La Vierge au Parasol (Ile de la Réunion) : Toute une histoire…

La Vierge au Parasol est pratiquement une institution sur l’Ile de la Réunion. Autrefois située en pleine nature, cette Vierge tenant un parasol bleu est vénérée par de nombreux catholiques réunionnais car elle est censée les protéger contre les éruptions du Piton de la Fournaise, le volcan actif de l’île. Il faut reconnaître que la statue en a vu de toutes les couleurs.

Son histoire a commencé an 1896, année où deux Réunionnaises font placer une statue de Notre-Dame de Lourdes sur la route du Grand Brûlé. Surmontée d’un parasol (parapluie en créole), cette Vierge est destinée à préserver les habitants de Bois Blanc des colères du volcan et de la lave qui avance parfois jusqu’à la mer. Au début du 20ème siècle, un  propriétaire à Bois-Blanc la place dans ses champs pour protéger ses récoltes..

En dépit de ses qualités de protection, la statue a connu des mésaventures. C’est ainsi qu’en 1961 elle a été ensevelie sous une coulée de lave, avant de faire sa réapparition en 1963. Plus grande que la précédente, peinte en bleue et blanc, elle tenait toujours à la main son éternel parasol. Elle a été réinstallée à quelques kilomètres du premier oratoire, dans un lieu où elle était censée être à l’abri de la lave.

Mauvais calcul, car en janvier 2002 le Piton de la Fournaise menace à nouveau la statue qui est mise en sécurité sur le site de Piton Sainte Rose.

En 2005, elle est à nouveau mise à l’abri lors d’une autre éruption volcanique.

Suite à ces malheurs à répétition, la statue est installée au Grand Brûlé le 15 août 2011. La même année, une réplique de la statue est façonnée pour que la Vierge n’ait pas à être déplacée pour le 15 août, jour de la fête de l’Assomption.

Le 8 janvier 2014, la statue a été décapitée par des inconnus. Une réplique en résine fut alors installée au Grand Brûlé où elle fut vandalisée le 28 avril 2015, taguée à la peinture rouge avec, entre autres, l’inscription « Satan est de retour. »

Depuis cette époque, une reproduction de la Vierge au Parasol trône à l’intérieur de l’église Notre-Dame-des-Laves de Sainte Rose qui fut épargnée de justesse par une coulée de lave en 1977.

Le 15 août 2019, plus de 10 000 fidèles ont assisté à la messe de l’Assomption à Piton Sainte-Rose. On a craint un moment que la messe soit annulée car le Piton de la Fournaise était en éruption quelques jours plus tôt et les coulées qui descendaient les Grandes Pentes menaçaient de couper la RN 2 qui permet d’accéder à Sainte Rose. Heureusement pour les pèlerins, l’église Notre-Dame-des-Laves est restée parfaitement accessible. Comme chaque année, la Vierge au Parasol fut installée sur l’esplanade de Piton Sainte-Rose.

On peut voir une petite stèle avec une minuscule statue de la Vierge au Parasol le long de la RN 2, mais je conseille d’entrer dans l’église de Sainte Rose. En plus de la Vierge au Parasol, on pourra admirer les vitraux qui rappellent le passé tumultueux du site. On pourra aussi feuilleter quelques pages du Journal de l’Ile de la Réunion à propos de l’éruption de 1977.

Source : Guide local, Journal de l’Ile.

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Le long de la RN 2…

L’église Notre-Dame-des Laves, épargnée par une coulée en 1977…

A l’intérieur de l’église…

L’église reste sous la menace de la lave.

Photos: C. Grandpey

Quatre bonnes adresses sur l’île de la Réunion: 4) La Cité du Volcan

Située à Bourg-Murat, sur la route d’accès au Piton de la Fournaise, la Cité du Volcan mérite une halte. Vous y trouverez toutes les informations nécessaires à la bonne compréhension de l’histoire volcanique et géologique de l’île de la Réunion.

Dès l’entrée, on entre dans le vif du sujet grâce à un tunnel de lave dont les vibrations rappellent l’importance de la sismicité sur un volcan. Toute la technologie moderne a été utilisée pour rendre le site attractif. Les écrans interactifs, en particulier, séduisent le jeune public. Les explications – bilingues français-anglais – sont sobres et on n’a pas l’impression désagréable – comme à Vulcania – que des universitaires ont voulu déverser leurs connaissances.

