Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): L’éruption déjà en phase terminale? // Will the eruption soon come to an end?

drapeau francais7 heures : Le temps est bouché en ce moment et l’éruption est invisible sur les webcams. L’Observatoire indique que « malgré une diminution significative du tremor enregistré au cours de la journée d’hier et de la nuit, l’éruption se poursuit ».

La fissure éruptive présente une longueur d’environ 500 mètres, en partant d’un point localisé à une centaine de mètres à l’extérieur et à l’ouest du cratère Bory. L’activité s’est rapidement concentrée sur le point le plus au sud de cette fissure (vers 2500 m d’altitude). La coulée de lave est descendue rapidement en direction du cratère Rivals avant de se diviser en plusieurs bras. Hier en fin de journée, le bras de coulée le plus au sud dépassait le cratère Cornu tandis que le bras le plus à l’est était moins actif.

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13 heures (heure métropole) : Selon l’Observatoire, l’éruption qui a débuté le 4 février en fin de matinée continuait encore de manière assez stable aujourd’hui aux premières heures de la matinée (heure locale), comme le confirmait le trémor. Toutefois, en cours de matinée, le trémor a commencé à montrer une baisse significative. A la faveur d’une éclaircie, les images de la webcam postée au Piton de Bert ne montraient plus de coulée visible. Seul le haut de la fissure éruptive fumait encore.

Dans ces conditions, l’éruption pourrait bien se terminer rapidement.

La météo défavorable de mercredi n’a pas permis d’effectuer de prélèvements de lave pour en connaître la composition. D’autre part, une équipe partie ce matin pour réaliser des analyses de gaz au Piton de Bert (face à l’éruption) a fait demi-tour, car les prélèvements opérés sous la pluie ne seraient pas révélateurs.

Source : Journal de l’Ile.

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18h30 : La baisse du trémor mentionnée précédemment se poursuit. Son niveau est environ 6 fois plus faible qu’en début d’éruption. Malgré tout, l’éruption n’est pas terminée. L’Observatoire indique qu’en fin d’après midi une bouche restait active et l’on pouvait observer des projections de laves d’environ une dizaine de mètres de haut. La météo reste mauvaise sur le Piton et, au moment où j’écris ces lignes, on ne voit absolument rien sur les images des webcams.

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23h30: La visibilité est bonne ce soir et on peut voir que la coulée de lave a diminué de taille en même temps que l’intensité du trémor. On peut raisonnablement penser que l’éruption vit ses dernières heures.

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drapeau anglais7 :00 : The weather conditions are again poor and the eruption cannot be seen on the webcams. The Observatory indicates that “in spite of a significant decline of the tremor yesterday during day and night, the eruption continues.”

The eruptive fissure is about 500 metres long, starting from a point located west of the Bory Crater. Activity rapidly concentrated on the southern part of the fissure (2500 m a.s.l.). The lava flow rapidly travelled towards the Rivals Crater before dividing into two branches. Yesterday evening, the southern branch had gone beyond the Cornu Crater while the eastern branch was less active.

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13 :00 : (Paris time): According to the Observatory, the eruption which began late in the morning of February 4th was still fairly stable today in the early hours of the morning (local time), as confirmed by the tremor. However, during the morning, the tremor began to show a significant decline. When the weather cleared up, the images of the Piton de Bert webcam no longer showed any visible lava flow. The top of the eruptive fissure was still smoking. Under these conditions, the eruption could end quickly. Inclement weather on Wednesday did not allow to make lava samples to find out its composition. Moreover, a team that left this morning to perform gas analysis at Piton de Bert (facing the eruption) turned around as the levees under the rain would not be revealing.

Source: Journal de l’Ile.

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18:30: The above mentioned decrease in the tremor continues. Its level is about 6 times lower than at the beginning of the eruption. Still, the eruption is not over. The Observatory indicates that late in the afternoon a vent remained active and one could observe lava ejections about ten meters high. The weather is still bad on the Piton and, as I write these lines, one can see nothing on the webcam images.

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23:30: The weather has cleared up to night and we can see that the lava flow considerably reduced in size while the tremor was declining. The odds are that the eruption is living its last hours.

