Hunga Ha’apai (Iles Tonga): Vers une amélioration de la situation? // The situation may be improving

drapeau francais12 heures: Selon les dernières informations, il semble que l’éruption du volcan Hunga Ha’apai soit sur le déclin. Les aéroports ont rouvert dans les Tonga et les vols devraient reprendre, après plusieurs jours d’annulations en raison de la cendre volcanique.
Selon des témoins, il n’y a pas eu de retombées de cendre à Tongatapu, mais on pouvait la voir retomber dans la mer au nord de la ville.
Un événement étrange s’est produit au moment de l’éruption, probablement sans rapport avec le volcan Hunga Ha’apai. La mer a viré au rouge près de la capitale Nuku’alofa, avec une grande prolifération d’algues qui ont anéanti la vie marine. Beaucoup habitants ont pensé que c’était « un signe que la fin était proche. » Comme prolifération d’algues avait déjà été observée à Vava’u, dans le nord, avant l’éruption, il est difficile de savoir si elle est liée à Hunga Ha’apai.
En fait, on sait peu de choses sur l’éruption car la visibilité était mauvaise quand elle a eu lieu. Les seules images de l’événement sont celles diffusées par la marine des Tonga:
http://matangitonga.to/2015/01/14/ash-emission-slows-following-dramatic-jan-6-eruption

Les photos ont été prises à l’est de la région le 6 janvier 2015. Ils confirment l’éruption de téphra et de cendre du volcan Hunga Ha’apa. Il ne semble pas y avoir de nouvelles émissions de vapeur en provenance de la bouche sous-marine.  D’autre part, aucune activité ne semble s’être produite dans l’île voisine Hunga Tonga.

Source : New Zealand Herald.

Au fait, qu’est devenu le système AVOID censé détecter les nuages de cendre et éviter une panique aérienne comme en 2010 avec l’Eyjafjöll? Il semblerait ne pas faire l’unanimité puisque toutes les dernières éruptions qui ont eu lieu dans cette région du monde ont entraîné des annulations massives de vols!

22 heures: Confirmation du retour à la normale pour le trafic aérien, en particulier entre les Tonga et la Nouvelle Zélande. L’éruption semble terminée. Il n’y a plus que des quantités résiduelles de SO2 dans l’atmosphère.

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drapeau anglais12:00: According to the latest news, it seems the eruption Hunga Ha’apai volcano is declining. Airports in Tonga have now reopened and flights are expected to be able to leave after days of flight disruption due to the volcanic ash.

According to witnesses, there was no ashfall on Tongatapu, but it is raining into the sea north of the town.
In a bizarre twist, unrelated to the Hunga Ha’apai volcano, Tonga’s seas have turned red near the capital Nuku’alofa, with a large algal bloom killing marine life. Said one person: « Many could be heard saying that it was a sign that the end was near. » As the bloom has been seen in Vava’u, in the north, before the eruption, there is dispute over whether it is linked to Hunga Ha’apai.

Actually, little is known about the eruption as visibility was quite poor when it occurred. The only images of the event are those released by Tonga’s navy:

http://matangitonga.to/2015/01/14/ash-emission-slows-following-dramatic-jan-6-eruption

The photos were taken from the eastern side of the region on January 6th 2015. They confirm the eruption of tephra and ash from Hunga Ha‘apa. There is no indication of further steam emission from the submarine vent. There appeared to be no activity from the nearby Hunga Tonga volcanic island.

Source : New Zealand Herald.

What about the AVOID system which is supposed to avoid an air stampede like in 2010 during the eruption of Eyjafjöll in Iceland? It looks as if it has not been adopted by air companies as all the last eruptions in that part of the world have led to massive flight cancellations!

22:00: Air traffic has gone back to normal, especially between Tonga and New Zealand. It looks as if the eruption is over, with residual quantities of SO2 in the atmosphere.

Tonga-blog

Le panache éruptif de Hunga Ha’apai photographié depuis l’espace le 31 décembre 2014

(Crédit photo:  NASA)

Fogo (Iles du cap Vert): L’éruption agonise mais n’est pas terminée // The eruption is dying slowly but is not over yet

drapeau francaisL’éruption poursuit sa lente agonie mais elle n’est pas pour autant terminée. Comme je l’écrivais dans une note précédente, la phase finale d’une éruption de ce type connaît des hauts et des bas. C’est ainsi que les volcanologues sur le terrain font remarquer que le 13 janvier l’activité au niveau des bouches était plus intense que la veille, avec des explosions et des émissions de gaz et de cendre pouvant monter jusqu ‘à 1500 mètres de hauteur. Les coulées de lave n’avancent plus et leur température de surface est de l’ordre d’une quarantaine de degrés. Les émissions de SO2 sur le site éruptif atteignent 1200 tonnes par jour, ce qui montre bien que l’éruption n’est pas terminée.

Source : Ocean Press.

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drapeau anglaisThe eruption continues its slow death but it is not over yet. As I put it in a previous note, the final phase of an eruption of this type has its ups and downs. Thus, volcanologists on the field point out that on January 13th activity at the vents was more intense than the day before, with explosions and gas and ash emissions up to 1500 metres high. Lava flows are no longer mforward and their surface temperature is about 40°C. SO2 emissions at the eruptive site reach 1200 tons per day, which shows that the eruption is not over.
Source: Ocean Press.