Une salle de projection panoramique 270° et des films en 4D complètent la visite de la Cité.

Les concepteurs n’ont pas oublié de rendre hommage à Katia et Maurice Krafft qui avait proposé la création d’une Maison du Volcan en 1988.

Une superbe lithothèque permet d’admirer des pierres volcaniques de toute beauté. Le co-auteur de Mémoires Volcaniques a beaucoup apprécié la partie de la Cité du Volcan consacrée aux légendes et croyances populaires.

Pour finir, les images diffusées par les webcams de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) sont la transition directe avec le volcan qui se dresse à environ 25 kilomètres de Bourg-Murat.

Informations pratiques à cette adresse :

https://www.museesreunion.re/laciteduvolcan

Avec un salut très amical à Patrice Huet, directeur scientifique de la Cité du Volcan.

Une entrée en tunnel….

Une pensée pour Katia et Maurice Krafft….

Des outils interactifs…

Des légendes volcaniques……

Une belle lithothèque…

Des cheveux de Pele!

Photos: C. Grandpey

Quatre bonnes adresses sur l’Ile de la Réunion: 3) Un vol en ULM avec PLANETAIR 974

Basée à l’aéroport de Pierrefond, pas très loin de Saint Pierre, la compagnie Planetair 974 propose des survols de l’île de la Réunion à bord d’ULM, appareils dotés de moteurs de 100 CV et qui ressemblent à de petits avions. Il y a plusieurs avantages par rapport à un survol en hélicoptère: les vols sont beaucoup moins onéreux (moitié prix) et on voyage en solo avec les pilotes qui sont particulièrement sympathiques et compétents chez Planetair 974. Il est vrai que l’on a affaire à d’anciens pilotes de chasse de l’armée de l’air. Les ULM sont en parfait état et la sécurité est le maître mot dans cette agence. Plusieurs formules sont proposées. J’avais personnellement opté pour un survol du Piton de la Fournaise et des trois cirques. Bruno a tout de suite compris mon attirance pour les volcans et en a rajouté un peu lors du survol du volcan. Quand je vous disais qu’ils sont très sympa…!

Vous trouverez tous les renseignements à cette adresse :

www.planetair974.fr

Voici quelques images glanées au cours de ce périple d’une heure au-dessus de la Réunion…

Photos: C. Grandpey

Quatre bonnes adresses sur l’Ile de la Réunion: 2) Les merveilles du Tunnel Bleu

Au cours de mes pérégrinations volcaniques à travers le monde, j’ai eu l’occasion de visiter des tunnels de lave en Islande, en Nouvelle Zélande, ou encore à Hawaii où le Kazumura déroule ses quelque 65 kilomètres dans les entrailles de la Grande Ile. Tous les tunnels sont différents, mais on y retrouve toujours les banquettes qui indiquent les niveaux d’écoulement de la lave. On y admire très souvent les stalactites de surfusion qui nous rappellent la très haute température qui règne dans ces tunnels.

Parmi les différents sites que j’ai visités, deux ressortent du lot. Au cours de l’éruption de l’Etna entre 1991 et 1994, mon ami Antonio Nicoloso, aujourd’hui disparu, m’a fait pénétrer à l’intérieur d’un tunnel de lave actif où j’ai pu voir l’or de la terre s’écouler à seulement quelques mètres devant moi. J’ai décrit ce moment extraordinaire dans mon livre Volcanecdotes, aujourd’hui épuisé sous sa forme papier, mais que l’on peut acquérir sur CD.

L’autre tunnel d’exception est celui que vient de me faire découvrir Rudy Laurent sur l’île de la Réunion où le sous-sol est percé d’innombrables cavités. Certaines sont de création très récente, notamment dans le Grand Brûlé. Merci à François Martel de m’avoir fait découvrir certains d’entre eux. D’autres remontent à des époques beaucoup plus lointaines.

Rudy Laurent est l’inventeur du Tunnel Bleu qui a trahi sa présence il y a quelques années lorsqu’un tracteur et sa remorque lourdement chargée ont rompu la voûte du tunnel et révélé une merveille de la Nature

L’âge du Tunnel Bleu a été estimé à 22 000 ans. Il a été façonné par la lave lors d’une éruption qui a aussi donné naissance au Piton Bleu de la Plaine-des-Cafres, d’où le nom donné à ce tunnel dont l’entrée se trouve sur un terrain privé. Seuls quelques guides sont autorisés à accompagner des visiteurs en nombre  limité afin de ne pas apporter un excès d’humidité qui risquerait de favoriser le développement de mousses, un peu comme c’est le cas avec les peintures rupestres de certaines grottes préhistoriques.