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La coulée de lave ce soir (Webcam du Piton de Bert)

Les gaz de l’éruption islandaise // The gases of the Icelandic eruption

drapeau francaisCela fait maintenant plus de cinq mois que les météorologues islandais et le Scientific Advisory Board (conseil consultatif scientifique) diffusent des mises à jour quotidiennes sur le déplacement des panaches de gaz nocifs émis par l’éruption dans l’Holuhraun. Les gaz majoritaires sont le dioxyde de soufre (SO2) et le dioxyde de carbone (CO2). Les autres gaz représentent des quantités beaucoup plus faibles. Le SO2 – qui provoque des problèmes respiratoires et oculaires, ainsi que des maux de gorge – est responsable de la plupart des problèmes de santé liés à l’éruption. Le CO2 peut représenter un danger pour les scientifiques qui travaillent à proximité du site éruptif.
Les émissions de gaz actuelles sont les plus dangereuses que l’Islande ait connues depuis plus de 200 ans, avec l’éruption du Laki en 1783. Afin d’évaluer ces émissions, les autorités islandaises ont installé 27 capteurs automatiques de SO2 à travers le pays, associés à d’autres appareils de mesure portables, dont certains sont fixés à des véhicules de police. Selon la direction du vent, les panaches de SO2 peuvent affecter n’importe quelle région du pays, avec des pointes dépassant parfois 2000 µg / m3 en différents endroits tout au long de la journée. L’Agence pour l’Environnement a indiqué que 350 µg / m3 pour une période d’une heure et 125 µg / m3 pour une période de 24 heures étaient les limites d’exposition acceptables au dioxyde de soufre. Lorsque la concentration augmente, des alertes sont diffusées via Facebook et par SMS. Les Islandais sont alors invités à éviter les sorties et les activités physiques. Des niveaux supérieurs à 600 µg / m3 sont considérés comme dangereux pour les personnes qui ont des problèmes de santé et sont donc plus susceptibles d’éprouver des problèmes respiratoires. Dans ce cas, elles sont invitées à rester à l’intérieur avec les fenêtres fermées.
Toutefois, la principale préoccupation est sur le long terme avec des effets mal connus de l’exposition à de faibles quantités de SO2. Un aspect inquiétant du SO2 est sa réaction avec l’eau qui le fait se transformer en acide sulfurique (H2SO4), beaucoup plus difficile et plus coûteux à contrôler. L’acide sulfurique persiste sur de plus longues périodes de temps que le SO2, et aussi plus loin du centre éruptif, comme ce fut le cas pendant l’éruption du Laki en 1783, avec quelque 20 000 morts en Grande-Bretagne.
Les panaches de SO2 ont parfois atteint Reykjavik sur la côte ouest, mais c’est la partie orientale de l’Islande qui a été la plus fortement exposée à des concentrations de gaz élevées. Les écoles ont parfois été fermées et les ventes de médicaments contre l’asthme ont grimpé en flèche. Le 11 janvier, un appareil portable a relevé 7,800 µg / m3 à 80 km à l’est de l’éruption.
Les agriculteurs de l’est de l’Islande sont inquiets eux aussi. Leur bétail pourrait se retrouver affecté à long terme car les animaux sont restés confinés pendant longtemps à l’intérieur de structures où la circulation de l’air n’est pas bonne. Il ne serait pas surprenant que les plus jeunes bêtes se retrouvent avec des problèmes de santé, tels que des faiblesses respiratoires. En outre, avec le printemps, d’autres effets secondaires de l’éruption pourraient apparaître. L’acide sulfurique est actuellement mélangé à la neige. C’est seulement au moment de la fonte printanière que l’on saura à quel point le H2SO4 a affecté l’eau, le sol et la végétation.
Source: Al Jazeera.

A noter la présence de nouvelles webcams: http://webcams.mogt.is/

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drapeau anglaisFor the past five months, Icelandic weather forecasters and the Scientific Advisory Board have included daily updates on the movement of noxious gas plumes emitted by the ongoing Holuhraun volcanic eruption. Most of the gas is sulphur dioxide (SO2) and carbon dioxide ((CO2). The other gases occur in much lower quantities. SO2, which causes respiratory, eye and throat problems, is responsible for most of the eruption-related health issues. CO2 can be dangerous to the scientists who work near the volcano itself.

The current gas emissions are the most dangerous the country has experienced in more than 200 years, since the Laki eruption in 1783.With volcanic gas emissions at such high levels, Icelandic authorities have installed 27 automatic monitors around the country that measure SO2, along with portable meters, some of which are attached to police vehicles. Depending on wind conditions, SO2 fumes can get blown around and affect the entire country, sometimes exceeding 2,000 µg/m3 at different points throughout a day. The Environment Agency set 350 µg/m3 for a one-hour period and 125 µg/m3 for a 24-hour period as acceptable exposure limits to sulphur dioxide. When the concentration rises, advisories are posted online, via Facebook and by SMS, and Icelanders are advised to avoid going outdoors and engaging in physical activity. Levels more than 600µg/m3 are considered dangerous for people who have existing health conditions and are more likely to experience respiratory problems. At these levels, such people are advised to stay indoors with the windows closed.

