Nouvelle étude sur l’impact sanitaire de l’éruption dans l’Holuhraun (Islande) //A new study of the health impact of the Holuhraun eruption (Iceland)

Une nouvelle étude de l’éruption dans l’Holuhraun (Islande) a révélé un risque sanitaire non détecté à l’époque, dû à la forte concentration de particules fines découvertes dans un deuxième panache volcanique.
Une équipe de scientifiques de l’Université de Leeds a étudié l’évolution de la chimie du panache émis lors de l’éruption de l’Holuhraun (Islande) en 2014-2015 et a découvert l’existence d’un deuxième type de panache qui a eu une incidence sur la qualité de l’air.
Ce deuxième panache a atteint les villes islandaises bien après que l’alerte sanitaire provoquée par le panache initial ait été levée. L’analyse de ce deuxième panache, baptisé ‘plumerang’, a révélé que le soufre émis par le volcan avait évolué de l’état de gaz à celui de particule lors de son séjour dans l’atmosphère. Cette évolution signifie que les niveaux de dioxyde de soufre (SO2) à l’intérieur du ‘plumerang’ étaient faibles et entraient dans les normes de qualité de l’air définies par la Commission Européenne ; il n’y avait donc pas lieu d’émettre un message d’alerte sanitaire. Cependant, les échantillons examinés par les scientifiques de l’Université de Leeds montrent que ce deuxième panache était relativement riche en particules fines contenant de fortes concentrations d’acide sulfurique et d’éléments traces métalliques. Les concentrations de ces derniers ne se sont pas réduites au cours de l’évolution du panache et on y relève des métaux lourds que l’on trouve habituellement dans la pollution de l’air d’origine anthropique. Ils provoquent des effets néfastes sur la santé. Pendant au moins 18 jours pendant l’éruption de 6 mois, le ‘plumerang’ a envahi Reykjavík, alors que les bulletins officiels ne faisaient état d’aucun panache.

Les particules fines détectées dans le ‘plumerang’ sont de si petite taille qu’elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons et causer de graves problèmes de santé, comme l’intensification des crises d’asthme. On estime que l’exposition à court et à long terme à ce type de particules fines provenant aussi bien de sources humaines que naturelles, provoque plus de trois millions de décès prématurés par an et reste le risque sanitaire environnemental le plus important en Europe. Les personnes vivant à Reykjavik ont ​​fait état d’une sensation de brûlure dans la gorge et les yeux alors que les niveaux de SO2 étaient officiellement dans les limites acceptables de qualité de l’air, mais également au moment où le ‘plumerang’ riche en particules se trouvait sur la ville.
Au cours de l’éruption qui a duré de six mois, les prévisions quotidiennes du Met Office islandais sur la dispersion du panache éruptif ne prenaient en compte que les concentrations de SO2 dans le panache initial. Le ‘plumerang’ n’entrait pas dans le cadre de la surveillance de la pollution atmosphérique volcanique.
L’étude, publiée dans Earth and Planetary Science Letters, recommande que, lors de futures éruptions riches en gaz, les panaches initiaux et les ‘plumerangs ‘ soient pris en compte lors de la prévision de la pollution atmosphérique, de la dispersion et de la trajectoire du panache. L’éruption dans Holuhraun a provoqué l’un des événements de pollution volcanique les plus intenses et les plus étendus depuis des siècles. On estime que la quantité de dioxyde de soufre rejetée dans l’atmosphère était environ deux fois supérieure à celle de l’ensemble des émissions de SO2 générées par l’espace économique européen pendant un an.
Source: Université de Leeds et presse scientifique.

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A new study of the Holuhraun eruption (Iceland) has found a previously undetected potential health risk from the high concentration of small particles found in a boomerang-like return of a volcanic plume.

A team of scientists at the University of Leeds traced the evolution of the plume chemistry from the 2014-2015 Icelandic Holuhraun eruption and found a second type of plume that impacts air quality.