C’est sous la conduite de Rudy que nous avons pu pénétrer dans ce lieu prodigieux, équipés d’un casque, d’une lampe frontale, de genouillères et de gants. Au fil des mètres, une merveille succède à une autre, avec une alternance de roches à la belle couleur bleutée, orange ou rouge lorsqu’elles sont riches en fer, et de surfaces grises pailletées. La lumière des lampes révèle à chaque pas un décor minéral un peu plus grandiose. On découvre des centaines de stalactites de lave figée. J’en avais bien sûr observé dans le Kazumura à Hawaii, mais celles du Tunnel Bleu sont beaucoup plus belles, d’une finesse et d’une longueur surprenantes. Tout au long du parcours, Rudy demande de ne pas s’appuyer sur les parois et de veiller à ne pas heurter le plafond du tunnel avec les casques. Recommandations inutiles car il est évident qu’il ne faut pas blesser cet univers exceptionnel.

La visite du Tunnel Bleu est à recommander à tous les amateurs de géologie et de volcanologie. Les quelques photos ci-dessous ne sont qu’un petit échantillon des beautés que nous avons découvert pendant notre séjour de plus de deux heures dans les entrailles de la Terre.

Si, vous aussi, vous avez envie de visiter le Tunnel Bleu, voici les coordonnées de l’agence de Rudy Laurent:

KOKAPAT

Infos et réservations au 0692 699 414

Site web: www.kokapatrando-reunion.com

Vous verrez que Rudy Laurent organise également des randonnées à la journée sur le Piton de la Fournaise et les célèbres cirques de la Réunion, ainsi que des trekkings de 2 à 15 jours.

Photos: C. Grandpey

Quatre bonnes adresses sur l’Ile de la Réunion 1) La meilleure adresse pour un séjour sur l’île

Si je vous dis que je viens de passer un mois dans les Mascareignes, beaucoup d’entre vous vont ouvrir un atlas pour savoir où je suis allé me cacher. Pour leur éviter cette recherche, je vais dire plus simplement que j’ai passé plusieurs semaines sur l’île de la Réunion qui, avec Maurice et Rodrigues, constituent l’archipel des Mascareignes. Au cours de mes conférences, on me demande souvent si je connais ce territoire français baigné par les eaux de l’Océan Indien et qui recèle un volcan particulièrement actif: Le Piton de la Fournaise. Assez bizarrement, j’ai effectué six séjours à Hawaii au coeur de l’Océan Pacifique, mais je n’avais encore jamais mis les pieds à la Réunion. Le volcan Kilauea (Hawaii) et le Piton de la Fournaise (Réunion) sont assez semblables d’un point de vue géologique car ils se trouvent au-dessus de points chauds, et émettent donc des laves très chaudes et très fluides. J’avais été attiré par Hawaii car le Kilauea était en éruption permanente depuis 1983 alors que la Fournaise montre un comportement beaucoup plus fantasque. De plus, je savais que mon ami Guy de Saint Cyr (Agence « Aventure et Volcans ») saurait me conduire au plus près des coulées de lave du Kilauea.

L’âge aidant, je délaisse de plus en plus la toile de tente pour des hébergements plus confortables. Quand mon ami Thierry Sluys m’a téléphoné un jour pour me proposer de venir séjourner dans son gîte réunionnais, je n’ai guère hésité. Il y a quelques années, Thierry, Carine et Amélie ont décidé de quitter les brumes belges pour le soleil réunionnais. Ils ont construit un gîte magnifique à Saint Leu, sur la côte ouest, la plus ensoleillée, contrairement à la côte est qui est balayée par les alizés et les intempéries qu’ils transportent. Il suffit de faire le tour de l’île pour se rendre compte que la végétation n’est pas la même à l’ouest qu’à l’est.

Le superbe gîte « Leu Bleu Austral » se trouve à Etang Saint Leu d’où la vue est superbe sur l’Océan indien. Vous trouverez tous les détails utiles sur les hébergements offerts par le gîte – qui dispose également d’une piscine – en allant sur le site Internet:

https://www.leubleuaustral.fr/fr/accueil

Comme le dit fort justement le Guide du Routard, « les chambres, réparties dans une grande maison à flanc de montagne, sont nickel, tout confort, et aménagées avec soin ».Chacune a sa petite terrasse. « On est rudement bien ici!! »  « Vous serez accueillis comme des amis. »

Voici quelques photos du gîte et sa vue imprenable sur l’océan…..