However, the main concern is about the longer-term and lesser-known affects of exposure to low levels of SO2. A worrying aspect of SO2 is when it reacts with water and turns into sulphuric acid (H2SO4) that becomes far harder and more expensive to monitor. H2SO4 becomes apparent over a longer time period than SO2 and typically further from the centre of the eruption, like during 1783 Laki eruption that killed an estimated 20,000 people in Britain.

Occasionally, SO2 plumes have reached Reykjavik on the west coast. But eastern Iceland has been particularly exposed to high gas concentrations. Schools have sometimes been closed and sales of asthma drugs have spiked in the country’s east. On January 11th, a portable meter picked up a reading of  7,800 µg/m3 about 80 km east of the eruption.

Farmers in eastern Iceland are now worried their livestock could wind up with long-term damage, as they have been holed up inside the sheds with poor air circulation. It wouldn’t come as a surprise if the youngest sheep ended up with some health problems, such as weaker lungs. Besides, with springtime, other side effects of the eruption could become apparent. Sulphuric acid is currently stored in the snow. It is only when the snow melts in the spring that H2SO4 will affect the water, soil and vegetation.

Source: Al Jazeera.

New webcams to see the eruption: http://webcams.mogt.is/

Gaz-Islande

Nuages de gaz de l’éruption dans l’Holuhraun  (Crédit photo:  Peter Hartree / Wikipedia)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Eruption en cours !

drapeau francais8 heures: Voici le dernier bulletin émis par l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) le 4 février 2014 à 9heures (heure locale) :

« Depuis ce matin 4H locale (00 heure TU) nous avons enregistré environ 180 séismes sommitaux dont 5 de magnitude supérieure à 2.

Actuellement, il n’y a pas de déformation – ni d’émission de gaz détecté.

Cependant la tendance est très nettement à l’augmentation de l’activité du volcan et notre système JERK qui est un protocole expérimental tend à montrer un signe d’intrusion.

Nous recommandons un passage à la Phase de Vigilance.

Les séismes actuellement enregistrés étant situés très haut dans l’édifice, la situation peut évoluer très rapidement. »

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11 heures : Après l’augmentation de l’activité sismique constatée ces derniers jours, le Piton de la Fournaise est entré en éruption à 11h00 (heure locale).

D’après les renseignements fournis par l’OVPF, il s’agit d’une éruption sur le flanc SUD du volcan et l’éruption a lieu dans l’Enclos.

Le Préfet a déclenché le niveau d’alerte 2-2 (éruption en cours).

Le trémor volcanique a débuté à 10H50 à la suite de l’augmentation de l’activité sismique signalée précédemment.

A l’heure actuelle, le mauvais temps ne permet pas d’observation visuelle mais une équipe est en route vers le site de l’éruption.

Les déformations enregistrées, ainsi que la répartition du tremor, laissent penser que la fissure s’est ouverte dans la partie sud-ouest de l’Enclos, dans un triangle Dolomieu-Bory-cratère Rivals.

L’accès du public à l’Enclos Fouqué, que ce soit depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier, ainsi que le poser d’hélicoptère dans la zone du volcan sont interdits jusqu’à nouvel avis.

Les gendarmes ont installé un barrage filtrant au départ de la route forestière et empêchent ainsi les véhicules de se rendre au Pas de Bellecombe.

Source : OVPF & Journal de l’Ile.

Pour mémoire, la dernière éruption, le 21 juin 2014, a duré moins de 24 heures…

Entre deux nuages, la webcam du Piton de Bert permet d’entrevoir la coulée de lave.

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16 heures : Comme on peut le lire dans le Journal de l’Ile, le début de l’éruption s’est déroulé « à huis clos ». En effet, la couverture nuageuse qui enveloppait le volcan ne permettait pas de voir grand-chose. Entre deux nuages, on apercevait parfois sur les images de la webcam du Piton de Bert une coulée de lave relativement étroite qui avançait sur le versant sud du cône central du Piton.

La visibilité semble meilleure maintenant et les images confirment la présence de la coulée qui est de taille relativement modeste.

Il est vraiment dommage que l’IPGP ne mette pas en ligne les sismographes du Piton de la Fournaise comme le font de nombreux autres observatoires à travers le monde, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii ou l’INGV par exemple. A ma connaissance, aucun site ne donne ces informations qui permettraient de mieux suivre le déroulement d’une éruption. Les informations volcanologiques ne sont pas secret défense !