This second plume had circled back to Icelandic towns long after the health warning about the initial plume had been lifted. The return of this second, mature, plume, which was referred to as a ‘plumerang’, showed that the volcanic sulphur had undergone a gas-to-particle conversion by spending time in the atmosphere. This conversion meant that the sulphur dioxide (SO2) levels of the ‘plumerang’ were reduced and within the European Commission air quality standards and therefore there were no health advisory messages in place. However, samples showed that the mature plume was instead very rich in fine particles which contained high concentrations of sulphuric acid and trace metals. The concentrations of these trace metals did not reduce as the plume matured and included heavy metals found in human-made air pollution that are linked to negative health effects. On at least 18 days during the 6-month long eruption the ‘plumerang’ was in the capital city of Reykjavík, while the official forecast showed ‘no plume’.

The fine particles found in the ‘plumerang’ are so small they can penetrate deep into the lungs, potentially causing serious health problems such as exacerbating asthma attacks. It is estimated that short and long-term exposure to this type of fine particles, from both human-made and natural sources, cause over three million premature deaths globally per year and remains the single largest environmental health risk in Europe. People living in Reykjavik described a burning sensation in the throat and eyes when the SO2 levels would have been well within air quality standards but the particle-rich ‘plumerang’ would have been over the city.

During the six-month-long eruption, the Icelandic Meteorological Office’s daily forecasts of the plume dispersion accounted only for SO2 concentrations in the young plume. The mature plume was not forecast as part of volcanic air pollution monitoring.

The study, published in Earth and Planetary Science Letters, recommends that in future gas-rich eruptions both the young and mature plumes should be considered when forecasting air pollution and the dispersion and transport pattern of the plume. The Holuhraun eruption caused one of the most intense and widespread volcanogenic air pollution events in centuries. It is estimated that the amount of sulphur dioxide released into the atmosphere was roughly two times that of a yearly total of SO2 emissions generated by the European Economic area.

Source: University of Leeds and scientific press.

Source: Met Office islandais

 

Eruption dans l’Holuhraun (Islande) : Pilote d’hélicoptère devant la justice // Holuhraun eruption (Iceland) :Helicopter pilot sued

drapeau-francaisTout le monde sait que pendant une éruption une zone de sécurité d’accès interdit est souvent mise en place autour d’un volcan. Un pilote d’hélicoptère de Reykjakik a ignoré ces restrictions lors de l’éruption dans l’Holuhraun et il va maintenant avoir des problèmes avec la justice islandaise.
Le pilote de la compagnie Reykjavik Helicopters est poursuivi par la police du nord-est de l’Islande pour avoir atterri à trois reprises avec des passagers et les avoir autorisés à débarquer dans une zone interdite. Les deux premières déposes ont eu lieu en septembre 2014, et la troisième un mois plus tard.
Le troisième atterrissage a davantage attiré l’attention car une passagère, Goga Ashkenazi, une milliardaire en provenance du Kazakhstan, a posté sur Instagram une photo d’elle-même sur le site de l’éruption. L’image montre les passagers à seulement quelques mètres de l’éruption, ce qui était formellement interdit. L’éruption produisait d’importantes quantités gaz toxiques, décrits comme potentiellement mortels, et les risques incluaient des explosions de vapeur, des crues glaciaires et des retombées de cendre. Tout cela justifiait la décision des autorités de fermer la zone, sauf aux scientifiques et aux médias munis d’autorisations.
Le procès du pilote se déroulera à la Cour du District du Nord-Est le 14 janvier.
NDRL : Il est étonnant de voir que les passagers de l’hélicoptère ne sont pas poursuivis, car eux aussi étaient en infraction. C’est bien connu : Nul n’est censé ignorer la loi.
Source : Iceland Review.
Un conseil d’ami : Si vous fréquentez des zones éruptives interdites, évitez de diffuser vos images sur Internet, en particulier sur les réseaux sociaux. Elles peuvent être remarquées par les autorités ou des personnes peu scrupuleuses qui n’hésiteront pas à vous dénoncer. N’oubliez pas qu’il existe des pays où la délation est un sport national.