En route pour un 21ème siècle de chaleur? // On the way to a warm 21st century?

drapeau francaisCette semaine, deux titres de l’Alaska Dispatch News, le journal le plus lu en Alaska, ont attiré mon attention : « 2014 a été l’année la plus chaude de tous les temps pour une grande partie de l’Alaska » et « 2014 la deuxième année la plus chaude dans l’histoire de la Finlande ».

Beaucoup de gens me diront que cela ne paraît guère possible dans une région du monde où les températures sont capables de plonger à -40°C, voire moins.  Je leur ferai remarquer que ce ne sont pas les relevés ponctuels qu’il faut prendre en compte pour apprécier l’évolution du climat, mais les données globales telles qu’elles ont été fournies tout au long de l’année.

En Alaska, 2014 a été l’année la plus chaude de tous les temps pour un grand nombre de localités situées à l’ouest d’une ligne allant d’Anchorage à Barrow, à commencer par la capitale Anchorage. Dans l’intérieur et le sud-est de l’Etat, les stations météo ont relevé des températures parmi les plus élevées de leur histoire.

Certains climatologues font toutefois remarquer que l’Alaska couvre une superficie de 1 717 854 km² et que certaines régions ne sont pas couvertes par les stations météo ; il est donc impossible d’en connaître les variations de température. Malgré cela, il ne fait aucun doute que la température globale de l’Alaska en 2014 fait partie des plus chaudes jamais relevées et rejoint les années 1926,1940 et 1993.

De nos jours, afin de mieux couvrir l’Alaska, l’Institut Géophysique Universitaire et le National Weather Service ont divisé l’Etat en 13 régions climatiquement homogènes. Avec cette nouvelle méthode, 2014 arrive en deuxième position après 1940. De son côté, la National Oceanic and Atmospheric Administration a indiqué que 2014 était, selon ses calculs, l’année la plus chaude de tous les temps.

En Finlande, le Finnish Meteorological Institute indique que 2014 arrive en deuxième position après 1938 dans le classement des années les plus chaudes, avec 0,15°C de moins que cette dernière. Le classement complet est le suivant : 1938, 2014, 1989, 2011 et 2000. Les météorologues finlandais font remarquer que les mois les plus chauds ont été février, mars, juillet et août 2014, ainsi que début décembre. Le pays a connu une période de chaleur de 50 jours, soit 14 jours de plus que la normale, avec une pointe à 32,8°C le 4 août à Pori, dans l’ouest. La journée la plus froide a été observée dans le nord, à Kevojärvi, avec -40,7°C.

Le réchauffement climatique n’est peut-être pas lié aux volcans – même si certaines éruptions volcaniques majeures peuvent l’atténuer ponctuellement – mais il nous concerne tous. Mes déplacements à travers la planète m’ont permis d’observer des changements alarmants en particulier dans l’univers glaciaire. C’est pour cela qu’à mon modeste niveau je tire la sonnette d’alarme. Comme l’a écrit Saint Exupéry en faisant écho à un vieux proverbe amérindien: « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».

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drapeau anglaisThis week, two headlines of the Alaska Dispatch News, the most widely read newspaper in Alaska, caught my attention: « 2014 was warmest year on record for much of Alaska » and « 2014 the second hottest year in Finnish history. »
Many people will tell me that this hardly seems possible in a region where temperatures can dip to -40 ° C or less. I will answer them that one-time readings should not be taken into account to value climate change, but the overall data that were provided throughout the year.
In Alaska, 2014 was the warmest year of all time for a large number of communities to the west of a line from Anchorage to Barrow, starting with Anchorage, the capital. In the interior and the southeast of the State, the weather stations have recorded temperatures among the highest in their history.
Some climatologists, however, notice that Alaska covers an area of 1,717,854 km² and certain areas are not equipped with weather stations; so it is impossible to know their temperature changes. Despite this, there is no doubt that the global temperature of Alaska in 2014 was one of the hottest ever recorded together with the years 1926.1940 and 1993.
Nowadays, to better cover Alaska,  the Geophysics Institute and the National Weather Service have divided the State into 13 climatically homogeneous regions. With this new method, 2014 ranks second after 1940. For its part, the National Oceanic and Atmospheric Administration reports that 2014 was, according to its calculations, the warmest year of all time.

In Finland, the Finnish Meteorological Institute says that in 2014 ranked second after 1938 in the list of the warmest years, with 0.15 ° C less than its predecessor. The complete ranking is as follows: 1938, 2014, 1989, 2011 and 2000. The Finnish meteorologists point out that the warmest months were February, March, July and August 2014 and early December. The country experienced a heat of 50 days, 14 days longer than normal, with a peak of 32.8 ° C on August 4th in Pori, western Finland. The coldest day was observed in the north, at Kevojärvi, with -40.7 ° C.

Global warming may not be linked to volcanoes, even though major volcanic eruptions may sometimes alleviate the phenomenon, but we should all feel concerned. My journeys across the planet allowed me to observe dramatic changes, mostly in the universe of glaciers. This is the reason why, at my modest level, I alert people to the emergency of the situation. As Saint Exupéry put it, copying an old Indian proverb:   « We do not inherit the earth from our ancestors, we borrow it from our children. »

…et, pendant ce temps, les glaciers fondent, en Alaska…

Glacier-melting

…ou au Canada!

Glacier-melting-02

(Photos: C.  Grandpey)