Même si la sismicité de ces derniers mois laissait entrevoir une éruption dans le court terme, les événements se sont précipités ce matin et le laps de temps qui s’est écoulé entre la crise sismique et le départ de l’éruption n’aurait guère laissé le temps d’évacuer des randonneurs si l’événement avait été majeur, ce qui ne semble pas être le cas. Le Préfet a déclenché la Vigilance à 11 heures, quasiment l’heure du début de l’éruption !

Reste à savoir maintenant combien de temps durera l’éruption. A vu de la timidité de son début, on peut raisonnablement penser qu’elle sera de courte durée, mais le Piton a déjà déjoué les pronostics dans le passé !

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17 heures: Les photos et vidéos (après 30 secondes de pub!!!) mises en ligne sur le site du Journal de l’Ile permettent de constater qu’une activité modérée de fontaine de lave agite la fracture éruptive. Vous verrez tout cela en cliquant sur ce lien:

http://www.clicanoo.re/460156-eruption-du-volcan-les-premieres-images-aeriennes.html

Vous verrez l’éruption en direct grâce aux webcams: http://www.fournaise.info/webcam06.php

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22h30: Ce soir la coulée est toujours présente, mais l’activité semble connaître un certain déclin. La lave n’ira probablement pas plus loin et  l’éruption ne durera certainement pas très longtemps. La suite demain matin. Bonne nuit!

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drapeau anglais8:00: Here is the latest update released by the Observatory on February 4th at 9:00 (local time):

« Since this morning at 4:00 (local time), we have recorded about 180 summit earthquakes, with 5 events above M2.

There is currently no deformation and there are no gas emissions.

However, there is a significant tendency to an increase in volcanic activity and our JERK system is showing a probable magma intrusion.

As a consequence, we recommend the alert level should be raised at Watch.

The erathquakes are recorded in the upper part of the volcano and the situation may develop rapidly. »

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11:00: After the increase in seismic activity in recent days, the Piton de la Fournaise erupted at 11:00 (local time).
According to the information provided by the OVPF, it is an eruption on the south side of the volcano and the eruption is taking place within the Enclos.
The alert level 2-2 (ongoing eruption) has been triggered.
Consequently, access to the upper part of the Enclos is closed to the public until further notice.
The volcanic tremor began at 10:50, following the increase in seismic activity reported previously.
Poor weather conditions do not allow any visual observation but a team is en route to the eruption site.
The recorded deformations and the distribution of tremor suggest that a fissure has opened in the southwestern part of the Enclos, in a triangle Dolomieu-Bory-Rivals Crater.
Source: OVPF.

Between two clouds, the webcam on the Piton de Bert allows to see the lava flow.

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16:00: As can be read in the Journal de l’Ile, it is currently « an eruption in camera ». Indeed, the clouds that shroud the volcano do not allow much to see what is happening. Between two clouds, we sometimes see – on the images of the Piton Bert webcam – a relatively narrow lava flow advancing on the southern slope of the central cone of the Piton.

Visibility seems to have improved and the images confirm the lava flow which does not seem to be very long.

It is a pity IPGP does not put online the seismographs of the Piton de la Fournaise as do many other observatories around the world, HVO in Hawaii or INGV in Italy, for example. As far as I know, no website gives the information that would help better monitor the progress of an eruption. Volcanological information is not top secret!
Although seismicity in recent months suggested an eruption in the short term, events went very fast this morning and the time that elapsed between the seismic crisis and the start of the eruption would hardly have left time to evacuate hikers if the event had been significant, which does not seem to be the case. The Prefect triggered the Vigilance alert level at 11 am, which was almost the start time of the eruption!
Now the question is to know how long the eruption will last. Judging from the timidity of its beginning, it can reasonably be expected to be of short duration, but the Piton has already upset the odds in the past!

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17:00: The photos and videos released by the Journal de l’Ile show (after 30 seconds of advertising!!) that lava fountains appeared along the eruptive fissure. You will see them by clicking on this link:

http://www.clicanoo.re/460156-eruption-du-volcan-les-premieres-images-aeriennes.html

You’ll get live views of the eruption with the webcams: http://www.fournaise.info/webcam06.php

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22:30: Tonight lava is still flowing but it looks as if activity has been declining. It seems it will not travel any further down the slope. The eruption will probably not last very long. Let’s see what’s happening tomorrow morning. Till then, good night!

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La coulée de lave vue depuis le Piton de Bert.

