Fogo (Iles du Cap Vert): Lent déclin de l’éruption // Slow decline of the eruption

drapeau francaisLes dernières informations en provenance de l’Ile de Fogo indiquent qu’en dépit d’une petite haute d’activité dans l’après-midi du 5 janvier l’activité volcanique a connu une nouvelle baisse au cours des dernières heures. On observe toujours quelques explosions avec projections de matériaux, ainsi que des émissions de gaz au niveau des bouches éruptives d’où la lave a cessé de s’échapper. Les émissions de gaz atteignent en moyenne 1000 à 1500 tonnes par jour et déclinent quotidiennement. Comme je l’ai écrit précédemment, les coulées ont cessé d’avancer à Portela, Bangaeira et à l’Ilot de Losna.

Source : Ocean Press.

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drapeau anglaisThe latest information from Fogo Island indicate that after a slight increase recorded on the afternoon of January 5th, the intensity of volcanic activity considerably decreased again.
There are still some explosions that eject material together with gas emissions at the eruptive vents but lava is no longer flowing out of them. Gas emissions average between 1,000 and 1,500 tonnes per day, with a significant reduction from day to day. As I put it before, the lava flows are no longer moving forward in Portela, Bangaeira or Islet of Losna.

Source: Ocean Press.

Un robot à l’intérieur du Kilauea ! // A robot inside Kilauea volcano !

drapeau francaisLa NASA va envoyer un petit robot à l’intérieur du Kilauea afin d’explorer les fractures et les bouches éruptives. L’expérience permettra de mieux connaître ce qui se passe réellement à l’intérieur d’un volcan. Elle donnera également des informations intéressantes pour l’exploration de régions similaires sur la Lune et sur Mars. En effet, que ce soit sur Terre ou sur Mars, c’est à partir des fractures que le magma s’échappe le plus souvent. Cette remarque est probablement valable aussi pour les volcans qui étaient autrefois actifs sur la Lune, Mercure, Encelade et Europa, bien que l’on ne connaisse rien du mécanisme éruptif – présent ou passé – sur ces autres corps planétaires.
L’année dernière, les scientifiques du JPL ont mis au point un robot à deux roues, d’une longueur de 30 centimètres et avec des roues de 17 centimètres, qu’ils ont baptisé VolcanoBot 1. En mai 2014, ils ont fait descendre VolcanoBot 1 le long d’une fracture aujourd’hui inactive sur le Kilauea. La mission du robot était de cartographier les fractures empruntées par le magma du 5 au 9 mai 2014. Il a été capable de descendre jusqu’à 25 mètres de profondeur en deux endroits de la fracture. Il aurait même pu aller plus loin avec une attache plus longue car dans les deux situations le fond de la fracture n’a pas été atteint. VolcanoBot 1 a permis à l’équipe du JPL de dessiner une carte en 3D de la fracture éruptive.

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VolcanoBot 1 (Crédit photo: JPL)


Les chercheurs veulent retourner sur le site et atteindre une plus grande profondeur. Le nouveau robot – VolcanoBot 2 – est plus léger et plus petit (25 cm de long, avec des roues de 12 centimètres), et donc plus en mesure de se faufiler dans des fissures difficiles d’accès. Contrairement à VolcanoBot 1 qui envoyait les données en surface depuis l’intérieur de la fracture, VolcanoBot 2 pourra stocker ses données à bord, ce qui lui permettra d’atteindre une plus grande profondeur. Son raccordement électrique est par ailleurs plus fiable et plus robuste de sorte que les chercheurs pourront utiliser en direct le flux vidéo 3-D du capteur pour piloter le robot.
L’équipe scientifique du JPL prévoit de tester VolcanoBot 2 sur le Kilauea au début du mois de Mars.
Sources: NASA, Space.com.

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VolcanoBot 2 présenté par une chercheuse du JPL. 

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drapeau anglaisNASA is going to send a small robot into Kilauea volcano that will help explore the fissures and volcanic vents. The experiment will shed light on what actually goes on inside a volcano. It will also help to explore similar areas on the moon and Mars. Indeed, on both Earth and Mars, fissures are the most common physical features from which magma erupts. This is probably also true for the previously active volcanoes on the moon, Mercury, Enceladus and Europa, although the mechanism of volcanic eruption – whether past or present – on these other planetary bodies is unknown.

Last year, the JPL scientists developed a two-wheeled robot they call VolcanoBot 1, with a length of 30 centimetres and 17-centimetre wheels. In May 2014, they had VolcanoBot 1 roll down a fissure that is now inactive on the active Kilauea volcano in Hawaii. The robot was tasked with mapping the pathways of magma from May 5th to 9th, 2014. It was able to descend to depths of 25 metres in two locations on the fissure, although it could have gone deeper with a longer tether, as the bottom was not reached on either descent. VolcanoBot 1 enabled the JPL team to put together a 3-D map of the fissure.

The researchers want to return to the site and go even deeper to investigate further. The new robot – VolcanoBot 2 – is lighter and smaller (25 cm long with 12-centimetre wheels), and more able to get into difficult crevices. It can also store its data onboard, which could help it get deeper into the fissure. While VolcanoBot 1 sent data to the surface directly from inside the fissure, data will be stored onboard VolcanoBot 2. Its electrical connection is more secure and robust so that researchers can use the 3-D sensor’s live video feed to navigate.

The team plans to test VolcanoBot 2 at Kilauea in early March.

Sources: NASA, Space.com.