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drapeau-anglaisEverybody knows that during an eruption a no-access zone is often set up around the volcano for obvious safety reasons. A Reykjakik helicopter pilot ignored the restrictions during the Holuhraun eruption and is now going to have problems with the Icelandic justice.
The pilot from Reykjavík Helicopters has been charged by the Northeast Iceland Chief of Police for landing three times with passengers and letting them out in a restricted area. The first two landings occurred in September, 2014, and the third a month later.
The third landing received more attention than others, since one of the passengers, Goga Ashkenazi, a billionaire from Kazakhstan, posted a picture of herself at the eruption site on Instagram. The picture showed the passengers just a few metres from the eruption, much closer than was permitted. The eruption produced poisonous gases, which were described as potentially fatal,in high quantities in the area, and risks included steam explosions, a glacial outburst flood and volcanic ash, giving authorities ample reason to close off the area to all but scientists and media personnel with special permits.
The court case will be filed in the Northeast District Court on January 14th .
Source: Iceland Review.

Bardarbunga

Crédit photo: Wikipedia

Holuhraun !

drapeau-francaisLes autorités locales du comté de Skútustaðahreppur ont décidé que la fracture éruptive dans l’Holuhraun, qui est apparue au cours de l’éruption de l’an dernier, va désormais s’appeler « Holuhraun ». Quatre autres noms ont été suggérés: Holuhraun, Flæðahraun, Nornahraun et Urðarbruni.
Source: Iceland Monitor: http://icelandmonitor.mbl.is/

Contrairement à plusieurs autres sites ou blogs affirmant qu’il s’agissait d’une éruption du Bárðarbunga, j’ai toujours utilisé l’expression « éruption dans l’Holuhraun » pour faire référence à cet événement. Certes, le dyke éruptif avait sa source sous le Bárðarbunga – l’affaissement du plancher du cratère était là pour le prouver – mais appeler l’éruption « Bárðarbunga » aurait été source de confusion. En effet, si le Bárðarbunga était vraiment entré en éruption (ce que certains redoutaient), cela aurait été un événement sous-glaciaire avec des conséquences qui nous auraient rappelé l’éruption de l’Eyjafjöll en 2010, avec de volumineux nuages de cendre et des perturbations probables au trafic aérien. L’un des principaux problèmes lié à l’éruption dans l’Holuhraun a concerné les émissions de SO2 particulièrement denses qui ont affecté la vie en Islande pendant plusieurs semaines.

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drapeau-anglaisThe Skútustaðahreppur county authority has decided that the Holuhraun eruptive fissure, formed in last year’s eruption will now formerly receive the name Holuhraun. Four other names had been suggested: Holuhraun, Flæðahraun, Nornahraun and Urðarbruni.
Source : Iceland Monitor : http://icelandmonitor.mbl.is/

Contrary to several other websites or weblogs that said it was the Barðarbunga eruption, I always referred to it as “Holuhraun”. Although the eruptive dyke had its source beneath Barðarbunga – as could be seen with the subsidence of the crater floor – calling the eruption “Barðarbunga” would have been confusing. Indeed, had Barðarbunga really erupted, it would have been a subglacial event whose consequences would have reminded us of the 2010 Eyjafjöll eruption, with voluminous ash clouds and likely disruptions of air traffic. One of the major problems with the Holuhraun eruption was the dense SO2 emissions which perturbed life in Iceland for several weeks.

Bardarbunga

Crédit photo: Wikipedia

Dernières nouvelles d’Islande // Latest news from Iceland

drapeau francaisDeux touristes français sont recherchés par la police dans le cadre d’une conduite hors piste qui a causé des dégâts considérables à la nature islandaise.
L’un des touristes au volant s’est mis à effectuer des cercles dans le sable noir, au sein d’une végétation sensible. La voiture est partie lorsque les employés d’une station électrique à proximité ont voulu approcher le conducteur.
La police est à la recherche des auteurs de ce délit et ils seront probablement verbalisés.
Selon un ingénieur islandais à l’Agence pour l’Environnement, la conduite sur sable noir est tout aussi dangereuse pour la nature islandaise que la conduite directe sur la végétation ; les deux sont des infractions pénales.

