Etna (Sicile / Italie): Réveil en vue? // Is Mount Etna about to wake up?

drapeau francaisDepuis 7h38 (heure locale) ce matin, le tremor montre une forte hausse qui annonce probablement un épisode éruptif dans l’un des cratères. Malheureusement la visibilité est quasiment nulle et il est impossible de voir ce qui se passe.

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drapeau anglaisSince 07:38 (local time) this morning, the tremor has been sharply increasing, probably heralding a new eruptive episode in one of the craters. Unfortunately, visibility is quite poor and it is impossible to see what is happening.

Etna-janvier

Klyuchevskoy (Kamchatka / Russie)

drapeau francaisDans ses derniers rapports, le KVERT indique qu’une activité strombolienne ou vulcanienne continue sur le Klyuchevskoy. Une coulée de lave avance sur le versant SE du volcan. On observe de l’incandescence au sommet (voir photo ci-dessous) et des bombes sont expédiées jusqu’à 200 ou 300 mètres au-dessus du cratère. Les explosions génèrent des panaches de cendre qui atteignent des altitudes de 6 – 7 km avec des retombées sur le village de Klyuchi (à une trentaine de km au NNE du volcan) le 21 janvier. Les images satellites montrent une forte anomalie thermique tandis que la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

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drapeau anglaisIn its latest reports, KVERT indicates that strombolian and vulcanian eruptions continue at Klyuchevskoy. A lava flow is moving forward on the SE flank. Incandescence can be seen at the summit (see photo below) and bombs are ejected 200-300 metres above the crater. Explosions generate ash plumes that rise to altitudes of 6-7 km a.s.l. Ashfall was reported in Klyuchi Village (30 km NNE) on January 21st. Satellite images show a strong thermal anomaly over the volcano. The aviation colour code remains at Orange.

Klyu-blog

Le Klyuchevskoy le 21 janvier 2015 (Crédit photo: Y. Demyanchuk /KVERT)

Colima (Mexique)

drapeau francaisComme je l’ai écrit dans mes notes des 8 et 27 janvier, on observe une activité explosive sur le Colima. Les panaches de cendre générés par ces explosions montent généralement jusqu’à 1-4 km, avec des retombées de cendre dans plusieurs localités. Le 23 janvier, les autorités ont limité l’accès au Parque Nacional Nevado de Colima en raison d’une intensification de l’activité au cours des jours précédents.
Dans un bulletin publié le 24 janvier, l’Unidad Estatal de Protección Civil a indiqué que le Colima restait actif, même si on observait une légère diminution du nombre et l’importance des avalanches de blocs. A cette époque, des coulées de lave étaient actives sur les flancs O et ONO, et l’activité explosive était faible à modérée. Les récentes explosions ont partiellement détruit le dôme de lave. Les habitants sont invités à ne pas s’approcher à moins de 5 km du volcan.
Source: Global Volcanism Network.

Animation montrant l’activité du Colima le 29 janvier 2015: http://www.webcamsdemexico.com/webcamtimelapse.php?a=a&c=89

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drapeau anglaisAs I put it in my notes of January 8th and 27th, explosive activity can be observed on Colima volcano. The ash plumes generated by these explosions usually rise up to  1 – 4 km with ashfall in several communities. On January 23rd, authorities restricted access to the Parque Nacional Nevado de Colima because of increased activity during the previous days.
In a bulletin released on January 24th, the Unidad Estatal de Protección Civil reported that Colima remained active, although there was a slight decrease in the number and size of lava-block avalanches. Lava flows were active on the W and WNW flanks, and explosive activity was low to moderate. The recent explosions had partially destroyed the lava dome. Residents were warned not go within 5 km of the volcano.

Source: Global Volcanism Network.

Time lapse video showing activity at Colima on January 29th 2015: http://www.webcamsdemexico.com/webcamtimelapse.php?a=a&c=89

Effets secondaires de la coulée du 27 juin (Hawaii) // Secondary effects of the June 27th lava flow (Hawaii)

drapeau francaisLa coulée de lave du 27 juin est en passe d’avoir des effets secondaires sur le District de Puna, en particulier sur les personnes qui habitent près de la centrale géothermique Puna Geothermal Venture (PGV). Le programme qui permet aux personnes vivant à proximité de la centrale de vendre leurs maisons au Comté d’Hawaï vient d’être suspendu et la décision bloque 30 demandes de ventes.

Suite aux incertitudes qui entourent la coulée de lave du 27 juin, le Service de Planification, qui gère le programme de relogement, a imposé un moratoire sur les nouveaux achats et les ventes aux enchères des biens. Même si la centrale géothermique n’est pas directement sous la menace de la lave, la coulée, en coupant la Route 130, rendrait inaccessible la zone et obligerait la mise à l’arrêt de PGV.