Le gîte dispose d’un parking privé, un luxe à la Réunion!

D’entrée, on plonge dans l’ambiance volcans…

Des hébergements très confortables…

Ambiance tropicale…

Piscine avec vue sur l’Océan Indien…

Photos: C. Grandpey

Drones : De plus en plus de restrictions // UAVs : More and more restrictions

Aujourd’hui, les drones connaissent une popularité croissante, aussi bien comme simples jouets que pour des applications plus sérieuses, voire professionnelles. De nombreux reportages télévisés sont réalisés à l’aide de drones, avec de superbes résultats qui donnent envie à Monsieur tout le monde de posséder lui aussi un drone pour réaliser des images d’une aussi belle qualité. C’est là que le bât blesse car on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec un drone.

Comme le fait remarquer la revue « Que choisir » sur son site web, que ce soit sur les emballages ou sur les notices d’utilisation, les fabricants s’étendent rarement sur ce que l’on peut faire ou non avec un drone. Pourtant, pour des questions de sécurité et de respect de la vie privée, plusieurs règles sont à respecter. Voici une énumération des principales :

Pour des questions de sécurité évidentes, il est interdit de faire voler un drone dans les villes et les villages. Il est également interdit de le faire évoluer à proximité des aérodromes, aéroports, héliports et dans des espaces aériens spécifiquement réglementés (près des centrales nucléaires et au-dessus de terrains militaires, de monuments historiques ou encore de réserves naturelles et parcs nationaux). Des autorisations spéciales peuvent toutefois être accordées par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC).

Il est interdit de survoler des personnes afin d’éviter tout risque d’accident en cas de chute de l’appareil.

Il est interdit de voler à plus de 150 mètres du sol afin d’éviter tout risque d’insertion dans des couloirs aériens. Cette hauteur peut parfois être limitée à 100, 60, 50 voire 30 mètres.

Il est obligatoire de garder son drone à portée de vue et le pilote doit pouvoir interrompre le vol à tout moment.

Il est possible de piloter un drone hors vue en utilisant des lunettes de vol en immersion. Dans ce cas, le drone doit impérativement peser moins de 2 kilos et évoluer à moins de 50 mètres de hauteur et à une distance horizontale maximale de 200 mètres. Une seconde personne doit aussi être présente.

Il est interdit de piloter un drone depuis un véhicule en déplacement.

Les prises de vues aériennes peuvent être réalisées à l’aide d’un drone uniquement dans le cadre du loisir ou de la compétition. Il et interdit d’exploiter les photos et vidéos réalisées à l’aide d’un drone à titre commercial (article 3 de l’arrêté no 0298 du 24 décembre 2015), sans autorisation spécifique.

Conformément à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978, toute personne filmée doit en être informée. Diffuser des images d’une personne sans son consentement n’est possible qu’à condition que ni lui ni son espace privé ne soit reconnaissable.

Depuis le 26 décembre 2018, les drones de 800 grammes et plus doivent être enregistrés par leur propriétaire sur le portail Alpha Tango. Leurs pilotes devront avoir suivi la formation en ligne gratuite dispensée sur ce même site ou une autre formation reconnue comme équivalente par la DGAC. À la fin de cette formation, les pilotes se verront remettre une attestation qu’ils devront pouvoir présenter en cas de contrôle.

Un blogonaute m’a récemment proposé de mettre en ligne une vidéo réalisée à l’aide d’un drone pendant l’éruption du Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion. Or, un ami qui habite l’île s’est vu refuser la diffusion d’une vidéo semblable car l’utilisation des drones est interdite dans l’Enclos dont l’accès était alors interdit pour des raisons de sécurité. J’ai expliqué au blogonaute que la diffusion d’une telle vidéo réalisée sans autorisation spéciale risquerait de mettre en difficulté le propriétaire du drone.

