interdiction d’approcher la coulée de lave a été modifiée elle aussi. La distance de 200 mètres mentionnée dans l’arrêté municipal de Milo semble être une erreur, héritée d’arrêtés antérieurs datant de janvier et non validée par des organismes scientifiques tels que l’INGV. Elle sera supprimée ou, plus probablement, revue à la baisse (on parle de 50 mètres) dans les prochaines heures.

Source : presse régionale.

Nouvelles de l’île de la Réunion

Le préfet de l’île de la Réunion a réuni l’ensemble des acteurs concernés par l’éruption du Piton de la Fournaise . Ainsi, le 17 avril 2026, le comité d’experts s’est réuni afin de faire un point sur l’activité du volcan, ses conséquences et les conditions possibles de réouverture de l’Enclos.

L’OVPF a rappelé que la sismicité est toujours présente depuis le 11 avril avec un remplissage du réservoir magmatique laissant envisager la possibilité d’une nouvelle éruption. L’ensemble des services a conclu que la réouverture de la partie haute de l’Enclos demeure prématurée, en raison des fortes incertitudes concernant l’état des sentiers et la plate-forme du cratère Dolomieu. S’agissant des sentiers et des tunnels de lave de la partie basse de l’Enclos, plusieurs visites techniques sont programmées au cours des quinze prochains jours afin d’évaluer leurs conditions de réouverture.

Source : Préfecture de la Réunion.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Piton de la Fournaise, débutée le 13 février, semble cette fois bien terminée. Elle a duré près de 50 jours et avait débuté brutalement, surprenant des randonneurs qui se trouvaient au sommet du volcan. Ils avaient été évacués par hélicoptère.

Cette éruption a marqué les esprits par sa longueur, mais aussi par la quantité de la lave émise et les innombrables coulées de laves qui ont dévalé les Grandes Pentes avant de traverser la RN2 le 12 mars 2026, puis s’écouler dans l’océan Indien, quatre jours plus tard.

Crédit photo: OVPF

La situation semblant s’être stabilisée, les scientifiques de l’OVPF ont donné leur feu vert pour que la reconstruction de la Route des Laves puisse commencer. La Région Réunion a annoncé le début des travaux lundi 27 avril. Ils se dérouleront en deux phases. Un première sera consacrée au terrassement du chantier. La circulation et le stationnement le long de la RN2 resteront interdits.

La seconde phase consistera en la mise en œuvre des équipements de sécurité. La circulation sera ponctuellement autorisée par convois aux seules heures de pointe du matin et du soir. Le stationnement restera interdit durant cette période. Les dates et horaires des convois seront communiqués dans les prochaines semaines.

Les engins sont actuellement sur place. De part et d’autre des 900 mètres de route coupée par les coulées, des brise-roches ont commencé la construction d’une piste provisoire qui devrait être mise en service d’ici 4 semaines. Dans 3 mois, la route pourrait être livrée sur deux voies. La route définitive sera livrée avant la fin de l’année, s’il n’y a pas eu une autre éruption entre temps. Dans son dernier bulletin du 21 avril 2026, l’OVPF rappelle que la présence d’un trémor, même de faible intensité et fluctuant, indique la présence de magma à faible profondeur. Une reprise des émissions de lave n’est pas à exclure et l’alerte 2.2 est toujours d’actualité.

Source : Réunion la 1ère.

Éruption du Piton de la Fournaise : informations pratiques

L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) continue. Voir les dernières informations dans ma note précédente.

D’un point de vue pratique, il est utile d’indiquer aux visiteurs potentiels de l’éruption qu’elle n’est pas visible depuis le pas de Bellecombe où l’accès à l’Enclos est formellement interdit. Elle est actuellement visible depuis le Piton de Bert, et nécessite environ une heure de marche aller et autant pour le retour.

Afin de permettre un accès du public à la zone dans les meilleures conditions de sécurité, et éviter la situation chaotique du mois de janvier, le préfet a décidé de la mise en place d’un dispositif de gestion de la circulation et du stationnement encadré, par la gendarmerie nationale en lien avec la commune du Tampon.

À ce titre, le stationnement sur la route forestière n°5 du Volcan sera toléré sur un seul côté sous le contrôle des forces de l’ordre, afin de permettre le maintien d’un axe d’évacuation des véhicules et le passage des véhicules de secours.

Le préfet appelle les visiteurs à respecter la signalisation, les consignes des forces de l’ordre et à ne pas stationner en dehors des zones tolérées.

Source : Préfecture de la Réunion.

Image webcam de l’éruption

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Ce soir (20 heures, heure locale), les images de la webcam du Piton de Bert montre que l’éruption continue et que la fissure 4 est encore bien active.

On peut voir plusieurs photos et vidéos de l’éruption sur le site web de Réunion la 1ère.

https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/photos-et-videos-piton-de-la-fournaise-l-eruption-du-volcan-se-poursuit-principalement-sur-une-fissure-active-1671486.html

 

 

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : le volcan interdit

L’île de la Réunion était en manque d’éruption. Rien à se mettre sous la chaussure depuis le 2 juillet 2023 ! Il n’est donc guère surprenant que le réveil du Piton de la Fournaise le 18 janvier 2023 ait attiré des foules de curieux qui mouraient d’envie de voir la lave jaillir et s’écouler dans l’Enclos Fouqué. Quelque 3500 véhicules ont été comptabilisés sur les routes sur et autour du volcan

Comme d’habitude l’Enclos a été fermé au public dès l’annonce du début de l’éruption.