Les redevances géothermales versées par PGV et récoltées par le Compté d’Hawaii sont la seule source de financement du programme de relocalisation. Ces versements cesseraient si la centrale devait arrêter de fonctionner. Début janvier, le Geothermal Royalty Fund avait 2,7 millions de dollars en caisse, avec une réserve supplémentaire d’un million de dollars. C’est assez d’argent pour effectuer quelques acquisitions supplémentaires, mais trop peu pour les  30 acquisitions prévues au programme.
La plupart des postulants désirent être relogés en raison de problèmes de santé comme des maux de tête et des problèmes oculaires, symptômes qui pourraient être causés par l’exposition à long terme à de faibles concentrations de sulfure d’hydrogène. Cependant, le lien entre ces soucis de santé et la centrale géothermique n’a pas été établi. Afin d’étudier le problème, le Comté d’Hawaii prévoit de lancer une étude sanitaire de trois ans dans les zones autour le la centrale pour déterminer quel est son impact sur la santé des habitants.
Une des habitantes concernées dit qu’après avoir attendu plus de deux ans, elle se demande pendant combien de temps le programme de relogement restera suspendu. Elle craint que la coulée de lave entraîne des difficultés pour la vente de sa maison. Même si elle aime le District de Puna, elle ne pense plus qu’il est agréable d’y vivre, à cause de la centrale.
Le Comté d’Hawaii a mis sur pied le programme de relogement en 1996, avec le Geothermal Royalty Fund  qui devait permettre de reloger les habitants vivant à proximité de la PGV s’ils en exprimaient le désir.
La centrale a commencé à produire de l’électricité en 1993. Jusqu’à présent, le Comté d’Hawaii a dépensé 1 560 000 dollars pour l’achat de 10 maisons dans le cadre du programme. Les maisons sont achetées jusqu’à 130 pour cent de leur valeur estimée. En retour, le Comté a reçu 216 100 dollars par la vente aux enchères de quatre propriétés. Pour pouvoir postuler, il suffit qu’un propriétaire émette le désir de déménager, avec priorité à ceux qui habitent à moins de 1,5 km de la centrale et ont acheté leurs maisons avant le 3 octobre 1989, comme le stipule de décret émis par le Service de Planification. Presque tous les candidats résident dans les Leilani Estates ou Lanipuna Gardens. Quelques autres se trouvent sur Pohoiki Road.
Source: Journaux hawaïens.

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drapeau anglaisThe June 27th lava flow is having secondary effects on Puna district, especially for the residents who live close to Puna Geothermal Venture (PGV), the geothermal plant.

A program that allows neighbours of Puna Geothermal Venture to sell their homes to Hawaii County is on hold, a move that leaves 30 applications in limbo.

The Planning Department, which administers the geothermal relocation program, placed a moratorium on new purchases and auctions of purchased properties in response to uncertainties surrounding the June 27th lava flow. While the power plant is not directly impacted by lava, the concern is that the flow could hamper access to the area and result in the plant shutting down. The county’s share of geothermal royalties is the only funding source for the relocation program. Those payments would cease if the plant shut down.

Early in January, the Geothermal Royalty Fund had $2.7 million. Another $1 million is kept in reserve. That’s enough money to continue with additional purchases though it falls short of funds needed to complete all of the remaining 30 acquisitions.

Most applicants to the program seek relocation because of health concerns like scratchy eyes and headaches, symptoms that might be caused by long-term exposure to low levels of hydrogen sulphide. However, a connection between them and the geothermal operation hasn’t been established. In response to the concerns, the county plans to undergo a three-year health study in the nearby communities to determine what impact the plant is having on its neighbours’ health.

One of the resident said that after waiting more than two years, she is concerned about how long the pause might be in place, especially since the lava flow could now make it difficult to sell her home. While she said she loves the neighbourhood, she no longer thinks it’s healthy to live there.

The County Council created the program in 1996 with the use of a newly created Geothermal Royalty Fund to relocate homeowners living near PGV who expressed a desire to leave.

The plant began commercial operations in 1993. So far, the county has spent $1.56 million on purchasing 10 homes through the program. Homes are purchased up to 130 percent of their assessed value. The county has received $216,100 through the auction of four properties. To qualify, a resident only needs to express a desire to relocate, with preference given to those who live within 1.5 km of the plant and purchased their homes before October 3rd, 1989, according to the Planning Department’s program rules. Nearly all of the applicants are in Leilani Estates or Lanipuna Gardens. A few are located down Pohoiki Road.

Source : Hawaiian newspapers.