Une nouvelle étendue d’eau chaude s’est formée à l’extrémité orientale de la coulée de lave de l’Holuhraun, produit de la dernière éruption volcanique (août 2014-février 2015). Des rangers ont récemment remarqué que la température de l’eau convenait à la baignade, avec un peu moins de 40 ° C au point le plus chaud. On ne sait pas si la température de l’eau va augmenter ou diminuer à l’avenir.

Selon un professeur de géophysique à l’Université d’Islande, l’Hekla représenterait une menace réelle pour avions de ligne. 20 à 30 avions survolent le volcan chaque jour et si une éruption venait à se produire sans prévenir, les aéronefs pourraient se faire prendre dans le panache volcanique. Il pense qu’il suffirait de déplacer leurs trajectoires de vol de seulement cinq kilomètres pour réduire considérablement le risque.
Un membre de l’Autorité des Transports Islandais n’est pas d’accord avec le professeur et affirme que le risque de voir une éruption de l’Hekla provoquer un accident est très faible.
Le volcan est entré en éruption régulièrement tous les dix ans dans la seconde moitié du 20ème siècle (1970, 1980-1981, 1991, 2000). Si l’on se réfère à cette fréquence, l’Hekla serait en retard.

Cependant, si l’on observe l’histoire du volcan, les éruptions n’ont pas toujours eu lieu avec une différence de 10 ans. Personnellement, je ne l’ai jamais cru à la régularité des cycles éruptifs. Il y a toujours eu des périodes où le soi-disant cycle s’est rompu.
Quand j’ai pris l’avion à destination de Seattle en juin, je suis passé à proximité de l’Islande et j’ai pu prendre quelques photos du Sneffels avec sa calotte de neige.
Source: Iceland Review.

Ce comportement répréhensible de mes compatriotes n’est pas vraiment une surprise. Il m’est arrivé à l’étranger d’éprouver de la honte devant les faits et gestes ou les réflexions de Français qui refusaient de respecter les interdictions ou les us et coutumes du pays où ils se trouvaient. Cet été encore aux Etats-Unis, mon bilinguisme m’a permis d’ignorer et éviter ces personnes.

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drapeau anglaisTwo French tourists are wanted by the police in connection with an off-road driving incident in which considerable damage to nature was caused.

One of the tourists drove the car off-road and began spinning circles in the black sand among sensitive vegetation. The car drove off when employees of a nearby power station tried to approach the driver.

The police is looking for the perpetrators who will likely be fined.

According to an Icelandic expert at the Environment Agency of Iceland, driving on black sand is just as harmful as driving directly over vegetation and both are criminal offences

A new hot stream has formed at the far eastern end of Holuhraun, the scene of the recent volcanic eruption (August 2014-February 2015). Rangers recently discovered that the stream is a suitable temperature to bathe in, with just under 40°C at its hottest point. It is not yet clear whether the water temperature will rise or fall in the future.

According to a professor of Geophysics at the University of Iceland, Hekla volcano poses a real threat to passenger jets. He indicates that 20-30 planes fly over Hekla every day. Should an eruption occur without warning, they are in danger of getting caught up in the volcanic plume. He thinks that moving flight paths by just five kilometres would greatly reduce the risk.

A member of the Icelandic Transport Authority does not agree and says the risk of Hekla erupting and causing an accident is very low.

The volcano erupted regularly every ten years in the second half of the 20th century (1970, 1980-81, 1991, 2000). By this timetable, a Hekla eruption is thought to be overdue. However, looking at the volcano’s eruptive history, eruptions have not always occurred with a 10-year difference. Personally, I have never believed in the regularity of eruptive cycles. There have always been periods when the supposed cycle has been broken.

When I flew to Seattle in June, I flew past Iceland and I could take a few photos of snow-covered Snaefells volcano.

Source: Iceland Review.