A toutes fins utiles, il faut savoir aussi que les drones sont interdits dans tous les parcs  nationaux aux Etats Unis. J’ai l’exemple d’un touriste qui s’est obstiné à utiliser un drone depuis la terrasse du Jaggar Museum sur le volcan Kilauea à Hawaii. Il a passé outre la demande des rangers de ne pas utiliser son appareil qui lui a été confisqué et il a dû payer une amende. La diffusion d’une vidéo réalisée à l’aide d’un drone sans autorisation spéciale dans un de ces parcs risque de mettre en difficulté le propriétaire du drone.

Certains vont me rétorquer qu’ils ont utilisé des drones sans problème en République Démocratique du Congo, en Tanzanie, en  Indonésie ou en Ethiopie. Il est possible que la loi – si elle existe – concernant l’utilisation des drones soit moins stricte dans ces pays…

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Today, Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) or drones are becoming increasingly popular, both as simple toys and for more serious and professional applications. Many television reports are made using drones, with great results that make m   any people want to be able to shoot hjgh quality images. This is where the rub is because you can not do anything and everything with a drone.
As noted by the French magazine « Que Choisir » on its website, whether on packaging or user manuals, manufacturers rarely explain what can be done or not with a drone. However, for security and privacy reasons, several rules must be respected. Here is a list of the main ones:

For obvious security reasons, it is forbidden to fly a drone in towns and villages. It is also forbidden to make it fly near aerodromes, airports, heliports and in specifically regulated airspace (near nuclear power plants and over military grounds, historical monuments or even nature reserves and national parks). Special authorizations may, however, be granted by the General Directorate of Civil Aviation (DGAC).

It is forbidden to overfly people in order to avoid any risk of accident in case of fall of the device.

It is forbidden to fly more than 150 metres from the ground to avoid any risk of insertion in air corridors. This height can sometimes be limited to 100, 60, 50 or even 30 metres.
It is mandatory to keep your drone in sight and the pilot must be able to stop the flight at any time.

It is possible to fly a drone out of sight using immersive flight goggles. In this case, the drone must imperatively weigh less than 2 kilos and fly less than 50 metres in height and at a maximum horizontal distance of 200 metres. A second person must also be present.

It is forbidden to drive a drone from a vehicle on the move.

Aerial photography can be done using a drone only for recreation or competition. It is forbidden to exploit the photos and videos made using a drone for commercial purposes (Article 3 of Order No. 0298 of 24 December 2015), without specific authorization.

In accordance with Law No. 78-17 of 6 January 1978, every person filmed must be informed. Disseminating images of a person without his consent is possible only if neither he nor his private space is recognizable.

Since December 26th, 2018, drones of 800 grams and more must be registered by their owner on the portal Alpha Tango. Their pilots must have taken the free online training provided on the same site or another training recognized as equivalent by the DGAC. At the end of this training, pilots will be issued with a document asserting that they must be able to present in case of control.

A blogonaut recently asked me if I could release a video shot using a drone during the eruption of Piton de la Fournaise on Reunion Island. However, I had heard that a friend of mine who lives on the island had been denied the authorisation to broadcast of a similar video because the use of drones is prohibited in the Enclos, which was closed for security reasons. I explained to the blogger that the release of a video made without a special authorization could cause problems to the owner of the drone.

For all practical purposes, it should be known that drones are prohibited in all national parks in the United States. I have the example of a tourist who stubbornly used a drone from the Jaggar Museum’s terrace on Kilauea volcano in Hawaii. He ignored the rangers’ request; the device was confiscated and he had to pay a fine. Broadcasting a video made using a drone without special authorization in one of these parks may put the owner of the drone in difficulty.
Some will say that they have used drones without problems in the Democratic Republic of Congo, Tanzania, Indonesia or Ethiopia. It is possible that the law – if it exists – concerning the use of drones is less strict in these countries …

Photos: C. Grandpey

Eruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

8h30 (heure métropole): Dans un premier bulletin diffusé à 00 heures, l’OVPF indiquait que depuis 23h40 (heure locale) le 12 juillet, une forte augmentation de la sismicité était observée sur le Piton de la Fournaise, avec une déformation rapide de l’édifice volcanique, signe que le magma avait commencé son ascension vers la surface. Dans le bulletin suivant émis à 5 heures le 13 juillet, l’Observatoire indiquait que le tremor volcanique, synonyme d’arrivée du magma à proximité de la surface, était apparu très progressivement depuis 3h30 environ. D’après les enregistrements de l’OVPF, la source de ce tremor est localisée sur le flanc nord du volcan. Les premières lueurs attestant d’un début d’éruption sont apparues sur les webcams de l’OVPF à 4h30.