Une menace pour l’Arctique // A threat to the Arctic Ocean

drapeau francaisComme je l’ai écrit à plusieurs reprises, l’une des conséquences du réchauffement climatique sera la facilité d’accès aux ressources naturelles de l’Arctique, comme le gaz et le pétrole, qui étaient protégées jusqu’à présent par une épaisse couche de glace. Un événement récent a confirmé toutes mes craintes.
La compagnie pétrolière Shell affirme qu’elle prévoit de forer dans les eaux au large des côtes arctiques de l’Alaska en 2015, même si la récente chute des prix du pétrole l’a fait douter sur la nécessité de poursuivre ses prospections dans cette région de l’Arctique. Si Shell entreprend effectivement un forage dans la Mer des Tchouktches (voir carte ci-dessous) – qui dépendra de l’obtention des permis nécessaires et d’un été sans trop de glace – la compagnie prévoit d’investir plus d’un milliard de dollars dans ce projet.
Shell a dû affronter de nombreux obstacles avant de prévoir un forage dans la Mer des Tchouktches. La compagnie pétrolière a abandonné des projets de forage en 2014 à cause d’une baisse de ses revenus et d’un procès qui mettaient en doute la validité des concessions qu’elle détenait dans la région. En outre, des affaires comme la condamnation en justice de l’un de ses sous-traitants pour non respect de l’environnement et des mesures de sécurité, ont déjà frappé la compagnie.
Dans un communiqué, le directeur exécutif de Greenpeace Etats-Unis a déclaré: «La décision irresponsable de Shell de revenir sur le site des méfaits commis en 2012 dans l’Arctique dépasse l’entendement. Non seulement le géant mondial du pétrole veut continuer à forer dans l’Arctique avec Noble Drilling, une entreprise coupable de huit délits lors de sa dernière campagne de forage, mais également en sachant parfaitement que l’administration Obama prévoit à 75% un risque de marée noire catastrophique si les concessions dans la Mer des Tchouktches reçoivent le feu vert. »
Greenpeace demande à l’administration Obama – qui a récemment publié un nouveau plan de 5 ans interdisant les forages dans d’autres secteurs des mers des Tchouktches et de Beaufort – de mettre un terme à la concession accordée à Shell. Greenpeace a été rejoint par d’autres groupes environnementaux pour condamner le nouveau projet de forage. Le responsable américain des programmes de l’Arctique pour le compte du World Wildlife Fund a déclaré: «Le risque d’une marée noire à cause de forages d’exploration à risques est une menace pour les mers arctiques de l’Alaska et les personnes qui en dépendent. Après la série d’accidents et des erreurs lors de sa première campagne d’exploration de l’Arctique, la dernière initiative de Shell soulève de graves préoccupations. Aucune compagnie pétrolière ne devrait être autorisée à forer dans l’Océan Arctique quand elle ne dispose pas de moyens permettant de le faire en toute sécurité ni de solutions efficaces pour faire face à d’éventuelles marées noires. »
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisAs I put it several times, one of the consequences of global warming will be the easy access to Arctic natural resources like gas and oil that were once protected by a thick layer of ice. A recent event has confirmed all my fears.

The Shell oil company says it plans to drill in offshore waters in Alaska’s Arctic in 2015, although the recent steep drop in oil prices has cast doubts about whether the company would continue to pursue its Arctic prospects. If Shell does drill in the Chuckchi Sea (see map below) – which will depend on getting necessary permits and having a reasonably ice free summer – the company expects to spend more than $1 billion on the project.

Shell has faced numerous obstacles in its efforts to drill in the Chukchi Sea. The company scrapped plans to drill in 2014, facing a drop in earnings and a lawsuit that cast uncertainty on the company’s leases in the region. Besides, missteps, including the criminal conviction of one of Shell contractors for environmental and safety violations, have plagued the company so far.

In a statement, the U.S. executive director of Greenpeace said “Shell’s reckless decision to return to the scene of 2012’s Arctic crimes is stunning. Not only does the global oil giant wants to proceed in the Arctic with Noble Drilling, a contractor guilty of eight felonies from its last trip, but also with the knowledge that the Obama administration itself predicts a 75 percent chance of a catastrophic spill if the leases in the Chukchi Sea are developed. »

Greenpeace is calling on the Obama administration – which recently released a new 5-year offshore plan that places additional parts of the Chukchi and Beaufort seas off-limits to drilling – to stop the lease. Greenpeace was joined by other environmental groups in condemning the move. The managing director of U.S. Arctic programs for the World Wildlife Fund said: “The threat of oil spills from risky exploratory drilling threatens Alaska’s Arctic seas and the people who depend on them. After the series of accidents and errors during its first foray of Arctic exploration, today’s news from Shell raises serious concerns. No oil company should be drilling in the Arctic Ocean when there are no proven ways to do it safely and no viable means for cleaning up potential spills. »

Source: Alaska Dispatch News.

Chukchi-Sea-map

Source:  Wikipedia