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Crédit photo: C. Grandpey

Les moutons islandais victimes de l’Holuhraun? // Icelandic sheep to be the victims of Holuhraun?

drapeau francaisLes éleveurs islandais sont à la fois inquiets et déconcertés par les morts inexpliquées de milliers de moutons dans le pays. Environ 5000 moutons sont morts ce printemps, en particuliers dans le nord et l’ouest et les vétérinaires sont incapables de dire pourquoi. Il se peut que le dioxyde de soufre émis lors de l’éruption de Holuhraun ait contaminé la végétation et provoqué la malnutrition chez les moutons. C’est une éventualité que je suggérais dans une note pendant l’éruption.
Beaucoup de brebis sont mortes après la saison d’agnelage. Les éleveurs ont signalé des signes de malnutrition chez leurs animaux, même s’ils s’alimentaient convenablement au mois de juin. Dans les cas les plus extrêmes, les fermes ont perdu jusqu’à 30% de leur troupeau. On a avancé d’autres explications pour expliquer le problème, comme la maladie, le froid et le foin de mauvaise qualité. Des échantillons de sang des moutons ont été envoyés en Norvège pour être analysés ; les résultats sont attendus à la fin de ce mois.
Source: BBC Nouvelles.

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drapeau anglaisFarmers in Iceland are both worried and baffled by the unexplained deaths of thousands of the country’s sheep. About 5,000 sheep died this spring, with the northern and western regions worst affected, and so far experts haven’t been able to work out why. One theory is that the sulphur dioxide emitted during the Holuhraun eruption might be to blame, as it could have contaminated vegetation and caused malnutrition in the sheep. This was a possibility I suggested in a note during the eruption.

Many ewes died after the lambing season, and farmers reported signs of malnourishment in their animals even though they were eating properly in June. In the most extreme cases, farms lost up to 30% of their flock. There have been other theories surrounding what might have caused the deaths, including disease, cold weather and poor-quality hay. Blood samples from the sheep have been sent to Norway for testing, with the results expected around the end of this month.

Source : BBC News.

Bardarbunga

Source: Wikipedia

Nouvelle piste dans l’Holuhraun (Islande) // New driving track in Holuhraun (Iceland)

drapeau francaisUne nouvelle piste sera balisée cet été à proximité du site de l’éruption dans l’Holuhraun. Elle remplacera l’ancienne route qui a disparu sous la lave.
La conduite hors piste sur la lave de la dernière éruption est strictement interdite, tout comme la conduite hors piste dans toute l’Islande. Toutefois, un chemin de randonnée sera balisé dans le secteur dès que les géologues donneront le feu vert (il y a encore pas mal de gaz dans la région).
Au départ de Drekagil, en passant à côté de l’Askja, puis en allant vers l’ouest à Gæsavötn, il faudra emprunter la route de montagne F910 et ensuite la route sur la Flæður (une route souvent appelée Gæsavatnaleið). Cependant, la lave de l’éruption a recouvert cette route et la Gæsavatnaleið est fermée à la circulation.

Source : Iceland Review.

En cliquant sur ce lien, vous verrez plusieurs cartes de l’Islande dans des contextes différents. Certaines sont assez surprenantes:

http://icelandreview.com/stuff/views/2015/05/23/eleven-cool-iceland-maps-job

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drapeau anglaisA new road will be marked out this summer close to the site of the Holuhraun eruption. The driving track will replace the old route which has disappeared under the lava.

All off-road driving on the new lava is strictly forbidden, as off-road driving is all over Iceland, but a hiking path will be marked out in the area as soon as geologists allow.

In order to drive from Drekagil, past Askja, and on west to Gæsavötn, one has to drive on mountain route F910 and then the road over Flæður (a route often called Gæsavatnaleið). However, lava from the Holuhraun eruption covered the road and Gæsavatnaleið is currently completely closed.

Source : Iceland Review.