L’année dernière, le Piton avait choisi d’entrer en scène le 14 juillet, avec une éruption qui avait duré plus de six semaines. Il s’agit de la 3ème éruption de l’année 2018.

Affaire à suivre…

Source : OVPF.

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13 heures : Le site éruptif a pu être localisé avec précision par l’OVPF. Comme je l’indiquais précédemment, il se situe sur le flanc nord du volcan. Au total, 4 fissures éruptives se sont ouvertes sur 1 km de long, se propageant de l’amont de la Chapelle de Rosemont en direction du Formica Leo

Pour une fois, le public n’aura pas à effectuer de longues marches d’approche. Les fontaines de lave sont en effet visibles depuis le parking du Pas de Bellecombe et la zone est facile d’accès. Il faut quand même bien se couvrir car il fait froid au petit matin et pendant la nuit !

Le Journal de l’Ile a mis en ligne une galerie de photos prises par Serge Gélabert :

https://www.clicanoo.re/Eruption-du-13-juillet-2018/Societe/Article/2018/07/13/PHOTOS-Leruption-de-la-Fournaise-vue-du-ciel

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15 heures (heure métropole) : L’éruption débutée le 13 juillet 2018 entre 03h30 (début de l’apparition du tremor) et 04h30 (premières lueurs visibles sur les webcams) se poursuit mais l’intensité du tremor est en baisse depuis sa phase d’intensité maximale
enregistrée à 06h00 (heure locale). Alors que les 4 fissures éruptives ouvertes en début d’éruption étaient toujours actives à 08h00 ce matin, la fissure la plus en amont (n°1) ainsi que le haut de la fissure n°2 n’étaient plus actifs à 12h30. La longueur de propagation des 4 fissures a été revue à la baisse (500 mètres au lieu de 1000 mètres dans les estimations
aériennes). Le débit de surface était compris ce matin entre 2.88 et 5.34 m3/s.

Aucun séisme volcano-tectonique et aucune déformation n’ont été enregistrés depuis le début de l’éruption.

Source : OVPF

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8:30 (Paris time): In a first bulletin released at midnight, OVPF indicated that since 23:40 (local time) on July 12th, a sharp increase in seismicity was observed on Piton de la Fournaise, with a rapid deformation of the volcanic edifice, the sure sign that magma had begun its ascent to the surface. In the following bulletin issued at 5:00 a.m.on July 13th, the Observatory indicated that the volcanic tremor, synonymous with the arrival of magma close to the surface, had appeared very gradually since about 3:30. According to OVPF parameters, the source of this tremor is located on the northern flank of the volcano. The first glows of eruption appeared on the OVPF webcams at 4.30am.
Last year, the Piton had chosen to erupt on July 14th, with an eruption that lasted more than six weeks. This is the 3rd eruption of the year 2018.

To be continued…
Source: OVPF.

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1:00 pm: The eruptive site could be precisely located by OVPF. As I indicated previously, it is located on the north side of the volcano. A total of 4 eruptive fissures opened over a distance of 1 km,  from Rosemont Chapel to Formica Leo
This time, public will not have to go for long walks. The lava fountains are indeed visible from the Pas de Bellecombe car park and the area is easily accessible. Visitors are advised to wear warm clothes because it is cold in the morning and during the night!
The Journal de l’Ile has posted a gallery of photos taken by Serge Gélabert:
https://www.clicanoo.re/Eruption-du-13-juillet-2018/Societe/Article/2018/07/13/PHOTOS-Leruption-de-la-Fournaise-vue-du-ciel

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3 :00 pm (Paris time): The eruption that started on July 13th, 2018 between 3:30 am (beginning of the tremor) and 4:30 am (first glow visible on the webcams) continues but the intensity of the tremor has been declining since its maximum intensity recorded at 06:00 a.m. (local time). While the 4 eruptive fissures which opened at the beginning of eruption were still active at 08:00 this morning, the most uplope one (# 1) and the upper part of fissure # 2 were no longer active at 12:30. The length of the 4 cfissures is 500 metres instead of 1000 metres as initially estimated. The lava output at the surface this morning was ranging between 2.88 and 5.34 m3 / s.
No volcano-tectonic earthquakes and no deformation have been recorded since the onset of the eruption.
Source: OVPF

Source: OVPF

Crédit photo: OVPF