Jusqu’à présent, quelques passionnés et des journalistes étaient tolérés à s’introduire dans la caldeira – à leurs risques – et les gendarmes ne disaient trop rien.

Depuis quelque temps, la surveillance du site depuis le Pas de Bellecombe s’est intensifiée avec l’installation d’un poste de gendarmerie. Résultat des courses : ceux qui pensaient pouvoir aller voir l’éruption comme autrefois ont été priés de rebrousser chemin et certains ont même été verbalisés. Sacrilège ! Aujourd’hui, ça remue sacrément dans les brancards sur l’île ! Journalistes, passionnés et experts du volcan, comme Alain Bertil, s’insurgent contre cette interdiction totale d’accès décrétée par la préfecture ; ils la jugent abusive. Alain Bertil se dit prêt à aller «jusqu’au tribunal» pour plaider la cause des amoureux du volcan.

Le Quotidien de la Réunion et de l’Océan Indien a fait une très bonne analyse de la situation dans un article publié le 20 janvier 2026. Voici quelques extraits de l’article consacré à ce que l’on peut désormais appeler « le volcan interdit ».
Le Quotidien donne l’exemple d’un ancien enseignant et vidéaste de 69 ans, auteur d’une dizaine de documentaires de référence sur le volcan. Arrivé dimanche soir au Pas de Bellecombe, il a franchi le portail pour descendre dans l’Enclos, malgré sa fermeture notifiée dimanche par arrêté préfectoral. Sur le terrain, il a retrouvé des amis, des scientifiques, «toute la communauté habituelle des passionnés, professionnels ou non».

Au moment de remonter vers 3 heures du matin, il est tombé sur des gendarmes «qui alignaient tout le monde, dans une ambiance tendue. L’un d’eux m’a dit de sortir pour relever mon identité. Comme j’ai fait demi-tour, un autre a sauté le portail et a couru derrière moi pour me dire de remonter. On aurait dit qu’on jouait aux gendarmes et aux voleurs». Après avoir décliné son identité, il s’expose à une contravention. «Si c’est le cas, je ne la paierai pas et je demanderai à être jugé devant le tribunal pour qu’on mette à nouveau les problématiques d’accès au volcan sur le tapis. »

Cette dernière déclaration résume bien le problème d’accès aux éruptions du Piton de la Fournaise, un problème qui existe depuis de nombreuses années. Alain Bertil demande qu’on réfléchisse à un système qui puisse fonctionner, comme en Islande, par exemple.
La question de l’accès au volcan est particulièrement sensible pour la presse locale. Pour la profession, l’interdiction de se rendre dans l’Enclos constitue «une atteinte à la liberté d’informer.» C’est l’opinion de François Martel-Asselin, journaliste spécialiste du volcan au Journal de l’Ile entre 1981 et son départ à la retraite en 2014, qui continue à suivre les éruptions en «freelance».

François fait remarquer que «pendant longtemps, les journalistes ont eu librement accès aux éruptions, en prenant leurs précautions et leurs responsabilités. Mais depuis juillet 2017, en raison d’une décision de la préfecture non écrite et prise sans explications, sans concertation préalable, les médias ne peuvent plus accéder à l’Enclos. De ce fait, ils en sont réduits à proposer des informations de seconde main, limitées à des considérations d’ordre scientifique, livrées par l’OVPF, ou aux enjeux de sécurité civile, émanant des services de l’État». Or, pour lui, «les attentes du public dépassent ces simples dimensions». Au nom du lien profond entre la population et son volcan, il demande l’ouverture d’une véritable concertation.

Source : Le Quotidien de la Réunion et de l’Océan Indien.

Photo de l’éruption prise depuis les airs – donc en toute légalité – par l’ami Thierry Sluys.

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Les restrictions d’accès à un volcan actif sont en train de devenir à la mode. Certes, elles existent depuis longtemps aux États Unis où il n’est pas question d’entrer librement dans le Parc des Volcans, ni ailleurs sur la Grande Île d’Hawaï, pendant une éruption, comme on a pu s’en rendre compte pendant l’éruption de 2018. Tout le site éruptif a été verrouillé et la plate-forme d’observation promise par les autorités a joué l’arlésienne en permanence et n’a jamais existé.

Même punition sur l’Etna (Sicile) ces dernières semaines. Les maires de Milo et Fornazzo ont crû bon de promulguer des ordonnances interdisant l’accès au site éruptif, alors que l’éruption en question était loin d’être majeure et ne présentait donc pas de danger particulier. Là encore, la Guardia di Finanza a verbalisé les personnes qui avaient osé s’approcher de la coulée de lave.J’ai publié les 5, 8 et 9 janvier 2026 plusieurs notes pour expliquer la situation.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/01/09/polemique-sur-letna-sicile-quelques-precisions/

En Europe, il n’y a guère que l’Islande qui – comme l’a fait remarquer Alain Bertil – permet un accès libre et souvent bien organisé à un site éruptif. Moins bornés que les autorités siciliennes et réunionnaises, les Islandais ont vite compris le profit touristique et donc économique qu’ils pouvaient tirer d’une éruption. Un exemple à suivre, mais dans combien de temps ?

Voici un petit comparatif des modalités d’accès aux sites éruptifs en Islande, à Hawaï et sur l’Etna :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/01/11/islande-hawai-etna-3-approches-de-lactivite-eruptive/