By clicking on this link, you will see several maps of Iceland. Some of them are quite surprising:

http://icelandreview.com/stuff/views/2015/05/23/eleven-cool-iceland-maps-job

Holuhraun (Islande): Les effets de l’éruption // The aftermath of the eruption

drapeau francaisMaintenant que l’éruption dans l’Holuhraun est terminée, il est intéressant de voir les effets qu’elle a pu avoir, et qu’elle aura, sur les personnes et l’environnement.

L’Agence Islandaise pour l’Environnement a révélé que la pollution de l’air par les gaz volcaniques a été supérieure à la limite sanitaire admise pendant 107 heures à Höfn, dans le sud-est de l’Islande. Les habitants de Höfn ont subi la pollution de l’air pendant plus d’heures que toutes les autres localités du pays. Le niveau de dioxyde de soufre (SO2) enregistré dans une zone habitée atteignait 21 000 ug / m3 à la fin du mois d’octobre. Lorsque le niveau est supérieur à 2,000 ug / m3 – qui a été enregistré à travers le pays – des alertes sont émises et il est demandé aux habitants de rester à l’intérieur avec les fenêtres fermées. Une concentration horaire de 350 ug / m3 est la limite autorisée pour la protection de la santé humaine en Islande.

Le SO2 émis par l’éruption dans l’Holuhraun s’élevait en moyenne à 20 000 – 60 000 tonnes par jour. Il s’agit de l’éruption avec la plus forte émission de gaz en Islande depuis le 18ème siècle. En comparaison, le total des émissions de SO2 par tous les états membres de l’Union Européenne est estimé à 14 000 tonnes par jour.

Le nouveau champ de lave continue à dégazer et la concentration de gaz volcaniques sur le site de l’éruption a atteint des niveaux mortels une semaine après la fin de l’éruption au début du mois de mars. Les touristes peuvent maintenant s’approcher à une vingtaine de mètres de la nouvelle lave, mais aller plus avant reste dangereux et interdit.

L’effet de la pollution sur la végétation, les lacs et les rivières est encore inconnu. Les échantillons prélevés dans toutes les régions ont indiqué que la neige a été acidifiée par les gaz volcaniques. La pollution atteindra probablement son niveau maximal immédiatement après le dégel du printemps, mais ce ne sera probablement pas un problème durable. Quand viendra l’été, les fermiers pourront probablement laisser sortir les moutons et les envoyer vers les hauts plateaux, comme c’est la tradition en Islande. Les randonneurs pourront recommencer à boire l’eau de ruisseaux.

Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisNow that the eruption in Holuhraun is over, it is important to see what effects it had, and will have, on people and the environment.

The Environment Agency has revealed that the air pollution caused by volcanic gases was above the health protection limit for a total of 107 hours in Höfni n Southeast Iceland. Inhabitants in Höfn were subject to air pollution for more hours than in any other community in the country. Sulphur dioxide (SO2) picked up in an inhabited area 21,000 µg/m3, in late October. At levels above 2,000 µg/m3—which have been recorded across the country—warnings are issued and people advised to stay inside with the windows closed. An hourly concentration of 350 µg/m3 is the  limit for the protection of human health in Iceland.

The SO2 emitted by the eruption amounted to 20,000 – 60,000 tons per day, which makes Holuhraun the most gas-intensive eruption in Iceland since the 18th century. For comparison, the total SO2 emission by all European Union member states is 14,000 tons per day.

The new lava field is still degassing and volcanic gas concentration at the eruption site reached fatal levels one week after the eruption ended in early March. Tourists can now travel within 20 metres of the new lava but traversing the lava remains dangerous and is still forbidden.

The effect of the pollution on vegetation, lakes and rivers is still unknown. Samples taken in all regions have indicated that snow has turned acidic as a result of the volcanic gases. Pollution levels are likely to peak immediately after spring thaw but that it won’t probably be a lasting problem. When summer comes, it will probably be safe to release sheep to the highlands, as is customary in Iceland, and for hikers to drink water from brooks.

Source: Iceland Review.

Holuhraun-blog

La fracture quelques jours après la fin de l’éruption  (Crédit photo:  Met Office islandais).