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Vue de Puna Geothermal Venture  (Crédit photo:  Ormat)

Marées, séismes et tsunamis // Tides, earthquakes and tsunamis

drapeau francaisPlusieurs scientifiques ont essayé de comprendre – sans grand succès – s’il y avait un lien entre la Lune, les marées et l’activité volcanique. De mon côté, j’ai essayé – sans résultats significatifs – d’étudier le lien possible entre la pression atmosphérique et l’activité éruptive (voir le résumé dans la colonne de gauche de ce blog). D’autres chercheurs tentent aujourd’hui de déterminer s’il existe un lien entre les marées et les séismes.
Il y a quelques années, une scientifique américaine a remarqué qu’il existait un lien entre les contraintes infligées par les marées à notre planète et le nombre de petits séismes dans certaines régions où cette pression est plus forte. Elle a remarqué que de tels séismes pouvaient déboucher sur de puissants tsunamis.
Un étudiant de l’Université Colombia effectue un travail de recherche dans le même sens en Alaska. Il passe au peigne fin une base de données des séismes enregistrés au large de l’Alaska pour voir s’il existe un lien entre le nombre de petits séismes provoqués par les marées et les grands tremblements de terre qui font se propager des tsunamis sur des milliers de kilomètres.
La théorie est la suivante: A marée haute, un plus grand volume d’eau s’accumule au-dessus des failles géologiques, augmentant ainsi les contraintes déjà présentes. Si la faille est sur le point de bouger, les marées sont susceptibles de déclencher de petites secousses.
Une chercheuse japonaise de l’Institut National de Recherche pour les Sciences de la Terre à Tsukuba (Japon) a étudié la relation entre les marées et les séismes. Elle a constaté que les séismes provoqués par les marées étaient fréquents au large de la côte nord-est du Japon plusieurs années avant l’événement d’une magnitude M 9 qui a déclenché le tsunami de 2011. Elle a obtenu des résultats similaires en étudiant les données concernant l’île de Sumatra avant le tsunami de 2004.
En utilisant les données concernant les séismes du passé, un autre chercheur japonais veut voir si certaines parties de l’Arc des Aléoutiennes produisent les mêmes signaux. Il a détecté trois zones dans lesquelles la sismicité semble s’intensifier lorsque augmentent les forces provoquées par les marées : le sud-est de Kodiak, le sud de Tanaga dans les Aléoutiennes centrales et le sud de Buldir dans les Aléoutiennes occidentales.
Le risque d’un séisme majeur le long de la Chaîne des Aléoutiennes n’est un secret pour personne. L’année dernière, lorsque les scientifiques de l’USGS ont imaginé un scénario associant séisme et tsunami  le jour anniversaire du séisme du Vendredi Saint de 1964, ils ont choisi un événement fictif de M 9,1 dont l’épicentre se situerait juste au sud de Sand Point. Les effets seraient dévastateurs en Alaska. Les chercheurs ont estimé que le tsunami provoqué par un tel événement inonderait les ports de Los Angeles et de Long Beach en Californie, avec les effets catastrophiques que l’on imagine.
Les scientifiques japonais espèrent que leur étude – qui s’appuie sur des statistiques – permettra de mieux prévoir les séismes dans les grandes zones de subduction.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisSeveral scientists have tried to see – without much success – if there was a link between the Moon, the tides and volcanic activity. As far as I’m concerned, I tried – without significant results either – to study the possible link between atmospheric pressure and eruptive activity (see abstract in the left-hand column of this blog). In the same way, other researchers are trying to determine whether there exists a connection between tides and earthquakes.

A few years ago, a U.S. scientist noticed a connection between the stress that tides inflict on the planet and the number of small earthquakes that happen in some areas when that pressure is greatest. She saw a pattern to these earthquakes leading up to great tsunamis.

A student of Colombia University is now looking for a similar signal in Alaska. He is combing through a database of offshore Alaska earthquakes to see if there is any link between the number of small earthquakes triggered by tides and great earthquakes that send tsunamis racing thousands of kilometres.

The theory goes like this: At high tide, more water piles on top of geological faults, adding to the stress already there. If the fault is close to slipping, tides can trigger small tremors.

A Japanese researcher of the National Research Institute for Earth Sciences in Tsukuba, Japan, has studied the relationship between tides and earthquakes. She found that tidally triggered earthquakes were common off the northeast coast of Japan several years before the M 9 event that triggered the tsunami in 2011. She found similar results when she looked at data from around Sumatra before the 2004 tsunami.

Using records of past earthquakes, another Japanese researcher wants to see if any parts of the Aleutian Arc are giving the same signals. He has seen three areas that seem to increase in seismicity when tidal forces are high. Those zones are southeast of Kodiak, south of Tanaga in the central Aleutians and south of Buldir in the western Aleutians.

The potential for a giant earthquake along the sweep of the Aleutians is no secret. When U.S.G.S. scientists last year imagined an earthquake/tsunami scenario on the anniversary of the 1964 Good Friday earthquake, they chose a fictional M 9.1 event with its epicentre just south of Sand Point. The Alaska effects would be terrifying and deadly, and researchers estimated the resulting tsunami would inundate the ports of Los Angeles and Long Beach in California, with disastrous effects.

The Japanese scientists hope to see if their approach of using statistics could be useful in improving forecasting earthquakes in great subduction zones.

Source: Alaska Dispatch News.

Good Friday

Good-Friday-2

Le « Good Friday Quake »: Un événement majeur dans l’histoire de l’Alaska  (Photos:  C. Grandpey)

Fogo (Cap Vert): L’éruption n’est toujours pas terminée // The eruption is not over yet

drapeau francaisOn n’en parle pas beaucoup parce qu’elle ne menace plus des zones habitués mais l’éruption du Pico do Fogo n’est toujours pas terminée. L’activité s’est même légèrement intensifiée au cours des derniers jours avec une émission de lave au pied du cône éruptif. La lave se dirige vers le Monte Beco et le Monte Saia en avançant sur d’anciennes coulées solidifiées. Toutefois, le débit est faible et la lave avance seulement à une vitesse moyenne de 1,5 mètre par heure. Il se pourrait qu’elle menace un champ cultivé, mais il lui faudra d’abord traverser une zone vallonnée avant de l’atteindre.

Le volcan continue par ailleurs à émettre des gaz avec de petites explosions et un panache éruptif qui montent jusqu’à environ 200 mètres de hauteur.

Source : Ocean Press.

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drapeau anglaisLittle is said about it because it is no longer a threat to populated areas, but the eruption of Pico do Fogo is not over yet. Activity even slightly increased in the past days with an emission of lava at the base of the cone and flows that are moving towards Monte Beco and Monte Saia on the layers of the already solidified lava. However, the emission rate is very low and lava progresses at an average rate of 1.5 metres/ hour. It might threaten a field but has yet to cross small elevations before getting to that area.
The volcano also continues to emit gas with small explosions and an eruptive column about 200 metres high.
Source: Ocean Press.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis): La situation n’a guère évolué // The situation has not much changed

drapeau francaisDans son dernier bulletin, la Protection Civile indique que la coulée de lave qui avait parcouru 45 mètres lundi s’est immobilisée après une semaine de faible activité. Le front de coulée actif a tendance à s’élargir et s’étale maintenant sur une trentaine de mètres, à environ 500 mètres de la Route 130 (secteur du poste de police et de la caserne de pompiers).

Des coulées secondaires continuent à apparaître sur la bordure nord de la coulée du 27 juin, à 1,5 – 2 km en amont du front qui reste immobile. Ces coulées restent actives mais elles ne progressent pas de manière significative. Dans le même temps, les fortes pluies de ces derniers jours ont éteint des feux qui avaient tendance à ce multiplier, à cause de la sécheresse, dans la végétation traversée par la lave.

Le tiltmeter sur le Pu’uO’o continue à montrer des valeurs stables. Comme je l’ai expliqué précédemment, tant que l’alimentation à la source ne connaîtra pas de variations dignes de ce nom, la lave aura du mal à aller beaucoup plus loin et à atteindre la Highway 130.

Afin de mieux comprendre les bulletins du HVO et de la Protection Civile hawaiienne, voici quelques tuyaux concernant le vocabulaire le plus fréquemment utilisé (le traducteur Google est souvent fantaisiste!) :

Breakout : Emission de lave (parfois coulée éphémère), en général à l’intérieur de la coulée principale.

Distal front : Front de coulée le plus éloigné de la source.

Downslope (makai en hawaiien) : en aval.

Flow, flux : Coulée.

Kipuka (hawaiien) : Ilot de végétation.

Leading edge : Front de coulée

Path : Trajectoire empruntée par la coulée

Stalled(= idle) : immobile, à l’arrêt.

Upslope (mauka en hawaiien) : en amont.

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drapeau anglaisIn its latest update, Hawaii County Civil Defence said the latest lava flow stalled after moving 45 metres on Monday after almost a week of little activity. The leading edge tends to widen; it is about 30 metres wide and about 500 metres from the area of Highway 130, near the Pahoa police and fire stations.

Breakouts continue along the north side of the flow about 1.5 – 2 km behind the front. They remain active but have not advanced significantly. Meanwhile, the rain helped prevent brush fires that had become more frequent during the past few weeks as weather conditions were relatively dry.

The tiltmeter on Pu’uO’o does not show significant changes. As I put it before, as long as the lava output at the source remains unchanged, lava will find it difficult to move much further toward Highway 130.

Pahoa-blog

Exemple de « breakout »: Emission de lave en marge ou à l’intérieur de la coulée principale.

(Crédit photo:  HVO)